J'avoue que c'est plutôt bien dessiné mais je n'ai guère souscrit à ce récit qui m'a paru assez ennuyeux à la lecture. Certes, c'est plutôt audacieux avec ce sujet sur les otakus version féminine.
L'audace provient du fait qu'une lycéenne éprouve des fantasmes sur les garçons gay. Pourquoi pas, après tout ? Mais bon, il y a sans doute mieux. C'est un pitch de départ pour donner lieu à des quiproquos amusants.
Cependant, c'est trop déjanté pour me plaire. Cela part dans tous les sens. On peut rire de tout mais encore faut-il que cela soit bien réalisé c'est à dire avec subtilité. Plaisanterie et parodie seront au rendez-vous. Une lecture un peu lourde au niveau des dialogues.
Moi, je passe mon tour sur ce titre et c'est sans regret.
J'ai retrouvé dans ce manga tout ce que je n'aime guère. C'est vrai que c'est sur un mode plutôt comique. Cependant, je n'ai pas goûté de cet humour beaucoup trop poussif.
Cela commence d'ailleurs par une scène de lycéen qui dans la classe se situe à un endroit plutôt frais alors que ses camarades meurent de chaud. L'un d'eux s'approche vers lui pour dire qu'il a de la chance comme être le fils de Dieu. En vérité, c'est bien le cas. Voilà, le genre d'humour que l'on va avoir au fur et à mesure de l'avancée de ce récit.
Les filles lui tombent dans les bras comme par magie. La vie de Samatarô n’est pas de tout repos : le moindre de ses souhaits est exaucé par son père (à savoir Dieu), ce qui provoque quelques incidents cocasses mais plutôt gênants.
C'est léger, sans doute trop mais cela peut plaire à un public jeune et féminin.
C'est en lisant cet album que je réalise que je ne connaissais vraiment pas la scène rock Européenne des années 60. Et je ne connaissais même ce fameux Vince Taylor qui pourtant semblait à l'époque presque aussi connu que Johnny Hallyday et cherchait à jouer dans la même cour qu'Elvis Presley ou Jerry Lee Lewis. Et comme du coup, j'ai écouté certaines de ses musiques pour voir à quoi elles ressemblaient, effectivement je les trouve pas mal.
Mais cet album m'a rendu ce personnage finalement bien antipathique.
D'emblée, je n'ai pas apprécié le graphisme. Je n'aime pas cette manière de dessiner avec un encrage en noir profond mais rendu rugueux car manquant des pleins et des déliés qui pourraient lui donner du charme. Je n'aime pas les poses figées et surjouées des personnages. Et je n'aime pas l'inconstance de leurs visages selon qu'on les regarde de face, de profil ou d'autres angles.
Je n'ai pas apprécié non plus la manière de raconter la vie de ce rockeur. Comme trop de biographies, elles abuse des flash-back et des sauts dans le temps, en avant et en arrière, pour un résultat décousu. Cela reste acceptable sur la première partie de l'album mais quand viennent s'y ajouter les crises de folie et les délires du héros vers la fin du récit, cela devient pénible.
Car ce fameux Vince Taylor y est dès les premières pages présenté comme un névrosé, traumatisé durant sa jeunesse par les bombardements de la seconde guerre mondiale à Londres. Et peu à peu, de simple névrosé, il tourne de plus en plus psychopathe au point de devenir détestable dans son comportement.
Si je salue le fait de m'avoir permis de découvrir ce rockeur à la musique intéressante dans une époque musicale que finalement je connaissais mal, je n'ai pas pris plaisir à la lecture de cette BD et le personnage m'a finalement vraiment rebuté.
Avec un tel titre, je pensais vraiment que Manara allait profiter du sujet qui était parfait pour se prêter à de l'érotisme savant dont il a le secret et qui nous régale depuis des années. Malheureusement, la surprise fut grande de découvrir qu'il ne parlait même pas du Kama Sutra, ce recueil indien brahmanique de règles rituelles et de positions amoureuses. Eh ben non, ça aurait été trop beau, au lieu de ça, Manara gâche ce sujet en or pour une stupide histoire autour d'une fille en fuite, avec une succession de saynètes ridicules et sans grand intérêt. A quoi ça sert donc un tel titre ? C'est un piège à gogo pour attirer le lecteur ? j'en ai bien l'impression !
