Mouais, je ne peux pas mettre plus. Tant pis, dirons-nous, mais j'aurais vraiment voulu aimer plus. C'est principalement le dessin que je n'arrive pas à assimiler ici, le mélange entre la colorisation très étrange, se voulant sans doute trop réaliste, et quelques erreurs de proportions parfois, c'est un peu trop.
Et ce que je regrette, c'est que l'auteur a un sacré coup de crayon de ce que j'ai pu voir en dédicace. En quelques traits il fait des croquis d'une remarquable précision. Mais ici, ça ne tient pas.
Niveau histoire ce n'est pas mauvais, quoique je pense qu'avoir l'intégralité de la série et des séries autour (les personnages se retrouvent d'une série à l'autre) aide à la compréhension globale. C'est du SM, bien différent de ce qu'on pourra trouver dans un Sunstone par exemple, mais qui explore bien plus la face sexuelle de la chose. Avec différentes personnes, et plusieurs genres de sexualité. On en a pour tous les goûts !
Je ne sais pas ce qu'il y a en ce moment avec le genre des BD historiques, mais j'ai eu la sensation, en lisant celle-ci, d'avoir entre les mains une BD dont j'ai lu plusieurs clones récemment.
Toujours est-il que j'ai lu la vie de ce pape, qui fut assez mouvementée. Alors certes, je veux bien croire que le pape Jules II n'était ni un tendre ni un saint, mais là je crois que la charge envers lui est particulièrement forte. Ne serait-ce que la multiplication des scènes de sexe qui me semblaient devenir clairement superflues au bout d'un moment. Que ce soit un chaud lapin, d'accord, mais était-ce nécessaire de nous le rappeler toutes les quatre ou cinq pages ? D'autant que la BD n'explore pas autant que je l'aurais voulu les intrigues qui font les divisions dans l'Italie de cette époque. Et globalement, je trouvais que le récit perdait au fur et à mesure de la force.
Niveau dessin, je le trouve très fonctionnel mais pas notable, il fait son travail mais n'ajoute rien de plus à l'ensemble. C'est presque trop conventionnel.
C'est le genre de BD qui m'intéresse finalement assez peu : les quatre tomes auraient facilement pu être condensés en deux, et toutes les scènes ne sont pas utiles à l'avancée du scénario. On sent que l'auteur veut nous faire un portrait à charge de ce pape, mais je ne sais pas trop dans quel but, et regarder simplement un sadique devenir progressivement fou alors qu'il est au pouvoir ne m'intéresse pas. Sans doute que cela me rappelle trop d'actualités ...
J'ai lu cette BD qui a longtemps figuré dans ma liste d'achat potentiel et futur (liste toujours longue comme le bras d'ailleurs). Et grâce à la bibliothèque gracieusement mise à portée de tous par mon coloc, je me suis enfin trouvé le temps de le lire. Ce que j'en ai tiré, c'est que finalement il est plus que probable que je ne l'achète jamais.
Cette BD n'est pas mauvaise en soi, et je la rangerais même dans la catégorie des plutôt bonnes, mais elle souffre d'un défaut à mes yeux : elle nécessite une certaine connaissance et compréhension de la culture japonaise. Et d'autre part, je ne vois pas un réel intérêt à la relire, et donc par le fait même à la racheter.
C'est une sorte de découverte du folklore japonais des esprits et des yokai, mais pour peu que ce genre de choses ne vous intéresse pas, la BD n'a plus grand intérêt. L'histoire de ce petit garçon et de sa grand-mère mystique est touchante, et l'on sent tout l'attachement de l'auteur à cette petite vieille autant qu'a ses histoires. Mais pour le reste, je n'ai pas été particulièrement attiré par le folklore et les esprits présentés. Ils sont originaux, mais je n'ai pas vraiment eu d'intérêt pour eux jusqu'à la fin.
Cette BD est plutôt bonne, comme dit, mais je crois qu'elle n'est pas faite pour moi. Je n'en ai pas tiré une expérience inoubliable et j'ai déjà perdu de vue la plupart des créatures présentées dans les 400 pages de l'histoire. A réserver aux amateurs du fantastique et du folklore japonais en priorité, ou aux curieux des autres cultures.
