Je suis plutôt bon public pour ce genre d'aventure mais là, j'ai remarqué que cela ne le fait pas. Pourtant, nous avons des auteurs de renom aux commandes. Il y a quelque chose qui ne va pas dans la mise en place puis dans la mise en scène. Les personnages manquent réellement d'épaisseur pour qu'on accroche vraiment. Et puis, il y a ces dialogues qui sonnent totalement faux.
Tout les ingrédients étaient plutôt réunis: une adolescente de 13 ans en phase avec son époque et qui découvre qu'elle a de super pouvoirs. Sa vie bascule dans l'aventure. La base est tellement classique qu'il n'y a plus vraiment de surprise et de suspense.
J'avoue m'être un peu ennuyé lors de cette lecture. C'est encore et toujours une sorte d'ersatz au monde développé par un certain Harry Potter. N'est pas J. K. Rowling qui veut.
Je suis un peu lassé de ces reprises du passé qui inondent le marché de la bd actuelle. Cela fleure bon les années 70 avec cet Adam Warlock (appelé LUI) créé par un groupe de scientifiques. Notre héros va aller sur la contre-Terre pour affronter l'homme-bête afin de ramener la paix. On va alors louer notre sauteur universel dans une dimension presque christique. Cela sera sans moi !
Ce personnage est d'ailleurs mentionné dans une scène post-générique du film Les gardiens de la galaxie 2. On sait qu'il deviendra l'un des ennemis jurés de Thanos. Ses aventures cosmiques vont se croiser avec d'autres personnages de la galaxie Marvel.
Pour ma part, je signerai bien une pétition du genre "On en a marre de ces Super-héros". Inutile de nous ressortir des limbes un de plus. Il ne se démarquera pas des autres.
Franchement, le scénario ne casse pas des briques. Une vieille boutique gardée par Miss Potimary, un objet magique et voilà un fabuleux périple. C'est de l'archi convenu avec un grand manque d'originalité.
Cependant, je me place dans la peau d'un jeune lectorat (9-12 ans) et là, je me dis que cela peut plaire et que c'est sans doute une évasion vers l'aventure fantastique.
En effet, ce n'est pas trop mal réalisé. Le trait est d'une belle finesse et les couleurs sont assez sympathiques. Il y a également tout une ambiance assez entraînante. Dommage pour les facilités scénaristiques. Le suspense est réellement inexistant. Bref, on a vu mieux.
J'ai acheté les deux premier tomes pour les mêmes raisons qu'Im - Great Priest Imhotep' et au vu de ma note je ne pense pas que je vais surprendre grand monde en disant que je ne compte pas acheter et lire la suite.
L'univers créé par l'auteure est vaguement intéressant et le dessin est très bon, sauf qu'en lisant le premier tome je me suis vite ennuyé et j'ai fini par abandonner au milieu du second tome. Les personnages ne sont pas franchement intéressants et j'ai même eu un peu de difficulté à me remémorer qui était qui. Le scénario est mal développé et c'est dommage parce que je trouve qu'un récit où des vampires qui affrontent des vampires qui attaquent des humains alors que c'est interdit aurait pu donner un scénario excitant. Peut-être que ça s'améliore par la suite, mais je n'ai aucune envie de le savoir.
Pour les fans de l'auteure.
Malgré son titre explicite, ce comics n'est pas vraiment excitant, il s'agit d'un mix de BD de super-héros et d'érotisme, un concept peu abordé en bande dessinée, et justement ça aurait été l'occasion de se défouler vraiment. Quand je voyais dans les comics Marvel et DC les femmes comme Black Widow ou Batgirl aux costumes lycra moulant leurs formes, ça faisait fantasmer l'ado que j'étais, aussi dans cet album, la frustration est grande car il n'y a rien de bien émoustillant à se mettre sous la dent. Le sexe reste très sage et ne sert qu'à illustrer la décadence de Saturne City.
