"Pas mal" est un bon qualificatif pour ce manga d'horreur. Sans égaler Spirale qui reste pour moi à ce jour la référence du genre en France, il faut reconnaître que certaines scènes sont un peu flippantes. Il faut malgré tout mettre de la bonne volonté pour entrer dans l'histoire, qui même si elle fait montre d'une gradation sympathique (un petit incident qui va peu à peu dégénérer en une situation grotesque et affreuse), présente divers aspects un peu rebutants ; principalement les codes et clichés du genre qui pour un européen paraissent légèrement décalés, comme le visage horiblement allongé de la femme, qu'on retrouve par exemple dans La Femme Défigurée, certaines situations, quelques "trucs" graphiques...
Album qui fait plutôt dans l'angoisse que l'horreur, il se lit très bien, reste plaisant, mais ne laisse pas un souvenir inoubliable.
Avis un peu partagé sur cet album que j'attendais avec peut-être un peu trop d'impatience. Il faut dire qu'après un "Phalanstère du bout du monde" aussi superbe que sombre et atypique, l'héritage est lourd et les espoirs étaient assez énormes.
"PEST" donc, me rappelle plutôt beaucoup d'autres séries. Dans le genre "monde sinistré où un groupe de dirigeants détiennent et maintiennent un lourd secret et en profitent honteusement pour garder en place un gouvernement étrange, le tout dans un monde un peu bizarre", on a par exemple "Anahire", "L'hiver d'un monde", ou même "Les âmes d'Hélios". Le ton adopté ici est nettement porté sur l'absurde, et là aussi il rappelle d'autres choses, comme "La digue", "Abraxas" ou "La nef des fous". L'originalité de cet album me paraît donc toute relative.
Graphiquement, je suis également partagé. Le style est très personnel, aucun doute là-dessus, et c'est un très bon point. La mise en couleurs également. Elle est très particulières, avec des tons de roses, de gris, de bruns, qui contribuent à créer une excellente ambiance. En plus les personnages ont des physionomies vraiment spéciales. Bon, ceci dit, ça me paraît tout de même nettement plus "classique" que "Le phalanstère du bout du monde" et il n'emporte pas mon enthousiasme inconditionnel... contrairement aux fameuses pages 30-31 qui elles sont vraiment superbes.
Au final donc, un album très sympa, mais qui souffre peut-être (très involontairement) de la comparaison avec son aîné et d'un manque d'audace au niveau de l'originalité. Enfin bon, il fait quand même partie des BONS albums de cette rentrée chargée, ce serait dommage de ne pas y jeter un oeil !
C'est avec beaucoup de joie que j'ai retrouvé Jimmy Tousseul. Ces nouvelles aventures sont, en fait, la suite logique de la série précédente. Donc, pas vraiment de surprise, ici, mais malgrès cela, j'ai ressenti la même fraicheur qui se dégagait déjà auparavant.
Le scénario de Benoît Despas et Stephen Desberg ("Le Scorpion") est agréable et très fluide. Excepté le petit coté fantastique à la fin de l'album, on ne peut pas dire que les auteurs innovent vraiment. Pourtant, on ne peut pas, non plus, les blamer de nous proposer un scénario ennuyant. Dans ce premier tome, Jimmy retrouve Schatzy, son ami de toujours. Suite à certains évènements, un sorcier lui propose de l'initier aux rites africains, ce qui lui permetra de sauver Suzy (sa copine) qui est en danger de mort. Bon c'est vrai que les auteurs evoquent les mythes africains d'une manière très superficielle mais je ne crois que ce genre de bd soit faite pour un developpement plus complet. Je pense que le but, ici, est avant tout de divertir et c'est réussi.
Le dessin de Daniel Desorgher est fidèle à lui-même. Son style proche de la ligne claire est très fin et aéré. Détail important : Les personnages ont bien vieillit. Surtout notre héros qui ressemble de plus en plus à son père. Les décors africains sont, quant à eux, très beaux, il s'en dégage beaucoup de réalisme, ce qui est un peu normal puis que l'auteur y a vécu pendant pas mal de temps. Les couleurs sont toujours assurées par le studio Léonardo.
C'est donc sans retenue que je vous conseille la lecture de cette série, vous y retrouverez peut-être votre âme d'enfant, celle qui vous comble de souvenirs.
C'est sain, c'est frais et c'est à lire !
Fishermen Story aurait pû tout à fait passer inaperçu mais grâce aux nombreuses critiques vues un peu partout, cette bd devient presque un achat obligatoire.
