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Le Passeur (Hermann/Yves H.)

Note: 2.83/5
(2.83/5 pour 6 avis)

Un couple s'arrête dans une ville après une harassante traversée du désert. Épuisés mais déterminés à franchir la frontière, ils découvrent peu à peu l'atmosphère lugubre de l'endroit qui n'augure rien de bon. Les habitants ne parlent pas, bougent à peine, tels des cadavres en sursis. La cité est en vérité sous le joug d'un inquiétant trafic par-delà les hautes grilles qui la condamnent et l'isolent du reste du monde s'étend un territoire cauchemardesque, royaume solitaire du Passeur... Un piège dont nul ne s'évade, sinon au prix de sa propre vie.


Aire Libre

Un couple s'arrête dans une ville après une harassante traversée du désert. Épuisés mais déterminés à franchir la frontière, ils découvrent peu à peu l'atmosphère lugubre de l'endroit qui n'augure rien de bon. Les habitants ne parlent pas, bougent à peine, tels des cadavres en sursis. La cité est en vérité sous le joug d'un inquiétant trafic par-delà les hautes grilles qui la condamnent et l'isolent du reste du monde s'étend un territoire cauchemardesque, royaume solitaire du Passeur... Un piège dont nul ne s'évade, sinon au prix de sa propre vie.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 10 Novembre 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Passeur (Hermann/Yves H.)
Les notes (6)
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10/11/2016 | Ro
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L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai un peu le même avis que Gaston, c'est un récit d'anticipation à connotation fantastique, qui se rattache à une ambiance post-apo étrange, mais qui n'en est pas tout à fait, en fait on ne sait pas trop où on est, c'est quasi surréaliste, avec une atmosphère sinistre, des personnages encore plus étranges comme cet homme tronc sans bras ni jambes, et des décors également étranges. On ne sait pas ce qui s'est passé, s'il y a eu une guerre ou autre, on ne nous dit rien là-dessus, et à la rigueur, ce n'est guère important. L'association de Hermann et de son fils Yves H. est très inégale, ils ont livré de bons récits mais aussi des récits très moyens, celui-ci se situe un peu entre les deux. L'idée est intéressante, mais qu'est-ce que c'est démoralisant, c'est un récit sombre et désespéré qui ne m'a pas vraiment passionné. C'est réservé aux fans d'Hermann ? ben non justement, moi je suis fan depuis le journal Tintin, mais c'est pas parce que j'aimais Bernard Prince et Comanche que je dois aimer tout le reste, je n'ai jamais trop apprécié Jeremiah, beaucoup plus Les Tours de Bois-Maury, mais il y a des Bd indépendantes d'Hermann sur lesquelles je butte, bref c'est pas une raison parce qu'on aime un auteur qu'on doit être aveuglé au point de ne pas voir quand c'est moyen. Mais comme j'ai dit, ce récit me laisse mitigé, le dessin est bon comme toujours, encore que les visages de femmes, on sait que Hermann n'y arrive pas, mais à part ça, c'est du Hermann quoi...

21/08/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2,5 Un one-shot moyen comme la plupart des réalisations de ce duo père-fils. Rien à dire contre le dessin de Hermann qui est toujours aussi bon, notamment au niveau des couleurs. Le problème vient plutôt du scénario, On se retrouve dans un univers post-apocalyptique bizarre, mais qui est facile à comprendre. Il y a des personnages assez réussis au niveau de la personnalité et du design ainsi que des bonnes idées, mais le tout manque de profondeur. Je ne me suis pas ennuyé durant ma lecture, mais je n'ai pas non plus été passionné. Il se passe plein de trucs qui sont amenés un peu trop vite dans le scénario. Cela se laisse lire, mais cela ne m'a pas trop marqué. Pour les fans de Hermann seulement.

03/06/2017 (modifier)
Par Puma
Note: 3/5

Comme quasi toute les BD d'Hermann qui à part son homme nylon, sont toutes quelque part sur mes étagères, le graphisme est d'une efficacité inouïe, d'une réalisation talentueuse rare et magnifique, et le scénario toujours dans cette même veine que l'on résumera par violente et baignant dans le pessimisme d'une humanité pour caricaturale qu’elle soit, foncièrement irrécupérable. En gros, j'adore le graphisme de ce très grand maître dessinateur et coloriste - et souvent scénariste - , et j'honnis ses trop souvent très misérables scénarios ! Lorsque Vladimir Nabokov, auteur du célèbre roman « Lolita », également professeur aux Etats-Unis de la chaire de littérature dans une université section lettres, demanda à ses étudiants quand un roman peut-il être considéré comme réussi, il en arriva à cette conclusion : « Quand on peut y percevoir en filigranes le sourire de Dieu ! » Les russes, exilés ou non, ont toujours été très croyants, et cette magnifique réponse renseigne tout ce qu’il manque à l’œuvre d’Hermann pour accéder comme celle de Frank Pé, au panthéon. Bonnifay et Frank Pe y sont parvenu en seulement 3 albums dans leur cycle Zoo, rendant à jamais les auteurs au rang d’icone ! Je ne souhaite qu’une chose, c’est qu’un tel talent graphique que possède Hermann puisse s’épanouir dans autre chose que cette violence brute peu enrichissante et même à la longue par son manque de renouvèlement, lassante, et pour le moins absconse. Car si on enlève, le sexe, l’argent, les mafias, les tueries, les complots, bref le bassement matériel, que reste-t-il dans l’œuvre scénaristique d’Hermann ? Heureusement, une très bonne dose d’humour au second degré dans ses Jeremiah, et une formidable épopée dans ses Tours des Bois-Maury à l’époque médiévale, qui rachètent ses permanents écueils ! J'ai moins aimé les décors simplifiés parfois à bandes de couleurs irréalistes dans cet opus ci. Dessins & couleurs : 5 étoiles et plus Scénarios : 2 étoiles ou moins

