Je ne suis malheureusement pas rentré dans cette réalité virtuelle pour gamers dans un univers médiéval fantasy.
Le dessin au trait noirci m’a un peu rebuté. Pourtant, c’est un style graphique qui ne laisse pas indifférent. Cela passe ou cela casse. J’admets qu’il y a un soin tout particulier pour les décors et les costumes des personnages.
A noter qu’il s’agit d’un manga français. On le sent au niveau des dialogues. Pour l’intrigue, il y aura des surprises à partir d’une intrigue liée à un bug informatique empêchant notre héros de quitter la partie. Il est vrai que je n’ai pas saisi les véritables objectifs. C’est assez confus.
Un manga fait pour les véritables gamers encore actifs.
Cette série est la première de la collection DC Rebirth que je lis. Et déjà que j'avais à peine lu celles de la collection DC Renaissance qui la précédait et dont Rebirth est la continuité, je n'ai pas une vision claire des changements amenés par ce nouveau paradigme. Je comprends que l'ancien Superman a été remplacé par un autre Superman qui a eu un enfant avec Loïs Lane. Et que Hal Jordan, visiblement occupé ailleurs, a été remplacé dans les rangs de la Ligue par deux autres Green Lantern, plus jeunes et encore peu sûrs d'eux-mêmes. Mais à part ces changements, on prend les mêmes qu'avant et on recommence.
Au scénario des 5 premiers gros tomes de cette série, nous retrouvons Bryan Hitch qui était auparavant un simple dessinateur, certes très bon (Ultimates, The Authority (Warren Ellis)), et ayant d'ailleurs déjà collaboré à d'anciennes versions de la JLA (Justice League of America, JLA (Soleil)), mais ce n'est pas un scénariste à la base. Autant dire que j'en attendais assez peu. Il réalise aussi un peu le dessin au début de la série mais laisse vite la main à un panel d'autres dessinateurs. L'ensemble est très correct visuellement mais aussi très formaté comics.
Concrètement, après quelques épisodes de mise en place, je n'ai vu aucune différence entre les aventures de cette Justice League là par rapport à celles de son homologue des années 90 ou 2000. Un nouvel ennemi ou un nouveau danger terrible menace la Terre dans son ensemble, ou s'en prend directement aux héros de la JLA, quitte à régulièrement détruire des quartiers ou des villes entières, mais deux ou trois épisodes plus tard, le courage, la force et les coups de poing des super-héros sauvent la situation et tout peut reprendre son cours.
J'avoue que ce type de récit de super-héros m'ennuie. Je préfère nettement ceux qui s'attardent sur les personnages et ne sautent pas frénétiquement de l'un à l'autre comme cela arrive trop souvent dans les aventures de la Justice League d'aujourd'hui comme d'hier. Et je préfère également des ennemis bien mis en place et aux intentions et manigances complexes et intéressantes, plutôt qu'un simple nouveau danger surgi de n'importe où comme si les auteurs se demandaient "Bon, voyons voir, qu'est-ce que je vais inventer de nouveau pour combler le vide des prochains épisodes et vendre du papier ?".
Cette série n'a pas de saveur et se lit comme un divertissement qui s'oublie aussitôt.
La mangaka avait indiqué dans sa préface qu’elle abordait pour la première fois une série avec des héroïnes jeunes adultes et non plus lycéennes. J’avais mis beaucoup d’espoir mais je n’ai effectivement pas vu la différence au niveau de la maturité d’esprit.
Le monde de la mode est très superficiel entre shooting et plateau TV. On aura du mal à suivre les aventures amoureuses et amicales de cette jeune mannequin qui fait dans le genre lolita. J’avoue m’être ennuyé assez rapidement malgré une intrigue liée à une rivalité professionnelle qui se mue finalement en amitié. On aura droit également aux efforts que doivent réaliser les débutantes dans le métier à savoir marcher sous la pluie avec des talons hauts. Là encore, j’admets avoir du mal à être admiratif.
Néanmoins, ce shojo dans la plus pure tradition pourra trouver ses jeunes lectrices en quête de rêve de gloire sur fond de beauté extérieure.
J'aime bien les séries de Libon, mais je n'ai pas du tout accroché au premier tome et je ne compte pas lire la suite.
