Karolus Magnus est un BD se penchant sur la partie la plus romancée de la vie de celui qu'on appelle en France Charlemagne. Karolus Magnus étant son surnom d'origine en latin, Charles le puissant. Hélas la francisation-bâtardisation a donné un nom qui ne veut strictement rien dire.
Mais passons: la BD se concentre en effet sur la désastreuse expéditions de Karolus en Espagne: au départ, il avait été invité à prendre le contrôle de la ville de Saragosse par le maître (musulman) des lieux, mais un retournement d'alliance le forcera à lever le camp.
Sur le chemin du retour, il ne trouvera rien de mieux que de piller la ville de Pampelune (pourtant chrétienne) tout en massacrant une partie de ses habitants. En représailles, les Vascons (ancêtres de basques) anéantirons l'arrière-garde du futur empereur, commandée par le Comte Rolland.
La BD a cela d'intéressant que c'est la première à se pencher sur les luttes de pouvoir au sein du Duché de Vasconie.
Hélas, trois fois hélas : si le titre laissait espérer une adaptation historique relativement fidèle (d'autant que les équipements militaires sont bien représentés), il ne s'agit que d'une fiction totalement délirante, mélangeant les époques (il donne par exemple un rôle prépondérant à un Wisigoth converti à l'Islam, Ibn Marwan, qui ne naîtra pourtant que plus de 30 ans après les faits) et générant des anachronismes aussi outranciers que ridicules : en effet, un autre personnage centrale est une certaine Brunehilde, sorte de Walkyrie blonde, espionne et guerrière à la assassin's creed, tout en étant ouvertement lesbienne, et affublée du titre de Missi Dominici..
Bien entendu, rien de tout cela n'est crédible, et accessoirement les Missi Dominici étaient des représentants du pouvoir chargés de contrôler les nobles et administrateurs locaux, pas des espions furtifs. Sans oublier que leur création n'interviendra que 11 ans après cette histoire.....
Le pire : je disais plus haut que la BD s'intéressait au sort du Duché de Vasconie...Mais tout ce qu'on nous montre n'est que pure invention : on nous met en scène un héritier du Duché qui sert d'otage à la cour de Karolus, qui s'évade et qui tente de reprendre le pouvoir après qu'un usurpateur eut tué son père, le Duc Lupus. Problème, l'usurpateur n'a jamais existé, le Duc Lupus n'a jamais été assassiné, et si son fils (qui portait un autre nom que dans la BD) fut bien amené à la cour de Karolus, ce fut après l'expédition d'Espagne et non avant! En plus, on nous donne une touche de fantastique avec le fameux héritier capable de transférer son esprit dans le corps d'animaux, et qui discute avec une divinité païenne.
Bref, cette BD est un énorme n'importe quoi, et même un gâchis certain face au potentiel qui s'ouvrait.
MAJ Tome 3: je disais que c'était n'importe quoi. Hé bien cela ne fait que s'aggraver dans ce troisième opus. La narration devient de plus en plus compliquée, rajoutant des sous-intrigues sans grand intérêt. Qui plus est, des personnages-clefs des tomes précédents sont expédiés en 1 à 2 cases, pour laisser la place à d'autres personnages qui eux prennent soudainement de l'importance. Sans compter des incohérences totales avec les précédents tomes (un personnage sûr de lui et de son destin devient soudainement l'inverse et suicidaire), des nouveaux éléments sortis d'on ne sait où (on découvre que la reine déteste ses fils et veut que ses filles lui succède, en contradiction totale avec la culture franque, que deux personnages extrêmement importants sont liés par le sang..) Bref c'est un foutoir indescriptible. Il y aura hélas un quatrième tome, je ne suis pas sûr d'avoir envie de le lire.
Je me retrouve dans l’avis et la déception de Cacal69.
En effet, le sujet est a priori intéressant, et on sent que l’auteur est passionné et s’est solidement documenté. D’ailleurs, le texte de présentation, le glossaire, le dossier final sont les parties qui m’ont le plus intéressé. Il s’agit ici de l’esclavage au Brésil au XIXème siècle, l’album s’inspirant des lettres écrites par une esclaves cherchant à obtenir l’argent pour acheter sa liberté.
J’ai aussi apprécié le travail graphique, plutôt original, avec un Noir et Blanc assez charbonneux, au rendu parfois proche de la gravure.
Malheureusement, j’ai traversé cette lecture sans réellement accrocher.
D’abord parce que, si le dessin est en soi agréable, la mise en pages ne le rend pas toujours très clair.
Et surtout, les esclaves, et le personnage de Tiodora en particulier ne m’ont ici pas vraiment captivé. On ne s’attache pas à elle. La faute sans doute à une narration sans passion, décousue, manquant parfois de clarté (je ne savais pas toujours qui était qui). En plus, « l’intrigue » elle-même n’est pas toujours très claire, et elle est en tout cas un peu « légère ».
