Beaucoup de choses m’ont attiré dans cet album : ses chouettes couvertures VO minimalistes (voir sur le site de Image Comics), sa thématique, le petit mot de François Schuiten sur la couverture VF, et surtout le dessin.
Je commencerai par ce dernier : le graphisme est absolument superbe. Il est fin et détaillé, tantôt réaliste, tantôt géométrique voire psychédéliques, et j’en ai pris plein les mirettes. La représentation des dimensions parallèles fait preuve d’une créativité remarquable.
Par contre je reste plus circonspect sur le scenario. La narration est contemplative et légère en texte, et ressemble plutôt à une promenade onirique dans des espaces étranges (mondes parallèles ? virtuels ?). Les 4 premiers chapitres (je parle des comics VO) sont vite lus et n’expliquent pas grand-chose, alors que le cinquième, beaucoup plus dense, conclut l’histoire en fournissant subitement toutes les explications. Ces dernières sont pour le moins vagues et alambiquées, et je ressors de ma lecture avec plus de questions que de réponses. Un dénouement pas vraiment satisfaisant en ce qui me concerne. Je me demande aussi ce que viennent faire les IA dans cette histoire, j’ai eu l’impression que l’auteur voulait surfer sur cette thématique à la mode.
« Horizons obliques » est un ovni graphique, une balade contemplative dans des univers superbement mis en image… mais le scenario m’a laissé sur ma faim. 2/5 pour l’histoire, 4/5 pour le dessin. Un auteur à suivre cependant (« Horizons obliques » est la première BD de Richard Blake !)
Je ne connais quasiment rien au monde des parfums (pour tout dire, les parfums me donnent mal à la tête alors je les évite autant que les personnes parfumées) et je n'avais jamais entendu le nom de Germaine Cellier. Cette BD m'a donc tout appris sur le sujet et c'est avec intérêt que j'ai découvert le métier de créateur de parfums ainsi que la carrière de cette créatrice à succès.
Et je dois dire que j'ai été intéressé.
A la manière des sommeliers capable de reconnaitre toutes les saveurs et odeurs d'un vin, le métier de nez capable de distinguer toutes les différentes composantes d'un parfum ou d'une odeur m'épate : j'ai un bon odorat mais je suis bien incapable de dire "ça, ça sent telle fleur mélangée à telle autre senteur, etc...". Et j'ai apprécié de suivre le parcours initialement très scientifique de la jeune apprenti parfumeuse avant qu'elle accède au succès.
Un fois le début de la célébrité atteint toutefois, j'ai trouvé le personnage de moins en moins attachant. Elle avait indéniablement du talent dans son domaine mais sa vie semble alors devenir juste la fréquentation de la jet-set du moment ponctuée de sortie de ses nouveaux parfums tous bien accueillis. La voir prendre le thé en grande tenue avec des petits gâteaux gourmands durant la seconde guerre mondiale m'a un peu choqué par exemple : elle ne fréquentait pas la plèbe et ne semblait pas trop souffrir de l'occupation visiblement. En outre, son caractère semble s'être fait de plus en plus intransigeant et autoritaire au fil des ans, du moins, c'est l'impression que m'a donné cette BD. Si on peut saluer en elle la pionnière d'avoir été la première femme parfumeuse à succès, ça ne la rend pour autant très sympathique semble-t-il.
La mise en scène de cette biographie en BD a l'avantage d'être suffisamment rythmée pour ne pas ennuyer et ne pas une énumération de faits et de dates, mais elle ne se fait pas toujours très claire pour autant. Sur le plan de sa vie privée notamment, j'ai eu souvent du mal à savoir si elle était en couple avec untel ou untel, ce qui m'a rendu par exemple peu compréhensible le passage où celui qui semble être le propriétaire de l'appartement qu'elle a occupé durant la guerre revient d'Angleterre et semble s'engueuler avec elle parce qu'elle y vit avec un autre homme : c'était vraiment son appartement à lui ? Ils étaient en couple avant la guerre ? Je ne saurai même pas le dire.
En définitive, c'est une biographie instructive et qui se lit bien grâce à un bon rythme et un dessin plaisant. J'ai découvert une célébrité française qui m'était inconnue, j'ai appris beaucoup de choses sur le métier de créateur de parfum et ça m'a même donné envie d'essayer de repérer les senteurs dans les parfums à ma disposition. Mais en contrepartie la narration manque parfois de clarté et elle ne m'a pas rendu le personnage de Germaine Cellier très sympathique.
