L'idée de départ pouvait sembler originale que de faire s'infiltrer un agent du FBI dans le milieu du cinéma hollywoodien des années cinquante. Hélas très vite les auteurs nous perdent avec une profusion de personnages aux visages un peu bizarres, en effet par exemple le père du flic infiltré a la tête d'un acteur célèbre. D'autre part la mise en page n'est pas aidante car les phylactères sont placés de telle sorte que l'on ne sait pas toujours très bien qui parle.
Pour ce qui est du dessin j'avoue qu'il n'est pas mal et retranscrit plutôt bien le Hollywood des années cinquante, du moins je peux le supposer n'ayant pas connu bien sur cette époque et cette ville, il est en tous les cas en adéquation avec les choses vues au cinéma.
C'est à un polar plutôt conventionnel que nous sommes conviés qui utilise tous les codes du genre , flics pourris, mafieux, et bien sûr la blonde fatale de service.
Comme le dit pol dans son avis le scénario du deuxième tome traine un peu en longueur , les atermoiements du héros sont un peu fastidieux, on a envie de lui dire de se bouger un peu. Pour les mateurs du genre on préférera des récits plus actuels, je pense au titre Criminal par exemple.
C'est une histoire moderne du conte de la Belle au bois dormant mais avec une variante sur la danse classique. Rien n'est crédible dans ce récit où on pourra aisément s'arracher les cheveux ou avaler une belle couleuvre. C'est surtout destinée à un public de jeunes filles prépubères ce que je ne suis pas.
Pour autant, le graphisme reflète beaucoup de grâce et de délicatesse. Dommage que le scénario soit si mièvre. Vraiment désolé mais je ne peux décemment pas donner plus de deux étoiles. Il faut être honnête avec soi-même. Cela ne mérite pas plus. Il y a beaucoup mieux sur le marché et même dans ce secteur jeunesse.
Bon, ben je suis pas emballé, emballé. Je pense pourtant être plutôt bon public pour ce genre de série mêlant aventure et humour dans un esprit très ‘Spirou’ mais là, ça a été électroencéphalogramme plat pour ma part.
Tout d’abord, il y a le concept. Un milieu urbain duquel tous les êtres humains ont soudainement disparu, laissant les différents animaux à l’abandon. Quelque part, ce concept rappelle l’excellent « Seuls » (avec ici des animaux en lieu et place d’enfants) et déjà ça, c’est risqué. Ensuite, les auteurs multiplient les facilités pour que ce concept tienne la route et fournisse les rebondissements nécessaires. Ça passe peut-être chez un enfant mais à titre personnel, j’ai déjà tiqué à quelques trop nombreuses reprises (bête exemple, ce camion qui roule sans chauffeur en début d’album… mais qui donc appuie sur les pédales ?)
Ensuite vient le casting. Comme Ro, j’ai plutôt bien accepté les personnages du chat et du pigeon… et celui de la vache comme élément comique passe aussi. Mais le chien et le sanglier sont vraiment sans intérêt. Leur apport se résume à rien tant ils font redondance de bêtise et de non prise d’initiative avec la vache. Du coup, à quoi sert d’avoir cinq personnages principaux si trois d’entre eux proposent le même type de profil ?
L’humour développé m’est également apparu trop facile, trop enfantin. Ça aurait pu passer si le dessin avait été d’une qualité exceptionnelle mais ce n’est pas le cas (même si ce dessin est tout à fait correct). Dès lors, un sanglier qui se coince dans une chatière ou un chien chien qui réclame constamment ses ‘biskits’, c’est insuffisant pour me dérider.
Enfin, les péripéties à nouveau peuvent passer si on les regarde avec un regard d’enfant. Mais pour un adulte –et a fortiori s’il s’intéresse ne fusse qu’un peu au monde animal- c’est trop souvent incohérent pour passionner (un renard qui cherche à piéger une vache alors qu’il dispose de rongeurs à profusion… comment dire ?)
