Gulliveriana

Note: 2.44/5
(2.44/5 pour 16 avis)

La délurée Gulliveriana ouvre la porte de mondes fantastiques, peuplés de nains monarchistes, de géants badins, d'étalons libidineux et de nymphomanes frustrées.


Adaptations de romans en BD Auteurs italiens Géantes et Géants Manara

La délurée Gulliveriana ouvre la porte de mondes fantastiques, peuplés de nains monarchistes, de géants badins, d'étalons libidineux et de nymphomanes frustrées. Des aventures très librement inspirées des Voyages de Gulliver, que des décennies de tradition scolaire paraissaient avoir définitivement réservés aux enfants sages. Qui mieux que l'impertinent et sulfureux Manara pouvait rendre aux adultes ce conte philosophique voluptueusement revisité ? texte : Les Humanos

Scénario
Oeuvre originale
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 1996
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Gulliveriana © Les Humanoïdes Associés 1996
Les notes
Note: 2.44/5
(2.44/5 pour 16 avis)
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27/05/2003 | ArzaK
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L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà un album assez représentatif de la majorité des albums de Manara, que ce soit pour ses qualités ou ses défauts. Commençons par les qualités, qui « sautent aux yeux », puisqu’elles sont graphiques. Le bonhomme a un excellent coup de crayon, et dessine sacrément bien les corps féminins. Souvent sur le même modèle, mais comme ici il n’y a qu’une femme qui retient notre attention (sauf dans les toutes dernières pages, qui ont des airs d’orgie soft), on n’a pas l’impression qu’un moule a enfanté toutes les protagonistes de l’histoire. Et, comme souvent (toujours ?), il place ces femmes dans des postures suggestives. C’est le cas ici, dès les premières pages, où nous découvrons notre héroïne en maillot de bain – pas pour longtemps ! l’arrivée sur la plage et la rencontre avec les Lilliputiens est le prétexte à moult poses érotiques lorsqu’elle se débat. Cet aspecte peut satisfaire et contenter certains lecteurs c'est clair. Par ailleurs, autant Gulliveriana a droit à un trait fin et précis, j’ai trouvé que décors (minimalistes) et foule des Lilliputiens avaient eux droit à moins d’égard, le dessin est clairement moins précis (moins détaillé en tout cas), comme la mise au point n’était faite que sur la donzelle, le reste n’étant qu’accessoire – au moins ce « flou » a le mérite d’être clair, non ? On peut donc se rincer l’œil – mais pas tant que ça, car c’est un érotisme suggéré et il n’y a rien d’explicite (aucune scène de sexe, juste le cul et le con de l’héroïne complaisamment exhibés). Mais c’est tout hélas. Car on arrive au défaut récurrent chez cet auteur, à savoir un scénario relativement indigent. Disons qu’il tient sur le bout de tissu qui cache parfois le sexe de l’héroïne, c’est dire ! Bon, vous l’avez compris, la satire sociale, le côté pamphlétaire du roman original de Swift sont passés à la trappe. Mais l’histoire conservée ou réécrite par Manara (il garde vaguement les moments importants du roman) – vite lue au demeurant, les textes sont rares et peu fouillés – ressemble plus à une suite de saynètes qu’à une intrigue digne de ce nom, une suite de prétextes pour montrer Gulliveriana sous tous les angles. Un album sans doute à réserver aux voyeurs se contentant d’exhibitions softs et/ou aux fans complétistes de Manara pour l'achat. Mais une lecture que j'ai trouvé globalement décevante (même si pas déplaisante à regarder). Note réelle 2,5/5.

29/06/2023 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
L'avatar du posteur Yann135

Pas trop de surprise avec cet album, le titre est évocateur. Non ? Vous n’avez pas compris ? Manara se fait plaisir en nous offrant sa version des aventures de Gulliver. Le problème c’est qu’il n’a sans doute lu que quelques pages de l’œuvre de Swift, car au niveau du scénario c’est bien pauvre. Bon je vous l’accorde, on ne bouquine pas un ouvrage de Manara principalement pour l’histoire mais bien pour son graphisme si reconnaissable et surtout pour ses héroïnes plutôt dévêtues qu’habillées. Pour le côté érotique, vous ne serez pas déçus. Du croustillant mais sans plus. Le dessin est vraiment magnifique. Les femmes ont des silhouettes sensuelles comme très souvent avec Manara. Le corps féminin est porté au pinacle du ravissement. Sans vulgarité. Vous pouvez vous laisser aller à cette balade émoustillante aux pays des lilliputiens pour le plaisir des yeux, même si cet album n’est pas le meilleur du maitre italien de l’érotisme.