C'est marrant, quand j'ai lu cette bd, j'ai enchainé, avant ou après, avec Anaïs Nin - Sur la mer des mensonges, que j'avais acheté en même temps, et j'avais assez largement préféré cette dernière. Néanmoins, quelques temps après (je ne suis pas hyper assidu sur le postage d'avis), je ne me souviens plus du tout de Anaïs Nin mais plutôt bien de Kiki.
J'ai trouvé la lecture assez longue et parfois ennuyeuse, les déboires de Kiki ne me passionnant au final qu'assez peu. Néanmoins, j'ai aimé l'esprit de cette bd, et l'état d'esprit de l'héroïne, très libre et qui voulait, pour le dire en des termes modernes, "kiffer sa vie". J'ai aussi beaucoup aimé la plongée dans l'univers de ces années folles, avec la multitude de personnes, d'artistes qui gravitent tour à tour autour d'elle. Moi qui ne connaissait rien à cette période, et assez peu d'artistes dans ceux qui sont nommés, ou alors juste de nom, je me suis surpris à chercher plus en détail les oeuvres des artistes décrits dans ce livre, et à lire assidûment les petits textes à la fin de la bd qui rappellent succinctement la vie de ceux-ci. Cette bd est une vitrine sur cette période, celle des années folles, et le portrait qui en est fait est assez sympathique, et on sent un regard attendri de Catel et Bocquet sur cette période insouciante, tellement différente d'aujourd'hui. Bon faut pas se leurrer, c'est quand même une catégorie ultra favorisée / privilégiée qui passait une bonne partie de son temps en beuveries, fêtes et à se droguer, mais ces fêtes sont rendues sympas, et on a presque envie de se retrouver projeté à cette époque, juste pour voir comment c'était.
Le dessin est joli, sans être fabuleux à mes yeux. J'ai trouvé que les personnages, notamment masculins, n'étaient pas tous très reconnaissables, mais ça reste à la marge et cela ne dérange absolument pas la lecture.
Au final et pour résumer, j'ai aimé l'ambiance de la bd mais ai moins été accroché par l'histoire, que j'ai trouvé longuette (368 pages quand même).
Une sorte de roman graphique d'aventure dans le cadre du New York des années 30 et plus particulièrement du monde des premiers créateurs de comics de super-héros.
L'héroïne est une jeune femme issue d'une famille miséreuse du Kansas et qui débarque dans la grande ville dans l'espoir d'y vivre une vie meilleure, avec comme seul bagage une passion pour les pulp comics et un certain talent pour l'imagination. Son parcours sera complexe, en partie influencé par le parti communiste qu'elle rejoint suite à l'aide qu'une militante et future amie lui apporte à son arrivée, par l'amour qu'elle est éprouvera pour une belle danseuse rencontrée plus tard (et aussi par le fait qu'elle soit lesbienne dans un milieu qui ne l'acceptait pas encore vraiment), et par le combat acharné qu'elle va mener pour se faire une place dans le monde très masculin des créateurs de comics et plus particulièrement de ces super-héros dont la culture vient tout juste de naïtre. Ce combat se mêlera à celui de son premier associé et dessinateur, un immigré italien présentant les stéréotypes du genre, vantard et un peu roublard, mais finalement lui aussi complexe et dépendant d'elle car incapable d'imaginer une bonne histoire.
Graphiquement, c'est un style un peu naïf, au trait rond, clair et plaisant à lire. Sur le plan narratif, c'est très lisible et agréable, même si les premières pages laissent un peu le doute sur ce qui est de l'ordre de la réalité ou du rêve.
J'ai aimé cette plongée dans le New York de cette époque et le milieu des créateurs de comics. Cela a un côté légèrement documentaire sur comment cela se passait à l'époque, mais c'est avant tout l'aventure de l'héroïne que l'on suit avec la curiosité de voir comment elle va évoluer et comment elle va s'en sortir dans ce milieu et dans la vie en général.
Décidément, le genre Isekai est très à la mode en ce moment, ces histoires où un Japonais de notre temps est réincarné dans un monde de fantasy... même quand ça n'apporte pas grand chose au récit comme ici. En effet, ce manga raconte l'histoire du troisième prince d'un petit royaume miséreux qui apprend l'alchimie et va l'utiliser avec brio pour redonner la gloire à son pays. Qu'il s'agisse d'un Japonais réincarné ne sert que de prétexte à expliquer comment il a pu acquérir aussi vite ses talents d'alchimiste : simplement parce que le concept d'alchimie dans ce monde ressemble à la logique de la programmation informatique et qu'il était codeur dans sa vie d'avant. Un petit cheat-code pour faire avancer plus vite l'intrigue, quoi. Mais ce rapport à son ancienne vie n'est plus utilisé dès la fin du premier tome, et pour le reste l'histoire aurait pu très bien être une simple récit de fantasy avec un héros juste particulièrement doué.