Rien à dire au niveau du dessin. Le trait de Libon est sympathique et accrocheur comme d'habitude. Quant au scénario, je trouvais qu'il avait du potentiel, mais passé la première histoire en 4 pages (la seule qui m'a fait rire), j'ai vite trouvé que ce n'était pas marrant et que les gamins sont souvent énervants. J'ai eu l'impression de regarder un mauvais dessin animé. C'est simple : vers le trois-quart de l'album j'ai fini par regarder uniquement le dessin.
Peut-être que ça passe mieux si on lit ça enfant.
Je trouve que Canarde a trouvé ci-dessous le mot qui convient bien pour décrire cette BD : c'est une bluette, une bluette pour grande adolescente romantique. Car l'héroïne est sensée avoir 23 ans mais au-delà de son physique de pré-ado elle a également tous les complexes, les émotions et les doutes d'une adolescente qui se cherche. Et la manière très rose bonbon et conte de fées dont son passage initiatique vers une vie plus adulte est présenté donne à l'ensemble une touche trop immature et guimauve à mon goût.
Le dessin est très agréable, à condition de ne pas être allergique aux tons roses et pastels. Le trait est soigné et maîtrisé et même s'il se focalise davantage sur les visages des personnages que sur le reste, il est de bonne qualité et surtout il offre une mise en page et une narration impeccable. Bref, j'aime bien le graphisme de cet album.
Mais son scénario par contre ne m'a pas parlé du tout. C'est un appel à croire en son imaginaire et à surmonter ses peurs pour vivre sa vie et son amour en étant soi-même. Si sur le fond, c'est sage et joli, sur la forme c'est très naïf et convenu à bien des moments. Trop rose bonbon pour moi...
N'étant plus abonné à Fluide glacial depuis plus de 20 ans, j'ignorais que cette bande y était publiée, je l'ai découverte par hasard lors d'un prêt, et c'est assez spécial. On est dans ce qu'on pourrait appeler le western féministe. Ce qui frappe évidemment, c'est l'inversion des rôles entre hommes et femmes, surtout dans le contexte du western, genre qui en BD comme au cinéma, a toujours été une histoire d'hommes où les femmes ne jouaient qu'un rôle secondaire, souvent de potiche décorative ou de monnaie d'échange. Or ici, ce sont les femmes qui chevauchent les canassons, boivent sec, pincent le cul des mecs et font la loi, tandis que les hommes en sont réduits à des rôles soumis de boniches ou de faire-valoirs. Cette idée est plutôt cocasse et audacieuse, l'ironie vise non seulement le western dont les codes du genre sont conservés mais détournés, mais aussi la masculinité triomphante qu'on trouve dans la bande dessinée en général.
Passé l'effet de surprise de cet inversement des rôles, l'intention louable au départ ne tient pas toutes ses promesses, l'histoire peine à tenir la distance sur 80 pages, c'est poussif et paresseux, le récit n'est pas convaincant et semble trébucher dans sa structure narrative, la démonstration ne dépasse pas le simple inversement des clichés sans les remettre en question, dommage. Reste heureusement le dessin qui permet une certaine mansuétude ; c'est un sépia réalisé au brou de noix, comme Rossi sur Le Coeur des Amazones, il a la particularité étonnante d'adopter un style caricatural exagéré sur les visages des personnages, et des détails réalistes sur l'ensemble, notamment un soin dans les décors, ce qui donne un cachet original et très plaisant.
De Bertail, j'avais lu Shandy, un Anglais dans l'Empire et Ghost money, où son dessin était déjà très sympa, mais ces Bd datent de très longtemps, son style a bien évolué depuis.
J'ai un peu le même avis que Gaston, c'est un récit d'anticipation à connotation fantastique, qui se rattache à une ambiance post-apo étrange, mais qui n'en est pas tout à fait, en fait on ne sait pas trop où on est, c'est quasi surréaliste, avec une atmosphère sinistre, des personnages encore plus étranges comme cet homme tronc sans bras ni jambes, et des décors également étranges. On ne sait pas ce qui s'est passé, s'il y a eu une guerre ou autre, on ne nous dit rien là-dessus, et à la rigueur, ce n'est guère important.