Cette version très fantaisiste du Kama Sutra vue par Manara est une sorte de condensé où il reprend des éléments vus dans ses précédents ouvrages comme Le Déclic, Le Parfum de l'Invisible, Gulliveriana, Révolution et plusieurs récits courts repris en différents recueils ; on reconnait les mêmes fantasmes, les mêmes filles, les situations à peu près identiques, bref ce n'est pas intéressant et même ennuyeux. Visuellement, c'est également surprenant, ces successions de petites cases , je ne trouve pas ça très original, il n'y a que le trait du grand auteur italien qui reste magique, avec ses femmes toujours aussi sublimes, mais le scénario comme souvent chez lui est décevant.
Le titre de ce one-shot est bien trouvé parce qu'il y a eu une grande distance entre moi et le récit !
J'aurais pourtant aimé pouvoir apprécier cet album qui met en vedette un jeune homme de mon âge qui a des problèmes auxquels je peux m'identifier et surtout tout le coté mystérieux de son nouveau patron est intéressant... sauf que je me suis rapidement ennuyé. Malgré tous mes efforts je n'ai pas réussi à rentrer dans le récit et j'ai même fini par ne plus en avoir à foutre du patron et de sa personnalité un peu hors du commun. Lorsqu'il y avait une scène censée me toucher, je ne ressentais rien hormis l'ennui. Je n'ai pas trop aimé le dessin non plus, ce qui doit expliquer en partie pourquoi je n'ai pas réussi à apprécier ce récit.
Bon, je ne considère pas que c'est en soit une mauvaise BD en soi. Si vous aimez les histoires très contemplatives où il y a très peu d'action et où pratiquement n'importe quoi qui semble insignifiant est mis en avant, vous aurez plus de chance de mieux apprécier ce récit que moi.
Le problème de ce genre de pot pourri, c'est l'inégalité dans la qualité des historiettes. Certaines sont bonnes, d'autre moyennes et quelques unes dispensables.
Quand en plus le postulat de base est un peu gnian gnian, on a une oeuvre qui pour moi n'a pas d'intérêt profond.
Graphiquement c'est très réussi. C'est joli, les femmes sont belles et Jim se plait à les dénuder et/ou les sexualiser. Malgré tout il y a une forme de classicisme qui engonce encore plus les histoires.
Une lecture qui ne me laisse aucun souvenir lorsque l'album se referme.
Mouais, ben le moins que je puisse dire, c’est que j’ai été nettement enthousiasmé par ma lecture que mon prédécesseur ! Je suis pourtant bon client d’humour (sur tous les tons), en particulier sous forme de strips gags. La lecture de l’avis précédent m’avait convaincu de rechercher ce qui s’apparentait à une pépite rare.
En fait, si la rareté est bien là, je n’ai pas trouvé l’ensemble bien emballant. Si certains gags m’ont amusé et bien fait sourire, je dois reconnaître que la majorité des autres m’ont paru quelconques, d’un humour mou, manquant d’imagination et de punch.
Les mésaventures de Marcel (généralement au volant de sa bagnole) et de quelques-un(e)s de ses ami(e)s sont souvent lourdingues et manquent singulièrement d’intérêt.
Bref, j’ai traversé cet album sans trop de difficulté, mais je l’aurai très rapidement oublié je pense.
Le bus est le point commun à toutes ces petites histoires d’amourettes entre lycéens. J’avoue m’être royalement ennuyé. Pour autant, il y a des fois où ce moyen de transport n’est pas vraiment présent. Il fallait coute que coute un fil conducteur.
Comme à chaque fois, les récits sont d’inégales valeurs. Si la première nouvelle m’a apporté satisfaction, ce ne fut pas le cas du reste à quelques exceptions près. Au final, on ne retient pas grand-chose ce qui explique mes 2 étoiles.
Au niveau du dessin, c’est assez fouillis sans faire dans l’élégance du trait. Bref, il n’y a pas d’effort particulier de ce côté-là. D'ailleurs, la commercialisation de ce titre a été stoppée faute de succès. On peut comprendre pourquoi.
A titre personnel, je ne suis pas tombé sous le charme de ce récit qui joue avec les paradoxes temporels sans me convaincre. Et c’est vraiment au niveau de la conception de l’intrigue que ça coince chez moi, avec un twist final dans lequel j’ai du mal à trouver une logique.
A côté de cela, j’ai vraiment bien aimé le dessin, très accessible. Sa netteté lui apporte une froideur qui cadre bien avec l’aspect technique et l’ambiance générale de l’album. La mise en page est soignée et le format réduit nous donne vraiment le sentiment de nous plonger dans un roman de science-fiction.
Les personnages sont intéressants, le concept même de la série est intéressant… mais voilà, je n’ai pas compris la logique du récit et du coup tout est tombé à l’eau. Bof donc, mais c’est une appréciation, pour le coup, très personnelle (et si ça se trouve, c’est juste parce que je suis con que j’ai pas capté la subtilité du truc).