Profitant des collections de BD de mon colocataire, j'ai pu relire plusieurs Yakari dont je garde un souvenir d'enfant pas très net, surtout niveau des histoires. Alors pouvoir en relire plusieurs d'un coup, ça fait son petit effet nostalgique.
Eh bien, c'était quand même meilleur dans mes souvenirs ! En le relisant avec un œil d'adulte qui a beaucoup trop lu, c'est vraiment beaucoup trop gentillet, voire même niais. Yakari est l'ami des bêtes, il peut leur parler et chacune d'entre elle l'aidera dans sa tâche, toujours différente. En soi j'aime beaucoup l'aspect faune et paysage qui est présenté, d'autant qu'on sent que l'auteur a un réel attachement à nous le présenter et ne pas s'en servir uniquement comme décor. Mais le scénario est vraiment à la traine, et ce à chaque album. Les histoires n'ont pas grandes originalités, on n'exploite pas suffisamment les amérindiens, leurs coutumes, leurs traditions ou leurs histoires. Quelques petites références, qui parsèment l’œuvre, donnent un petit cachet mais c'est noyé dans un ensemble trop mièvre.
Je vois bien que cette œuvre est destinée aux enfants, et c'est d'ailleurs pour cela que je laisse ma note, principalement pour le dessin et les souvenirs de nombreux animaux que j'ai découverts à ce moment là étant enfant. Mais pour le reste c'est quand même pas fou et je suis bien resté sur ma faim après une relecture. C'est dommage, j'aurais bien voulu aimer, mais ça reste franchement oubliable. Passé 8/10 ans, tournez vous vers d'autres BD !
Je suis hermétique à ce type d'ouvrage que je rapprocherais d'un film d'Art et d'Essai très abstrait.
Je reconnais sa part d'originalité, tant dans le graphisme que dans l'idée du récit.
Ce dessin est vraiment spécial, à base de grands aplats de 4 couleurs maximum par planches, de formes qui se croisent et se superposent. Le résultat est parfois bien compréhensible, avec des personnages et morceaux de décors reconnaissables, mais parfois également beaucoup plus abscons avec des figures géométriques et autres sortes de tâches difficiles à identifier et laissant le lecteur dans la perplexité. Je ne suis pas sous le charme.
L'histoire a un côté un peu amusant avec cette sorte de parodie déformée d'un polar noir cliché où un détective blasé enquête sur un crime avant de se rendre compte qu'il est embarqué contre son gré dans une machination qui le dépasse. La déformation ici vient du côté étrange et loufoque de l'univers dans lequel évolue ce détective, avec des créatures, notamment canines, des mœurs et des conventions qui touchent au surréalisme ou au délire imaginaire.
Mais le récit n'en est pas accrocheur pour autant. Régulièrement, j'ai eu l'impressions d'une improvisation, que l'auteur avait dessiné une illustration au hasard de son inspiration et s'était demandé ensuite comment il allait l'insérer dans son récit pour voir si ça racontait quelque chose de cohérent. Et si le texte réussit tant bien que mal à fondre l'ensemble dans un tout à peu près compréhensible, ça parait bien trop décousu et arbitraire pour ne pas déconcerter et surtout décevoir le lecteur que je suis.
Cette rencontre entre Ayroles, scénariste entre autres de De Cape et de Crocs et de Garulfo, et Guarnido, dessinateur surtout connu pour Blacksad, était attendue par beaucoup quand les premières infos sur ce projet sont sorties. Personnellement, j'attendais principalement cette BD pour lire un nouvel album d'Ayroles, dont les livres antérieurs m'ont majoritairement enchanté. Je n'ai en revanche jamais été béat d'admiration devant le style de Guarnido. Ici, force est de constater qu'il fait le boulot, il maîtrise bien sa peinture, mais voilà, pas de quoi sauter au plafond non plus, d'autant plus qu'il y a quelques ratés, comme la couverture, par exemple.