Je me suis donc plongé de cet album avec beaucoup de curiosité. Bon, je n'ai pas trouvé cela exceptionnel mais l'histoire ne manque pas d'originalité. Le scénario est très agréable à lire et l'humour est omniprésent. Curieusement, le récit est élaboré en deux étapes, dans la première partie, on voit les deux pecheurs confrontés à des monstres marins. Dans ce passage, l'humour est roi et on ne s'en prive pas. La deuxième partie est, quant à elle, plus suréaliste. Après divers évènements, nos deux protagonistes vont rencontrés Ernest Hemingway. C'est assez surprenant mais la sauce prend plutôt bien.
Le ton est très agréable et la lecture est fluide. Reste à voir comment evoluront les personnages dans les prochains albums.
Le dessin de Konior est réussi. Son traît peut paraître parfois brouillon mais on sent qu'il maitrise déjà très bien son coup de crayon. Les couleurs sont, eux aussi, réussies, elles donnent beaucoup de profondeur au graphisme.
Voilà donc, une nouvelle série qui ne manque pas de charme.
A conseiller !
Mon avis sur cette bd est assez mitigé.
Bien sûr, Tardi fait brillament ressortir les horreurs et les absurdités de cette guerre (et des guerres en général, d'ailleurs). Les petits récits sont très éloquents, très prenants, écoeurants par moments.
Mais pourquoi Tardi ne laisse t'il pas parler les images d'elles même, au lieu de tout commenter, parfois même de juger. Pourquoi ne pas livrer les faits à nu, comme le fait si bien Spiegelman dans Maus, en laissant libre champ à l'émotion du lecteur. Loin d'emmener quelque chose, les commentaires style "voix off" surchargent et finalement gâchent la lecture.
Mais bon, ne soyons pas trop durs, c'est tout de même une oeuvre "souvenir" à posséder dans sa bibliothèque.
Je met 3/5 à cette série, car elle m'a bien distrait et que les dessins sont assez beau (j'ai lu la version noir et blanc).
Mais décidément, Van hamme ne sait pas finir une histoire correctement. Là, sans vouloir trop en dire, on tombe dans la surenchère mystico-apocalyptique à bon marché. J'ai vraiment du mal, après un début de lecture plaisant, à garder une bonne impression générale.
Dommage.
Tout comme Pouet, je trouve Crypto manquant d’originalité avec également la présence de quelques maladresses dans le récit. L’histoire fait curieusement penser à Kenya de Léo pour ne citer que cette autre série. Les personnages, quant à eux, sont un peu trop stéréotypés et caricaturaux. Ceci dit, l’histoire, bien rythmée, permet de finir l’album sans que l’ennui nous gagne. Ca se lit donc bien mais sans réel enthousiasme. De plus, j’accroche difficilement au dessin de Martin et ses couleurs sont un peu trop vives à mon goût. Dommage car la couverture me tentait bien ...
Voici un petit album (20 x 26cm, 96 pages, avec superbe jaquette papier mat) très séduisant. Quitte à passer pour quelqu'un de jamais content, je dirais qu'il s'agit d'un objet assez luxueux. Alors, que Delcourt soigne ses albums, c'est très agréable, l'ennui c'est que bien évidemment le prix va de pair; que la jaquette (superbe, sincèrement) s'abime facilement; que le tout est sous cellophane et qu'on passe un peu pour un gros sale à déchirer en librairie l'emballage pour jeter un oeil à l'intérieur (pratique pour faire vendre un album, le coup du cellophane, au fait... C'est sûr que tout le monde va se jeter sur un premier album qu'on ne peut même pas feuilleter).
Bref, tout ça pour dire que les albums à 15 euros qui se généralisent de plus en plus, même s'ils sont beaux, ça fait chier. Il y a quelques années ce bouquin serait sans doute paru dans la collection Encrages, enfin bon... Voilà, c'était pour râler un peu, et vu la tendance actuelle du marché j'en aurai encore l'occasion avant longtemps.
Autre tendance, dans une catégorie différente : adapter des "classiques" littéraires. On a ça avec "Le capitaine Fracasse" et Les Plombs de Venise chez Treize Etrange par exemple, là c'est du Maupassant chez Delcourt. L'avantage de ce genre de bandes dessinées, c'est qu'au scénario on a non seulement une qualité intéressante, mais aussi une certaine originalité (par opposition aux bds repompées sur d'autres bds, elles-mêmes... etc.).
Et de fait ici le sujet est tout à fait atypique, puisqu'on parle de réincarnation, mais de façon assez ironique. La nouvelle de Maupassant semble d'ailleurs assez décalée, ironique et moqueuse. Le ton étant particulier, j'avoue avoir eu un peu de mal à m'y faire, ne sachant trop sur quel pied danser. Il m'en reste donc une impression plutôt mitigée : sujet original, pas mal traité, mais finalement pas tellement enthousiasmant.
