En 2015, le 7 janvier a tristement rejoint la grande famille des dates qui nous restent dans la tête. Depuis elle est restée ancrée en nous, comme ses « grandes sœurs » 11 septembre 2001 (New York), 11 mars 2004 (Madrid), 7 juillet 2005 (Londres), 13 novembre 2015 (Paris), 22 mars 2016 (Bruxelles), 14 juillet 2016 (Nice), et les toutes les autres…
Le 7 janvier 2015, les frères Kouachi font irruption dans les locaux de la rédaction de Charlie Hebdo et ouvrent le feu. Parmi les victimes se trouvent notamment les dessinateurs Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski (parlons d’eux puisque nous sommes sur un site de bandes dessinées). Pour sa part, Catherine Meurisse échappe à la tuerie… mais pas à l’horreur, à la culpabilité d’avoir survécu et au chagrin d’avoir perdu ses amis et collègues.
Se relever, continuer… pour eux, pour elle… oui mais comment ?
« La Légèreté » est justement le récit intime et courageux de ce parcours. Catherine Meurisse nous explique comment elle a surmonté cette épreuve et retrouvé un semblant de légèreté, justement.
Certains passages sont amusants, voire carrément drôles et grinçants. D’autres sont plus tristes, touchants et doux. Avant toute chose, cet album a sans doute été un moyen thérapeutique pour son autrice. Toutefois, la narration m’a posé pas mal de difficultés. En effet, comme le relève Gaston, ça part un peu dans tous les sens, l’histoire étant racontée en un bloc, sans chapitre. S’il y a bien un fil rouge sous la forme de la quête de la légèreté, Catherine Meurisse fait de nombreuses parenthèses et anecdotes, qui, si elles apportent toujours quelque chose, hachent le récit et rendent le tout brouillon.
Le dessin est plutôt inégal. Les planches les plus belles et les plus travaillées (plage, musées, etc.) sont un peu perdues au milieu de pages plus proches du style graphique des dessins de presse de Charlie Hebdo. Les émotions véhiculées en pâtissent malheureusement. Le support de l’album aurait à mon sens dû être mieux exploité.
Ces points négatifs m’ont dérangé et expliquent la note, finalement anecdotique une fois mise en perspective avec le contexte. J’espère simplement que Catherine Meurisse a pu continuer son chemin vers la légèreté.
Note réelle : 2.25/5
Deux jeunes ados dont on ne connaîtra jamais les prénoms décident de tuer le temps au retour du collège en visitant l'énigmatique Zone Z perdue dans un recoin de leur ville.
Se perdant et s'enfonçant un peu plus davantage dans un univers peuplé de marginaux, cette simple balade récréative va se muer en une quête désespérée vers de nouveaux horizons jusqu'à un point de non retour ?
Issu de la scène alternative française, Renaud Thomas livre avec Zone Z son premier grand roman introspectif. Les deux ados ne sont pas véritablement les héros de cette aventure ubuesque. Il s'agit de la Zone Z, une métaphore pessimiste de notre société actuelle en pleine déliquescence et parallèlement en pleine reconstruction bucolique. En croisant clochards cultivés, animaux parlants ou cortège funeste, les deux jeunes ne seront que les spectateurs d'une nature rebelle au coeur des déchets de notre consommation de masse.
Le dessin se veut approximatif pour les personnages mais les décors restent de toute beauté entre bidonville détaillé, pancartes intrusives et désert surréaliste. Afin de mieux perdre le lecteur et de lui couper tout repère, Renaud Thomas use de traits obliques en alternance avec un schéma plus traditionnel pour le cadrage de son Odyssée.
Seulement voilà, malgré les effets d'ocre jaune synonyme d'une pollution galopante et d'un nombre copieux de pages, Zone Z déçoit sur le fond. Les quêtes sont limites absurdes et on passe complètement à côté du message abscons proposé. Libre au lecteur d’interpréter sa propre version des faits mais dans le fond il ne s'y passe pas véritablement grand chose d'intéressant.