L'association de Hermann et de son fils Yves H. est très inégale, ils ont livré de bons récits mais aussi des récits très moyens, celui-ci se situe un peu entre les deux. L'idée est intéressante, mais qu'est-ce que c'est démoralisant, c'est un récit sombre et désespéré qui ne m'a pas vraiment passionné. C'est réservé aux fans d'Hermann ? ben non justement, moi je suis fan depuis le journal Tintin, mais c'est pas parce que j'aimais Bernard Prince et Comanche que je dois aimer tout le reste, je n'ai jamais trop apprécié Jeremiah, beaucoup plus Les Tours de Bois-Maury, mais il y a des Bd indépendantes d'Hermann sur lesquelles je butte, bref c'est pas une raison parce qu'on aime un auteur qu'on doit être aveuglé au point de ne pas voir quand c'est moyen. Mais comme j'ai dit, ce récit me laisse mitigé, le dessin est bon comme toujours, encore que les visages de femmes, on sait que Hermann n'y arrive pas, mais à part ça, c'est du Hermann quoi...
Cette lecture m'a ennuyé.
Cela commence comme une autobiographie un peu décalée de l'auteur qui se met en scène, se regarde le nombril, parle de lui, met en avant ses défauts et sa vie familiale assez bizarre. Je ne me suis absolument pas attaché au personnage dont le mode de vie et de pensée est radicalement différent du mien.
Puis le récit prend un détour nettement plus loufoque, un peu onirique ou symbolique. Mais là encore je n'ai pas accroché car ça ressemble parfois à une sorte de psychanalyse par l'absurde. Car même dans ce cadre soudain vraiment différent et surprenant, on reste toujours dans le nombrilisme et le récit de soi. Sans me donner davantage envie de m'attacher au personnage.
Tout ça pour une réflexion sur soi-même et une remise en question... qui ne m'a pas parlé du tout.
Sans jamais avoir été un aficionado de Blake et Mortimer, j'avoue avoir gardé de bons souvenirs de jeunesse des premiers tomes, que ce soit "La Marque Jaune", "L'affaire du collier" ou "Le mystère de la grande pyramide", après j'ai lâché l'affaire...
C'est d'ailleurs en partant des quelques coins d'ombres laissés en suspens dans "Le mystère de la grande pyramide" que notre trio d'auteur compose ce dernier Pharaon mais en prenant pour terrain de jeu principal Bruxelles.
Ma première impression et déception fut de découvrir le nouveau "design" de nos deux héros, que j'ai trouvé à la limite du reconnaissable dans certaines cases. Si François Schuiten excelle dans ses décors, là je n'ai vraiment pas adhéré aux personnages. La colorisation singulière est pourtant agréable et réussie, ce qui nous permet d'admirer certaines planches magnifiques, reste que malgré le petit coup de vieux de nos Blake et Mortimer, j'ai pas réussi à rentrer dedans à cause de cela.
Et puis sorti du graphisme, même si Jacobs aimait aussi tirer vers le fantastique, là j'ai trouvé le scénario plus que capilotracté... Niveau crédibilité : 0
Bref, quelques belles planches (voire très belles) quand il s'agit de cette Bruxelles livrée à elle même, mais pour le reste, bof bof... Achat à réserver aux inconditionnels de la série, avec les réserves que j'ai pointé.
J'ai retrouvé un peu une ambiance à la Gorn qui me manquait un peu. Ceci dit, je n'ai pas trouvé d'originalité dans le scénario. On s'ennuie assez rapidement car c'est du déjà-vu. A noter également qu'il s'agit d'une adaptation de romans de fantasy à succès.
Le graphisme est époustouflant comme à l'accoutumé avec Tiburce Oger avec un souci du décor très marqué. Du coup, cette nouvelle série souffre d'une assez grande inégalité entre un scénario moyen et un dessin exceptionnel.
Je n'ai pas réussi à me plonger avec aisance dans cet univers ce qui ne veut pas dire que cela sera également le cas avec les fans de la série originelle qui comprennent sans doute mieux que moi toutes les subtilités.