22/12/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

En 1996, après le tome 3 du Déclic, Manara s'attaque à la littérature anglaise avec cette adaptation friponne du roman de Swift. Il imagine donc une splendide jeune femme qui va connaître les mêmes aventures que le docteur Gulliver, mais en saupoudrant tout ça d'images coquines qui comme il le fera plus tard dans "la Métamorphose de Lucius", sont destinées à stimuler l'imagination. Il n'y a pas de coïts frénétiques ou de séquences grivoises comme dans certaines autres Bd de Manara, seulement le plaisir de regarder une belle fille nue évoluer avec grâce. Car l'auteur la dessine peu vêtue et la place dans des situations et des postures destinées à nourrir des fantasmes, comme à son habitude, exprimant ainsi pleinement sa fascination pour le corps féminin (qu'il excelle à dessiner), bien mise en valeur dans quelques pleines pages. Le résultat est beau, agréable, sensuel grâce à cette héroïne aux jambes interminables et au charme mutin, même si ce scénario léger est plus un prétexte à montrer des fesses. L'achat est dispensable vu la lecture trop rapide, même en s'attardant sur les courbes de l'héroïne, elle peut se faire aisément en bibliothèque.

09/09/2013 (modifier)
Par Jetjet
Note: 1/5
L'avatar du posteur Jetjet

Ce qu'il y a de bien chez cet auteur c'est que les oeuvres se suivent et se ressemblent mais pour la dernière histoire que j'aurais lue de Manara (en trouver une satisfaisante et pas forcément érotique me ferait sûrement plaisir néanmoins), le fait d'avoir repris à son compte et sur un versant féminin la célèbre histoire de Gulliver permet de trouver un "mince" intérêt scénaristique. Ben oui le titre annonce la couleur tout comme le triste Pinocchia de Francis Leroi : on prend un héros célèbre, on le rend attrayant en lui donnant le beau sexe et comme il s'agit d'une adaptation, le matériel est déjà là et on peut le pimenter de prestations érotiques. Voilà le "pitch" est là, pour les plus courageux, rappelons que Gulliver narre les aventures d'un marin devenu géant dans un monde de lilliputiens et qu’il s’agira d’un prétexte pour voir la demoiselle en gros plan et de façon dénudée sous tous les angles…. Et sinon ? Ben je préfère cet univers à celui des années chic et choc et surtout kitschissimes des années 80 du Déclic ou du Parfum de l’invisible mais sorti de là, pas d’érection ni d’intérêt plus que le temps de la lecture qui doit approximativement approcher des 15 minutes en prenant mon temps ou mon mal en patience…. Euh un point positif ? Oui : Manara dessine bien les femmes et son héroïne en particulier mais bâcle encore plus les décors qu’à l’accoutumée. Une anecdote ? La couverture de la récente réédition intégrale de Borgia du même auteur ressemble curieusement à cette vieille édition des Humanos que j’ai actuellement en mains et qui va finir d’ici peu chez mon beau-frère peu regardant sur le contenu mais sur les formes. Au moins Gulliveriana fera un heureux dans mon entourage. ;)

14/11/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
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Ah Manara et ses nombreux fantasmes ! L’avantage, c’est que môssieur est partageur et qu’il sait nous faire profiter de son savoir faire. Avec un tel coup de pinceau, et un peu d’imagination, Manara sait transporter son lecteur (disons masculin…) sur des sentes aux courbes avantageuses et qui motivent le voyageur. Ici Manara reprends assez grossièrement la trame de l’œuvre phare de Jonathan Swift, « Gulliver », pour y transposer ses délires érotiques… Gulliver devient une pulpeuse jeune fille qui va revivre les principales péripéties et rencontres du roman. Si la transposition est amusante et quelques situations bien cocasses, ce n’est pas par le scénario que brille quand même cet album, mais plutôt par les formes plantureuses et suggestives de notre jeune nymphette en goguette ! Alors, oui, ça se lit bien, tranquillement, histoire d’en prendre plein les mirettes et de se rincer un peu l’œil, tout en souriant doucement devant la naïveté et les péripéties de notre héroïne. Achat conseillé pour les inconditionnel de l'auteur...

19/05/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
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C'est vrai que le récit n'est pas absolument extraordinaire. Cependant, je dois dire qu'il y a tout de même une certaine inventivité dans l'adaptation de cette version érotique des voyages de Gulliver. On regrettera sans doute le manque d'érotisme au profit de l'aventure à l'état pur. C'est certainement ce qui a été le plus critiqué dans cette œuvre. Mais là où je trouve bien des récits érotiques très plat, je dois avouer que celui-ci a ce quelque chose de plus qui fait que je le note dans la moyenne. Cela ne sera pas du grand Manara ; cependant on passera un bon moment de détente. Nous avons un auteur qui sait très bien dessiner les femmes en nous montrant les aspects les plus sensuels. C'est déjà pas mal.