Donc voilà, à voir si la série plaira à un jeune public (auquel elle est destinée) mais clairement, moi, elle ne m’a pas convaincu.
Cet « album » regroupe une série d’histoires courtes, assez caractéristiques du style graphique de Beb Deum, reconnaissable entre mille (à la fois hyperréaliste et caricatural) – et qui est assez clivant je dois le reconnaître.
Dans plus de la moitié des cas, c’est un texte en off (relativement abondant), qui accompagne les images. De plus, lorsqu’il y a de véritables dialogues, ceux-ci sont placés hors phylactères, et ne se distinguent formellement pas beaucoup de ces textes off. Il faut dire que souvent, le ton est assez froid, impersonnel.
Et je dois aussi reconnaître que ces histoires (mêlant différents genres, de la SF au roman graphique classique, en passant par des ambiances polar) manquent de coffre, d’intérêt (à part peut-être la deuxième, qui aurait sans doute mérité d’être développée, pour faire ressortir le côté kafkaïen – comme dans son Bürocratika).
Pour le reste, cet album met surtout en valeur le talent graphique de Beb Deum, mais ce recueil (assez courant dans les bacs d’occase, en tout cas sur Paris) n’est clairement pas indispensable. Même l’auteur lui-même semblait manquer d’enthousiasme, car il ne s’est pas vraiment foulé pour le titre !
Note réelle 2,5/5.
Voilà le type de série qui a tout pour monopoliser les étalages des supermarchés, et pour me faire fuir normalement. Mais, ayant bêtement oublié d’emporter de la lecture dans les transports, je me suis trouvé réduit à piocher dans le très maigre choix d’une « boîte à livres », et donc ai découvert ce que je ne connaissais que de nom ou par quelque coup d’œil sur une couverture en traversant le rayon BD d’une grande surface.
L’album que j’ai donc lu – et qui sera le seul de la série – est « Le guide de la Trentaine ». Si je ne mets pas la note minimale, c’est parce qu’il y a peut-être (même si quand même j’ai du mal à le croire) quelques albums qui sont d’une meilleure qualité. Mais celui-là ne m’a pas convaincu de passer outre mes préventions contre ce type de publication.
Le dessin d’abord, gras et moche, simple et sans personnalité, ne m’attire pas. Passe partout, avec une colorisation elle aussi grasse et manquant de finesse, l’emballage est à la – faible – hauteur du contenu.
Contenu qui ne m’a pas vraiment amusé, ni intéressé. C’est convenu, use de clichés sans les dépasser. Triste.
En avisant la série, j’ai découvert qu’il y avait eu beaucoup plus d’albums que je ne le pensais, l’éditeur cherchant visiblement à ne laisser de côté aucun filon, aucun thème (il doit lutter avec Bamboo sur ce créneau je suppose), pour ce qui se révèle être une série surfant sur le manque d’idée en matière de cadeau. En fait, ça me ferait bien ch… si on m’en offrait un. Je ne le conserverais pas en tout cas, préférant garder de la place sur mes étagères pour des choses plus ambitieuses et intéressantes.
A fuir donc. En tout cas, du coup, je fais davantage attention à ne pas oublier de prendre un bon bouquin avant de prendre le train.
Erreur de ma part, je n’avais ce jour apporté aucun bouquin à lire dans les transports (ce que je fais tout le temps), et j'ai été réduit à zieuter en gare dans une de ces « boîtes à livres » qui fleurissent dans les lieux publics, pour trouver de quoi me faire passer le temps – et de façon agréable de surcroit.
Hélas, ne restait qu’un roman de Musso et deux BD (« Je suis une super maman ! » et « Le guide de la Trentaine » dans une collection proche). Deux BD que je n’aurais normalement jamais lues, mais là, c’était ça ou Musso ou m’emmerder. J’ai opté pour ce que je croyais la moins mauvaise solution.