Bon, l'intéressant, c'est qu'il y a un scénario, une réflexion, il n'y a pas de scènes érotiques à tout bout de champ et amenées n'importe comment ; le scénariste s'interroge sur l'utilité du super-héros qui a raccroché la cape mais qui voudrait bien la reprendre, mais l'ennui c'est qu'il prend trop son temps, et l'homosexualité est traitée de façon trop caricaturale, ça explique la profusion de sexes masculins par rapport aux sexes féminins qu'on voit peu. Seul le dessin de Kowalski reste le point positif de ce comics, je l'avais apprécié sur Badlands (Corbeyran/Rowalski) où il dessinait dejà son héroïne nue avec de belles courbes, mais l'ensemble ne m'a pas séduit comme je l'espérais.
On peut y voir au premier abord un beau récit d'aventure, l'histoire d'une traque au Canada, mais en dessous, on perçoit quelque chose de plus conséquent et de plus pertinent.
On s'offusque toujours devant les massacres indiens perpétrés par le gouvernement américain, soit par le massacre méthodique, soit par la spoliation et le vol des terres ordonnés, mais le voisin canadien n'a pas fait mieux. Car en dépit de sa politique fédéraliste qui se veut bienveillante, le Canada en a profité sous couvert de réhabilitation des populations autochtones, pour étouffer les volontés séparatistes dans ce pays, celle du Québec notamment, il y a toujours eu cette rivalité entre Français du Québec et Anglo-Saxons du Canada.
La création de réserves indiennes bricolées à la va-vite, la reconnaissance identitaire et le simulacre d'autonomie, ont participé au morcèlement de ces 2 clans, le Canada voulait donc diviser pour mieux régner ? sans aucun doute, la décohésion et la séparation étant la marque de fabrique du libéralisme anglais qui au sein de ses colonies a toujours maintenu une mainmise grâce à la discorde, ce fut pareil en Afrique et en Asie. J'ai été frappé à la lecture de bouquins très sérieux sur le sujet, de constater la violence employée par le Canada pour annihiler les Indiens récalcitrants. Ce pays n'est donc pas en reste face aux Etats-Unis dans ce domaine.
Cet album relate la fuite de Gabriel Dumont, l'un des principaux alliés de Louis Riel après la bataille de Batoche ; ces personnages et ces événements sont très peu connus parce que le Canada n'est pas très fier de tout ça, il valait mieux le cacher, mais les auteurs montrent des choses intéressantes comme cette indécision des métis qui a permis aux Canadiens de faire la différence face à leur adversaire. Les métis, naturellement tiraillés entre 2 identités antogonistes, sont un peu l'ancêtre du Québecois qui aujourd'hui ne sait pas trop s'il est une nation à part entière, le brassage culturel ayant bousillé tout ça.
Au niveau pictural, c'est très beau évidemment, mais comme dans les albums de Prugne tel Canoë Bay, ce n'est pas ce que j'ai envie de voir dans un western, ce genre d'images en mode aquarelle, je n'aime pas trop ça dans une Bd, d'autant plus que certaines vignettes sont broussailleuses et confuses par endroits et on a parfois du mal à distinguer ce qui se passe.
Encore une fois, un shojo romantique a une résumé intriguant et rapidement en le lisant je me mets à m'ennuyer.
J'ai trouvé ça intéressant qu'un shojo ait comme vedette un fille très masculine et un garçon très féminin, mais très vite cela tombe dans le style d'histoire romantique qui m'ennuie. Alors c'est l'histoire d'une capitaine d'un club de sport qui rencontre un gars tellement efféminé que tout le monde prend pour un gay vu qu'il a agit comme s'il sortait de La Cage aux folles et qui en fait est amoureux d'elle. Si l’héroïne est attachante, le héros devient vite chiant. L'humour ne m'a pas fait sourire et je m'en fous de savoir ce qui va leur arriver.
J'ai conscience que je ne fais pas partie du public-cible alors si vous êtes une adolescente qui adore les shojos, vous allez peut-être mieux accrocher que moi.
Nouveau Corbeyran et on ne change pas la formule. Et après le vin, le cognac, le café, voici le chocolat. Et Corbeyran de nous entrainer dans un récit… qui me fait tellement penser à ses autres productions du genre que je finis par plus remarquer ses tics d’écriture que m’intéresser aux personnages eux-mêmes.