Conte moderne ou fable métallique, Zone Z reste un peu trop abstrait pour véritablement captiver, le lecteur se foutant royalement du destin des personnages secondaires comme principaux, l'implication est donc fortement restreinte. Reste quelques jolies images poétiques qui ne sauveront pas le bouquin d'un certain ennui et d'un message abstrait mais discutable en l'état actuel.
Ni innovant ni véritablement déplaisant, Zone Z reste agréable à lire mais risque de se fondre dans la masse à l'instar des deux héros de son aventure.
Très , très bof même. Amateur de Game of Thrones je n'ai rien contre le fait que l'on déboulonne une série iconique qui a conquis des milliers de fans à travers le monde, bien au contraire même, mais et ce mais est d'importance à condition que cela soit bien fait et ce quel que soit le registre par lequel on s'attaque à la chose.
Ici il semble que ce soit l'humour, la gaudriole et un zeste de trash. Ben ça marche pas, comme mes petits camarades précédents j'ai pas rigolé j'ai juste essayé ici ou là de reconnaitre qui était qui et à quel épisode ou moment de la saison ces gags faisaient références. Fastidieux me direz vous ben oui vous avez donc mon ressenti général sur cette BD que je n'assassine pas entièrement mais c'est tout juste.
Pour mon premier avis sur la nouvelle version (magnifique) de notre site, je dois avouer que je suis un peu déçu. L'idée de départ avait pourtant de quoi me plaire, un crash de vaisseau spatial et des humains livrés à eux mêmes qui se retrouvent en butte à une planète hostile dont la végétation cherche à anéantir les dits humains. Ça m'énerve d'autant plus que je connais déjà cette histoire mais je suis infoutu de me rappeler le titre de la nouvelle. Du Jack Vance ? Du R. Silverberg ?
Pour ce qui est du scénario j'ai trouvé tout cela très convenu avec des personnages bien typés parfois un peu trop, je pense notamment à celui de Balec sensé protéger le héros pendant la visite du vaisseau mais qui ne pense qu'à le tuer avec des réparties dignes d'un mauvais téléfilm.
J'ai envie de dire que le dessin ben c'est du Stalner, propre mais sans âme , j'ajouterais que ses personnages ont la même tête que ceux déjà vus dans une autre BD de l'auteur, je pense à La Zone.
Bref la suite se fera sans moi, j'ai trop l'impression d'avoir déjà vu tout cela ailleurs.
C'est un peu déçu que je ressors de la lecture du premier tome.
Je ne m'attendais à rien en particulier car je ne connaissais pas cette bd avant de l'emprunter mais le dessin est bon et m'avait donné de l'espoir, de même que le fait de savoir qu'il s'agissait d'une sorte de transposition du récit d'Homère.
Au final, cette aventure n'a que peu de points communs avec l'Odyssée, et peu d'intérêt.
Les personnages sont antipathiques, au mieux, désagréables, au pire. Le rythme est plutôt bon mais on a du mal à se passionner vraiment pour ce qui arrive du fait du non-attachement aux personnages. Le récit est donc plutôt raté.
Une vraie déception donc mais, puisque la série est abandonnée, j'imagine que je ne suis pas le seul dans ce cas.
C'est clairement pour moi un bon exemple de série surnotée.
Une bd ne se résume pas à un scénario, des personnages et l'écriture. Ici, les dessins sont vraiment mauvais, les personnages changent de tête à chaque case et leur design est vraiment raté (mention spéciale à "tête de fion" ). Alors oui, les personnages sont originaux mais ça ne suffit pas à les rendre intéressants, loin de là.
Le faux prêtre, l'ex désabusée, le nihiliste vampire... mouais. Et encore, il s'agit là des personnages principaux, je préfère ne pas parler des autres.
Tout est moche, les couleurs très (trop) contrastées, sans ombres, les personnages se détachent des fonds comme s'ils étaient photoshoppés dans l'image...Bref ça ne donne vraiment pas envie de s'investir.
Parlons un peu du scénario maintenant.