Toujours est-il que ce « Guide au féminin » s’est révélé sans intérêt. Le dessin – et le ton parfois – tentent de s’inspirer de la vogue girly (dont je ne suis pas du tout le cœur de cible !). Mais il n’y a là aucun punch, aucun passage drôle ou dynamique qui peuvent faire passer la lecture ailleurs, et le dessin lui-même est plus proche des vieux albums pour enfants (figé, terne, impersonnel) que de celui de Bagieu et autres « blog girly like ».
Sous ces dehors faussement tendance, on retrouve en fait un amas de clichés de gags pas drôles : si j’étais méchant, je dirais que c’est un travail de tâcheron, bâclé, pour répondre à un appel d’offre manquant d’ambition.
Note réelle 1,5/5.
Je ne savais pas trop sur quel pied danser en lisant cette BD. Ça ressemble à un document historique sur Cannes, son festival de cinéma et ce fameux hôtel. Et en même temps, cela ressemble aussi à un gros encart publicitaire pour le Carlton. Et aussi à un hommage nourri à la Jet Set, aux grands de ce monde et aux riches vedettes. Et ces deux derniers points me rebutent fondamentalement.
Sur la forme, c'est un documentaire historique assez maladroit, avec la mise en scène très artificielle d'une journaliste enthousiaste venue faire un reportage émerveillé sur le fantastique passé du palace et qui va avoir pour guide un formidable fantôme lui faisant revivre tous les moments de gloire que ces lieux ont vécus. Vous y noterez beaucoup d'emphase car c'est vraiment une oeuvre à l'honneur de ce monument Cannois et de la vie festive qui l'entoure.
Le dessin est de qualité honorable, plutôt soigné, détaillé et documenté. C'est assez joli. Il présente cependant quelques imperfections notamment au niveau des visages qui sont assez changeants.
Mais sur le fond, je me retrouve donc dans la perplexité. Je fus relativement intéressé par l'Histoire de la ville de Cannes et de comment elle est passée en un peu plus d'un siècle d'un village provençal à une cité balnéaire célèbre pour son festival de cinéma et aussi donc son grand hôtel de luxe. Et en même temps, je fus agacé par la représentation idyllique et publicitaire de ce palace et de sa populace huppée. Glorifier la célébrité et l'argent et ce qu'il permet de s'acheter, les dorures qu'il offre et les fêtes que s'octroient les grands de ce monde, c'est le type de lecture qui me fait grincer des dents. Vous ne me verrez pas lire Gala et autres Ici Paris, donc de voir une part de cela dans cette BD, ainsi qu'une grosse part de glorification d'un hôtel privé à vocation commerciale, ce n'est pas une lecture que je conseillerais.
La transition entre un succès sur internet et la bande dessinée est un exercice périlleux. Ce qui fonctionne sur une page web ne marche pas toujours lorsqu'on le réunit dans un album.
« Un Autre Regard » parvient-il à faire mieux que la concurrence sur ce point ? Pas vraiment.
Emma aborde au moyen d’histoires courtes de nombreux sujets d’actualité ou de société : le clitoris, la charge mentale, la violence policière, le capitalisme, le sexisme, le revenu universel, etc. Le message de fond est intéressant et propose un autre regard, d’où le titre de la série, sur les thèmes abordés. De nombreuses personnes gagneraient à lire ces albums pour prendre conscience de certaines choses et évoluer.
Emma est une féministe et militante en générale. Elle le dit elle-même. À titre personnel, ce qui me gêne avec le militantisme, quel qu’il soit, c’est le côté extrême vers lequel il dérive souvent. Le militantisme place la loupe sur ce qui ne va pas et doit changer, selon le groupe concerné, et laisse bien souvent de côté ce qui s’est amélioré ou ce qui fonctionne. Cet angle d’attaque a tendance à braquer une partie de la population et créer l’effet inverse.
Dans « Un Autre Regard », Emma reste mesurée mais ce militantisme sous-jacent m’a un peu dérangé, en particulier quand elle aborde la violence policière. Comme pour le racisme en général, ce n’est pas parce que quelques policiers adoptent des comportements illégaux et inacceptables que l’ensemble de la profession doit en prendre plein la figure.
