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Aiôn

Note: 2.83/5
(2.83/5 pour 6 avis)

Voyage dans le temps, androïdes, expériences scientifiques, IA et huis clos sont au programme.


Voyages dans le temps

Quand son vaisseau intercepte un message de détresse, Lexi Néel voyage déjà depuis plusieurs années à travers la galaxie, dans le système d'Alpha-Centaur, à une distance de 4,2 années-lumière de la Terre. Une procédure de réveil est enclenchée, réveillant Lexi. L'humanoïde chargé de veiller sur elle lui explique que le signal provient d'une colonie scientifique qui étudie certaines particularités de l'espace-temps. Ce centre de recherche est situé sur la petite planète d'AIÔN, proche du vaisseau : le protocole prévoit que le vaisseau doit porter secours à la colonie... Ce que Lexi croyait être une simple mission de sauvetageval'entraîner au coeur d'une expérience dont elle deviendra elle-même le cobaye ! "AIÔN" est un récit implacable qui repose sur une ambiance captivante. Un vrai récit de pure SF pour un auteur qui s'inscrit sur les pas de Leo, Mathieu Bablet ("Shangri-La") ou de Frederik Peeters ("Lupus", "Aâma"). (Texte de l'éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Mai 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Aiôn
Les notes (6)
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25/08/2019 | Guillaume.M
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Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Je suis assez partagé quant à ma notation sur ce titre. Enthousiasmé, sans être totalement pris par le graphisme, qui combine élégance et froideur, un style qui correspond bien, finalement, à l'atmosphère de SF qui baigne dans l'album. Le dessin de Ludovic Rio me fait penser à ceux de Frederik Peeters, de Sylvain Savoia ou encore Bruno Gazzotti, le dessinateur de Seuls. Une netteté du trait et de l'encrage au service d'ambiances un brin inquiétantes au sein d'une station isolée sur une planète lointaine, avec un peu de nature. Si le trait m'a plu, l'histoire, elle, me laisse plus partagé. En effet dès qu'on se lance dans le voyage et le paradoxe temporel, le risque est de se prendre les pieds dans les rayons et de se casser la figure. C'est ce que fait Rio en bout de course. J'avais décidé de ne pas trop me prendre la tête avec les implications du voyage dans le temps jusqu'à la dernière séquence. Car en effet, si Maxine demande à Lexi de faire un dernier "voyage" et si ce que voit Elliott est une illusion, alors à quoi sert donc ce dernier voyage ? Je ne tique pas forcément sur la même chose que mes camarades, mais je dois avouer avoir relu trois fois la séquence sans avoir trouvé la réponse... Et c'est là, quelque part, l'intérêt de ce type de récit : laisser le lecteur dans le questionnement, dans le doute. Peut-être ce questionnement aurait-il pu être plus fort, car la fin me semble tout de même un poil bâclée. Il reste toutefois un album bien agréable, qui fait passer un bon moment de lecture.

06/12/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
L'avatar du posteur sloane

Me suis pas franchement éclaté avec cette histoire, d'abord il faut être très balèze pour manier des récits faisant intervenir la notion de voyage dans le temps et l'espace. L'un des posteurs note que l'intrigue est assez simple, certes mais personnellement je dois être trop con mais j'ai pas compris grand chose, oui il y a l'explication du trou avec le crayon dans la feuille mais en fait j'ai décidé dès le début de me laisser porter et de lire l'histoire à un petit niveau du genre tient: le robot fait ça, tient il se passe donc ça. De cette manière la pilule spatio-temporelle passe mieux, si, si je vous assure. Une fois ce postulat pris tout coule de source et l'on peut se concentrer sur le dessin et d'ailleurs c'est bizarre mais autant certaines planches d'entrée de chapitre m'ont bien fait tripper, autant les cases des dits chapitres m'ont parues froides et inhumaines. C'était le but du truc, décidément j'ai rien pané au truc et dans le genre voyages dans le temps préférez certains titres du même thème.