Venons-en donc à l'histoire. Elle m'a déçu. Le livre est découpé en trois parties, avec deux "rebondissements" majeurs au début de la deuxième et à la fin de la troisième. Je parle de rebondissements entre guillemets car j'ai vu venir les deux. À dix pages de la fin de la première partie pour le premier et dès le début du livre pour le second. Il faut dire que les indices sont quand même énormes. C'est déjà un mauvais point. Le problème est que toute l'histoire repose entièrement sur ces deux rebondissements et qu'au-delà de cela, il n'y a quasiment rien à se mettre sous la dent, à part le verbe du scénariste que l'on a connu plus truculent. De plus, la première partie est vraiment trop longue vu son utilité réelle et la troisième est franchement tordue et alambiquée : l'auteur a voulu faire mine que son intrigue est à tiroirs sauf que c'est trop gros, on n'y croit pas, ce n'est même pas un tantinet drôle et les allers-retours à faire pour recoller les morceaux deviennent franchement pénibles une fois que l'ennui a pris le dessus. On attend désespérément une étincelle qui ferait qu'on se dise soudain que cette BD est géniale mais jamais elle ne jaillit.
Bref, c'est un véritable ratage de la part d'Ayroles, et même son plus gros, vu que de ratés dans son œuvre jusqu'à présent il n'y avait à mon sens que les tomes 5 et 6 de De Cape et de Crocs. Une vraie débâcle.
J'ai pas trop compris l’intérêt de cet album. Est-ce que Miller avait besoin d'argent et s'est dit qu'il en gagnerait beaucoup en faisant une sorte de suite à 300 ?
Il y a un certain intérêt historique vu que ça traite d'une période historique que je ne connais pas trop, mais rien n'est vraiment développé. Le scénario est mince, les combats ne sont pas passionnants et la narration m'a semblé lourde et prétentieuse. Après réflexion, j'imagine que l’intérêt de l'album est d'admirer le dessin de Miller sauf que son style a franchement régressé et j'ai trouvé que c'était laid et que la mise en scène était parfois un peu confuse. Cela fait longtemps que j'ai lu 300, mais je me souviens que c'était parmi les œuvres les mieux dessinées de Miller alors qu'ici j'ai eu l'impression qu'il faisait le strict minimum.
Donc un album à lire si on est un gros fan de Miller, l'auteur américain le plus controversé de la BD moderne.
Difficile de se forger un avis définitif sur une série en 4 tomes qui, comme celle-ci, construit toute sa structure pour l'orienter vers la révélation probablement surprenante qu'elle nous promet pour sa conclusion. Mais pour ce qui est des 3 tomes actuellement parus, trop de choses m'y dérangent pour que je puisse me faire une meilleure opinion.
C'est l'histoire d'une lycéenne qui revient dans sa ville natale après 10 ans d'absence. Elle y retrouve ses deux amies d'enfance et tout serait pour le mieux si des cauchemars ne la hantaient pas, en lien avec un drame ayant eu lieu 10 ans auparavant. Frappée partiellement d'amnésie, elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Et quand elle se décide à enquêter sur le passé, elle se retrouve confrontée aux comportement étrange de ses amies et à la menace de plus en plus présente de mystérieux individus décidés à l'empêcher de progresser dans ses recherches. C'est comme si toute la ville était bizarre et cachait un lourd secret.
C'est ce côté bizarre qui m'a dérangé ici. Toute le scénario repose sur l'épaisseur de son voile de mystère, sur le fait que l'héroïne elle-même est en plein trouble et ne comprend pas ce qu'il se passe et ce qui lui arrive. Mais cela va souvent trop loin. Les comportements des protagonistes paraissent régulièrement incohérents. C'est à l'image des couvertures des tomes 1 et 3 de la série, avec les héroïnes présentées dans des mimiques très suggestives alors que ça n'a pas grand chose à voir avec leur personnalité et avec le scénario.
Et plus l'intrigue progresse, plus la violence est présente, sans pour autant que les personnages semblent réagir normalement. Cela sonne faux. On ne s'attache pas aux personnages qui manquent de consistance et on comprend mal leurs relations et les motivations des uns et des autres. Il est possible, voire probable, que ce soit en partie un choix narratif et que la révélation promise pour le 4e tome explique en partie cela, mais en attendant cela empêche d'accrocher au récit et à se sentir pris par son suspense.
J'avoue ne pas avoir été franchement emballé par ce premier tome. D'une part parce que tout cela sent un peu le réchauffé dans ce tome introductif, que les personnages n'ont rien de vraiment attachant et qu'au final il ne se passe pas grand chose non plus.