J’ai emprunté les deux premiers tomes en pensant qu’il s’agissait d’un cycle complet. En fait, il n’en est rien, un troisième tome, a minima, sera indispensable si l’on veut connaître la fin de cette histoire.
Sinon, ça raconte quoi ? Ben c’est du gros délire à l’américaine (même si scénarisé par un auteur français), mélange de styles humour/action/thriller qui ne se prendrait pas au sérieux, qui se moquerait du puritanisme hypocrite qui sévirait outre-Atlantique… mais qui se comporterait de même (couverture aguicheuse, héroïne sexy, allusions coquines… mais pas un téton en vue). Une série pop-corn destinée à de grands ados un peu attardés (même si d’autres peuvent apprécier) qui jubileraient devant une bombasse qui ne parvient pas à remonter la tirette de sa combinaison du fait de ses proéminences mammaires, qui trouveraient excitantes deux lesbiennes nues attachées à un bûcher.
Perso, ça peut me plaire si le délire joue en plein et si la critique est judicieuse. Mais ici, il n’y a pas de véritable critique de quoi que ce soit et le délire emprunte des chemins tout de même très balisés, très prévisibles.
Reste le dessin et l’action. Côté dessin, c’est plutôt agréable, je trouve, avec un auteur dont le trait n’est pas sans me rappeler celui de Berthet (en moins fignolé mais quand même). La mise en page est soignée et les scènes d’action sont bien construites. Et côté action, justement, ben là à nouveau je coince un peu. C’est tellement du n’importe quoi pas crédible pour un sou que même si cet aspect est totalement assumé il ne m’a pas vraiment convaincu.
En résumé pour moi :
- Dessin ok ;
- Humour digne d’American Pie 4 ;
- Action bien présente mais c’est du grand n’importe quoi ;
- Ambiance sexy qui m’aurait ravi lorsque j’avais 12-13 ans… mais plus spécialement aujourd’hui ;
- Scénario improbable qui semble improvisé dans le deuxième tome et qui sert surtout de prétexte pour cet humour graveleux mais pudibond et ces scènes d’action improbables.
- Une conclusion encore à venir… mais que je n’ai pas spécialement envie de lire.
Je passe.
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Otaku Girls
J'avoue que c'est plutôt bien dessiné mais je n'ai guère souscrit à ce récit qui m'a paru assez ennuyeux à la lecture. Certes, c'est plutôt audacieux avec ce sujet sur les otakus version féminine. L'audace provient du fait qu'une lycéenne éprouve des fantasmes sur les garçons gay. Pourquoi pas, après tout ? Mais bon, il y a sans doute mieux. C'est un pitch de départ pour donner lieu à des quiproquos amusants. Cependant, c'est trop déjanté pour me plaire. Cela part dans tous les sens. On peut rire de tout mais encore faut-il que cela soit bien réalisé c'est à dire avec subtilité. Plaisanterie et parodie seront au rendez-vous. Une lecture un peu lourde au niveau des dialogues. Moi, je passe mon tour sur ce titre et c'est sans regret.
Oh my God !
J'ai retrouvé dans ce manga tout ce que je n'aime guère. C'est vrai que c'est sur un mode plutôt comique. Cependant, je n'ai pas goûté de cet humour beaucoup trop poussif. Cela commence d'ailleurs par une scène de lycéen qui dans la classe se situe à un endroit plutôt frais alors que ses camarades meurent de chaud. L'un d'eux s'approche vers lui pour dire qu'il a de la chance comme être le fils de Dieu. En vérité, c'est bien le cas. Voilà, le genre d'humour que l'on va avoir au fur et à mesure de l'avancée de ce récit. Les filles lui tombent dans les bras comme par magie. La vie de Samatarô n’est pas de tout repos : le moindre de ses souhaits est exaucé par son père (à savoir Dieu), ce qui provoque quelques incidents cocasses mais plutôt gênants. C'est léger, sans doute trop mais cela peut plaire à un public jeune et féminin.