Quant au dessin, il illustre bien le propos et les situations décrites. Le trait manque toutefois d’assurance et semble trembler légèrement.
« Un Autre Regard » est une lecture intéressante mais je doute de la pertinence de sa publication en format papier.
Note réelle : 2.25/5
Je ne savais pas que c'était le premier manga de l'auteure, mais en voyant le résultat je ne suis pas surpris.
Les problèmes pour moi ont commencé dès les premières pages. Je trouvais la narration confuse et j'ai eu l'impression qu'il manquait l'introduction parce qu'on est tout de suite largué dans le monde créé par l'auteure. C'est d'ailleurs un problème que j'ai rencontré tout le long de la série: c'est souvent raconté de manière un peu confuse. Il y a des idées sympas (même si cela manque souvent d'originalité) et j'aime bien un peu l’héroïne, mais ça ne suffit pas pour rendre le scénario passionnant. C'est un peu poussif, même lorsqu'il y a des scènes d'action, et j'ai du relire certains passages pour être certain si j'avais bien compris le déroulement de la situation.
Le dessin est correct sans plus.
J'ai lu les deux premiers tomes et je ne compte pas continuer.
L'ambiance du manga m'a semblé être déjà vue: ça se passe dans l'Angleterre du passé (sans aucun doute le pays occidental qui inspire le plus les Japonais avec les États-Unis et la France) et on suit un duo qui mène des enquêtes. Le fait qu'il y ait des livres et l'allure de l’héroïne m'a grandement fait penser à ''Gosick''.
On a droit à des idées souvent un peu tordues et parfois cela ne me dérange pas, mais ici je trouvais que ces idées sont souvent mal amenées. Rien dans le scénario ne m'a passionné et les personnages ne sont pas attachants. Le dessin est correct, mais c'est un style qui ne m'attire pas trop.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Dans la paume du diable
L'idée de départ pouvait sembler originale que de faire s'infiltrer un agent du FBI dans le milieu du cinéma hollywoodien des années cinquante. Hélas très vite les auteurs nous perdent avec une profusion de personnages aux visages un peu bizarres, en effet par exemple le père du flic infiltré a la tête d'un acteur célèbre. D'autre part la mise en page n'est pas aidante car les phylactères sont placés de telle sorte que l'on ne sait pas toujours très bien qui parle. Pour ce qui est du dessin j'avoue qu'il n'est pas mal et retranscrit plutôt bien le Hollywood des années cinquante, du moins je peux le supposer n'ayant pas connu bien sur cette époque et cette ville, il est en tous les cas en adéquation avec les choses vues au cinéma. C'est à un polar plutôt conventionnel que nous sommes conviés qui utilise tous les codes du genre , flics pourris, mafieux, et bien sûr la blonde fatale de service. Comme le dit pol dans son avis le scénario du deuxième tome traine un peu en longueur , les atermoiements du héros sont un peu fastidieux, on a envie de lui dire de se bouger un peu. Pour les mateurs du genre on préférera des récits plus actuels, je pense au titre Criminal par exemple.
La Belle Endormie
C'est une histoire moderne du conte de la Belle au bois dormant mais avec une variante sur la danse classique. Rien n'est crédible dans ce récit où on pourra aisément s'arracher les cheveux ou avaler une belle couleuvre. C'est surtout destinée à un public de jeunes filles prépubères ce que je ne suis pas. Pour autant, le graphisme reflète beaucoup de grâce et de délicatesse. Dommage que le scénario soit si mièvre. Vraiment désolé mais je ne peux décemment pas donner plus de deux étoiles. Il faut être honnête avec soi-même. Cela ne mérite pas plus. Il y a beaucoup mieux sur le marché et même dans ce secteur jeunesse.