En effet, le coup du savant juif obligé de travailler pour les nazis qui retiennent sa famille en otage, on a vu plus original. Pour ce qui est des personnages composant notre petite troupe embarquée bien malgré elle dans les méandres du temps, c'est pareil c'est un peu trop cliché pour moi : le beau gosse sportif, la belle pom pom girl, l'ancien militaire, etc... Enfin concernant l'action ce premier tome qui n'est effectivement qu'introductif, on pédale un peu trop dans la semoule ; on nous a présenté les personnages, on a posé un nouveau cadre pour l'action à venir en survolant le pourquoi du comment, et pof ! Fin du tome 1. Un peu léger je trouve.
Le dessin semi réaliste de Afif Khaled est plutôt bon, surtout dans les décors. J'aime un peu moins ses personnages sans arriver à déterminer si c'est à cause de la mise en couleur un peu flashy ou si cela tient à son coup de crayon qui donne un côté très dessin animé aux protagonistes.
Bref, j'irais jeté un œil à la suite par curiosité en espérant que l'intrigue s'épaississe un peu pour trouver un intérêt plus marqué pour cette série
Un one-shot qui m'a paru sans intérêt.
Le scénario est rempli de clichés. Cela ne serait pas nécessairement un problème si au moins le récit était un peu passionnant, mais je me suis rapidement ennuyé. Il ne se passe rien de très intéressant durant une majorité de l'album et lorsqu'il y avait enfin un truc vaguement captivant, il était trop tard pour que je rentre dans le récit. Et je n'ai pas trop compris pourquoi on avait besoin d'inclure Lovecraft dans l'histoire. Je sais que l'une de ses histoires les plus célèbres met aussi en vedette une expédition au pole sud, mais sa présence est tellement superficielle qu'on aurait pu le retirer sans problème.
Dommage parce que le dessin est plutôt pas mal. Le genre d'album dont j'oublie facilement l'existence après quelques semaines.
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Discipline
Mouais, je ne peux pas mettre plus. Tant pis, dirons-nous, mais j'aurais vraiment voulu aimer plus. C'est principalement le dessin que je n'arrive pas à assimiler ici, le mélange entre la colorisation très étrange, se voulant sans doute trop réaliste, et quelques erreurs de proportions parfois, c'est un peu trop. Et ce que je regrette, c'est que l'auteur a un sacré coup de crayon de ce que j'ai pu voir en dédicace. En quelques traits il fait des croquis d'une remarquable précision. Mais ici, ça ne tient pas. Niveau histoire ce n'est pas mauvais, quoique je pense qu'avoir l'intégralité de la série et des séries autour (les personnages se retrouvent d'une série à l'autre) aide à la compréhension globale. C'est du SM, bien différent de ce qu'on pourra trouver dans un Sunstone par exemple, mais qui explore bien plus la face sexuelle de la chose. Avec différentes personnes, et plusieurs genres de sexualité. On en a pour tous les goûts !
Le Pape Terrible
Je ne sais pas ce qu'il y a en ce moment avec le genre des BD historiques, mais j'ai eu la sensation, en lisant celle-ci, d'avoir entre les mains une BD dont j'ai lu plusieurs clones récemment. Toujours est-il que j'ai lu la vie de ce pape, qui fut assez mouvementée. Alors certes, je veux bien croire que le pape Jules II n'était ni un tendre ni un saint, mais là je crois que la charge envers lui est particulièrement forte. Ne serait-ce que la multiplication des scènes de sexe qui me semblaient devenir clairement superflues au bout d'un moment. Que ce soit un chaud lapin, d'accord, mais était-ce nécessaire de nous le rappeler toutes les quatre ou cinq pages ? D'autant que la BD n'explore pas autant que je l'aurais voulu les intrigues qui font les divisions dans l'Italie de cette époque. Et globalement, je trouvais que le récit perdait au fur et à mesure de la force. Niveau dessin, je le trouve très fonctionnel mais pas notable, il fait son travail mais n'ajoute rien de plus à l'ensemble. C'est presque trop conventionnel. C'est le genre de BD qui m'intéresse finalement assez peu : les quatre tomes auraient facilement pu être condensés en deux, et toutes les scènes ne sont pas utiles à l'avancée du scénario. On sent que l'auteur veut nous faire un portrait à charge de ce pape, mais je ne sais pas trop dans quel but, et regarder simplement un sadique devenir progressivement fou alors qu'il est au pouvoir ne m'intéresse pas. Sans doute que cela me rappelle trop d'actualités ...
