Les derniers avis (20784 avis)

Couverture de la série L'Ecole des biches
L'Ecole des biches

L’histoire en elle-même ne casse pas des briques, et reste de toute façon engoncée dans un rythme lent, façon théâtre classique, et des dialogues un peu « vieille école théâtrale » eux-aussi. Le dessin de Lévis est sans doute ce qu'il y a de plus intéressant ici (je l’avais bien aimé sur Liz et Beth). Classique, stylé, désuet, il s’en dégage un érotisme léger, mais que ni l’intrigue, ni les dialogues (souvent lourdingues), ni même l’aspect purement érotique ou pornographique ne parviennent à rendre plus émoustillant que ça. C’est au final une lecture qui se révèle décevante et dispensable.

12/10/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Aiôn
Aiôn

Me suis pas franchement éclaté avec cette histoire, d'abord il faut être très balèze pour manier des récits faisant intervenir la notion de voyage dans le temps et l'espace. L'un des posteurs note que l'intrigue est assez simple, certes mais personnellement je dois être trop con mais j'ai pas compris grand chose, oui il y a l'explication du trou avec le crayon dans la feuille mais en fait j'ai décidé dès le début de me laisser porter et de lire l'histoire à un petit niveau du genre tient: le robot fait ça, tient il se passe donc ça. De cette manière la pilule spatio-temporelle passe mieux, si, si je vous assure. Une fois ce postulat pris tout coule de source et l'on peut se concentrer sur le dessin et d'ailleurs c'est bizarre mais autant certaines planches d'entrée de chapitre m'ont bien fait tripper, autant les cases des dits chapitres m'ont parues froides et inhumaines. C'était le but du truc, décidément j'ai rien pané au truc et dans le genre voyages dans le temps préférez certains titres du même thème.

11/10/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Saladin
Saladin

Ça m'agace de mettre une mauvaise note à cet album car il est plein de bonnes choses. D'abord le sujet, le personnage de Saladin qui est assez fascinant et que je connaissais très mal hormis sa réputation par le biais des récits de Richard Coeur-de-Lion. Ensuite parce que le dessin est de très bon niveau. Les personnages sont très bien dessinés, les couleurs sont belles, la majorité des décors sont soignés, détaillés et vivants. Seules quelques paysages et notamment les vues d'ensemble de certaines cités fortifiées sont un peu moins bons car pas à la hauteur de leur ambition, mais de manière générale l'album attire l’œil et flatte la vue du lecteur. Malheureusement, le fond n'est pas à la hauteur de la forme à cause d'un véritable problème de narration et de clarté du récit. Nous sommes dans le cas typique du récit historique et biographique qui accumule les faits et les livre dans l'ordre chronologique de manière exhaustive et sans faire réellement le tri. C'est trop dense pour 48 pages de BD et chaque événement parait survolé. Qui plus est, il n'y a pas de texte narratif permettant de situer le contexte et les personnages : il faut se contenter des quelques dialogues mais la mise en scène ne permet pas de faire toujours comprendre clairement au lecteur ce qu'il se passe, qui est qui et le pourquoi du comment. Nombre de fois j'ai eu bien du mal à suivre le déroulé du récit et j'ai eu aussi certains moments où j'avais l'impression d'avoir manqué des cases tant quelques ellipses sont brutales. La biographie d'un personnage à la vie aussi complexe et intense que celle de Saladin aurait mérité soit davantage qu'un unique album au format normal, soit de s'en tenir à quelques éléments clés moins nombreux, soit de se focaliser sur une période plus restreinte et non pas sur sa vie toute entière.