Et le résultat d'ensemble manque d'accroche. Certes le dessin est très bon. Ils sont deux à s'y être attelé, sans qu'on voit qui a fait quoi, et le résultat est très soigné, très maîtrisé. Certes la narration est également sans faute, avec une mise en scène claire et un rythme correct, voire même parfois un brin rapide. Mais rien ne vient différencier cette histoire des nombreux autres Isekai. Et surtout la série manga en quatre tomes n'est presque qu'un avant-goût du récit d'ensemble, le reste étant resté à l'état de roman et pas adapté, peut-être par manque de succès du manga. Car hormis la mise en place du début du développement de son pays par le héros, qui se solde au final par juste l'apport de sel et de nourriture basique, et l'acceptation du héros par tout son peuple et comme nouveau roi, l'intrigue ne va pas plus loin. On nous promet le risque de guerres avec les pays voisins, le besoin de développer l'armée, mais cela sera pour une autre histoire.
Seule petite originalité dans cette histoire, la relation entre le héros et la jeune chevalière qui lui sert de garde du corps et de championne. Celle-ci s'amourache assez rapidement du héros et c'est appréciable de voir enfin une femme prendre les devants sur le plan amoureux dans un shonen, même si la relation entre ces deux là reste compliquée jusqu'au bout.
Pour autant, cette série n'est pas mal, mais pas vraiment captivante et elle laisse sur un sentiment d'inachevé quand vient la fin du dernier tome.
« Pippin le Bon à rien » est un joli conte inspiré de Grimm, par 2 auteurs suisses inconnus au bataillon.
L’histoire est un peu foutraque et suit les mésaventures d’un anti-héros qui ne souhaite que se prélasser dans les jardins du château, mais qui se retrouve bien malgré lui embarqué dans une quête improbable remplie de rebondissements et de rencontres inattendues. J’ai suivi l’intrigue avec un intérêt constamment renouvelé, les auteurs font preuves d’une créativité impressionnante. La narration est parfaite, la lecture est fluide et agréable. Par contre je trouve le récit un peu long, 94 pages, ça fait beaucoup, et le soufflet retombe un peu sur la fin.
Le dessin et les couleurs de Chrigel Farner sont absolument magnifiques, et contribuent beaucoup à l’ambiance surréaliste du récit. J’ai adoré les passages contemplatifs et les paysages alpins.
Un album que je recommande aux amateurs de contes.
Ça faisait un bon moment que j'entendais parler du nom de Vernon Subutex sans jamais avoir envie d'en découvrir davantage car je n'ai jamais accroché aux oeuvres de Virginie Despentes et que le nom de son héros me laissait imaginer un héros déglingué et accro aux drogues. Et c'est vrai que cet ouvrage transpire l'esprit rock, celui qui méprise les vies bien rangées et adule la liberté et la rebellion contre le système. Mais le personnage de Vernon Subutex est finalement bien plus fragile et doux que je l'envisageais.
C'est l'histoire d'un gars qui n'a jamais connu d'autre carrière que disquaire, spécialisé dans le rock qu'il connait sur le bout des doigts, et qui va se retrouver à la rue et dans la dèche quelques ans après avoir dû fermer sa boutique. Mais comme il s'est fait pas mal de connaissances avant ça, il va errer de piaule en piaule en squattant chez l'un ou l'autre (plus souvent l'une que l'autre d'ailleurs), compter un peu sur son charme mais aussi se laisser porter par l'héritage de son ancienne amitié avec une star du rock qui est morte en lui laissant les cassettes d'une auto-interview filmée qui peut intéresser pas mal de monde. Sauf que malgré tous ses défauts, Vernon a un certain sens de la dignité et il refuse de se laisser trop aider, quitte à s'enfoncer de plus en plus dans la galère.
A travers son errance, c'est une grande brochette de personnages divers et variés que l'on va croiser. Issus de nombreux milieux différents, ils partagent en grande partie un esprit rock eux aussi mais qu'ils adaptent chacun à leur façon, pas toujours la même que Vernon. C'est aussi un aperçu sociologique et psychologique de la société (majoritairement parisienne) que l'autrice nous donne à voir. En cela, le fait que soit Luz qui fasse cette adaptation convient parfaitement car il partage avec elle et Vernon un certain esprit rebelle mais aussi une bonne connaissance de la société et de la politique en général. Son trait fonctionne bien pour dégager cet esprit rock et ce certain cynisme permanent.