NonNonBâ
J'ai lu cette BD qui a longtemps figuré dans ma liste d'achat potentiel et futur (liste toujours longue comme le bras d'ailleurs). Et grâce à la bibliothèque gracieusement mise à portée de tous par mon coloc, je me suis enfin trouvé le temps de le lire. Ce que j'en ai tiré, c'est que finalement il est plus que probable que je ne l'achète jamais. Cette BD n'est pas mauvaise en soi, et je la rangerais même dans la catégorie des plutôt bonnes, mais elle souffre d'un défaut à mes yeux : elle nécessite une certaine connaissance et compréhension de la culture japonaise. Et d'autre part, je ne vois pas un réel intérêt à la relire, et donc par le fait même à la racheter. C'est une sorte de découverte du folklore japonais des esprits et des yokai, mais pour peu que ce genre de choses ne vous intéresse pas, la BD n'a plus grand intérêt. L'histoire de ce petit garçon et de sa grand-mère mystique est touchante, et l'on sent tout l'attachement de l'auteur à cette petite vieille autant qu'a ses histoires. Mais pour le reste, je n'ai pas été particulièrement attiré par le folklore et les esprits présentés. Ils sont originaux, mais je n'ai pas vraiment eu d'intérêt pour eux jusqu'à la fin. Cette BD est plutôt bonne, comme dit, mais je crois qu'elle n'est pas faite pour moi. Je n'en ai pas tiré une expérience inoubliable et j'ai déjà perdu de vue la plupart des créatures présentées dans les 400 pages de l'histoire. A réserver aux amateurs du fantastique et du folklore japonais en priorité, ou aux curieux des autres cultures.
Yakari
Profitant des collections de BD de mon colocataire, j'ai pu relire plusieurs Yakari dont je garde un souvenir d'enfant pas très net, surtout niveau des histoires. Alors pouvoir en relire plusieurs d'un coup, ça fait son petit effet nostalgique. Eh bien, c'était quand même meilleur dans mes souvenirs ! En le relisant avec un œil d'adulte qui a beaucoup trop lu, c'est vraiment beaucoup trop gentillet, voire même niais. Yakari est l'ami des bêtes, il peut leur parler et chacune d'entre elle l'aidera dans sa tâche, toujours différente. En soi j'aime beaucoup l'aspect faune et paysage qui est présenté, d'autant qu'on sent que l'auteur a un réel attachement à nous le présenter et ne pas s'en servir uniquement comme décor. Mais le scénario est vraiment à la traine, et ce à chaque album. Les histoires n'ont pas grandes originalités, on n'exploite pas suffisamment les amérindiens, leurs coutumes, leurs traditions ou leurs histoires. Quelques petites références, qui parsèment l’œuvre, donnent un petit cachet mais c'est noyé dans un ensemble trop mièvre. Je vois bien que cette œuvre est destinée aux enfants, et c'est d'ailleurs pour cela que je laisse ma note, principalement pour le dessin et les souvenirs de nombreux animaux que j'ai découverts à ce moment là étant enfant. Mais pour le reste c'est quand même pas fou et je suis bien resté sur ma faim après une relecture. C'est dommage, j'aurais bien voulu aimer, mais ça reste franchement oubliable. Passé 8/10 ans, tournez vous vers d'autres BD !