La mise en scène et le dessin de Jean-Sébastien Bordas sont bons (et c'est son premier album ?! Ô_Ô), la mise en couleurs vraiment sympa. Petit bémol (dû au récit) : les chapitres se finissent parfois en queue de poisson, sur une impression d'inachevé.
Au final j'ai eu plaisir à lire cet album, mais je regrette un peu de l'avoir acheté quand même. :o|
Je n'ai pas accroché dès le début, mais certaines scènes m'ont finalement convaincu :)
Pourtant, le dessin est bien loin de ce que Von Gotha a pu faire dans les malheurs de Janice, c'est même parfois un peu criard, sans grande subtilité (et oui, même en lisant des BDs de cul je recherche un minimum de subtilité, c'est mon coté fleur bleue, lol)
En fait, je crois que c'est l'héroïne qui m'a saoulé dès le début, mais au fur et à mesure de l'histoire, elle devient plus... agréable :)
Finalement, ça se laisse lire, mais c'est loin d'être une BD indispensable du genre.
(et puis Sophie, c'est vraiment un prénom de coquine... Spéciale dédicace ;) )
3/5 mais je me réserve le droit de changer la note ultérieurement...
Je suis assez mitigée en fait. Le thème m'emballait âssez, j'ai donc acheté cet album.
Déjà je dois dire que je n'aime pas trop le dessin. Il est assez classique. Ceci dit, ça peut être classique et superbe, hein.Mais ici ce n'est pas le cas. On dirait que ce n'est pas finit, ce n'est pas très joli, bref bof quoi.
Côté histoire, y a du bon je trouve. De bons éléments. Mais y a aussi des clichés, des trucs un peu sans intérêts. En fait c'est un peu plat tout ça, je trouve. Cependant c'est assez bien mené, d'où le "3/5", preuve que j'ai apprécié cependant.
Néanmoins je veux croire que le second tome sera meilleur, c'est pourquoi je le lirai pour confirmer ou démentir ma critique...
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La Dame de la Chambre Close
"Pas mal" est un bon qualificatif pour ce manga d'horreur. Sans égaler Spirale qui reste pour moi à ce jour la référence du genre en France, il faut reconnaître que certaines scènes sont un peu flippantes. Il faut malgré tout mettre de la bonne volonté pour entrer dans l'histoire, qui même si elle fait montre d'une gradation sympathique (un petit incident qui va peu à peu dégénérer en une situation grotesque et affreuse), présente divers aspects un peu rebutants ; principalement les codes et clichés du genre qui pour un européen paraissent légèrement décalés, comme le visage horiblement allongé de la femme, qu'on retrouve par exemple dans La Femme Défigurée, certaines situations, quelques "trucs" graphiques... Album qui fait plutôt dans l'angoisse que l'horreur, il se lit très bien, reste plaisant, mais ne laisse pas un souvenir inoubliable.
Pest
Avis un peu partagé sur cet album que j'attendais avec peut-être un peu trop d'impatience. Il faut dire qu'après un "Phalanstère du bout du monde" aussi superbe que sombre et atypique, l'héritage est lourd et les espoirs étaient assez énormes. "PEST" donc, me rappelle plutôt beaucoup d'autres séries. Dans le genre "monde sinistré où un groupe de dirigeants détiennent et maintiennent un lourd secret et en profitent honteusement pour garder en place un gouvernement étrange, le tout dans un monde un peu bizarre", on a par exemple "Anahire", "L'hiver d'un monde", ou même "Les âmes d'Hélios". Le ton adopté ici est nettement porté sur l'absurde, et là aussi il rappelle d'autres choses, comme "La digue", "Abraxas" ou "La nef des fous". L'originalité de cet album me paraît donc toute relative. Graphiquement, je suis également partagé. Le style est très personnel, aucun doute là-dessus, et c'est un très bon point. La mise en couleurs également. Elle est très particulières, avec des tons de roses, de gris, de bruns, qui contribuent à créer une excellente ambiance. En plus les personnages ont des physionomies vraiment spéciales. Bon, ceci dit, ça me paraît tout de même nettement plus "classique" que "Le phalanstère du bout du monde" et il n'emporte pas mon enthousiasme inconditionnel... contrairement aux fameuses pages 30-31 qui elles sont vraiment superbes. Au final donc, un album très sympa, mais qui souffre peut-être (très involontairement) de la comparaison avec son aîné et d'un manque d'audace au niveau de l'originalité. Enfin bon, il fait quand même partie des BONS albums de cette rentrée chargée, ce serait dommage de ne pas y jeter un oeil !