Les Cinq sans maîtres
Bon, ben je suis pas emballé, emballé. Je pense pourtant être plutôt bon public pour ce genre de série mêlant aventure et humour dans un esprit très ‘Spirou’ mais là, ça a été électroencéphalogramme plat pour ma part. Tout d’abord, il y a le concept. Un milieu urbain duquel tous les êtres humains ont soudainement disparu, laissant les différents animaux à l’abandon. Quelque part, ce concept rappelle l’excellent « Seuls » (avec ici des animaux en lieu et place d’enfants) et déjà ça, c’est risqué. Ensuite, les auteurs multiplient les facilités pour que ce concept tienne la route et fournisse les rebondissements nécessaires. Ça passe peut-être chez un enfant mais à titre personnel, j’ai déjà tiqué à quelques trop nombreuses reprises (bête exemple, ce camion qui roule sans chauffeur en début d’album… mais qui donc appuie sur les pédales ?) Ensuite vient le casting. Comme Ro, j’ai plutôt bien accepté les personnages du chat et du pigeon… et celui de la vache comme élément comique passe aussi. Mais le chien et le sanglier sont vraiment sans intérêt. Leur apport se résume à rien tant ils font redondance de bêtise et de non prise d’initiative avec la vache. Du coup, à quoi sert d’avoir cinq personnages principaux si trois d’entre eux proposent le même type de profil ? L’humour développé m’est également apparu trop facile, trop enfantin. Ça aurait pu passer si le dessin avait été d’une qualité exceptionnelle mais ce n’est pas le cas (même si ce dessin est tout à fait correct). Dès lors, un sanglier qui se coince dans une chatière ou un chien chien qui réclame constamment ses ‘biskits’, c’est insuffisant pour me dérider. Enfin, les péripéties à nouveau peuvent passer si on les regarde avec un regard d’enfant. Mais pour un adulte –et a fortiori s’il s’intéresse ne fusse qu’un peu au monde animal- c’est trop souvent incohérent pour passionner (un renard qui cherche à piéger une vache alors qu’il dispose de rongeurs à profusion… comment dire ?) Donc voilà, à voir si la série plaira à un jeune public (auquel elle est destinée) mais clairement, moi, elle ne m’a pas convaincu.
L'Album
Cet « album » regroupe une série d’histoires courtes, assez caractéristiques du style graphique de Beb Deum, reconnaissable entre mille (à la fois hyperréaliste et caricatural) – et qui est assez clivant je dois le reconnaître. Dans plus de la moitié des cas, c’est un texte en off (relativement abondant), qui accompagne les images. De plus, lorsqu’il y a de véritables dialogues, ceux-ci sont placés hors phylactères, et ne se distinguent formellement pas beaucoup de ces textes off. Il faut dire que souvent, le ton est assez froid, impersonnel. Et je dois aussi reconnaître que ces histoires (mêlant différents genres, de la SF au roman graphique classique, en passant par des ambiances polar) manquent de coffre, d’intérêt (à part peut-être la deuxième, qui aurait sans doute mérité d’être développée, pour faire ressortir le côté kafkaïen – comme dans son Bürocratika). Pour le reste, cet album met surtout en valeur le talent graphique de Beb Deum, mais ce recueil (assez courant dans les bacs d’occase, en tout cas sur Paris) n’est clairement pas indispensable. Même l’auteur lui-même semblait manquer d’enthousiasme, car il ne s’est pas vraiment foulé pour le titre ! Note réelle 2,5/5.
Le Guide de...