Enfin de cette bouillie informe qui est censée être un scénario. Alors on a, un prêtre possédé aux pouvoirs de domination mentale, un vampire clodo qui pue, une blondasse de campagne nostalgique, une mémé manipulatrice et moitié zombie, un estropié à la tête d'anus, des cyclopes consanguins, etc.
Bref, autant vous dire que ça part méchamment en cacahuètes (pour rester poli).
Tout l'univers de cette BD est totalement incohérent et idiot. On dirait l'oeuvre d'un ado pré-pubère accro à la violence et aux drogues.
Bon, alors dans ce cas pourquoi 2/5 ? Parce que la bd est fluide et que ça aide bien à la lecture même si elle ne passionne pas à cause de ses nombreux défauts. Si les dessins sont vraiment mauvais, la mise en page et le cadrage sont plutôt bons.
Bref, je n'ai vraiment pas aimé. Essayez de lire avant d'acheter car ça me semble être le genre de BD qu'on aime ou qu'on déteste.
Tout comme Gaston, je reste dubitatif quant à ma lecture.
Après deux opus, on a l’impression de faire du surplace. Cette série est présentée comme thriller alors que rien ne dit que le macchabée ait été assassiné. On n’est d’ailleurs pas certain qu’il soit réellement mort. En fait, on n’est sûr de rien dans cette bd qui use (et abuse) d’une boucle temporelle à l’image du jour sans fin. Le côté brouillon prend le dessus avec l’apparition d’ombres qui prennent l’apparence d’autrui et qui ont manifestement des intentions déplaisantes. On n’oublie pas de saupoudrer le tout de quelques gros plans sur des poitrines bien pourvues et de petites culottes qui s’envoient en l’air (surtout avec l’éternel recommencement de la même journée). Côté dessin, c’est propre mais j’ai parfois eu un peu de mal à suivre les séquences (sans doute mon manque d’habitude à lire des mangas).
Je lirai la suite puisque je la reçois dans ma boite aux lettre. Mais c’est sans grande conviction.
J'ai refermé ce livre avec la désagréable sensation d'être passé à côté de quelque chose. Et cette sensation se confirme à la lecture de la plupart des avis.
J'ai tout de même trouvé certaines qualité à "l'odeur des garçons affamés". Tout d'abord, le dessin est assez agréable. J'avoue l'avoir trouvé surprenant au début, mais il a fini par me plaire. J'ai bien aimé la sensualité qui se dégage de cet album, c'est très fin, très poétique. Mais malheureusement, cette sensualité est diluée dans un scénario totalement abracadabrantesque.
Au début, j'étais dedans, pas de soucis. Atmosphère de western type, trois personnages centraux tous bien différents et bien développés, pas de souci. Mais à partir du moment où le fantastique fait irruption sans aucun signe annonciateur, j'ai été perdu. Le récit perd totalement son fil, tout se mélange. Il ne reste plus que l'histoire d'amour qui fasse tenir le tout, mais ce n'est pas assez pour moi. Entre les apparitions totalement incompréhensibles des indiens, qui ne sont jamais expliquées, les pouvoirs surnaturels de Milton, qui ne sont jamais expliqués, et les intentions totalement foireuses de Stingley, qui sont expliquées mais très peu claires (mais pourquoi il se met cul nu, pourquoi??), cela faisait trop pour moi. La fin ne m'a pas plus convaincu que le reste, elle m'a tout autant perdu. Dommage car il est vrai que l'histoire autour de Milton et Oscar est intéressante. Mais elle reste en arrière plan, les personnages entretiennent une relation mais sont aussi engagés dans des événements, dans une histoire. Et cette dernière manque de cohérence, de justesse.
J'avoue que, décontenancé par cette lecture, j'ai pu louper des choses, ou être un peu sévère sur certains points. Je ne me suis pas accroché, je me suis plutôt laissé porter vers la fin de cette bande dessinée. Il n'en reste pas moins que, selon moi, pour faire une bonne histoire, il faut de la cohérence, et il en manque une bonne dose ici.