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Outlaw Players
Je ne suis malheureusement pas rentré dans cette réalité virtuelle pour gamers dans un univers médiéval fantasy. Le dessin au trait noirci m’a un peu rebuté. Pourtant, c’est un style graphique qui ne laisse pas indifférent. Cela passe ou cela casse. J’admets qu’il y a un soin tout particulier pour les décors et les costumes des personnages. A noter qu’il s’agit d’un manga français. On le sent au niveau des dialogues. Pour l’intrigue, il y aura des surprises à partir d’une intrigue liée à un bug informatique empêchant notre héros de quitter la partie. Il est vrai que je n’ai pas saisi les véritables objectifs. C’est assez confus. Un manga fait pour les véritables gamers encore actifs.
Justice League Rebirth
Cette série est la première de la collection DC Rebirth que je lis. Et déjà que j'avais à peine lu celles de la collection DC Renaissance qui la précédait et dont Rebirth est la continuité, je n'ai pas une vision claire des changements amenés par ce nouveau paradigme. Je comprends que l'ancien Superman a été remplacé par un autre Superman qui a eu un enfant avec Loïs Lane. Et que Hal Jordan, visiblement occupé ailleurs, a été remplacé dans les rangs de la Ligue par deux autres Green Lantern, plus jeunes et encore peu sûrs d'eux-mêmes. Mais à part ces changements, on prend les mêmes qu'avant et on recommence. Au scénario des 5 premiers gros tomes de cette série, nous retrouvons Bryan Hitch qui était auparavant un simple dessinateur, certes très bon (Ultimates, The Authority (Warren Ellis)), et ayant d'ailleurs déjà collaboré à d'anciennes versions de la JLA (Justice League of America, JLA (Soleil)), mais ce n'est pas un scénariste à la base. Autant dire que j'en attendais assez peu. Il réalise aussi un peu le dessin au début de la série mais laisse vite la main à un panel d'autres dessinateurs. L'ensemble est très correct visuellement mais aussi très formaté comics. Concrètement, après quelques épisodes de mise en place, je n'ai vu aucune différence entre les aventures de cette Justice League là par rapport à celles de son homologue des années 90 ou 2000. Un nouvel ennemi ou un nouveau danger terrible menace la Terre dans son ensemble, ou s'en prend directement aux héros de la JLA, quitte à régulièrement détruire des quartiers ou des villes entières, mais deux ou trois épisodes plus tard, le courage, la force et les coups de poing des super-héros sauvent la situation et tout peut reprendre son cours. J'avoue que ce type de récit de super-héros m'ennuie. Je préfère nettement ceux qui s'attardent sur les personnages et ne sautent pas frénétiquement de l'un à l'autre comme cela arrive trop souvent dans les aventures de la Justice League d'aujourd'hui comme d'hier. Et je préfère également des ennemis bien mis en place et aux intentions et manigances complexes et intéressantes, plutôt qu'un simple nouveau danger surgi de n'importe où comme si les auteurs se demandaient "Bon, voyons voir, qu'est-ce que je vais inventer de nouveau pour combler le vide des prochains épisodes et vendre du papier ?". Cette série n'a pas de saveur et se lit comme un divertissement qui s'oublie aussitôt.
Runway of lovers
La mangaka avait indiqué dans sa préface qu’elle abordait pour la première fois une série avec des héroïnes jeunes adultes et non plus lycéennes. J’avais mis beaucoup d’espoir mais je n’ai effectivement pas vu la différence au niveau de la maturité d’esprit. Le monde de la mode est très superficiel entre shooting et plateau TV. On aura du mal à suivre les aventures amoureuses et amicales de cette jeune mannequin qui fait dans le genre lolita. J’avoue m’être ennuyé assez rapidement malgré une intrigue liée à une rivalité professionnelle qui se mue finalement en amitié. On aura droit également aux efforts que doivent réaliser les débutantes dans le métier à savoir marcher sous la pluie avec des talons hauts. Là encore, j’admets avoir du mal à être admiratif. Néanmoins, ce shojo dans la plus pure tradition pourra trouver ses jeunes lectrices en quête de rêve de gloire sur fond de beauté extérieure.