Des personnages intéressants donc mais une intrigue un peu poussive, très bavarde, pour une BD qui prend presque autant de temps à lire qu'un vrai roman. J'ai décroché à plusieurs passages, de même que j'en suis aussi venu à confondre certains personnages tellement il y en a. Je n'ai pas non plus ressenti d'empathie envers le héros que je vois plus comme une coquille vide (hormis son érudition rock) et pour lequel j'ai eu un peu de mal à comprendre pourquoi tant de gens (et surtout de femmes) s'attachaient à lui. Quant à la conclusion de ce récit, elle m'a laissé un peu de marbre.
Je n'ai pas passé un mauvais moment de lecture mais ce n'est pas cette adaptation qui m'aura permis de comprendre ce qui a pu faire le succès populaire et critique de cette série de romans de Virginie Despentes. Je ne suis probablement pas le bon public.
Après lecture de l'ensemble des 10 tomes, mon sentiment reste mitigé. Ce n'est pas une mauvaise BD en soit, mais elle n'a rien d'exceptionnel non plus. Peut-être que je plaçais trop d'espoir dans cette série qui figure dans les immanquables de bdtheque...
Côté point positif, tout comme d'autres lecteurs, je trouve l'idée plutôt bonne de scinder la série en 5 diptyques narrant chacun une histoire distincte. Cela donne du rythme à l'ensemble, même si la qualité de chaque arc narratif est plutôt inégale, les meilleurs étant selon moi les tomes 1 et 5. Cela se laisse lire tout de même et je me suis pris à vouloir connaitre la suite. Au niveau du dessin, c'est également plutôt agréable à l’œil avec un trait dynamique et des couleurs très vives même si personnellement, je ne suis plus très fan de ce style de graphismes qui se rapproche de ceux des grosses productions de chez Soleil.
Côté point négatif, ce qui m'a le plus gêné, je pense, est le caractère beaucoup trop stéréotypé des personnages (le samouraï mutique, le sorcier alcoolique, le gentil jeune padawan et le guerrier indestructible), le côté "quête" peu originale et l'absence d'empathie que l'on éprouve pour le héros. En effet, dès les premiers tomes, on comprend rapidement qu'il ne peut rien leur arriver... Il aurait ainsi été beaucoup plus habile de distiller au fil des tomes des éléments sur l'histoire des personnages pour leur donner un peu plus de corps et générer plus d'attachement du lecteur vis-à-vis d'eux. Là, on apprend l'histoire qui est à l'origine de leur formation uniquement dans les deux derniers tomes, ce qui est dommage à mon sens.
En somme, un blockbuster honnête dans un univers japonisant qui a trouvé son public mais qui ne m'a pas transporté outre mesure. J'ai largement préféré un La Légende des nuées écarlates ou Les Nuées écarlates - Le Masque de Fudo, beaucoup plus poétique et aux personnages plus travaillés selon moi.
Histoire - Originalité : 6/10
Dessin - Mise en couleurs : 6/10
NOTE GLOBALE : 12/20
La lecture est vraiment plaisante. Que ce soit le dessin, la colorisation, et la narration, tout est fluide et agréable.
Je ne connais pas le roman d’origine, mais cette adaptation donne une lecture détente sympathique. Un petit polar exotique – même si finalement on ne visite pas tant que ça la Réunion.
Les rouages de l’intrigue sont bien huilés. Sans spoiler, je regrette juste quelques facilités concernant les motivations du coupable, et quelques personnages aux aptitudes et actions pas toujours crédibles.
Mais c’est un album recommandable. Pas hyper original, mais qui contentera les amateurs du genre (c’est dans le style de certains polars de France Télévision, mais en mieux).
Note réelle 3,5/5.
Comme mes deux prédécesseurs, j’ai eu du mal à finir cet album (mais j’en suis quand même arrivé au bout !). Sur mon ressenti, je serais plus proche de celui de Mac Arthur, et j’arrondirai donc aux trois étoiles (note réelle 2,5/5).
Disons que certains passages peu clairs ou trop longs – voire chiants parfois – ont rendu cette lecture parfois rébarbative. Bavard et un peu nombriliste, mais surtout pas toujours captivant, le scénario peine à garder le lecteur intéressé sur la longueur (plus de 300 pages quand même !).
Les péripéties personnelles du héros ne m’ont pas toujours convaincu, loin s’en faut. Mais ses déboires en tant que réalisateur de film à petit budget m’ont davantage intéressé. J’alternais les moments où je tournais les pages quasi mécaniquement et lassé, et ceux où l’intrigue me tenait davantage éveillé.
Le dessin est assez simple, mais lisible. Sans doute la bichromie terne ajoute-t-elle au ressenti engourdissant de l’intrigue, je ne sais pas.
Un pavé pas facile à avaler en tout cas !