Bref, je salue le travail de recherche et une certaine originalité du dessin, mais le rendu m’a clairement déçu.
Note réelle 2,5/5.
Mouais. Pas convaincu par cet album, dont l’intrigue n’est ni originale, ni emballante. Et comme la série a été abandonnée, ça reste donc un album clairement dispensable.
En fait il n’y a pas vraiment d’intrigue claire, c’est décousu. On nous propose une succession de situations, de dialogues qui ne m’ont pas captivé. La volonté légèrement parodique (voir le début avec les fées qui se penchent sur le berceau d’une princesse) ne donne pas quelque chose de suffisamment appuyé ou percutant.
Le dessin n’est pas mauvais, même si je ne suis pas fan des visages anguleux.
Bof bof donc.
Yann Damezin, que l’on avait découvert il y a six ans avec « Concerto pour main gauche » et qui nous avait littéralement éblouis, trois ans plus tard, avec Majnoun et Leïli - Chants d'outre-tombe, nous revient ici dans un registre différent. « Hazara Blues » est né de la rencontre avec Réza, cet Afghan qui, avec sa famille, avait dû fuir son pays, notamment en raison de l’emprise croissante des Talibans et des attaques contre la minorité ethnique hazâra à laquelle il appartient. Dans ce témoignage particulièrement dense, l’homme évoque son rêve de devenir cinéaste dans un contexte très peu favorable, pas plus en Afghanistan qu’en Iran, où les réfugiés afghans sont rarement accueillis à bras ouverts… Discriminé dans son propre pays, Réza avait en outre le « tort » d’être afghan dans la république islamique.
Yann Damezin a ainsi mis en images l’histoire de ce jeune homme. Après sa flamboyante adaptation du conte oriental précité, véritable chef d’œuvre graphique, c’est peu dire que cet auteur était attendu au tournant. Tout comme la Boîte à bulles l’avait fait pour "Majnoun et Leïli", les éditions Sarbacane ont particulièrement soigné la qualité éditoriale, comme à leur habitude. En grand format, le livre bénéficie d’une superbe couverture agrémentée d’un vernis sélectif vert étincelant, qui suscite immédiatement l’envie de se plonger dans sa lecture. Malheureusement, après quelques dizaines de pages, il sera très difficile de masquer une certaine déception…
Bien sûr, l’initiative de Damezin d’évoquer la vie d’un réfugié reste tout à fait méritoire. Et on doit lui être reconnaissant de mettre en lumière une personne qui a appartenu à cette cohorte anonyme de ceux qu’on appelle pudiquement « migrants », en échange du qualificatif trop connoté d’ « immigrés ». Dans la ligne de Fabien Toulmé avec "L’Odyssée d’Hakim", de Lucas Vallerie avec "Traversées", ou d’Antonio Altarriba et Sergio Garcia Sanchez avec Le Ciel dans la tête, Yann Damezin vient documenter le parcours de ces hommes et femmes tout en leur donnant un visage, en leur rendant leur statut d’être humain digne de respect, à rebours de la xénophobie croissante qui se propage un peu partout à la faveur d’un système en déliquescence, consumé par le capitalisme, et ce à l’échelle internationale.
Là où on pourra avoir quelques réserves à l’endroit d’ « Hazara Blues », et c’est mon cas, c’est avant tout sur le plan de la narration, qui souffre de longueurs et semble avoir été conçue dans l’improvisation. Et ce qui domine, c’est une impression simultanée de dispersion et de monotonie, avec une partie textuelle un peu redondante, des détails pas toujours très passionnants, même si on sent la volonté de l’auteur d’être respectueux dans sa démarche et de ne négliger aucun détail du parcours de Réza. Je suis obligé de l’admettre et cela me fait de la peine parce que j’attendais beaucoup de ce récit : je me suis ennuyé à la la lecture, ma déception étant à la hauteur de mes attentes. De même, on ne retrouve pas l’émerveillement que l’on avait ressenti avec le graphisme sublime de "Majnoun et Leïli", ici très simplifié et par moments minimaliste à l’extrême. Comme si Damezin se contentait de reproduire à l’infini les gimmicks visuels de son univers, si unique soit-il. Les personnages, trop nombreux peut-être, sont ici représentés de façon assez sommaire, un peu froide et figée, et on a parfois des difficultés à identifier les visages. Quant à la mise en couleurs, l’auteur a opté pour une monochromie où domine le vert, avec des tonalités différentes selon les passages. On est loin du feu d’artifice de son conte oriental…
Objectivement, « Hazara Blues » n’est bien sûr pas à jeter aux orties. Certes, Yann Damezin avait mis la barre très très haute avec son précédent opus, mais celui-ci tient difficilement la comparaison, quand bien même il pourra toucher la frange du public la plus sensible au sort des personnes dans cette situation.