Crimechien
Je suis hermétique à ce type d'ouvrage que je rapprocherais d'un film d'Art et d'Essai très abstrait. Je reconnais sa part d'originalité, tant dans le graphisme que dans l'idée du récit. Ce dessin est vraiment spécial, à base de grands aplats de 4 couleurs maximum par planches, de formes qui se croisent et se superposent. Le résultat est parfois bien compréhensible, avec des personnages et morceaux de décors reconnaissables, mais parfois également beaucoup plus abscons avec des figures géométriques et autres sortes de tâches difficiles à identifier et laissant le lecteur dans la perplexité. Je ne suis pas sous le charme. L'histoire a un côté un peu amusant avec cette sorte de parodie déformée d'un polar noir cliché où un détective blasé enquête sur un crime avant de se rendre compte qu'il est embarqué contre son gré dans une machination qui le dépasse. La déformation ici vient du côté étrange et loufoque de l'univers dans lequel évolue ce détective, avec des créatures, notamment canines, des mœurs et des conventions qui touchent au surréalisme ou au délire imaginaire. Mais le récit n'en est pas accrocheur pour autant. Régulièrement, j'ai eu l'impressions d'une improvisation, que l'auteur avait dessiné une illustration au hasard de son inspiration et s'était demandé ensuite comment il allait l'insérer dans son récit pour voir si ça racontait quelque chose de cohérent. Et si le texte réussit tant bien que mal à fondre l'ensemble dans un tout à peu près compréhensible, ça parait bien trop décousu et arbitraire pour ne pas déconcerter et surtout décevoir le lecteur que je suis.
Les Indes fourbes
Cette rencontre entre Ayroles, scénariste entre autres de De Cape et de Crocs et de Garulfo, et Guarnido, dessinateur surtout connu pour Blacksad, était attendue par beaucoup quand les premières infos sur ce projet sont sorties. Personnellement, j'attendais principalement cette BD pour lire un nouvel album d'Ayroles, dont les livres antérieurs m'ont majoritairement enchanté. Je n'ai en revanche jamais été béat d'admiration devant le style de Guarnido. Ici, force est de constater qu'il fait le boulot, il maîtrise bien sa peinture, mais voilà, pas de quoi sauter au plafond non plus, d'autant plus qu'il y a quelques ratés, comme la couverture, par exemple. Venons-en donc à l'histoire. Elle m'a déçu. Le livre est découpé en trois parties, avec deux "rebondissements" majeurs au début de la deuxième et à la fin de la troisième. Je parle de rebondissements entre guillemets car j'ai vu venir les deux. À dix pages de la fin de la première partie pour le premier et dès le début du livre pour le second. Il faut dire que les indices sont quand même énormes. C'est déjà un mauvais point. Le problème est que toute l'histoire repose entièrement sur ces deux rebondissements et qu'au-delà de cela, il n'y a quasiment rien à se mettre sous la dent, à part le verbe du scénariste que l'on a connu plus truculent. De plus, la première partie est vraiment trop longue vu son utilité réelle et la troisième est franchement tordue et alambiquée : l'auteur a voulu faire mine que son intrigue est à tiroirs sauf que c'est trop gros, on n'y croit pas, ce n'est même pas un tantinet drôle et les allers-retours à faire pour recoller les morceaux deviennent franchement pénibles une fois que l'ennui a pris le dessus. On attend désespérément une étincelle qui ferait qu'on se dise soudain que cette BD est géniale mais jamais elle ne jaillit. Bref, c'est un véritable ratage de la part d'Ayroles, et même son plus gros, vu que de ratés dans son œuvre jusqu'à présent il n'y avait à mon sens que les tomes 5 et 6 de De Cape et de Crocs. Une vraie débâcle.
Xerxès - La Chute de l'empire de Darius et l'ascension d'Alexandre
J'ai pas trop compris l’intérêt de cet album. Est-ce que Miller avait besoin d'argent et s'est dit qu'il en gagnerait beaucoup en faisant une sorte de suite à 300 ? Il y a un certain intérêt historique vu que ça traite d'une période historique que je ne connais pas trop, mais rien n'est vraiment développé. Le scénario est mince, les combats ne sont pas passionnants et la narration m'a semblé lourde et prétentieuse. Après réflexion, j'imagine que l’intérêt de l'album est d'admirer le dessin de Miller sauf que son style a franchement régressé et j'ai trouvé que c'était laid et que la mise en scène était parfois un peu confuse. Cela fait longtemps que j'ai lu 300, mais je me souviens que c'était parmi les œuvres les mieux dessinées de Miller alors qu'ici j'ai eu l'impression qu'il faisait le strict minimum. Donc un album à lire si on est un gros fan de Miller, l'auteur américain le plus controversé de la BD moderne.