Franchement, j'ai hésité à mettre 3/5...ce serait même ma note si l'album n'était pas très largement surnoté.
Certes, le trait de Franquin est plaisant et certaines planches sont très réussies et peuvent amener à la réflexion mais certaines autres n'ont pas beaucoup d'intérêt.
J'imagine que ça passait mieux en histoires à lire de temps en temps dans Fluide Glacial qu'en album complet.
Je conseillerais la lecture pour les quelques histoires inspirées et pour la culture générale mais ne vous attendez pas à un chef d'œuvre, contrairement à ce que pourraient laisser penser la vaste majorité des avis.
J'ai été plutôt déçu à la lecture des 3 tomes.
On voyage énormément, de la Germanie à la Grande Bretagne, mais il ne se passe pas grand chose en fin de compte. Les enjeux politiques sont survolés et pliés dès le premier tome. Là ou on espérait entrer dans les arcanes du pouvoir, la lutte entre les partisans de Vitellius contre ceux de Vespasien, que nenni.
Les tomes 2 et 3 sont une succession d’errances à travers l'empire. Aucun souffle épique dans le récit .
Les rares scènes d'actions sont d'une mollesses telle quelles n'arrivent pas à sauver les meubles.
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La Légèreté
En 2015, le 7 janvier a tristement rejoint la grande famille des dates qui nous restent dans la tête. Depuis elle est restée ancrée en nous, comme ses « grandes sœurs » 11 septembre 2001 (New York), 11 mars 2004 (Madrid), 7 juillet 2005 (Londres), 13 novembre 2015 (Paris), 22 mars 2016 (Bruxelles), 14 juillet 2016 (Nice), et les toutes les autres… Le 7 janvier 2015, les frères Kouachi font irruption dans les locaux de la rédaction de Charlie Hebdo et ouvrent le feu. Parmi les victimes se trouvent notamment les dessinateurs Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski (parlons d’eux puisque nous sommes sur un site de bandes dessinées). Pour sa part, Catherine Meurisse échappe à la tuerie… mais pas à l’horreur, à la culpabilité d’avoir survécu et au chagrin d’avoir perdu ses amis et collègues. Se relever, continuer… pour eux, pour elle… oui mais comment ? « La Légèreté » est justement le récit intime et courageux de ce parcours. Catherine Meurisse nous explique comment elle a surmonté cette épreuve et retrouvé un semblant de légèreté, justement. Certains passages sont amusants, voire carrément drôles et grinçants. D’autres sont plus tristes, touchants et doux. Avant toute chose, cet album a sans doute été un moyen thérapeutique pour son autrice. Toutefois, la narration m’a posé pas mal de difficultés. En effet, comme le relève Gaston, ça part un peu dans tous les sens, l’histoire étant racontée en un bloc, sans chapitre. S’il y a bien un fil rouge sous la forme de la quête de la légèreté, Catherine Meurisse fait de nombreuses parenthèses et anecdotes, qui, si elles apportent toujours quelque chose, hachent le récit et rendent le tout brouillon. Le dessin est plutôt inégal. Les planches les plus belles et les plus travaillées (plage, musées, etc.) sont un peu perdues au milieu de pages plus proches du style graphique des dessins de presse de Charlie Hebdo. Les émotions véhiculées en pâtissent malheureusement. Le support de l’album aurait à mon sens dû être mieux exploité. Ces points négatifs m’ont dérangé et expliquent la note, finalement anecdotique une fois mise en perspective avec le contexte. J’espère simplement que Catherine Meurisse a pu continuer son chemin vers la légèreté. Note réelle : 2.25/5
Zone Z