(Note réelle 2,5)
Mouais ! Presque 500 pages pour en arriver là c'est quand même très long. J'avais deux réticences à emprunter cette série : son poids et son graphisme. Lire Cyan en position allongée devient très vite physiquement pénible et ne participe donc pas au plaisir du moment. Quant au graphisme le trait de Lucia Biagi m'a fait penser au Monica de Daniel Clowes pour lequel je n'ai pas d'appétence. De plus je trouve les personnages figés et les extérieurs rudimentaires dans un univers plat. Malgré la pagination excessive, à mon goût, cela se lit rapidement à cause de dialogues basiques et convenus de type slogans souvent très superficiels pour la pseudo enquête policière.
Je suis d'ailleurs étonné que cette série ait été sélectionnée dans la catégorie polar tellement la contribution des policiers au récit est faible, superficielle voire caricaturale. Le final m'apparaissant d'une banalité sans originalité dans un happy end où chacun est à sa place. A mes yeux il n'y a pas photo avec le sublime Contrition qui a gagné le prix cette année là.
L'autrice nous aide en proposant une carte qui me rappelle NY et son downtown. D'ailleurs l'événement tragique date de 20 ans dans un incendie meurtrier attribué aux terroristes bleus. Là encore j'ai trouvé l'ambiance dystopique peu réaliste.
Ainsi les thématiques réellement exploitées par l'autrice reste une critique sur la faiblesse de la mixité sociale ou ethnique dans un univers de corruption. Ce sont des thématiques très visitées depuis longtemps. De plus je connais assez bien ces thématiques et là j'ai trouvé que l'autrice les utilisait d'une manière convenue et vieillotte sans beaucoup de subtilité. Finalement je me suis vite ennuyé à cette lecture si prévisible.
Pas à mon goût, une déception.
Le récit se lit globalement agréablement. Et relativement rapidement, car il n’y a pas trop de texte, et l’intrigue est assez linéaire.
Le groupe de héros hétéroclites ne part pas ici comme dans les récits à la Tolkien pour sauver le monde d’un méchant, mais tout simplement pour se sauver eux-mêmes d’un péril cataclysmique, l’arrivée d’une comète menaçant l’existence même de toute vie.
Si les membres de ce groupe sont intéressants, l’histoire m’a d’emblée laissé de côté, tant Desberg nous force à avaler quelques grosses couleuvres.
En effet, on est dans un univers médiéval fantastique, et pourtant, sous la seule observation d’une lumière lointaine, quasiment tout le monde sait instantanément qu’une comète approche, et qu’elle va ravager le monde, en déclenchant d’immenses vagues: c'est franchement improbable. Et ce d’autant plus que, le roi ayant fui avec sa suite (de façon incroyablement discrète) vers des lointains plus en hauteur, là aussi instantanément tout le monde est au courant, et se lance dans les meurtres, le pillage, les viols.
Le manque de crédibilité de tout ça m’a clairement empêché d’apprécier réellement la suite. Et ce d’autant plus que Desberg use et abuse d’un personnage, le Lingual, qui sert un peu trop de baguette magique, pour tirer nos héros de mauvais pas.
Enfin, dernière critique, le manque de nuance de certains personnages, à commencer par le roi, monstre de sadisme sanguinaire.
Du coup, si je suis bien allé au bout des deux tomes, j’en suis ressorti assez déçu. La fin, noire et désespérante, est brutale, comme si Desberg s’était débarrassé d’une histoire mal embarquée.
Note réelle 2,5/5.
Bon, les auteurs ont remis le couvert pour développer une autre aventure dans le même univers que Sprague (le lien n’est fait que sur la fin en fait avec les protagonistes de la précédente aventure). Et j’en suis une nouvelle fois sorti quelque peu déçu. Un peu pour les mêmes raisons en fait.
En effet, si l’histoire se laisse lire, j’ai trouvé qu’elle se trainait un peu trop, avec juste une accélération en fin d’album pour un combat final au dénouement trop « facile » et un peu bâclé. Et trop de zones d’ombre encore, sur les « Anciens », sur les Barons, qui interviennent ici comme une baguette magique à deux reprises pour sauver les héros, sans que l’on sache encore grand-chose à leur sujet. Et, comme pour Sprague, les artefacts des « Anciens » titillent la curiosité, laissent deviner une civilisation bien plus avancée que celle que nous avons sous les yeux, mais après deux albums dans cet univers, je trouve que Rodolphe aurait dû nous donner quelques informations plus précises, sinon, ça fait un peu facilité scénaristique. Encore une fois, une fin expédiée, et le lecteur en plan.
C’est dommage donc, car, comme pour Sprague, l’univers de base est intéressant, avec ce mélange d’époque pour habits et accessoires. Le dessin de Roman et la colorisation de Béchu sont aussi agréables. Mais Rodolphe peine à dynamiser et rendre crédible cet univers. Et c’est d’autant plus frustrant qu’après un premier album pêchant dans ce domaine, je pensais que le suivant aller rectifier le tir et livrer davantage de clés sur cet univers pour le moment trop flou.