11/10/2019 (modifier)
Par Ju
Note: 2/5
Couverture de la série Paroles d'école
Paroles d'école

A l'heure de la rentrée, quoi de mieux que de se lire un petit livre sur l'école, histoire de complètement se remettre dans le bain? C'est ce que je me suis dit quand j'ai emprunté cette bd. Et bien j'ai eu tort, j'aurais mieux fait de lire quelque chose qui m'aurait laissé en vacances. "Paroles d'école" est une bande dessinée qui recueille plusieurs récits sur l'école (une bonne dizaine de mémoire), tous de dessinateurs différents. Ces récits sont ceux de personnes qui racontent certains souvenirs marquants de cette période. Et c'est de là que vient la particularité de cette oeuvre. Tous les témoignages sont retranscrits de façon manuscrite dans le livre avant d'être adaptés en bande dessinée. De façon très concrète, il y a donc à chaque fois une lettre manuscrite d'une personne, puis la bd en elle-même. Cette dernière reprend exactement les termes de la lettre, mais pas intégralement. Deux conséquences à cela : la première est qu'il n'y a pas ou très peu de dialogues, ce qui peut être un peu lourd à la longue ; la deuxième est qu'on lit deux fois la même chose. Les lettres sont souvent assez longues, et la bd reprend les mêmes termes. Mais on ne peut pas se contenter de lire les bandes sous peine de ne pas tout comprendre ! En effet, celles-ci sont des versions allégées de l'histoire originelle, et parfois il manque des éléments assez importants (je pense à plusieurs histoires, notamment celle où il est question de viol). Au final, c'est assez rébarbatif. On met du temps à lire un récit, puis on le relit exactement dans les mêmes termes avec les dessins. Du coup, on n'a pas du tout l'impression de découvrir une histoire, c'est juste la lettre illustrée. Et autant il y a quelques histoires où le dessin apporte un vrai plus et donne vie à l'histoire (l'histoire de la chorale et la petite fille qui chante faux, ou celle qui se fait frapper après être allée à la douche) autant dans certaines autres (la majorité en fait), on s'ennuie fermement à la deuxième lecture. Au bout d'un moment, j'ai carrément arrêté de lire les lettres même si cela pouvait nuire à ma compréhension. Trop long, et trop peu intéressant. On en vient donc aux histoires. Comme dans tous les récits de ce genre, elles sont inégales dans leur qualité. Globalement, je n'ai pas été séduit, et je me suis même pas mal ennuyé. Elles manquent de vie, de concret. C'est souvent un peu la même chose : soit une histoire où un élève rend hommage à son professeur, soit une histoire où il lui reproche quelque chose. Sur le nombre d'histoires présentes, on finit par un peu tourner en rond. De plus, elles viennent toutes de personnes plutôt âgées, il n'y a aucune histoire vraiment contemporaine, sur l'école d'aujourd'hui ce qui est un peu dommage Quant au dessin, pareil, ça varie beaucoup, et il y a de tous les styles. Si tous ne me plaisent pas forcément, il n'y a pas de gros ratage, pas une histoire où on se dit "tiens, là le niveau de dessin est beaucoup moins bon". C'est plutôt homogène de ce côté là. J'ai bien aimé le dessin de l'histoire de la petite fille dans la douche et celui de l'histoire des poux. En conclusion, c'est un rendez-vous manqué. L'idée d'offrir des témoignages sur l'école de plusieurs univers différents était séduisante, mais le résultat n'est pas trop là.

10/10/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Chagall en Russie
Chagall en Russie

Ces dernières années, quand j'ouvre un album de Sfar, j'ai l'impression de rouvrir n'importe lequel de ses précédents albums et d'y retrouver la même chose, sans surprise ni intérêt. C'est toujours l'histoire d'un artiste juif qui s'écoute parler, qui virevolte en prenant la vie du bon côté malgré ce qui lui tombe dessus et qui proclame son amour pour la poésie et la liberté à tout prix. Si sur le fond pourquoi pas, sur la forme ça devient très vite ennuyeux. Même si Sfar a dessiné bien pire dans d'autres séries, son dessin ne me convainc vraiment plus. Trop lâché, trop disparate, trop redondant avec le dessin de ses autres œuvres, il ne me touche pas et ne me donne pas envie de le lire. Le début de ce récit offre un cadre intéressant. Nous y sommes au début du 20e siècle, entre Russie et Biélorussie, époque où les juifs subissaient les pogroms tandis que Russes blancs et Rouges s’entre-tuaient. La mise en scène de la communauté juive à cette époque, ses moeurs et coutumes a su attirer mon intérêt. Mais rapidement l'intrigue part en délires poétiques, en monologues et autres discussions teintées de poésie philosophique souvent sans queue ni tête. Cela ressemble à de l'improvisation, presque à de l'écriture automatique d'un artiste qui se laisse porter par son récit pour voir où il le mènera. Grand bien lui en fasse à l'artiste, mais moi ça m'ennuie et je le laisserai se porter tout seul en espérant que cela l'éloigne un peu de son nombril.