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Horizons obliques
Beaucoup de choses m’ont attiré dans cet album : ses chouettes couvertures VO minimalistes (voir sur le site de Image Comics), sa thématique, le petit mot de François Schuiten sur la couverture VF, et surtout le dessin. Je commencerai par ce dernier : le graphisme est absolument superbe. Il est fin et détaillé, tantôt réaliste, tantôt géométrique voire psychédéliques, et j’en ai pris plein les mirettes. La représentation des dimensions parallèles fait preuve d’une créativité remarquable. Par contre je reste plus circonspect sur le scenario. La narration est contemplative et légère en texte, et ressemble plutôt à une promenade onirique dans des espaces étranges (mondes parallèles ? virtuels ?). Les 4 premiers chapitres (je parle des comics VO) sont vite lus et n’expliquent pas grand-chose, alors que le cinquième, beaucoup plus dense, conclut l’histoire en fournissant subitement toutes les explications. Ces dernières sont pour le moins vagues et alambiquées, et je ressors de ma lecture avec plus de questions que de réponses. Un dénouement pas vraiment satisfaisant en ce qui me concerne. Je me demande aussi ce que viennent faire les IA dans cette histoire, j’ai eu l’impression que l’auteur voulait surfer sur cette thématique à la mode. « Horizons obliques » est un ovni graphique, une balade contemplative dans des univers superbement mis en image… mais le scenario m’a laissé sur ma faim. 2/5 pour l’histoire, 4/5 pour le dessin. Un auteur à suivre cependant (« Horizons obliques » est la première BD de Richard Blake !)
Germaine Cellier - L'Audace d'une parfumeuse
Je ne connais quasiment rien au monde des parfums (pour tout dire, les parfums me donnent mal à la tête alors je les évite autant que les personnes parfumées) et je n'avais jamais entendu le nom de Germaine Cellier. Cette BD m'a donc tout appris sur le sujet et c'est avec intérêt que j'ai découvert le métier de créateur de parfums ainsi que la carrière de cette créatrice à succès. Et je dois dire que j'ai été intéressé. A la manière des sommeliers capable de reconnaitre toutes les saveurs et odeurs d'un vin, le métier de nez capable de distinguer toutes les différentes composantes d'un parfum ou d'une odeur m'épate : j'ai un bon odorat mais je suis bien incapable de dire "ça, ça sent telle fleur mélangée à telle autre senteur, etc...". Et j'ai apprécié de suivre le parcours initialement très scientifique de la jeune apprenti parfumeuse avant qu'elle accède au succès. Un fois le début de la célébrité atteint toutefois, j'ai trouvé le personnage de moins en moins attachant. Elle avait indéniablement du talent dans son domaine mais sa vie semble alors devenir juste la fréquentation de la jet-set du moment ponctuée de sortie de ses nouveaux parfums tous bien accueillis. La voir prendre le thé en grande tenue avec des petits gâteaux gourmands durant la seconde guerre mondiale m'a un peu choqué par exemple : elle ne fréquentait pas la plèbe et ne semblait pas trop souffrir de l'occupation visiblement. En outre, son caractère semble s'être fait de plus en plus intransigeant et autoritaire au fil des ans, du moins, c'est l'impression que m'a donné cette BD. Si on peut saluer en elle la pionnière d'avoir été la première femme parfumeuse à succès, ça ne la rend pour autant très sympathique semble-t-il. La mise en scène de cette biographie en BD a l'avantage d'être suffisamment rythmée pour ne pas ennuyer et ne pas une énumération de faits et de dates, mais elle ne se fait pas toujours très claire pour autant. Sur le plan de sa vie privée notamment, j'ai eu souvent du mal à savoir si elle était en couple avec untel ou untel, ce qui m'a rendu par exemple peu compréhensible le passage où celui qui semble être le propriétaire de l'appartement qu'elle a occupé durant la guerre revient d'Angleterre et semble s'engueuler avec elle parce qu'elle y vit avec un autre homme : c'était vraiment son appartement à lui ? Ils étaient en couple avant la guerre ? Je ne saurai même pas le dire. En définitive, c'est une biographie instructive et qui se lit bien grâce à un bon rythme et un dessin plaisant. J'ai découvert une célébrité française qui m'était inconnue, j'ai appris beaucoup de choses sur le métier de créateur de parfum et ça m'a même donné envie d'essayer de repérer les senteurs dans les parfums à ma disposition. Mais en contrepartie la narration manque parfois de clarté et elle ne m'a pas rendu le personnage de Germaine Cellier très sympathique.