30/12/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Je suis de plus en plus sur le reculoir lorsqu'il s'agit d'ouvrir un album d'Hermann, car les derniers scenarii du fils ne m'ont pas du tout convaincu, c'est peu de le dire. J'ai eu l'occasion de lire cette dernière parution, et en ressors avec un avis mitigé. D'abord, j'ai cru à un scénario vaguement inspiré de Jeremiah, étant donné l'ambiance post-catastrophe de l'histoire, mais finalement, ça s'écarte de cette série, et ce n'est pas plus mal. Et cette histoire se laisse lire, c'est même la plus originale depuis longtemps du fils Hermann ! J'aime bien en particulier qu'on ne nous livre pas toutes les clés sur ce qui s'est passé "avant", mais aussi sur ce qui se passe au delà des barbelés, sur ces zébrures vertes qui hantent le ciel comme les éclairs bleutés le font sur certaines planches de Bilal. Mais si ça se laisse lire en gardant une part de son mystère, ce n'est pas non plus inoubliable. Le dessin d'Hermann père est bon (mais ce n'est pas son meilleur non plus), et j'ai trouvé la fin en partie bâclée. Bref, un album honorable, qui mérite un emprunt. Quant à l'achat...

15/11/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Ce n'est pas un bête "Franchement bien" d'un inconditionnel d'Hermann. Quel étonnement de ma part quand j'ai lu l'avis précédent : quoi Hermann aurait déchu à ce point, le scénario de son fils serait maladroitement pompé sur d'anciennes histoire de la série Jeremiah? Pour moi c'est tout le contraire qui se produit. Depuis quelques années, que se soit avec Jeremiah ou d'autres one shot, je trouvais qu'Hermann se laissait aller à une certaine facilité, abandonnant au passage ce qui faisait tout le sel des premiers numéros de la série susnommée, à savoir une véritable ambiance toute de déglingue d'un monde post apocalyptique avec des éléments proches de l'absurde et des personnages énigmatiques comme celui de "Un hiver de clown", dont au passage les traits sont inspirés par le visage de Georges Marchais. Alors ici oui c'est l'ambiance qui prime. Personnellement cela ne me gêne pas, bien au contraire, que la majorité des décors soit nappée dans le brouillard, cela permet justement de faire ressortir chez les personnages ce côté mystérieux et angoissant. Il faut, en lisant cette BD, accepter de se laisser prendre, embarquer dans un monde sans certitude où le glauque règne en maître (voir le personnage sans bras ni jambes qui prend son bain entouré de créatures... comment les qualifier...). Je me souviens d'une conversation avec Hermann où nous évoquions le fait que justement Jeremiah et Kurdy ronronnaient et que les autres histoires auraient pu se passer n'importe où. Quelle réponse ! Je suis fan. Décidément le vieux sanglier ardennais possède toujours ses défenses et son dessin est à mes yeux toujours aussi efficace. Finalement la question n'est pas tant de dire que Hermann fait du Hermann - au fait que voudrions-nous qu'il fasse ? Dans cette histoire, il revient pour moi au niveau d'anciens albums qui justifient amplement son prix de l'an passé à Angoulême. Bien évidement à lire et à faire tourner !

13/11/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

D'emblée, les auteurs nous placent dans le même contexte post-apocalyptique que la série Jeremiah, faisant d'ailleurs à cette dernière un clin d’œil appuyé en arrière-plan d'une case. Décor lugubre d'une ville fantôme où un couple arrive en quête d'un passage vers la mythique Paradize. Dès les premiers instants sur place, ils réalisent que les choses n'y sont pas normales, les habitants sinistres et effrayants et le mystère très présent. Mais ce n'est rien par rapport au danger que représente ce passage qu'il recherche en lui-même qui a tout du piège mortel. Ce type de scénario mêlant post-apocalyptique, fantastique et intrigue énigmatique aurait pu me plaire. Mais là non, ça ne passe pas. L'intrigue est beaucoup trop convenue, déjà vue malgré quelques personnages loufoques. Les éléments clés sont amenés sans saveur ni impact, l'ambiance est détruite à coups de facilités et de clichés, et le tout engendre davantage des haussements de sourcils circonspects qu'un quelconque engouement. Même le graphisme d'Hermann, que j'aime d'ordinaire, m'a déçu. Ses décors y sont trop souvent noyés dans un brouillard qui donne l'impression de ne voir rien d'autre que les personnages dans un huis-clos étriqué. Les couleurs directes, d'ordinaire tellement appréciables, sont peu harmonieuses et parfois mêmes rebutantes. Et l'ambiance qui se veut malsaine et intense ne m'est apparu finalement que morne et ennuyeuse. Cela aurait pu être un mauvais scénario de Jeremiah, celui d'un album qu'on aurait rapidement oublié en se disant que le suivant serait peut-être mieux ou en relisant les meilleurs de la série. Mais en tant que one-shot de la collection Aire Libre, c'est juste une déception.

10/11/2016 (modifier)