Note réelle 2,5/5.
C’est vraiment étrange d’avoir sorti cet album ainsi, comme une one-shot. Car, même si la pagination est conséquente, on ne peut que ressortir frustré de la lecture. En effet, Rodolphe parvient à créer un univers intéressant, à développer une histoire intrigante, avec quelques personnages attachants, un gros mystère qui apparait peu à peu et… Et puis, il expédie tout ça en deux temps trois mouvements, laissant quand même pas mal en plan ce mystère (avec une explication, certes, mais franchement décevante et rapide !), les personnages – et les éventuelles histoires d’amour naissantes.
Et tout semble édulcoré dans cette histoire. Il y a certes un moment très violent qui détonne, avec l’attaque des pirates (surgis d’on ne sait où ? Repartis on ne sait pourquoi et vers où ?), mais jamais on ne s’inquiète pour les héros, qui à trois – dont un aveugle – balayent une vingtaine d’assaillants. Et le méchant contrôlant les réfugiés près du mur est lui aussi évacué en même temps que l’eau (et là aussi, aucune victime ne semble à déplorer !?).
Bref, pas mal de choses à revoir ! Mais si l’on est frustré, c’est que l’univers créé par Rodolphe était a priori intéressant, avec cette eau qui disparaissait, en même temps qu’une lune. Avec aussi ce dessin et cette colorisation qui donnent quelque chose de chouette à regarder.
Mais la fin bâclée, une violence d’abord latente puis évacuée (en plus des exemples déjà donnés, il y a le Tetan, ce ver du désert, franchement menaçant, dont la dangerosité est finalement elle aussi évacuée par un « Ils ne sont pas vraiment agressif » surprenant par rapport à ce que l’on voit) , trop de questions sans réponses (outre les « Anciens », la construction de la digue et la façon dont l’eau a disparu d’un côté, il y a aussi les barons rostres, à propos desquels on aurait voulu en savoir plus). Et je n’ai pas compris l’énorme écart de développement entre les habitants de la planète et les « Anciens », si le lien qui les lie est bien celui que j’ai saisi…
Bref, ça se laisse lire, souvent agréablement, mais au final je suis grandement resté sur ma faim.
Note réelle 2,5/5.
Je vais tenir compagnie à Agecanonix et Polette dans le club très restreint des boudeurs de la série. J'ai mis beaucoup de temps à emprunter cette série à cause des couvertures froides et agressives qui me rebutaient. Je ne connais la tétralogie de Wagner que de nom et j'ai une réticence fondée uniquement sur l'image négative due aux appropriations sulfureuses de ce mythe.
Je dois dire que l'œuvre d' Alex Alice m'a laissé de marbre. Je n'ai trouvé aucune émotion à la lecture difficile de ce triptyque. En effet j'ai trouvé la narration manquant de fluidité et souvent confuse. Il y a certains passages très difficiles à comprendre si l'on est pas familier de la mythologie nordique. J'avais préféré de loin l'approche bien plus didactique de Sara B. Elfgren dans Vei.
En outre j'ai peu goûter le côté super bouffon de Mime.
Il reste donc le graphisme sur lequel tout le monde s'extasie. C'est vrai que les grandes planches sur les différents univers de forêts, grottes, montagnes produisent beaucoup d'effets. Les détails sont nombreux et très bien travaillés ce qui immerge les lecteurs dans ces univers. Toutefois je trouve que les cases qui se concentrent sur Siegfried dans son épopée reste d'un demi réaliste très classique sans trop d'originalité.
Je n'ai jamais réussi à entre dans ce récit que j'ai trouvé souvent peu fluide et parfois ennuyeux.
Cette série prouve qu'il ne suffit pas d'un dessinateur de renom et d'une thématique tendance pour réussir une œuvre marquante. Dans un style humoristique, le dessin de Guarnido aurait pu sauver la série. C'est très dynamique avec de belles expressions amusantes mais malgré tout prévisibles. De plus l'abondance de fond blancs sans extérieurs dévalue l'ensemble. Enfin si la partie sorcières est sympa avec un rappel de la famille Addams ou de l'hôtel Transylvania, j'ai trouvé la partie fée plus fade graphiquement.
Malheureusement ce visuel appuie un scénario sans queue ni tête qui abuse de dialogues qui partent dans tous les sens. Si les auteurs voulaient développer la thématique modernité vs tradition ils auraient pu nous épargner le personnage de Rex vraiment incongru et plus appuyer sur le personnage du bébé. Je trouve que ces deux personnages ne se complètent pas et conduisent à un récit fourre-tout indigeste.
Il y a quelques gags bien trouvés mais c'est trop peu pour une lecture qui se révèle décevante.