01/07/2010 (modifier)
Par GiZeus
Note: 3/5

Hop premier contact avec Manara et ses somptueuses créatures. La renommée de Manara en tant que dessinateur excitant follement mes oreilles (et seulement mes oreilles), je voulais découvrir un peu à quoi pouvait donc ressembler les filles qui semblaient s'agiter sensuellement sous son encre sympathique. Ma foi c'est plutôt réussi. La suggestion est globalement réussie grâce aux poses langoureuses qu'adoptent les naïades, même s'il manque un brin de sensualité pour arriver à quelque chose de vraiment érotique. Le scénario, comme tout le monde a pu le dire, n'est qu'une banale excuse pour mettre en scène une jeune fille très naïve qui ne va cesser tout du long de se retrouver à moitié à poil. A la décharge de Manara, il faut tout de même avouer qu'une femme finement vêtue est plus aguicheuse qu'une femme intégralement vêtue de peau de yack. Tout de même, l'histoire est très limite. Brinqueballée entre le pays des minimoys et des géants, Gulliveriana jouera de malchance et se retrouvera rarement dans des situations lui permettant de s'exhiber, si ce n'est par l'opération arithmétique du saint-esprit qui se veut bien retors avec cette jeune fille. Autant dire que le même scénario avec un bon gros barbu aurait eu le même dénouement. Bref, ne vous attendez pas à un scénario qui déchire (c'est réservé aux vêtements). L'intérêt principal réside dans le dessin de Manara. Quant à moi, c'est ma première BD érotique, et j'ai plutôt apprécié, certainement parce que j'étais un peu fatigué pour juger de l'incidence du scénario.

28/03/2010 (modifier)

Visuellement, ‘Gulliveriana’ n’est bien entendu pas désagréable :8 Au niveau scénaristique, ça n’est par contre ni particulièrement inspiré, ni véritablement captivant. Le lecteur assiste aux tribulations d’une jeune demoiselle, séduisante et court-vêtue (était-il besoin de le préciser ? ;) ), qui semble suivre les traces de Gulliver. Bref, avec un dessinateur quelconque, cet album ne mériterait sans doute qu’1/5. Mais le graphisme de Manara reste un plaisir pour les yeux…

20/03/2010 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
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Cette lecture de « Gulliveriana » marque la fin de mes péripéties aventureuses avec les bds de Milo Manara. Comme lors de la découverte des autres albums de cet auteur, j’ai ressenti de l’ennui en feuilletant « Gulliveriana »… je m’explique : Commençons le scénario de ce récit, avec « Gulliveriana », Milo Manara nous présente une version érotique du roman de Jonathan Swift « les voyages de Gulliver ». Pour vous donner une idée de la variante de Manara, je vais tenter de résumer son récit : Gulliveriana est une jeune femme super canon qui s’embarque sur un navire. Lors d’une grosse tempête, le bateau fait naufrage et Gulliveraina se retrouve sur une plage en petite tenue… A son réveil, elle se retrouve ligoter par de minuscules êtres humains plus petits que le plus petit des sept nains de Blanche neige. Ceux-ci sont bien entendus impressionner par l’immense kiki de Gulliveriana. Après maintes péripéties, Gulliveriana va regagner une terre où cette fois-là, elle va rencontrer des géants qui ont des kikis plus gros que Rocco Siffredi et bien entendu, Gulliveriana en sera impressionnée… Voila pour mon compte-rendu de cette version rose de Milo Manara… à vous d’en juger ! Sachiez cependant les scènes dites osées ne sont pas si fracassantes que ça et que ce scénario sert de prétexte à nous montrer une héroïne qui a tendance à se « gratter » fréquemment les parties intimes comme si ces dernières étaient le refuge de toutes les puces de la planète (comme dans la plupart des bds de Milo Manara !) ! Mais bon, le dessin de Manara n’est pas si mal que ça, il a le mérite de savoir bien représenter les femmes et c’est largement suffisant pour un album de ce genre ! Et puis, la narration m’est tout de même apparue satisfaisante. Au final, « Gulliveriana » est le dernier album que j’ai lu de Milo Manara. Je n’ai plus du tout envie de découvrir les autres bds de ce dessinateur-scénariste. A mon avis, le gros défaut de cet auteur est de nous proposer des histoires très simplistes qui lui permettent d’incorporer de banales scènes érotiques où les héroïnes se caressent fréquemment… Je pense que « Gulliveriana » ne contentera que ceux qui apprécient le dessin de Milo Manara.

14/02/2008 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
L'avatar du posteur pol

Vite lu, et très vite oublié. On ne présente plus Manara, évidemment, le dessin est superbe et ce n’est pas une surprise. On ne se lasse pas de regarder les planches, mais hélas c’est bien le seul intérêt de cette BD. En effet les aventures de la belle Gulliveriana ne volent pas bien haut. Un petit tour au pays des lilliputiens, un petit tour au pays des géants, c’est pas bien palpitant. Le seul but est évidemment d’offrir au lecteur une large revue des courbes de notre belle héroïne. Remarquez, c’est déjà pas mal, mais ça ne suffit pas pour en faire une BD qui ne s’oubliera pas très vite…

14/02/2008 (modifier)