08/10/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Perfect crime
Perfect crime

J'avoue n'avoir lu que le premier tome alors que j'ai acheté les trois premiers tomes, chose que je regrette maintenant. Le pitch de la série m'a intéressé et je pensais tomber sur un bon manga policier, sauf que passé une dizaine de pages, j'ai commencé à trouver qu'il y avait des problèmes dans le scénario. Déjà ce tome est divisé en histoires courtes alors que je pensais lire une longue histoire où un mystérieux assassin va se faire poursuivre tout le long de la série par les mêmes policiers qui feront tout pour l'arrêter et comprendre comment il commet des crimes parfaits. Cela fait en sorte que le récit n'est pas trop développé et qu'on à droit à un type qui est capable de tout faire et ça devient vite énervant. Il y aussi le fait que parfois je ne comprenais pas les réactions ou les agissement des personnages. Je vais peut-être lire les deux tomes suivants un jour pour voir si ça s'améliore, mais ça sera pas pour maintenant.

08/10/2019 (modifier)
Couverture de la série Ni vu ni lu
Ni vu ni lu

Il est indiscutable que l'une des nombreuses dérives de notre époque est la facilité avec laquelle nous donnons tous notre avis à propos de sujets sur lesquels nous avons bien peu de connaissances ou de compétences, une tendance encore exacerbée par les réseaux sociaux sur lesquels chacun s'accorde le droit de claironner son opinion (et l'auteur de cette modeste "critique" ne prétend pas se distinguer particulièrement de la "masse" !). Il y a donc fort à parier que bon nombre de ces opinions péremptoires, souvent négatives et quasiment toujours simplificatrices, sont formulées par des gens n'ayant "ni vu, ni lu" l'oeuvre qu'ils descendent en flammes, ou, plus rarement, qu'ils portent aux nues... Jean-Christophe Mazurie a eu l'idée de faire un livre sur cette amusante (?) tendance à recycler des idées reçues ou des banalités largement partagées, dans le seul but de "paraître" en société et de se distinguer du vulgaire pékin, ou au contraire de mieux s'intégrer. Car quoi de plus facile évidemment que d'affirmer que Angot est nombriliste, Haneke sinistre, Eastwood réactionnaire ou Plus belle la vie stupide, sans avoir eu besoin de prendre le temps de les lire / voir ? L'accumulation visiblement sans fin de poncifs, de banalités et de préjugés que propose "Ni Vu, Ni Lu" est naturellement amusante, et l'effet de miroir - car ne sommes nous pas nous mêmes tombés régulièrement dans ce genre de travers ? - rajoute du piment à l'affaire. Qui ne brocarde pas les livres de Marc Lévy sans jamais en avoir ouvert un seul ? (Oui, oui, ça nous arrive aussi à nous...). Le problème néanmoins de cette séance de "tir aux pigeons" que s'offre (nous offre...) Mazurie, est que c'est un jeu un peu trop facile... sans même parler du fait que tout cela est rapidement répétitif donc pas si passionnant que ça. C'est paradoxalement quand le livre quitte la caricature facile et adopte de vrais partis politiques ou moraux, bref quand Mazurie arrête de se moquer pour s'engager, qu'il nous intéresse : pointer l'ignominie de Zemmour (en citant Céline...), le systématisme des polémiques de Finkielkraut ou la pauvreté de la "littérature" d'un d'Ormesson est quand même bien plus contondant que de rire de Twilight (… surtout si, dans un second degré bien de notre temps, on rit en fait de ceux qui en rient...). Oui, c'est bien quand on reconnaît une vraie indignation dans une planche de "Ni Vu, Ni Lu" que ce livre nous intéresse, pas quand il nous caresse dans le sens du poil. Il nous reste à regretter que le dessin assure simplement le service minimum, voire même parfois moins quand certaines expressions des personnages sont difficilement lisibles. Même si tout le monde ne peut pas être Reiser (et d'ailleurs personne n'est Reiser de nos jours, et il nous manque terriblement...), disons que Mazurie n'a pas (encore) le style graphique qui permettrait à son humour de faire plus systématiquement mouche. Une conclusion qui s'impose : montrez l'exemple, ne critiquez pas ce livre sans l'avoir lu, simplement parce que vous avez parcouru cette chronique. Car il est fort possible - et absolument souhaitable - que votre avis diffère du nôtre !