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Karolus Magnus - L'Empereur des barbares
Karolus Magnus est un BD se penchant sur la partie la plus romancée de la vie de celui qu'on appelle en France Charlemagne. Karolus Magnus étant son surnom d'origine en latin, Charles le puissant. Hélas la francisation-bâtardisation a donné un nom qui ne veut strictement rien dire. Mais passons: la BD se concentre en effet sur la désastreuse expéditions de Karolus en Espagne: au départ, il avait été invité à prendre le contrôle de la ville de Saragosse par le maître (musulman) des lieux, mais un retournement d'alliance le forcera à lever le camp. Sur le chemin du retour, il ne trouvera rien de mieux que de piller la ville de Pampelune (pourtant chrétienne) tout en massacrant une partie de ses habitants. En représailles, les Vascons (ancêtres de basques) anéantirons l'arrière-garde du futur empereur, commandée par le Comte Rolland. La BD a cela d'intéressant que c'est la première à se pencher sur les luttes de pouvoir au sein du Duché de Vasconie. Hélas, trois fois hélas : si le titre laissait espérer une adaptation historique relativement fidèle (d'autant que les équipements militaires sont bien représentés), il ne s'agit que d'une fiction totalement délirante, mélangeant les époques (il donne par exemple un rôle prépondérant à un Wisigoth converti à l'Islam, Ibn Marwan, qui ne naîtra pourtant que plus de 30 ans après les faits) et générant des anachronismes aussi outranciers que ridicules : en effet, un autre personnage centrale est une certaine Brunehilde, sorte de Walkyrie blonde, espionne et guerrière à la assassin's creed, tout en étant ouvertement lesbienne, et affublée du titre de Missi Dominici.. Bien entendu, rien de tout cela n'est crédible, et accessoirement les Missi Dominici étaient des représentants du pouvoir chargés de contrôler les nobles et administrateurs locaux, pas des espions furtifs. Sans oublier que leur création n'interviendra que 11 ans après cette histoire..... Le pire : je disais plus haut que la BD s'intéressait au sort du Duché de Vasconie...Mais tout ce qu'on nous montre n'est que pure invention : on nous met en scène un héritier du Duché qui sert d'otage à la cour de Karolus, qui s'évade et qui tente de reprendre le pouvoir après qu'un usurpateur eut tué son père, le Duc Lupus. Problème, l'usurpateur n'a jamais existé, le Duc Lupus n'a jamais été assassiné, et si son fils (qui portait un autre nom que dans la BD) fut bien amené à la cour de Karolus, ce fut après l'expédition d'Espagne et non avant! En plus, on nous donne une touche de fantastique avec le fameux héritier capable de transférer son esprit dans le corps d'animaux, et qui discute avec une divinité païenne. Bref, cette BD est un énorme n'importe quoi, et même un gâchis certain face au potentiel qui s'ouvrait. MAJ Tome 3: je disais que c'était n'importe quoi. Hé bien cela ne fait que s'aggraver dans ce troisième opus. La narration devient de plus en plus compliquée, rajoutant des sous-intrigues sans grand intérêt. Qui plus est, des personnages-clefs des tomes précédents sont expédiés en 1 à 2 cases, pour laisser la place à d'autres personnages qui eux prennent soudainement de l'importance. Sans compter des incohérences totales avec les précédents tomes (un personnage sûr de lui et de son destin devient soudainement l'inverse et suicidaire), des nouveaux éléments sortis d'on ne sait où (on découvre que la reine déteste ses fils et veut que ses filles lui succède, en contradiction totale avec la culture franque, que deux personnages extrêmement importants sont liés par le sang..) Bref c'est un foutoir indescriptible. Il y aura hélas un quatrième tome, je ne suis pas sûr d'avoir envie de le lire.
Mukanda Tiodora
Je me retrouve dans l’avis et la déception de Cacal69. En effet, le sujet est a priori intéressant, et on sent que l’auteur est passionné et s’est solidement documenté. D’ailleurs, le texte de présentation, le glossaire, le dossier final sont les parties qui m’ont le plus intéressé. Il s’agit ici de l’esclavage au Brésil au XIXème siècle, l’album s’inspirant des lettres écrites par une esclaves cherchant à obtenir l’argent pour acheter sa liberté. J’ai aussi apprécié le travail graphique, plutôt original, avec un Noir et Blanc assez charbonneux, au rendu parfois proche de la gravure. Malheureusement, j’ai traversé cette lecture sans réellement accrocher. D’abord parce que, si le dessin est en soi agréable, la mise en pages ne le rend pas toujours très clair. Et surtout, les esclaves, et le personnage de Tiodora en particulier ne m’ont ici pas vraiment captivé. On ne s’attache pas à elle. La faute sans doute à une narration sans passion, décousue, manquant parfois de clarté (je ne savais pas toujours qui était qui). En plus, « l’intrigue » elle-même n’est pas toujours très claire, et elle est en tout cas un peu « légère ». Bref, je salue le travail de recherche et une certaine originalité du dessin, mais le rendu m’a clairement déçu. Note réelle 2,5/5.