Pourtant, ce n’est pas mal fait, Corbeyran sait raconter une histoire (c’est juste qu’il raconte toujours la même). On en apprend un peu sur l’art de la chocolaterie. Un personnage ambigu qui cache un passé trouble est là pour créer le suspense. Une stagiaire sourde et muette est là pour créer de l’émotion (Corbeyran aurait pris une manchote, ça aurait moins bien fonctionner car, comme le dit le dicton… ). Je parle uniquement de Corbeyran et j’oublie de mentionner le co-scénariste, Gourdon… Mais ce récit ressemble tellement à du Corbeyran que j’ai du mal à voir où Gourdon a pu mettre sa touche personnelle.
Le dessin de Chetville est classique dans ce genre. Il n’est pas désagréable du tout, relativement fin et précis. Le découpage est bon, les poses des personnages paraissent naturelles. Pas le genre de planche que j’afficherais dans ma bibliothèque mais du travail soigné pour une bande dessinée destinée à un large public. Seule la colorisation m’a fait peur au début (et surtout sur la page 5 où une scène de discothèque semble tout droit sortie d’un vieil album de Dany) mais cet aspect ne m’a plus spécialement choqué par la suite.
Si vous aimez ce genre de récit et si vous êtes fan de Corbeyran, vous trouverez ce à quoi vous vous attendez. Si vous cherchez quelque chose de neuf, je ne crois pas que cette série soit faite pour vous. Et, à titre personnel, je ne vais pas m’empresser de lire la suite.
Je sais cette collection dédiée à des récits de série B mais là nous sommes face à un grand classique du récit d’horreur, une expédition mystérieusement frappée par des catastrophes suspectes tandis qu’une belle passagère clandestine use de ses charmes pour rester dans l’ombre.
Durant toute la première partie du récit, je suis resté sur ma faim. Et ce n’est pas la présence de H.P. Lovecraft en début de récit, personnage utilisé ici comme caution du caractère étrange et spectaculaire du témoignage qui va nous être livré, qui va me faire changer d’avis. C’était décidément trop classique pour moi, trop prévisible et finalement mou et sans intérêt (avec en point d’orgue une attaque de crabes géants dont je me demande encore l’intérêt sinon de meubler quelques planches au milieu de l’album).
Et puis viennent la dernière partie et avec elle la bonne idée du récit. Du coup, je finis sur un sentiment moins négatif. Je ne suis pas subjugué mais je trouve regrettable de n’avoir finalement que peu utilisé cette dernière idée qui aurait pu à mes yeux procurer un bien plus grand climat d’angoisse que les péripéties prévisibles de la première moitié de l’album.
Le dessin de Jean-Jacques Dzialowski illustre parfaitement l’univers de Rodolphe, rien à redire à ce sujet. Le trait est lisible, le noir et blanc est parfaitement maîtrisé et le découpage est bon. Sans m’époustoufler, ce trait convient parfaitement à ce genre de récit.
A emprunter à l’occasion, si vous aimez les récits d’épouvante et les séries B mais l’ensemble manque d’originalité à mes yeux pour que j’en conseille l’achat.
Encore un manga tiré par les cheveux où un homme se transforme en femme et sème alors le trouble chez son meilleur ami. En effet, quand les femmes sont en sous effectifs par rapport au nombre d'hommes, des garçons changent de sexe. C'est aussi simple que cela.
On observera encore beaucoup de clichés sur les relations hommes-femmes. Toutes ces maladresses ne passeront pas inaperçues. Et puis, il y a cette naïveté du propos qui peut agacer à la longue. Pourtant, l'idée sous-jacente est plutôt assez positive: on peut aimer quelque soit le sexe.
Ce shôjo est traité selon une approche plutôt originale ce qui fait qu'il peut trouver son public. Quant à moi, je ne suis pas parvenu à accrocher.