Les Nouvelles Aventures de Jimmy Tousseul
C'est avec beaucoup de joie que j'ai retrouvé Jimmy Tousseul. Ces nouvelles aventures sont, en fait, la suite logique de la série précédente. Donc, pas vraiment de surprise, ici, mais malgrès cela, j'ai ressenti la même fraicheur qui se dégagait déjà auparavant. Le scénario de Benoît Despas et Stephen Desberg ("Le Scorpion") est agréable et très fluide. Excepté le petit coté fantastique à la fin de l'album, on ne peut pas dire que les auteurs innovent vraiment. Pourtant, on ne peut pas, non plus, les blamer de nous proposer un scénario ennuyant. Dans ce premier tome, Jimmy retrouve Schatzy, son ami de toujours. Suite à certains évènements, un sorcier lui propose de l'initier aux rites africains, ce qui lui permetra de sauver Suzy (sa copine) qui est en danger de mort. Bon c'est vrai que les auteurs evoquent les mythes africains d'une manière très superficielle mais je ne crois que ce genre de bd soit faite pour un developpement plus complet. Je pense que le but, ici, est avant tout de divertir et c'est réussi. Le dessin de Daniel Desorgher est fidèle à lui-même. Son style proche de la ligne claire est très fin et aéré. Détail important : Les personnages ont bien vieillit. Surtout notre héros qui ressemble de plus en plus à son père. Les décors africains sont, quant à eux, très beaux, il s'en dégage beaucoup de réalisme, ce qui est un peu normal puis que l'auteur y a vécu pendant pas mal de temps. Les couleurs sont toujours assurées par le studio Léonardo. C'est donc sans retenue que je vous conseille la lecture de cette série, vous y retrouverez peut-être votre âme d'enfant, celle qui vous comble de souvenirs. C'est sain, c'est frais et c'est à lire !
Fishermen Story
Fishermen Story aurait pû tout à fait passer inaperçu mais grâce aux nombreuses critiques vues un peu partout, cette bd devient presque un achat obligatoire. Je me suis donc plongé de cet album avec beaucoup de curiosité. Bon, je n'ai pas trouvé cela exceptionnel mais l'histoire ne manque pas d'originalité. Le scénario est très agréable à lire et l'humour est omniprésent. Curieusement, le récit est élaboré en deux étapes, dans la première partie, on voit les deux pecheurs confrontés à des monstres marins. Dans ce passage, l'humour est roi et on ne s'en prive pas. La deuxième partie est, quant à elle, plus suréaliste. Après divers évènements, nos deux protagonistes vont rencontrés Ernest Hemingway. C'est assez surprenant mais la sauce prend plutôt bien. Le ton est très agréable et la lecture est fluide. Reste à voir comment evoluront les personnages dans les prochains albums. Le dessin de Konior est réussi. Son traît peut paraître parfois brouillon mais on sent qu'il maitrise déjà très bien son coup de crayon. Les couleurs sont, eux aussi, réussies, elles donnent beaucoup de profondeur au graphisme. Voilà donc, une nouvelle série qui ne manque pas de charme. A conseiller !
C'était la guerre des tranchées
Mon avis sur cette bd est assez mitigé. Bien sûr, Tardi fait brillament ressortir les horreurs et les absurdités de cette guerre (et des guerres en général, d'ailleurs). Les petits récits sont très éloquents, très prenants, écoeurants par moments. Mais pourquoi Tardi ne laisse t'il pas parler les images d'elles même, au lieu de tout commenter, parfois même de juger. Pourquoi ne pas livrer les faits à nu, comme le fait si bien Spiegelman dans Maus, en laissant libre champ à l'émotion du lecteur. Loin d'emmener quelque chose, les commentaires style "voix off" surchargent et finalement gâchent la lecture. Mais bon, ne soyons pas trop durs, c'est tout de même une oeuvre "souvenir" à posséder dans sa bibliothèque.
Le Grand Pouvoir du Chninkel
Je met 3/5 à cette série, car elle m'a bien distrait et que les dessins sont assez beau (j'ai lu la version noir et blanc). Mais décidément, Van hamme ne sait pas finir une histoire correctement. Là, sans vouloir trop en dire, on tombe dans la surenchère mystico-apocalyptique à bon marché. J'ai vraiment du mal, après un début de lecture plaisant, à garder une bonne impression générale. Dommage.