Vince Taylor - L'Ange noir
C'est en lisant cet album que je réalise que je ne connaissais vraiment pas la scène rock Européenne des années 60. Et je ne connaissais même ce fameux Vince Taylor qui pourtant semblait à l'époque presque aussi connu que Johnny Hallyday et cherchait à jouer dans la même cour qu'Elvis Presley ou Jerry Lee Lewis. Et comme du coup, j'ai écouté certaines de ses musiques pour voir à quoi elles ressemblaient, effectivement je les trouve pas mal. Mais cet album m'a rendu ce personnage finalement bien antipathique. D'emblée, je n'ai pas apprécié le graphisme. Je n'aime pas cette manière de dessiner avec un encrage en noir profond mais rendu rugueux car manquant des pleins et des déliés qui pourraient lui donner du charme. Je n'aime pas les poses figées et surjouées des personnages. Et je n'aime pas l'inconstance de leurs visages selon qu'on les regarde de face, de profil ou d'autres angles. Je n'ai pas apprécié non plus la manière de raconter la vie de ce rockeur. Comme trop de biographies, elles abuse des flash-back et des sauts dans le temps, en avant et en arrière, pour un résultat décousu. Cela reste acceptable sur la première partie de l'album mais quand viennent s'y ajouter les crises de folie et les délires du héros vers la fin du récit, cela devient pénible. Car ce fameux Vince Taylor y est dès les premières pages présenté comme un névrosé, traumatisé durant sa jeunesse par les bombardements de la seconde guerre mondiale à Londres. Et peu à peu, de simple névrosé, il tourne de plus en plus psychopathe au point de devenir détestable dans son comportement. Si je salue le fait de m'avoir permis de découvrir ce rockeur à la musique intéressante dans une époque musicale que finalement je connaissais mal, je n'ai pas pris plaisir à la lecture de cette BD et le personnage m'a finalement vraiment rebuté.
Le Kama Sutra
Avec un tel titre, je pensais vraiment que Manara allait profiter du sujet qui était parfait pour se prêter à de l'érotisme savant dont il a le secret et qui nous régale depuis des années. Malheureusement, la surprise fut grande de découvrir qu'il ne parlait même pas du Kama Sutra, ce recueil indien brahmanique de règles rituelles et de positions amoureuses. Eh ben non, ça aurait été trop beau, au lieu de ça, Manara gâche ce sujet en or pour une stupide histoire autour d'une fille en fuite, avec une succession de saynètes ridicules et sans grand intérêt. A quoi ça sert donc un tel titre ? C'est un piège à gogo pour attirer le lecteur ? j'en ai bien l'impression ! Cette version très fantaisiste du Kama Sutra vue par Manara est une sorte de condensé où il reprend des éléments vus dans ses précédents ouvrages comme Le Déclic, Le Parfum de l'Invisible, Gulliveriana, Révolution et plusieurs récits courts repris en différents recueils ; on reconnait les mêmes fantasmes, les mêmes filles, les situations à peu près identiques, bref ce n'est pas intéressant et même ennuyeux. Visuellement, c'est également surprenant, ces successions de petites cases , je ne trouve pas ça très original, il n'y a que le trait du grand auteur italien qui reste magique, avec ses femmes toujours aussi sublimes, mais le scénario comme souvent chez lui est décevant.
Courtes Distances
Le titre de ce one-shot est bien trouvé parce qu'il y a eu une grande distance entre moi et le récit ! J'aurais pourtant aimé pouvoir apprécier cet album qui met en vedette un jeune homme de mon âge qui a des problèmes auxquels je peux m'identifier et surtout tout le coté mystérieux de son nouveau patron est intéressant... sauf que je me suis rapidement ennuyé. Malgré tous mes efforts je n'ai pas réussi à rentrer dans le récit et j'ai même fini par ne plus en avoir à foutre du patron et de sa personnalité un peu hors du commun. Lorsqu'il y avait une scène censée me toucher, je ne ressentais rien hormis l'ennui. Je n'ai pas trop aimé le dessin non plus, ce qui doit expliquer en partie pourquoi je n'ai pas réussi à apprécier ce récit. Bon, je ne considère pas que c'est en soit une mauvaise BD en soi. Si vous aimez les histoires très contemplatives où il y a très peu d'action et où pratiquement n'importe quoi qui semble insignifiant est mis en avant, vous aurez plus de chance de mieux apprécier ce récit que moi.
De beaux moments
Le problème de ce genre de pot pourri, c'est l'inégalité dans la qualité des historiettes. Certaines sont bonnes, d'autre moyennes et quelques unes dispensables. Quand en plus le postulat de base est un peu gnian gnian, on a une oeuvre qui pour moi n'a pas d'intérêt profond. Graphiquement c'est très réussi. C'est joli, les femmes sont belles et Jim se plait à les dénuder et/ou les sexualiser. Malgré tout il y a une forme de classicisme qui engonce encore plus les histoires. Une lecture qui ne me laisse aucun souvenir lorsque l'album se referme.