Les Cavaliers de l'Apocadispe
J'aime bien les séries de Libon, mais je n'ai pas du tout accroché au premier tome et je ne compte pas lire la suite. Rien à dire au niveau du dessin. Le trait de Libon est sympathique et accrocheur comme d'habitude. Quant au scénario, je trouvais qu'il avait du potentiel, mais passé la première histoire en 4 pages (la seule qui m'a fait rire), j'ai vite trouvé que ce n'était pas marrant et que les gamins sont souvent énervants. J'ai eu l'impression de regarder un mauvais dessin animé. C'est simple : vers le trois-quart de l'album j'ai fini par regarder uniquement le dessin. Peut-être que ça passe mieux si on lit ça enfant.
Ofelia
Je trouve que Canarde a trouvé ci-dessous le mot qui convient bien pour décrire cette BD : c'est une bluette, une bluette pour grande adolescente romantique. Car l'héroïne est sensée avoir 23 ans mais au-delà de son physique de pré-ado elle a également tous les complexes, les émotions et les doutes d'une adolescente qui se cherche. Et la manière très rose bonbon et conte de fées dont son passage initiatique vers une vie plus adulte est présenté donne à l'ensemble une touche trop immature et guimauve à mon goût. Le dessin est très agréable, à condition de ne pas être allergique aux tons roses et pastels. Le trait est soigné et maîtrisé et même s'il se focalise davantage sur les visages des personnages que sur le reste, il est de bonne qualité et surtout il offre une mise en page et une narration impeccable. Bref, j'aime bien le graphisme de cet album. Mais son scénario par contre ne m'a pas parlé du tout. C'est un appel à croire en son imaginaire et à surmonter ses peurs pour vivre sa vie et son amour en étant soi-même. Si sur le fond, c'est sage et joli, sur la forme c'est très naïf et convenu à bien des moments. Trop rose bonbon pour moi...
Mondo Reverso
N'étant plus abonné à Fluide glacial depuis plus de 20 ans, j'ignorais que cette bande y était publiée, je l'ai découverte par hasard lors d'un prêt, et c'est assez spécial. On est dans ce qu'on pourrait appeler le western féministe. Ce qui frappe évidemment, c'est l'inversion des rôles entre hommes et femmes, surtout dans le contexte du western, genre qui en BD comme au cinéma, a toujours été une histoire d'hommes où les femmes ne jouaient qu'un rôle secondaire, souvent de potiche décorative ou de monnaie d'échange. Or ici, ce sont les femmes qui chevauchent les canassons, boivent sec, pincent le cul des mecs et font la loi, tandis que les hommes en sont réduits à des rôles soumis de boniches ou de faire-valoirs. Cette idée est plutôt cocasse et audacieuse, l'ironie vise non seulement le western dont les codes du genre sont conservés mais détournés, mais aussi la masculinité triomphante qu'on trouve dans la bande dessinée en général. Passé l'effet de surprise de cet inversement des rôles, l'intention louable au départ ne tient pas toutes ses promesses, l'histoire peine à tenir la distance sur 80 pages, c'est poussif et paresseux, le récit n'est pas convaincant et semble trébucher dans sa structure narrative, la démonstration ne dépasse pas le simple inversement des clichés sans les remettre en question, dommage. Reste heureusement le dessin qui permet une certaine mansuétude ; c'est un sépia réalisé au brou de noix, comme Rossi sur Le Coeur des Amazones, il a la particularité étonnante d'adopter un style caricatural exagéré sur les visages des personnages, et des détails réalistes sur l'ensemble, notamment un soin dans les décors, ce qui donne un cachet original et très plaisant. De Bertail, j'avais lu Shandy, un Anglais dans l'Empire et Ghost money, où son dessin était déjà très sympa, mais ces Bd datent de très longtemps, son style a bien évolué depuis.
Le Passeur (Hermann/Yves H.)