11/10/2019 (modifier)
Par Stocke
Note: 4/5

J'ai vraiment passé un agréable moment en lisant cette bd. L'histoire traite de voyage dans le temps, mais l'aborde sous un nouvel aspect que je n'avais pas vu jusque-là : celui d'une expérience, et non celui d'aller explorer le passé ou le futur comme on le trouve souvent (je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler). L'histoire est découpée en plusieurs chapitres et se lit assez facilement. Le scénario suit 4 personnages (2 humains et 2 androïdes) dans un lieu (une station de recherche), ce contenu minimaliste, tout comme le dessin, permet de bien suivre l'intrigue en se concentrant uniquement sur l'essentiel, et c'est super efficace, surtout sur des thèmes parfois tortueux comme le voyage dans le temps !

15/09/2019 (modifier)

Pas indispensable mais sympathique dans le genre SF. Il faut dire que j’en attendais peut être un peu trop au vue du speech (voyage temporel ...), mais cette bd n’a pas d’autre prétention que de divertir et même si je suis sorti un poil déçu (une fin trop abrupte en comparaison à la mise en place de l’intrigue), j’ai passé un agréable moment et je la relirai avec plaisir dans quelque temps. Un dessin très lisible et tout en rondeur, une narration et un format maîtrisé, une ambiance et un univers réussi , ça se lit bien (même trop vite malgré le nombre conséquent de pages), il manque peut être 1 ou 2 chapitres pour nous emmener vers la fin plus en douceur, et j’aurais aimé un peu plus de complexité dans le scénario mais l’ensemble est sans fausses notes. Un huit clos spatial original et réussi, réalisé par un auteur complet (que je vais suivre dorénavant), une histoire très accessible malgré le thème, bref lecture conseillée pour les amateurs.

06/09/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

A titre personnel, je ne suis pas tombé sous le charme de ce récit qui joue avec les paradoxes temporels sans me convaincre. Et c’est vraiment au niveau de la conception de l’intrigue que ça coince chez moi, avec un twist final dans lequel j’ai du mal à trouver une logique. A côté de cela, j’ai vraiment bien aimé le dessin, très accessible. Sa netteté lui apporte une froideur qui cadre bien avec l’aspect technique et l’ambiance générale de l’album. La mise en page est soignée et le format réduit nous donne vraiment le sentiment de nous plonger dans un roman de science-fiction. Les personnages sont intéressants, le concept même de la série est intéressant… mais voilà, je n’ai pas compris la logique du récit et du coup tout est tombé à l’eau. Bof donc, mais c’est une appréciation, pour le coup, très personnelle (et si ça se trouve, c’est juste parce que je suis con que j’ai pas capté la subtilité du truc).

28/08/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Guillaume.M

De par son format, son scénario et son dessin, « aiôn » sera sans doute sous-estimé par beaucoup. Il pourrait en résulter une lecture rapide et donc bâclée. Il est pourtant ici indispensable de prendre son temps pour être en mesure de découvrir la vraie richesse de cet album. Au niveau du graphisme, le trait est simple et se rapproche franchement de la ligne claire, mais il sert le scénario à la perfection par sa sobriété. Le tout est souligné par une mise en couleurs volontairement terne et sans chichi, mais efficace et qui nous offre quelques très belles planches. L’intrigue est relativement simple, ce qui est plutôt une bonne nouvelle lorsque que l’on aborde le voyage dans le temps. Contrairement à beaucoup de récit de ce type, l’auteur évite habilement le langage scientifique épineux et/ou les lignes scénaristiques floues, pour ne pas dire incompréhensibles. Le tout est direct, efficace et bien ficelé. Du solide en somme. Mais cette fausse simplicité est mise à mal lorsque l’on prend le temps de bien observer les planches et les détails. Peu à peu les éléments se mettent en place de manière naturelle. Tout cela nous amène au très gros point fort de cet album, soit son ambiance à la fois oppressante et mystérieuse. Si les conditions strictes du huis clos ne sont pas totalement réalisées, nous n’en sommes pas loin, à la manière du film de Tarantino « Les Huit Salopards ». Pour ma part, je retrouve certains codes et sensations d’« Alien : le huitième passager » ou encore de « Passengers ». L’héroïne semble à la fois perdue dans l’immensité et confinée… une vraie réussite. Avec « aiôn » Ludovic Rio livre une bonne bande dessinée de science-fiction sans tomber dans le piège trop répandu de la surenchère. Il me manque toutefois un petit quelque chose pour être totalement conquis. Le dénouement est pour moi un peu trop brutal et aurait pu être amené plus en douceur, sur le même rythme si réussi du début de l’album. Note réelle : 3,25

25/08/2019 (modifier)