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Oksa Pollock
Je suis plutôt bon public pour ce genre d'aventure mais là, j'ai remarqué que cela ne le fait pas. Pourtant, nous avons des auteurs de renom aux commandes. Il y a quelque chose qui ne va pas dans la mise en place puis dans la mise en scène. Les personnages manquent réellement d'épaisseur pour qu'on accroche vraiment. Et puis, il y a ces dialogues qui sonnent totalement faux. Tout les ingrédients étaient plutôt réunis: une adolescente de 13 ans en phase avec son époque et qui découvre qu'elle a de super pouvoirs. Sa vie bascule dans l'aventure. La base est tellement classique qu'il n'y a plus vraiment de surprise et de suspense. J'avoue m'être un peu ennuyé lors de cette lecture. C'est encore et toujours une sorte d'ersatz au monde développé par un certain Harry Potter. N'est pas J. K. Rowling qui veut.
Warlock - L'Intégrale
Je suis un peu lassé de ces reprises du passé qui inondent le marché de la bd actuelle. Cela fleure bon les années 70 avec cet Adam Warlock (appelé LUI) créé par un groupe de scientifiques. Notre héros va aller sur la contre-Terre pour affronter l'homme-bête afin de ramener la paix. On va alors louer notre sauteur universel dans une dimension presque christique. Cela sera sans moi ! Ce personnage est d'ailleurs mentionné dans une scène post-générique du film Les gardiens de la galaxie 2. On sait qu'il deviendra l'un des ennemis jurés de Thanos. Ses aventures cosmiques vont se croiser avec d'autres personnages de la galaxie Marvel. Pour ma part, je signerai bien une pétition du genre "On en a marre de ces Super-héros". Inutile de nous ressortir des limbes un de plus. Il ne se démarquera pas des autres.
L'Étrange Boutique de Miss Potimary
Franchement, le scénario ne casse pas des briques. Une vieille boutique gardée par Miss Potimary, un objet magique et voilà un fabuleux périple. C'est de l'archi convenu avec un grand manque d'originalité. Cependant, je me place dans la peau d'un jeune lectorat (9-12 ans) et là, je me dis que cela peut plaire et que c'est sans doute une évasion vers l'aventure fantastique. En effet, ce n'est pas trop mal réalisé. Le trait est d'une belle finesse et les couleurs sont assez sympathiques. Il y a également tout une ambiance assez entraînante. Dommage pour les facilités scénaristiques. Le suspense est réellement inexistant. Bref, on a vu mieux.
Les Mémoires de Vanitas
J'ai acheté les deux premier tomes pour les mêmes raisons qu'Im - Great Priest Imhotep' et au vu de ma note je ne pense pas que je vais surprendre grand monde en disant que je ne compte pas acheter et lire la suite. L'univers créé par l'auteure est vaguement intéressant et le dessin est très bon, sauf qu'en lisant le premier tome je me suis vite ennuyé et j'ai fini par abandonner au milieu du second tome. Les personnages ne sont pas franchement intéressants et j'ai même eu un peu de difficulté à me remémorer qui était qui. Le scénario est mal développé et c'est dommage parce que je trouve qu'un récit où des vampires qui affrontent des vampires qui attaquent des humains alors que c'est interdit aurait pu donner un scénario excitant. Peut-être que ça s'améliore par la suite, mais je n'ai aucune envie de le savoir. Pour les fans de l'auteure.
Sexe
Malgré son titre explicite, ce comics n'est pas vraiment excitant, il s'agit d'un mix de BD de super-héros et d'érotisme, un concept peu abordé en bande dessinée, et justement ça aurait été l'occasion de se défouler vraiment. Quand je voyais dans les comics Marvel et DC les femmes comme Black Widow ou Batgirl aux costumes lycra moulant leurs formes, ça faisait fantasmer l'ado que j'étais, aussi dans cet album, la frustration est grande car il n'y a rien de bien émoustillant à se mettre sous la dent. Le sexe reste très sage et ne sert qu'à illustrer la décadence de Saturne City. Bon, l'intéressant, c'est qu'il y a un scénario, une réflexion, il n'y a pas de scènes érotiques à tout bout de champ et amenées n'importe comment ; le scénariste s'interroge sur l'utilité du super-héros qui a raccroché la cape mais qui voudrait bien la reprendre, mais l'ennui c'est qu'il prend trop son temps, et l'homosexualité est traitée de façon trop caricaturale, ça explique la profusion de sexes masculins par rapport aux sexes féminins qu'on voit peu. Seul le dessin de Kowalski reste le point positif de ce comics, je l'avais apprécié sur Badlands (Corbeyran/Rowalski) où il dessinait dejà son héroïne nue avec de belles courbes, mais l'ensemble ne m'a pas séduit comme je l'espérais.