Voilà le type de série qui a tout pour monopoliser les étalages des supermarchés, et pour me faire fuir normalement. Mais, ayant bêtement oublié d’emporter de la lecture dans les transports, je me suis trouvé réduit à piocher dans le très maigre choix d’une « boîte à livres », et donc ai découvert ce que je ne connaissais que de nom ou par quelque coup d’œil sur une couverture en traversant le rayon BD d’une grande surface. L’album que j’ai donc lu – et qui sera le seul de la série – est « Le guide de la Trentaine ». Si je ne mets pas la note minimale, c’est parce qu’il y a peut-être (même si quand même j’ai du mal à le croire) quelques albums qui sont d’une meilleure qualité. Mais celui-là ne m’a pas convaincu de passer outre mes préventions contre ce type de publication. Le dessin d’abord, gras et moche, simple et sans personnalité, ne m’attire pas. Passe partout, avec une colorisation elle aussi grasse et manquant de finesse, l’emballage est à la – faible – hauteur du contenu. Contenu qui ne m’a pas vraiment amusé, ni intéressé. C’est convenu, use de clichés sans les dépasser. Triste. En avisant la série, j’ai découvert qu’il y avait eu beaucoup plus d’albums que je ne le pensais, l’éditeur cherchant visiblement à ne laisser de côté aucun filon, aucun thème (il doit lutter avec Bamboo sur ce créneau je suppose), pour ce qui se révèle être une série surfant sur le manque d’idée en matière de cadeau. En fait, ça me ferait bien ch… si on m’en offrait un. Je ne le conserverais pas en tout cas, préférant garder de la place sur mes étagères pour des choses plus ambitieuses et intéressantes. A fuir donc. En tout cas, du coup, je fais davantage attention à ne pas oublier de prendre un bon bouquin avant de prendre le train.
Les Guides au féminin
Erreur de ma part, je n’avais ce jour apporté aucun bouquin à lire dans les transports (ce que je fais tout le temps), et j'ai été réduit à zieuter en gare dans une de ces « boîtes à livres » qui fleurissent dans les lieux publics, pour trouver de quoi me faire passer le temps – et de façon agréable de surcroit. Hélas, ne restait qu’un roman de Musso et deux BD (« Je suis une super maman ! » et « Le guide de la Trentaine » dans une collection proche). Deux BD que je n’aurais normalement jamais lues, mais là, c’était ça ou Musso ou m’emmerder. J’ai opté pour ce que je croyais la moins mauvaise solution. Toujours est-il que ce « Guide au féminin » s’est révélé sans intérêt. Le dessin – et le ton parfois – tentent de s’inspirer de la vogue girly (dont je ne suis pas du tout le cœur de cible !). Mais il n’y a là aucun punch, aucun passage drôle ou dynamique qui peuvent faire passer la lecture ailleurs, et le dessin lui-même est plus proche des vieux albums pour enfants (figé, terne, impersonnel) que de celui de Bagieu et autres « blog girly like ». Sous ces dehors faussement tendance, on retrouve en fait un amas de clichés de gags pas drôles : si j’étais méchant, je dirais que c’est un travail de tâcheron, bâclé, pour répondre à un appel d’offre manquant d’ambition. Note réelle 1,5/5.
Il était une fois le Carlton
Je ne savais pas trop sur quel pied danser en lisant cette BD. Ça ressemble à un document historique sur Cannes, son festival de cinéma et ce fameux hôtel. Et en même temps, cela ressemble aussi à un gros encart publicitaire pour le Carlton. Et aussi à un hommage nourri à la Jet Set, aux grands de ce monde et aux riches vedettes. Et ces deux derniers points me rebutent fondamentalement. Sur la forme, c'est un documentaire historique assez maladroit, avec la mise en scène très artificielle d'une journaliste enthousiaste venue faire un reportage émerveillé sur le fantastique passé du palace et qui va avoir pour guide un formidable fantôme lui faisant revivre tous les moments de gloire que ces lieux ont vécus. Vous y noterez beaucoup d'emphase car c'est vraiment une oeuvre à l'honneur de ce monument Cannois et de la vie festive qui l'entoure. Le dessin est de qualité honorable, plutôt soigné, détaillé et documenté. C'est assez joli. Il présente cependant quelques imperfections notamment au niveau des visages qui sont assez changeants. Mais sur le fond, je me retrouve donc dans la perplexité. Je fus relativement intéressé par l'Histoire de la ville de Cannes et de comment elle est passée en un peu plus d'un siècle d'un village provençal à une cité balnéaire célèbre pour son festival de cinéma et aussi donc son grand hôtel de luxe. Et en même temps, je fus agacé par la représentation idyllique et publicitaire de ce palace et de sa populace huppée. Glorifier la célébrité et l'argent et ce qu'il permet de s'acheter, les dorures qu'il offre et les fêtes que s'octroient les grands de ce monde, c'est le type de lecture qui me fait grincer des dents. Vous ne me verrez pas lire Gala et autres Ici Paris, donc de voir une part de cela dans cette BD, ainsi qu'une grosse part de glorification d'un hôtel privé à vocation commerciale, ce n'est pas une lecture que je conseillerais.