Il y avait une fois
Mouais. Pas convaincu par cet album, dont l’intrigue n’est ni originale, ni emballante. Et comme la série a été abandonnée, ça reste donc un album clairement dispensable. En fait il n’y a pas vraiment d’intrigue claire, c’est décousu. On nous propose une succession de situations, de dialogues qui ne m’ont pas captivé. La volonté légèrement parodique (voir le début avec les fées qui se penchent sur le berceau d’une princesse) ne donne pas quelque chose de suffisamment appuyé ou percutant. Le dessin n’est pas mauvais, même si je ne suis pas fan des visages anguleux. Bof bof donc.
Hazara Blues
Yann Damezin, que l’on avait découvert il y a six ans avec « Concerto pour main gauche » et qui nous avait littéralement éblouis, trois ans plus tard, avec Majnoun et Leïli - Chants d'outre-tombe, nous revient ici dans un registre différent. « Hazara Blues » est né de la rencontre avec Réza, cet Afghan qui, avec sa famille, avait dû fuir son pays, notamment en raison de l’emprise croissante des Talibans et des attaques contre la minorité ethnique hazâra à laquelle il appartient. Dans ce témoignage particulièrement dense, l’homme évoque son rêve de devenir cinéaste dans un contexte très peu favorable, pas plus en Afghanistan qu’en Iran, où les réfugiés afghans sont rarement accueillis à bras ouverts… Discriminé dans son propre pays, Réza avait en outre le « tort » d’être afghan dans la république islamique. Yann Damezin a ainsi mis en images l’histoire de ce jeune homme. Après sa flamboyante adaptation du conte oriental précité, véritable chef d’œuvre graphique, c’est peu dire que cet auteur était attendu au tournant. Tout comme la Boîte à bulles l’avait fait pour "Majnoun et Leïli", les éditions Sarbacane ont particulièrement soigné la qualité éditoriale, comme à leur habitude. En grand format, le livre bénéficie d’une superbe couverture agrémentée d’un vernis sélectif vert étincelant, qui suscite immédiatement l’envie de se plonger dans sa lecture. Malheureusement, après quelques dizaines de pages, il sera très difficile de masquer une certaine déception… Bien sûr, l’initiative de Damezin d’évoquer la vie d’un réfugié reste tout à fait méritoire. Et on doit lui être reconnaissant de mettre en lumière une personne qui a appartenu à cette cohorte anonyme de ceux qu’on appelle pudiquement « migrants », en échange du qualificatif trop connoté d’ « immigrés ». Dans la ligne de Fabien Toulmé avec "L’Odyssée d’Hakim", de Lucas Vallerie avec "Traversées", ou d’Antonio Altarriba et Sergio Garcia Sanchez avec Le Ciel dans la tête, Yann Damezin vient documenter le parcours de ces hommes et femmes tout en leur donnant un visage, en leur rendant leur statut d’être humain digne de respect, à rebours de la xénophobie croissante qui se propage un peu partout à la faveur d’un système en déliquescence, consumé par le capitalisme, et ce à l’échelle internationale. Là où on pourra avoir quelques réserves à l’endroit d’ « Hazara Blues », et c’est mon cas, c’est avant tout sur le plan de la narration, qui souffre de longueurs et semble avoir été conçue dans l’improvisation. Et ce qui domine, c’est une impression simultanée de dispersion et de monotonie, avec une partie textuelle un peu redondante, des détails pas toujours très passionnants, même si on sent la volonté de l’auteur d’être respectueux dans sa démarche et de ne négliger aucun détail du parcours de Réza. Je suis obligé de l’admettre et cela me fait de la peine parce que j’attendais beaucoup de ce récit : je me suis ennuyé à la la lecture, ma déception étant à la hauteur de mes attentes. De même, on ne retrouve pas l’émerveillement que l’on avait ressenti avec le graphisme sublime de "Majnoun et Leïli", ici très simplifié et par moments minimaliste à l’extrême. Comme si Damezin se contentait de reproduire à l’infini les gimmicks visuels de son univers, si unique soit-il. Les personnages, trop nombreux peut-être, sont ici représentés de façon assez sommaire, un peu froide et figée, et on a parfois des difficultés à identifier les visages. Quant à la mise en couleurs, l’auteur a opté pour une monochromie où domine le vert, avec des tonalités différentes selon les passages. On est loin du feu d’artifice de son conte oriental… Objectivement, « Hazara Blues » n’est bien sûr pas à jeter aux orties. Certes, Yann Damezin avait mis la barre très très haute avec son précédent opus, mais celui-ci tient difficilement la comparaison, quand bien même il pourra toucher la frange du public la plus sensible au sort des personnes dans cette situation. (Note réelle 2,5)
Cyan