Kiki de Montparnasse
C'est marrant, quand j'ai lu cette bd, j'ai enchainé, avant ou après, avec Anaïs Nin - Sur la mer des mensonges, que j'avais acheté en même temps, et j'avais assez largement préféré cette dernière. Néanmoins, quelques temps après (je ne suis pas hyper assidu sur le postage d'avis), je ne me souviens plus du tout de Anaïs Nin mais plutôt bien de Kiki. J'ai trouvé la lecture assez longue et parfois ennuyeuse, les déboires de Kiki ne me passionnant au final qu'assez peu. Néanmoins, j'ai aimé l'esprit de cette bd, et l'état d'esprit de l'héroïne, très libre et qui voulait, pour le dire en des termes modernes, "kiffer sa vie". J'ai aussi beaucoup aimé la plongée dans l'univers de ces années folles, avec la multitude de personnes, d'artistes qui gravitent tour à tour autour d'elle. Moi qui ne connaissait rien à cette période, et assez peu d'artistes dans ceux qui sont nommés, ou alors juste de nom, je me suis surpris à chercher plus en détail les oeuvres des artistes décrits dans ce livre, et à lire assidûment les petits textes à la fin de la bd qui rappellent succinctement la vie de ceux-ci. Cette bd est une vitrine sur cette période, celle des années folles, et le portrait qui en est fait est assez sympathique, et on sent un regard attendri de Catel et Bocquet sur cette période insouciante, tellement différente d'aujourd'hui. Bon faut pas se leurrer, c'est quand même une catégorie ultra favorisée / privilégiée qui passait une bonne partie de son temps en beuveries, fêtes et à se droguer, mais ces fêtes sont rendues sympas, et on a presque envie de se retrouver projeté à cette époque, juste pour voir comment c'était. Le dessin est joli, sans être fabuleux à mes yeux. J'ai trouvé que les personnages, notamment masculins, n'étaient pas tous très reconnaissables, mais ça reste à la marge et cela ne dérange absolument pas la lecture. Au final et pour résumer, j'ai aimé l'ambiance de la bd mais ai moins été accroché par l'histoire, que j'ai trouvé longuette (368 pages quand même).
L’Illusion magnifique
Une sorte de roman graphique d'aventure dans le cadre du New York des années 30 et plus particulièrement du monde des premiers créateurs de comics de super-héros. L'héroïne est une jeune femme issue d'une famille miséreuse du Kansas et qui débarque dans la grande ville dans l'espoir d'y vivre une vie meilleure, avec comme seul bagage une passion pour les pulp comics et un certain talent pour l'imagination. Son parcours sera complexe, en partie influencé par le parti communiste qu'elle rejoint suite à l'aide qu'une militante et future amie lui apporte à son arrivée, par l'amour qu'elle est éprouvera pour une belle danseuse rencontrée plus tard (et aussi par le fait qu'elle soit lesbienne dans un milieu qui ne l'acceptait pas encore vraiment), et par le combat acharné qu'elle va mener pour se faire une place dans le monde très masculin des créateurs de comics et plus particulièrement de ces super-héros dont la culture vient tout juste de naïtre. Ce combat se mêlera à celui de son premier associé et dessinateur, un immigré italien présentant les stéréotypes du genre, vantard et un peu roublard, mais finalement lui aussi complexe et dépendant d'elle car incapable d'imaginer une bonne histoire. Graphiquement, c'est un style un peu naïf, au trait rond, clair et plaisant à lire. Sur le plan narratif, c'est très lisible et agréable, même si les premières pages laissent un peu le doute sur ce qui est de l'ordre de la réalité ou du rêve. J'ai aimé cette plongée dans le New York de cette époque et le milieu des créateurs de comics. Cela a un côté légèrement documentaire sur comment cela se passait à l'époque, mais c'est avant tout l'aventure de l'héroïne que l'on suit avec la curiosité de voir comment elle va évoluer et comment elle va s'en sortir dans ce milieu et dans la vie en général.