Le Chemin du couchant
On peut y voir au premier abord un beau récit d'aventure, l'histoire d'une traque au Canada, mais en dessous, on perçoit quelque chose de plus conséquent et de plus pertinent. On s'offusque toujours devant les massacres indiens perpétrés par le gouvernement américain, soit par le massacre méthodique, soit par la spoliation et le vol des terres ordonnés, mais le voisin canadien n'a pas fait mieux. Car en dépit de sa politique fédéraliste qui se veut bienveillante, le Canada en a profité sous couvert de réhabilitation des populations autochtones, pour étouffer les volontés séparatistes dans ce pays, celle du Québec notamment, il y a toujours eu cette rivalité entre Français du Québec et Anglo-Saxons du Canada. La création de réserves indiennes bricolées à la va-vite, la reconnaissance identitaire et le simulacre d'autonomie, ont participé au morcèlement de ces 2 clans, le Canada voulait donc diviser pour mieux régner ? sans aucun doute, la décohésion et la séparation étant la marque de fabrique du libéralisme anglais qui au sein de ses colonies a toujours maintenu une mainmise grâce à la discorde, ce fut pareil en Afrique et en Asie. J'ai été frappé à la lecture de bouquins très sérieux sur le sujet, de constater la violence employée par le Canada pour annihiler les Indiens récalcitrants. Ce pays n'est donc pas en reste face aux Etats-Unis dans ce domaine. Cet album relate la fuite de Gabriel Dumont, l'un des principaux alliés de Louis Riel après la bataille de Batoche ; ces personnages et ces événements sont très peu connus parce que le Canada n'est pas très fier de tout ça, il valait mieux le cacher, mais les auteurs montrent des choses intéressantes comme cette indécision des métis qui a permis aux Canadiens de faire la différence face à leur adversaire. Les métis, naturellement tiraillés entre 2 identités antogonistes, sont un peu l'ancêtre du Québecois qui aujourd'hui ne sait pas trop s'il est une nation à part entière, le brassage culturel ayant bousillé tout ça. Au niveau pictural, c'est très beau évidemment, mais comme dans les albums de Prugne tel Canoë Bay, ce n'est pas ce que j'ai envie de voir dans un western, ce genre d'images en mode aquarelle, je n'aime pas trop ça dans une Bd, d'autant plus que certaines vignettes sont broussailleuses et confuses par endroits et on a parfois du mal à distinguer ce qui se passe.
My Fair Honey Boy
Encore une fois, un shojo romantique a une résumé intriguant et rapidement en le lisant je me mets à m'ennuyer. J'ai trouvé ça intéressant qu'un shojo ait comme vedette un fille très masculine et un garçon très féminin, mais très vite cela tombe dans le style d'histoire romantique qui m'ennuie. Alors c'est l'histoire d'une capitaine d'un club de sport qui rencontre un gars tellement efféminé que tout le monde prend pour un gay vu qu'il a agit comme s'il sortait de La Cage aux folles et qui en fait est amoureux d'elle. Si l’héroïne est attachante, le héros devient vite chiant. L'humour ne m'a pas fait sourire et je m'en fous de savoir ce qui va leur arriver. J'ai conscience que je ne fais pas partie du public-cible alors si vous êtes une adolescente qui adore les shojos, vous allez peut-être mieux accrocher que moi.