Strange fruit (manga)
Difficile de se forger un avis définitif sur une série en 4 tomes qui, comme celle-ci, construit toute sa structure pour l'orienter vers la révélation probablement surprenante qu'elle nous promet pour sa conclusion. Mais pour ce qui est des 3 tomes actuellement parus, trop de choses m'y dérangent pour que je puisse me faire une meilleure opinion. C'est l'histoire d'une lycéenne qui revient dans sa ville natale après 10 ans d'absence. Elle y retrouve ses deux amies d'enfance et tout serait pour le mieux si des cauchemars ne la hantaient pas, en lien avec un drame ayant eu lieu 10 ans auparavant. Frappée partiellement d'amnésie, elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Et quand elle se décide à enquêter sur le passé, elle se retrouve confrontée aux comportement étrange de ses amies et à la menace de plus en plus présente de mystérieux individus décidés à l'empêcher de progresser dans ses recherches. C'est comme si toute la ville était bizarre et cachait un lourd secret. C'est ce côté bizarre qui m'a dérangé ici. Toute le scénario repose sur l'épaisseur de son voile de mystère, sur le fait que l'héroïne elle-même est en plein trouble et ne comprend pas ce qu'il se passe et ce qui lui arrive. Mais cela va souvent trop loin. Les comportements des protagonistes paraissent régulièrement incohérents. C'est à l'image des couvertures des tomes 1 et 3 de la série, avec les héroïnes présentées dans des mimiques très suggestives alors que ça n'a pas grand chose à voir avec leur personnalité et avec le scénario. Et plus l'intrigue progresse, plus la violence est présente, sans pour autant que les personnages semblent réagir normalement. Cela sonne faux. On ne s'attache pas aux personnages qui manquent de consistance et on comprend mal leurs relations et les motivations des uns et des autres. Il est possible, voire probable, que ce soit en partie un choix narratif et que la révélation promise pour le 4e tome explique en partie cela, mais en attendant cela empêche d'accrocher au récit et à se sentir pris par son suspense.
Time Lost
J'avoue ne pas avoir été franchement emballé par ce premier tome. D'une part parce que tout cela sent un peu le réchauffé dans ce tome introductif, que les personnages n'ont rien de vraiment attachant et qu'au final il ne se passe pas grand chose non plus. En effet, le coup du savant juif obligé de travailler pour les nazis qui retiennent sa famille en otage, on a vu plus original. Pour ce qui est des personnages composant notre petite troupe embarquée bien malgré elle dans les méandres du temps, c'est pareil c'est un peu trop cliché pour moi : le beau gosse sportif, la belle pom pom girl, l'ancien militaire, etc... Enfin concernant l'action ce premier tome qui n'est effectivement qu'introductif, on pédale un peu trop dans la semoule ; on nous a présenté les personnages, on a posé un nouveau cadre pour l'action à venir en survolant le pourquoi du comment, et pof ! Fin du tome 1. Un peu léger je trouve. Le dessin semi réaliste de Afif Khaled est plutôt bon, surtout dans les décors. J'aime un peu moins ses personnages sans arriver à déterminer si c'est à cause de la mise en couleur un peu flashy ou si cela tient à son coup de crayon qui donne un côté très dessin animé aux protagonistes. Bref, j'irais jeté un œil à la suite par curiosité en espérant que l'intrigue s'épaississe un peu pour trouver un intérêt plus marqué pour cette série
Voyage au pays de la peur
Un one-shot qui m'a paru sans intérêt. Le scénario est rempli de clichés. Cela ne serait pas nécessairement un problème si au moins le récit était un peu passionnant, mais je me suis rapidement ennuyé. Il ne se passe rien de très intéressant durant une majorité de l'album et lorsqu'il y avait enfin un truc vaguement captivant, il était trop tard pour que je rentre dans le récit. Et je n'ai pas trop compris pourquoi on avait besoin d'inclure Lovecraft dans l'histoire. Je sais que l'une de ses histoires les plus célèbres met aussi en vedette une expédition au pole sud, mais sa présence est tellement superficielle qu'on aurait pu le retirer sans problème. Dommage parce que le dessin est plutôt pas mal. Le genre d'album dont j'oublie facilement l'existence après quelques semaines.