Mouais ! Presque 500 pages pour en arriver là c'est quand même très long. J'avais deux réticences à emprunter cette série : son poids et son graphisme. Lire Cyan en position allongée devient très vite physiquement pénible et ne participe donc pas au plaisir du moment. Quant au graphisme le trait de Lucia Biagi m'a fait penser au Monica de Daniel Clowes pour lequel je n'ai pas d'appétence. De plus je trouve les personnages figés et les extérieurs rudimentaires dans un univers plat. Malgré la pagination excessive, à mon goût, cela se lit rapidement à cause de dialogues basiques et convenus de type slogans souvent très superficiels pour la pseudo enquête policière. Je suis d'ailleurs étonné que cette série ait été sélectionnée dans la catégorie polar tellement la contribution des policiers au récit est faible, superficielle voire caricaturale. Le final m'apparaissant d'une banalité sans originalité dans un happy end où chacun est à sa place. A mes yeux il n'y a pas photo avec le sublime Contrition qui a gagné le prix cette année là. L'autrice nous aide en proposant une carte qui me rappelle NY et son downtown. D'ailleurs l'événement tragique date de 20 ans dans un incendie meurtrier attribué aux terroristes bleus. Là encore j'ai trouvé l'ambiance dystopique peu réaliste. Ainsi les thématiques réellement exploitées par l'autrice reste une critique sur la faiblesse de la mixité sociale ou ethnique dans un univers de corruption. Ce sont des thématiques très visitées depuis longtemps. De plus je connais assez bien ces thématiques et là j'ai trouvé que l'autrice les utilisait d'une manière convenue et vieillotte sans beaucoup de subtilité. Finalement je me suis vite ennuyé à cette lecture si prévisible. Pas à mon goût, une déception.
Shayne
Le récit se lit globalement agréablement. Et relativement rapidement, car il n’y a pas trop de texte, et l’intrigue est assez linéaire. Le groupe de héros hétéroclites ne part pas ici comme dans les récits à la Tolkien pour sauver le monde d’un méchant, mais tout simplement pour se sauver eux-mêmes d’un péril cataclysmique, l’arrivée d’une comète menaçant l’existence même de toute vie. Si les membres de ce groupe sont intéressants, l’histoire m’a d’emblée laissé de côté, tant Desberg nous force à avaler quelques grosses couleuvres. En effet, on est dans un univers médiéval fantastique, et pourtant, sous la seule observation d’une lumière lointaine, quasiment tout le monde sait instantanément qu’une comète approche, et qu’elle va ravager le monde, en déclenchant d’immenses vagues: c'est franchement improbable. Et ce d’autant plus que, le roi ayant fui avec sa suite (de façon incroyablement discrète) vers des lointains plus en hauteur, là aussi instantanément tout le monde est au courant, et se lance dans les meurtres, le pillage, les viols. Le manque de crédibilité de tout ça m’a clairement empêché d’apprécier réellement la suite. Et ce d’autant plus que Desberg use et abuse d’un personnage, le Lingual, qui sert un peu trop de baguette magique, pour tirer nos héros de mauvais pas. Enfin, dernière critique, le manque de nuance de certains personnages, à commencer par le roi, monstre de sadisme sanguinaire. Du coup, si je suis bien allé au bout des deux tomes, j’en suis ressorti assez déçu. La fin, noire et désespérante, est brutale, comme si Desberg s’était débarrassé d’une histoire mal embarquée. Note réelle 2,5/5.
Le Marin céleste
Bon, les auteurs ont remis le couvert pour développer une autre aventure dans le même univers que Sprague (le lien n’est fait que sur la fin en fait avec les protagonistes de la précédente aventure). Et j’en suis une nouvelle fois sorti quelque peu déçu. Un peu pour les mêmes raisons en fait. En effet, si l’histoire se laisse lire, j’ai trouvé qu’elle se trainait un peu trop, avec juste une accélération en fin d’album pour un combat final au dénouement trop « facile » et un peu bâclé. Et trop de zones d’ombre encore, sur les « Anciens », sur les Barons, qui interviennent ici comme une baguette magique à deux reprises pour sauver les héros, sans que l’on sache encore grand-chose à leur sujet. Et, comme pour Sprague, les artefacts des « Anciens » titillent la curiosité, laissent deviner une civilisation bien plus avancée que celle que nous avons sous les yeux, mais après deux albums dans cet univers, je trouve que Rodolphe aurait dû nous donner quelques informations plus précises, sinon, ça fait un peu facilité scénaristique. Encore une fois, une fin expédiée, et le lecteur en plan. C’est dommage donc, car, comme pour Sprague, l’univers de base est intéressant, avec ce mélange d’époque pour habits et accessoires. Le dessin de Roman et la colorisation de Béchu sont aussi agréables. Mais Rodolphe peine à dynamiser et rendre crédible cet univers. Et c’est d’autant plus frustrant qu’après un premier album pêchant dans ce domaine, je pensais que le suivant aller rectifier le tir et livrer davantage de clés sur cet univers pour le moment trop flou. Note réelle 2,5/5.