Le Maître Chocolatier
Nouveau Corbeyran et on ne change pas la formule. Et après le vin, le cognac, le café, voici le chocolat. Et Corbeyran de nous entrainer dans un récit… qui me fait tellement penser à ses autres productions du genre que je finis par plus remarquer ses tics d’écriture que m’intéresser aux personnages eux-mêmes. Pourtant, ce n’est pas mal fait, Corbeyran sait raconter une histoire (c’est juste qu’il raconte toujours la même). On en apprend un peu sur l’art de la chocolaterie. Un personnage ambigu qui cache un passé trouble est là pour créer le suspense. Une stagiaire sourde et muette est là pour créer de l’émotion (Corbeyran aurait pris une manchote, ça aurait moins bien fonctionner car, comme le dit le dicton… ). Je parle uniquement de Corbeyran et j’oublie de mentionner le co-scénariste, Gourdon… Mais ce récit ressemble tellement à du Corbeyran que j’ai du mal à voir où Gourdon a pu mettre sa touche personnelle. Le dessin de Chetville est classique dans ce genre. Il n’est pas désagréable du tout, relativement fin et précis. Le découpage est bon, les poses des personnages paraissent naturelles. Pas le genre de planche que j’afficherais dans ma bibliothèque mais du travail soigné pour une bande dessinée destinée à un large public. Seule la colorisation m’a fait peur au début (et surtout sur la page 5 où une scène de discothèque semble tout droit sortie d’un vieil album de Dany) mais cet aspect ne m’a plus spécialement choqué par la suite. Si vous aimez ce genre de récit et si vous êtes fan de Corbeyran, vous trouverez ce à quoi vous vous attendez. Si vous cherchez quelque chose de neuf, je ne crois pas que cette série soit faite pour vous. Et, à titre personnel, je ne vais pas m’empresser de lire la suite.
Voyage au pays de la peur
Je sais cette collection dédiée à des récits de série B mais là nous sommes face à un grand classique du récit d’horreur, une expédition mystérieusement frappée par des catastrophes suspectes tandis qu’une belle passagère clandestine use de ses charmes pour rester dans l’ombre. Durant toute la première partie du récit, je suis resté sur ma faim. Et ce n’est pas la présence de H.P. Lovecraft en début de récit, personnage utilisé ici comme caution du caractère étrange et spectaculaire du témoignage qui va nous être livré, qui va me faire changer d’avis. C’était décidément trop classique pour moi, trop prévisible et finalement mou et sans intérêt (avec en point d’orgue une attaque de crabes géants dont je me demande encore l’intérêt sinon de meubler quelques planches au milieu de l’album). Et puis viennent la dernière partie et avec elle la bonne idée du récit. Du coup, je finis sur un sentiment moins négatif. Je ne suis pas subjugué mais je trouve regrettable de n’avoir finalement que peu utilisé cette dernière idée qui aurait pu à mes yeux procurer un bien plus grand climat d’angoisse que les péripéties prévisibles de la première moitié de l’album. Le dessin de Jean-Jacques Dzialowski illustre parfaitement l’univers de Rodolphe, rien à redire à ce sujet. Le trait est lisible, le noir et blanc est parfaitement maîtrisé et le découpage est bon. Sans m’époustoufler, ce trait convient parfaitement à ce genre de récit. A emprunter à l’occasion, si vous aimez les récits d’épouvante et les séries B mais l’ensemble manque d’originalité à mes yeux pour que j’en conseille l’achat.
Switch Love
Encore un manga tiré par les cheveux où un homme se transforme en femme et sème alors le trouble chez son meilleur ami. En effet, quand les femmes sont en sous effectifs par rapport au nombre d'hommes, des garçons changent de sexe. C'est aussi simple que cela. On observera encore beaucoup de clichés sur les relations hommes-femmes. Toutes ces maladresses ne passeront pas inaperçues. Et puis, il y a cette naïveté du propos qui peut agacer à la longue. Pourtant, l'idée sous-jacente est plutôt assez positive: on peut aimer quelque soit le sexe. Ce shôjo est traité selon une approche plutôt originale ce qui fait qu'il peut trouver son public. Quant à moi, je ne suis pas parvenu à accrocher.