Le Prince alchimiste
Décidément, le genre Isekai est très à la mode en ce moment, ces histoires où un Japonais de notre temps est réincarné dans un monde de fantasy... même quand ça n'apporte pas grand chose au récit comme ici. En effet, ce manga raconte l'histoire du troisième prince d'un petit royaume miséreux qui apprend l'alchimie et va l'utiliser avec brio pour redonner la gloire à son pays. Qu'il s'agisse d'un Japonais réincarné ne sert que de prétexte à expliquer comment il a pu acquérir aussi vite ses talents d'alchimiste : simplement parce que le concept d'alchimie dans ce monde ressemble à la logique de la programmation informatique et qu'il était codeur dans sa vie d'avant. Un petit cheat-code pour faire avancer plus vite l'intrigue, quoi. Mais ce rapport à son ancienne vie n'est plus utilisé dès la fin du premier tome, et pour le reste l'histoire aurait pu très bien être une simple récit de fantasy avec un héros juste particulièrement doué. Et le résultat d'ensemble manque d'accroche. Certes le dessin est très bon. Ils sont deux à s'y être attelé, sans qu'on voit qui a fait quoi, et le résultat est très soigné, très maîtrisé. Certes la narration est également sans faute, avec une mise en scène claire et un rythme correct, voire même parfois un brin rapide. Mais rien ne vient différencier cette histoire des nombreux autres Isekai. Et surtout la série manga en quatre tomes n'est presque qu'un avant-goût du récit d'ensemble, le reste étant resté à l'état de roman et pas adapté, peut-être par manque de succès du manga. Car hormis la mise en place du début du développement de son pays par le héros, qui se solde au final par juste l'apport de sel et de nourriture basique, et l'acceptation du héros par tout son peuple et comme nouveau roi, l'intrigue ne va pas plus loin. On nous promet le risque de guerres avec les pays voisins, le besoin de développer l'armée, mais cela sera pour une autre histoire. Seule petite originalité dans cette histoire, la relation entre le héros et la jeune chevalière qui lui sert de garde du corps et de championne. Celle-ci s'amourache assez rapidement du héros et c'est appréciable de voir enfin une femme prendre les devants sur le plan amoureux dans un shonen, même si la relation entre ces deux là reste compliquée jusqu'au bout. Pour autant, cette série n'est pas mal, mais pas vraiment captivante et elle laisse sur un sentiment d'inachevé quand vient la fin du dernier tome.
Pippin le Bon à rien
« Pippin le Bon à rien » est un joli conte inspiré de Grimm, par 2 auteurs suisses inconnus au bataillon. L’histoire est un peu foutraque et suit les mésaventures d’un anti-héros qui ne souhaite que se prélasser dans les jardins du château, mais qui se retrouve bien malgré lui embarqué dans une quête improbable remplie de rebondissements et de rencontres inattendues. J’ai suivi l’intrigue avec un intérêt constamment renouvelé, les auteurs font preuves d’une créativité impressionnante. La narration est parfaite, la lecture est fluide et agréable. Par contre je trouve le récit un peu long, 94 pages, ça fait beaucoup, et le soufflet retombe un peu sur la fin. Le dessin et les couleurs de Chrigel Farner sont absolument magnifiques, et contribuent beaucoup à l’ambiance surréaliste du récit. J’ai adoré les passages contemplatifs et les paysages alpins. Un album que je recommande aux amateurs de contes.
Vernon Subutex
Ça faisait un bon moment que j'entendais parler du nom de Vernon Subutex sans jamais avoir envie d'en découvrir davantage car je n'ai jamais accroché aux oeuvres de Virginie Despentes et que le nom de son héros me laissait imaginer un héros déglingué et accro aux drogues. Et c'est vrai que cet ouvrage transpire l'esprit rock, celui qui méprise les vies bien rangées et adule la liberté et la rebellion contre le système. Mais le personnage de Vernon Subutex est finalement bien plus fragile et doux que je l'envisageais. C'est l'histoire d'un gars qui n'a jamais connu d'autre carrière que disquaire, spécialisé dans le rock qu'il connait sur le bout des doigts, et qui va se retrouver à la rue et dans la dèche quelques ans après avoir dû fermer sa boutique. Mais comme il s'est fait pas mal de connaissances avant ça, il va errer de piaule en piaule en squattant chez l'un ou l'autre (plus souvent l'une que l'autre d'ailleurs), compter un peu sur son charme mais aussi se laisser porter par l'héritage de son ancienne amitié avec une star du rock qui est morte en lui laissant les cassettes d'une auto-interview filmée qui peut intéresser pas mal de monde. Sauf que malgré tous ses défauts, Vernon a un certain sens de la dignité et il refuse de se laisser trop aider, quitte à s'enfoncer de plus en plus dans la galère. A travers son errance, c'est une grande brochette de personnages divers et variés que l'on va croiser. Issus de nombreux milieux différents, ils partagent en grande partie un esprit rock eux aussi mais qu'ils adaptent chacun à leur façon, pas toujours la même que Vernon. C'est aussi un aperçu sociologique et psychologique de la société (majoritairement parisienne) que l'autrice nous donne à voir. En cela, le fait que soit Luz qui fasse cette adaptation convient parfaitement car il partage avec elle et Vernon un certain esprit rebelle mais aussi une bonne connaissance de la société et de la politique en général. Son trait fonctionne bien pour dégager cet esprit rock et ce certain cynisme permanent. Des personnages intéressants donc mais une intrigue un peu poussive, très bavarde, pour une BD qui prend presque autant de temps à lire qu'un vrai roman. J'ai décroché à plusieurs passages, de même que j'en suis aussi venu à confondre certains personnages tellement il y en a. Je n'ai pas non plus ressenti d'empathie envers le héros que je vois plus comme une coquille vide (hormis son érudition rock) et pour lequel j'ai eu un peu de mal à comprendre pourquoi tant de gens (et surtout de femmes) s'attachaient à lui. Quant à la conclusion de ce récit, elle m'a laissé un peu de marbre. Je n'ai pas passé un mauvais moment de lecture mais ce n'est pas cette adaptation qui m'aura permis de comprendre ce qui a pu faire le succès populaire et critique de cette série de romans de Virginie Despentes. Je ne suis probablement pas le bon public.