08/10/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Les Tourbières noires
Les Tourbières noires

Cet album ne m'a pas enthousiasmé car son scénario est beaucoup trop stéréotypé et prévisible. Il me fait penser à ces contes à faire peur qu'on raconte autour d'un feu de camp pour faire frissonner les jeunes adolescents, contes où le seul moment qui effraie vraiment c'est quand le narrateur finit par crier "Bouh !". Christophe Bec nous transporte dans un Aubrac bien sinistre, composé de marais et de nuits brumeuses, et peuplé de bouseux xénophobes accrochés à leur fusils comme des clichés du 19e siècle. Ou en tout cas d'un unique bouseux, un père paranoïaque maintenant enfermée sa pauvre fille qu'il accuse de nymphomanie comme sa regrettée épouse auparavant. Ce côté un peu rétrograde et désuet provient peut-être du fait qu'il s'agit d'une adaptation libre d'un conte de Maupassant donc datant d'il y a plus d'un siècle. Mais concrètement, je me suis ennuyé. Il y a trop de passages téléphonés et de mises en scène convenues. L'histoire joue la carte de la possibilité du fantastique sans jamais dire vraiment s'il s'agit juste de rêves ou d'hallucinations, mais on devine trop vite où cela va nous mener. Les personnages surjouent un peu trop, comme suivant scrupuleusement le script qui leur est confié. Et quand le rebondissement final a lieu, il était pour moi tellement attendu qu'il est tombé complètement à plat. Trop de déjà-vu pour moi dans cette BD.

08/10/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Le Fruit de l'éternité
Le Fruit de l'éternité

On veut nous faire croire qu'un jeune héritier ultra-riche veut exercer le métier de professeur dans un lycée et qu'il tombe amoureux de l'une de ses élèves qui sera la proie d'un démon. Bref, tous les poncifs et les exagérations propres aux genres seront de la partie pour notre plus grand déplaisir. Je ne ferai pas dans la dentelle pour dire que cette œuvre m'est apparue comme réellement décevante. La fin de cette histoire reste même ouverte ce qui m’horripile encore plus. Oui, j'ai en effet tenu jusqu'au bout car cela se laisse lire même s'il faudra avaler de grosses couleuvres. Il y a de la romance, du fantastique, du gore dans une ambiance un peu décalé. Ce melting-pot pot m'a paru quand même assez indigeste. Ce fruit de l'éternité a du mal à passer même pour un dessert. Quant à la forme, c'est classique sans le petit plus pour faire la différence. Le découpage m'a paru quelque fois assez maladroit pour la compréhension des scènes. Ceci dit, quand même 2 étoiles et sans applaudissement.

07/10/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série De mémoire
De mémoire

Sur le coup, je me dis que c'est vraiment dommage car le scénario avec du potentiel avec cet homme qui se souvient de tout dans les moindres détails même des années après. Moi qui oublie assez rapidement, cela force mon intérêt sur ce type d'histoire d'hypermnésie. On aura droit à un récit d'enlèvement assez rocambolesque qui constituera le principal de l'action de ce récit. C'est dommage pour le reste car quand la fin arrive, on se dit « tout cela pour cela » non sans amertume. C'est bien dessiné, rien à redire. Sur la forme, cela rend la lecture plutôt agréable ce qui est toujours un assez bon point. Cependant, pour le reste à savoir le scénario, c'est un ratage à mon sens faute de consistance plus épaisse. On ressort véritablement déçu par cette lecture.

07/10/2019 (modifier)