Marcel
Mouais, ben le moins que je puisse dire, c’est que j’ai été nettement enthousiasmé par ma lecture que mon prédécesseur ! Je suis pourtant bon client d’humour (sur tous les tons), en particulier sous forme de strips gags. La lecture de l’avis précédent m’avait convaincu de rechercher ce qui s’apparentait à une pépite rare. En fait, si la rareté est bien là, je n’ai pas trouvé l’ensemble bien emballant. Si certains gags m’ont amusé et bien fait sourire, je dois reconnaître que la majorité des autres m’ont paru quelconques, d’un humour mou, manquant d’imagination et de punch. Les mésaventures de Marcel (généralement au volant de sa bagnole) et de quelques-un(e)s de ses ami(e)s sont souvent lourdingues et manquent singulièrement d’intérêt. Bref, j’ai traversé cet album sans trop de difficulté, mais je l’aurai très rapidement oublié je pense.
Bus for Spring
Le bus est le point commun à toutes ces petites histoires d’amourettes entre lycéens. J’avoue m’être royalement ennuyé. Pour autant, il y a des fois où ce moyen de transport n’est pas vraiment présent. Il fallait coute que coute un fil conducteur. Comme à chaque fois, les récits sont d’inégales valeurs. Si la première nouvelle m’a apporté satisfaction, ce ne fut pas le cas du reste à quelques exceptions près. Au final, on ne retient pas grand-chose ce qui explique mes 2 étoiles. Au niveau du dessin, c’est assez fouillis sans faire dans l’élégance du trait. Bref, il n’y a pas d’effort particulier de ce côté-là. D'ailleurs, la commercialisation de ce titre a été stoppée faute de succès. On peut comprendre pourquoi.
Aiôn
A titre personnel, je ne suis pas tombé sous le charme de ce récit qui joue avec les paradoxes temporels sans me convaincre. Et c’est vraiment au niveau de la conception de l’intrigue que ça coince chez moi, avec un twist final dans lequel j’ai du mal à trouver une logique. A côté de cela, j’ai vraiment bien aimé le dessin, très accessible. Sa netteté lui apporte une froideur qui cadre bien avec l’aspect technique et l’ambiance générale de l’album. La mise en page est soignée et le format réduit nous donne vraiment le sentiment de nous plonger dans un roman de science-fiction. Les personnages sont intéressants, le concept même de la série est intéressant… mais voilà, je n’ai pas compris la logique du récit et du coup tout est tombé à l’eau. Bof donc, mais c’est une appréciation, pour le coup, très personnelle (et si ça se trouve, c’est juste parce que je suis con que j’ai pas capté la subtilité du truc).
Red Skin
J’ai emprunté les deux premiers tomes en pensant qu’il s’agissait d’un cycle complet. En fait, il n’en est rien, un troisième tome, a minima, sera indispensable si l’on veut connaître la fin de cette histoire. Sinon, ça raconte quoi ? Ben c’est du gros délire à l’américaine (même si scénarisé par un auteur français), mélange de styles humour/action/thriller qui ne se prendrait pas au sérieux, qui se moquerait du puritanisme hypocrite qui sévirait outre-Atlantique… mais qui se comporterait de même (couverture aguicheuse, héroïne sexy, allusions coquines… mais pas un téton en vue). Une série pop-corn destinée à de grands ados un peu attardés (même si d’autres peuvent apprécier) qui jubileraient devant une bombasse qui ne parvient pas à remonter la tirette de sa combinaison du fait de ses proéminences mammaires, qui trouveraient excitantes deux lesbiennes nues attachées à un bûcher. Perso, ça peut me plaire si le délire joue en plein et si la critique est judicieuse. Mais ici, il n’y a pas de véritable critique de quoi que ce soit et le délire emprunte des chemins tout de même très balisés, très prévisibles. Reste le dessin et l’action. Côté dessin, c’est plutôt agréable, je trouve, avec un auteur dont le trait n’est pas sans me rappeler celui de Berthet (en moins fignolé mais quand même). La mise en page est soignée et les scènes d’action sont bien construites. Et côté action, justement, ben là à nouveau je coince un peu. C’est tellement du n’importe quoi pas crédible pour un sou que même si cet aspect est totalement assumé il ne m’a pas vraiment convaincu. En résumé pour moi : - Dessin ok ; - Humour digne d’American Pie 4 ; - Action bien présente mais c’est du grand n’importe quoi ; - Ambiance sexy qui m’aurait ravi lorsque j’avais 12-13 ans… mais plus spécialement aujourd’hui ; - Scénario improbable qui semble improvisé dans le deuxième tome et qui sert surtout de prétexte pour cet humour graveleux mais pudibond et ces scènes d’action improbables. - Une conclusion encore à venir… mais que je n’ai pas spécialement envie de lire. Je passe.