Okko
Après lecture de l'ensemble des 10 tomes, mon sentiment reste mitigé. Ce n'est pas une mauvaise BD en soit, mais elle n'a rien d'exceptionnel non plus. Peut-être que je plaçais trop d'espoir dans cette série qui figure dans les immanquables de bdtheque... Côté point positif, tout comme d'autres lecteurs, je trouve l'idée plutôt bonne de scinder la série en 5 diptyques narrant chacun une histoire distincte. Cela donne du rythme à l'ensemble, même si la qualité de chaque arc narratif est plutôt inégale, les meilleurs étant selon moi les tomes 1 et 5. Cela se laisse lire tout de même et je me suis pris à vouloir connaitre la suite. Au niveau du dessin, c'est également plutôt agréable à l’œil avec un trait dynamique et des couleurs très vives même si personnellement, je ne suis plus très fan de ce style de graphismes qui se rapproche de ceux des grosses productions de chez Soleil. Côté point négatif, ce qui m'a le plus gêné, je pense, est le caractère beaucoup trop stéréotypé des personnages (le samouraï mutique, le sorcier alcoolique, le gentil jeune padawan et le guerrier indestructible), le côté "quête" peu originale et l'absence d'empathie que l'on éprouve pour le héros. En effet, dès les premiers tomes, on comprend rapidement qu'il ne peut rien leur arriver... Il aurait ainsi été beaucoup plus habile de distiller au fil des tomes des éléments sur l'histoire des personnages pour leur donner un peu plus de corps et générer plus d'attachement du lecteur vis-à-vis d'eux. Là, on apprend l'histoire qui est à l'origine de leur formation uniquement dans les deux derniers tomes, ce qui est dommage à mon sens. En somme, un blockbuster honnête dans un univers japonisant qui a trouvé son public mais qui ne m'a pas transporté outre mesure. J'ai largement préféré un La Légende des nuées écarlates ou Les Nuées écarlates - Le Masque de Fudo, beaucoup plus poétique et aux personnages plus travaillés selon moi. Histoire - Originalité : 6/10 Dessin - Mise en couleurs : 6/10 NOTE GLOBALE : 12/20
Ne lâche pas ma main
La lecture est vraiment plaisante. Que ce soit le dessin, la colorisation, et la narration, tout est fluide et agréable. Je ne connais pas le roman d’origine, mais cette adaptation donne une lecture détente sympathique. Un petit polar exotique – même si finalement on ne visite pas tant que ça la Réunion. Les rouages de l’intrigue sont bien huilés. Sans spoiler, je regrette juste quelques facilités concernant les motivations du coupable, et quelques personnages aux aptitudes et actions pas toujours crédibles. Mais c’est un album recommandable. Pas hyper original, mais qui contentera les amateurs du genre (c’est dans le style de certains polars de France Télévision, mais en mieux). Note réelle 3,5/5.
Blood of the virgin
Comme mes deux prédécesseurs, j’ai eu du mal à finir cet album (mais j’en suis quand même arrivé au bout !). Sur mon ressenti, je serais plus proche de celui de Mac Arthur, et j’arrondirai donc aux trois étoiles (note réelle 2,5/5). Disons que certains passages peu clairs ou trop longs – voire chiants parfois – ont rendu cette lecture parfois rébarbative. Bavard et un peu nombriliste, mais surtout pas toujours captivant, le scénario peine à garder le lecteur intéressé sur la longueur (plus de 300 pages quand même !). Les péripéties personnelles du héros ne m’ont pas toujours convaincu, loin s’en faut. Mais ses déboires en tant que réalisateur de film à petit budget m’ont davantage intéressé. J’alternais les moments où je tournais les pages quasi mécaniquement et lassé, et ceux où l’intrigue me tenait davantage éveillé. Le dessin est assez simple, mais lisible. Sans doute la bichromie terne ajoute-t-elle au ressenti engourdissant de l’intrigue, je ne sais pas. Un pavé pas facile à avaler en tout cas !