J'ai un peu le même avis que Gaston, c'est un récit d'anticipation à connotation fantastique, qui se rattache à une ambiance post-apo étrange, mais qui n'en est pas tout à fait, en fait on ne sait pas trop où on est, c'est quasi surréaliste, avec une atmosphère sinistre, des personnages encore plus étranges comme cet homme tronc sans bras ni jambes, et des décors également étranges. On ne sait pas ce qui s'est passé, s'il y a eu une guerre ou autre, on ne nous dit rien là-dessus, et à la rigueur, ce n'est guère important. L'association de Hermann et de son fils Yves H. est très inégale, ils ont livré de bons récits mais aussi des récits très moyens, celui-ci se situe un peu entre les deux. L'idée est intéressante, mais qu'est-ce que c'est démoralisant, c'est un récit sombre et désespéré qui ne m'a pas vraiment passionné. C'est réservé aux fans d'Hermann ? ben non justement, moi je suis fan depuis le journal Tintin, mais c'est pas parce que j'aimais Bernard Prince et Comanche que je dois aimer tout le reste, je n'ai jamais trop apprécié Jeremiah, beaucoup plus Les Tours de Bois-Maury, mais il y a des Bd indépendantes d'Hermann sur lesquelles je butte, bref c'est pas une raison parce qu'on aime un auteur qu'on doit être aveuglé au point de ne pas voir quand c'est moyen. Mais comme j'ai dit, ce récit me laisse mitigé, le dessin est bon comme toujours, encore que les visages de femmes, on sait que Hermann n'y arrive pas, mais à part ça, c'est du Hermann quoi...
Mars aller-retour
Cette lecture m'a ennuyé. Cela commence comme une autobiographie un peu décalée de l'auteur qui se met en scène, se regarde le nombril, parle de lui, met en avant ses défauts et sa vie familiale assez bizarre. Je ne me suis absolument pas attaché au personnage dont le mode de vie et de pensée est radicalement différent du mien. Puis le récit prend un détour nettement plus loufoque, un peu onirique ou symbolique. Mais là encore je n'ai pas accroché car ça ressemble parfois à une sorte de psychanalyse par l'absurde. Car même dans ce cadre soudain vraiment différent et surprenant, on reste toujours dans le nombrilisme et le récit de soi. Sans me donner davantage envie de m'attacher au personnage. Tout ça pour une réflexion sur soi-même et une remise en question... qui ne m'a pas parlé du tout.
Blake et Mortimer - Le Dernier Pharaon
Sans jamais avoir été un aficionado de Blake et Mortimer, j'avoue avoir gardé de bons souvenirs de jeunesse des premiers tomes, que ce soit "La Marque Jaune", "L'affaire du collier" ou "Le mystère de la grande pyramide", après j'ai lâché l'affaire... C'est d'ailleurs en partant des quelques coins d'ombres laissés en suspens dans "Le mystère de la grande pyramide" que notre trio d'auteur compose ce dernier Pharaon mais en prenant pour terrain de jeu principal Bruxelles. Ma première impression et déception fut de découvrir le nouveau "design" de nos deux héros, que j'ai trouvé à la limite du reconnaissable dans certaines cases. Si François Schuiten excelle dans ses décors, là je n'ai vraiment pas adhéré aux personnages. La colorisation singulière est pourtant agréable et réussie, ce qui nous permet d'admirer certaines planches magnifiques, reste que malgré le petit coup de vieux de nos Blake et Mortimer, j'ai pas réussi à rentrer dedans à cause de cela. Et puis sorti du graphisme, même si Jacobs aimait aussi tirer vers le fantastique, là j'ai trouvé le scénario plus que capilotracté... Niveau crédibilité : 0 Bref, quelques belles planches (voire très belles) quand il s'agit de cette Bruxelles livrée à elle même, mais pour le reste, bof bof... Achat à réserver aux inconditionnels de la série, avec les réserves que j'ai pointé.
Les Chevaliers d'Emeraude (Michel Lafon)
J'ai retrouvé un peu une ambiance à la Gorn qui me manquait un peu. Ceci dit, je n'ai pas trouvé d'originalité dans le scénario. On s'ennuie assez rapidement car c'est du déjà-vu. A noter également qu'il s'agit d'une adaptation de romans de fantasy à succès. Le graphisme est époustouflant comme à l'accoutumé avec Tiburce Oger avec un souci du décor très marqué. Du coup, cette nouvelle série souffre d'une assez grande inégalité entre un scénario moyen et un dessin exceptionnel. Je n'ai pas réussi à me plonger avec aisance dans cet univers ce qui ne veut pas dire que cela sera également le cas avec les fans de la série originelle qui comprennent sans doute mieux que moi toutes les subtilités.