Un Autre Regard
La transition entre un succès sur internet et la bande dessinée est un exercice périlleux. Ce qui fonctionne sur une page web ne marche pas toujours lorsqu'on le réunit dans un album. « Un Autre Regard » parvient-il à faire mieux que la concurrence sur ce point ? Pas vraiment. Emma aborde au moyen d’histoires courtes de nombreux sujets d’actualité ou de société : le clitoris, la charge mentale, la violence policière, le capitalisme, le sexisme, le revenu universel, etc. Le message de fond est intéressant et propose un autre regard, d’où le titre de la série, sur les thèmes abordés. De nombreuses personnes gagneraient à lire ces albums pour prendre conscience de certaines choses et évoluer. Emma est une féministe et militante en générale. Elle le dit elle-même. À titre personnel, ce qui me gêne avec le militantisme, quel qu’il soit, c’est le côté extrême vers lequel il dérive souvent. Le militantisme place la loupe sur ce qui ne va pas et doit changer, selon le groupe concerné, et laisse bien souvent de côté ce qui s’est amélioré ou ce qui fonctionne. Cet angle d’attaque a tendance à braquer une partie de la population et créer l’effet inverse. Dans « Un Autre Regard », Emma reste mesurée mais ce militantisme sous-jacent m’a un peu dérangé, en particulier quand elle aborde la violence policière. Comme pour le racisme en général, ce n’est pas parce que quelques policiers adoptent des comportements illégaux et inacceptables que l’ensemble de la profession doit en prendre plein la figure. Quant au dessin, il illustre bien le propos et les situations décrites. Le trait manque toutefois d’assurance et semble trembler légèrement. « Un Autre Regard » est une lecture intéressante mais je doute de la pertinence de sa publication en format papier. Note réelle : 2.25/5
Green Mechanic
Je ne savais pas que c'était le premier manga de l'auteure, mais en voyant le résultat je ne suis pas surpris. Les problèmes pour moi ont commencé dès les premières pages. Je trouvais la narration confuse et j'ai eu l'impression qu'il manquait l'introduction parce qu'on est tout de suite largué dans le monde créé par l'auteure. C'est d'ailleurs un problème que j'ai rencontré tout le long de la série: c'est souvent raconté de manière un peu confuse. Il y a des idées sympas (même si cela manque souvent d'originalité) et j'aime bien un peu l’héroïne, mais ça ne suffit pas pour rendre le scénario passionnant. C'est un peu poussif, même lorsqu'il y a des scènes d'action, et j'ai du relire certains passages pour être certain si j'avais bien compris le déroulement de la situation. Le dessin est correct sans plus.
The Mystic Archives of Dantalian
J'ai lu les deux premiers tomes et je ne compte pas continuer. L'ambiance du manga m'a semblé être déjà vue: ça se passe dans l'Angleterre du passé (sans aucun doute le pays occidental qui inspire le plus les Japonais avec les États-Unis et la France) et on suit un duo qui mène des enquêtes. Le fait qu'il y ait des livres et l'allure de l’héroïne m'a grandement fait penser à ''Gosick''. On a droit à des idées souvent un peu tordues et parfois cela ne me dérange pas, mais ici je trouvais que ces idées sont souvent mal amenées. Rien dans le scénario ne m'a passionné et les personnages ne sont pas attachants. Le dessin est correct, mais c'est un style qui ne m'attire pas trop.