Sprague
C’est vraiment étrange d’avoir sorti cet album ainsi, comme une one-shot. Car, même si la pagination est conséquente, on ne peut que ressortir frustré de la lecture. En effet, Rodolphe parvient à créer un univers intéressant, à développer une histoire intrigante, avec quelques personnages attachants, un gros mystère qui apparait peu à peu et… Et puis, il expédie tout ça en deux temps trois mouvements, laissant quand même pas mal en plan ce mystère (avec une explication, certes, mais franchement décevante et rapide !), les personnages – et les éventuelles histoires d’amour naissantes. Et tout semble édulcoré dans cette histoire. Il y a certes un moment très violent qui détonne, avec l’attaque des pirates (surgis d’on ne sait où ? Repartis on ne sait pourquoi et vers où ?), mais jamais on ne s’inquiète pour les héros, qui à trois – dont un aveugle – balayent une vingtaine d’assaillants. Et le méchant contrôlant les réfugiés près du mur est lui aussi évacué en même temps que l’eau (et là aussi, aucune victime ne semble à déplorer !?). Bref, pas mal de choses à revoir ! Mais si l’on est frustré, c’est que l’univers créé par Rodolphe était a priori intéressant, avec cette eau qui disparaissait, en même temps qu’une lune. Avec aussi ce dessin et cette colorisation qui donnent quelque chose de chouette à regarder. Mais la fin bâclée, une violence d’abord latente puis évacuée (en plus des exemples déjà donnés, il y a le Tetan, ce ver du désert, franchement menaçant, dont la dangerosité est finalement elle aussi évacuée par un « Ils ne sont pas vraiment agressif » surprenant par rapport à ce que l’on voit) , trop de questions sans réponses (outre les « Anciens », la construction de la digue et la façon dont l’eau a disparu d’un côté, il y a aussi les barons rostres, à propos desquels on aurait voulu en savoir plus). Et je n’ai pas compris l’énorme écart de développement entre les habitants de la planète et les « Anciens », si le lien qui les lie est bien celui que j’ai saisi… Bref, ça se laisse lire, souvent agréablement, mais au final je suis grandement resté sur ma faim. Note réelle 2,5/5.
Siegfried
Je vais tenir compagnie à Agecanonix et Polette dans le club très restreint des boudeurs de la série. J'ai mis beaucoup de temps à emprunter cette série à cause des couvertures froides et agressives qui me rebutaient. Je ne connais la tétralogie de Wagner que de nom et j'ai une réticence fondée uniquement sur l'image négative due aux appropriations sulfureuses de ce mythe. Je dois dire que l'œuvre d' Alex Alice m'a laissé de marbre. Je n'ai trouvé aucune émotion à la lecture difficile de ce triptyque. En effet j'ai trouvé la narration manquant de fluidité et souvent confuse. Il y a certains passages très difficiles à comprendre si l'on est pas familier de la mythologie nordique. J'avais préféré de loin l'approche bien plus didactique de Sara B. Elfgren dans Vei. En outre j'ai peu goûter le côté super bouffon de Mime. Il reste donc le graphisme sur lequel tout le monde s'extasie. C'est vrai que les grandes planches sur les différents univers de forêts, grottes, montagnes produisent beaucoup d'effets. Les détails sont nombreux et très bien travaillés ce qui immerge les lecteurs dans ces univers. Toutefois je trouve que les cases qui se concentrent sur Siegfried dans son épopée reste d'un demi réaliste très classique sans trop d'originalité. Je n'ai jamais réussi à entre dans ce récit que j'ai trouvé souvent peu fluide et parfois ennuyeux.
Sorcelleries
Cette série prouve qu'il ne suffit pas d'un dessinateur de renom et d'une thématique tendance pour réussir une œuvre marquante. Dans un style humoristique, le dessin de Guarnido aurait pu sauver la série. C'est très dynamique avec de belles expressions amusantes mais malgré tout prévisibles. De plus l'abondance de fond blancs sans extérieurs dévalue l'ensemble. Enfin si la partie sorcières est sympa avec un rappel de la famille Addams ou de l'hôtel Transylvania, j'ai trouvé la partie fée plus fade graphiquement. Malheureusement ce visuel appuie un scénario sans queue ni tête qui abuse de dialogues qui partent dans tous les sens. Si les auteurs voulaient développer la thématique modernité vs tradition ils auraient pu nous épargner le personnage de Rex vraiment incongru et plus appuyer sur le personnage du bébé. Je trouve que ces deux personnages ne se complètent pas et conduisent à un récit fourre-tout indigeste. Il y a quelques gags bien trouvés mais c'est trop peu pour une lecture qui se révèle décevante.