Crypto
Tout comme Pouet, je trouve Crypto manquant d’originalité avec également la présence de quelques maladresses dans le récit. L’histoire fait curieusement penser à Kenya de Léo pour ne citer que cette autre série. Les personnages, quant à eux, sont un peu trop stéréotypés et caricaturaux. Ceci dit, l’histoire, bien rythmée, permet de finir l’album sans que l’ennui nous gagne. Ca se lit donc bien mais sans réel enthousiasme. De plus, j’accroche difficilement au dessin de Martin et ses couleurs sont un peu trop vives à mon goût. Dommage car la couverture me tentait bien ...
Le docteur Héraclius Gloss
Voici un petit album (20 x 26cm, 96 pages, avec superbe jaquette papier mat) très séduisant. Quitte à passer pour quelqu'un de jamais content, je dirais qu'il s'agit d'un objet assez luxueux. Alors, que Delcourt soigne ses albums, c'est très agréable, l'ennui c'est que bien évidemment le prix va de pair; que la jaquette (superbe, sincèrement) s'abime facilement; que le tout est sous cellophane et qu'on passe un peu pour un gros sale à déchirer en librairie l'emballage pour jeter un oeil à l'intérieur (pratique pour faire vendre un album, le coup du cellophane, au fait... C'est sûr que tout le monde va se jeter sur un premier album qu'on ne peut même pas feuilleter). Bref, tout ça pour dire que les albums à 15 euros qui se généralisent de plus en plus, même s'ils sont beaux, ça fait chier. Il y a quelques années ce bouquin serait sans doute paru dans la collection Encrages, enfin bon... Voilà, c'était pour râler un peu, et vu la tendance actuelle du marché j'en aurai encore l'occasion avant longtemps. Autre tendance, dans une catégorie différente : adapter des "classiques" littéraires. On a ça avec "Le capitaine Fracasse" et Les Plombs de Venise chez Treize Etrange par exemple, là c'est du Maupassant chez Delcourt. L'avantage de ce genre de bandes dessinées, c'est qu'au scénario on a non seulement une qualité intéressante, mais aussi une certaine originalité (par opposition aux bds repompées sur d'autres bds, elles-mêmes... etc.). Et de fait ici le sujet est tout à fait atypique, puisqu'on parle de réincarnation, mais de façon assez ironique. La nouvelle de Maupassant semble d'ailleurs assez décalée, ironique et moqueuse. Le ton étant particulier, j'avoue avoir eu un peu de mal à m'y faire, ne sachant trop sur quel pied danser. Il m'en reste donc une impression plutôt mitigée : sujet original, pas mal traité, mais finalement pas tellement enthousiasmant. La mise en scène et le dessin de Jean-Sébastien Bordas sont bons (et c'est son premier album ?! Ô_Ô), la mise en couleurs vraiment sympa. Petit bémol (dû au récit) : les chapitres se finissent parfois en queue de poisson, sur une impression d'inachevé. Au final j'ai eu plaisir à lire cet album, mais je regrette un peu de l'avoir acheté quand même. :o|
Curiosités perverses de Sophie
Je n'ai pas accroché dès le début, mais certaines scènes m'ont finalement convaincu :) Pourtant, le dessin est bien loin de ce que Von Gotha a pu faire dans les malheurs de Janice, c'est même parfois un peu criard, sans grande subtilité (et oui, même en lisant des BDs de cul je recherche un minimum de subtilité, c'est mon coté fleur bleue, lol) En fait, je crois que c'est l'héroïne qui m'a saoulé dès le début, mais au fur et à mesure de l'histoire, elle devient plus... agréable :) Finalement, ça se laisse lire, mais c'est loin d'être une BD indispensable du genre. (et puis Sophie, c'est vraiment un prénom de coquine... Spéciale dédicace ;) )
L'Ombre du Cinéphage
3/5 mais je me réserve le droit de changer la note ultérieurement... Je suis assez mitigée en fait. Le thème m'emballait âssez, j'ai donc acheté cet album. Déjà je dois dire que je n'aime pas trop le dessin. Il est assez classique. Ceci dit, ça peut être classique et superbe, hein.Mais ici ce n'est pas le cas. On dirait que ce n'est pas finit, ce n'est pas très joli, bref bof quoi. Côté histoire, y a du bon je trouve. De bons éléments. Mais y a aussi des clichés, des trucs un peu sans intérêts. En fait c'est un peu plat tout ça, je trouve. Cependant c'est assez bien mené, d'où le "3/5", preuve que j'ai apprécié cependant. Néanmoins je veux croire que le second tome sera meilleur, c'est pourquoi je le lirai pour confirmer ou démentir ma critique...