Deux jeunes ados dont on ne connaîtra jamais les prénoms décident de tuer le temps au retour du collège en visitant l'énigmatique Zone Z perdue dans un recoin de leur ville. Se perdant et s'enfonçant un peu plus davantage dans un univers peuplé de marginaux, cette simple balade récréative va se muer en une quête désespérée vers de nouveaux horizons jusqu'à un point de non retour ? Issu de la scène alternative française, Renaud Thomas livre avec Zone Z son premier grand roman introspectif. Les deux ados ne sont pas véritablement les héros de cette aventure ubuesque. Il s'agit de la Zone Z, une métaphore pessimiste de notre société actuelle en pleine déliquescence et parallèlement en pleine reconstruction bucolique. En croisant clochards cultivés, animaux parlants ou cortège funeste, les deux jeunes ne seront que les spectateurs d'une nature rebelle au coeur des déchets de notre consommation de masse. Le dessin se veut approximatif pour les personnages mais les décors restent de toute beauté entre bidonville détaillé, pancartes intrusives et désert surréaliste. Afin de mieux perdre le lecteur et de lui couper tout repère, Renaud Thomas use de traits obliques en alternance avec un schéma plus traditionnel pour le cadrage de son Odyssée. Seulement voilà, malgré les effets d'ocre jaune synonyme d'une pollution galopante et d'un nombre copieux de pages, Zone Z déçoit sur le fond. Les quêtes sont limites absurdes et on passe complètement à côté du message abscons proposé. Libre au lecteur d’interpréter sa propre version des faits mais dans le fond il ne s'y passe pas véritablement grand chose d'intéressant. Conte moderne ou fable métallique, Zone Z reste un peu trop abstrait pour véritablement captiver, le lecteur se foutant royalement du destin des personnages secondaires comme principaux, l'implication est donc fortement restreinte. Reste quelques jolies images poétiques qui ne sauveront pas le bouquin d'un certain ennui et d'un message abstrait mais discutable en l'état actuel. Ni innovant ni véritablement déplaisant, Zone Z reste agréable à lire mais risque de se fondre dans la masse à l'instar des deux héros de son aventure.
Game of Crowns
Très , très bof même. Amateur de Game of Thrones je n'ai rien contre le fait que l'on déboulonne une série iconique qui a conquis des milliers de fans à travers le monde, bien au contraire même, mais et ce mais est d'importance à condition que cela soit bien fait et ce quel que soit le registre par lequel on s'attaque à la chose. Ici il semble que ce soit l'humour, la gaudriole et un zeste de trash. Ben ça marche pas, comme mes petits camarades précédents j'ai pas rigolé j'ai juste essayé ici ou là de reconnaitre qui était qui et à quel épisode ou moment de la saison ces gags faisaient références. Fastidieux me direz vous ben oui vous avez donc mon ressenti général sur cette BD que je n'assassine pas entièrement mais c'est tout juste.
Exilium
Pour mon premier avis sur la nouvelle version (magnifique) de notre site, je dois avouer que je suis un peu déçu. L'idée de départ avait pourtant de quoi me plaire, un crash de vaisseau spatial et des humains livrés à eux mêmes qui se retrouvent en butte à une planète hostile dont la végétation cherche à anéantir les dits humains. Ça m'énerve d'autant plus que je connais déjà cette histoire mais je suis infoutu de me rappeler le titre de la nouvelle. Du Jack Vance ? Du R. Silverberg ? Pour ce qui est du scénario j'ai trouvé tout cela très convenu avec des personnages bien typés parfois un peu trop, je pense notamment à celui de Balec sensé protéger le héros pendant la visite du vaisseau mais qui ne pense qu'à le tuer avec des réparties dignes d'un mauvais téléfilm. J'ai envie de dire que le dessin ben c'est du Stalner, propre mais sans âme , j'ajouterais que ses personnages ont la même tête que ceux déjà vus dans une autre BD de l'auteur, je pense à La Zone. Bref la suite se fera sans moi, j'ai trop l'impression d'avoir déjà vu tout cela ailleurs.
Ulysse 1781
C'est un peu déçu que je ressors de la lecture du premier tome. Je ne m'attendais à rien en particulier car je ne connaissais pas cette bd avant de l'emprunter mais le dessin est bon et m'avait donné de l'espoir, de même que le fait de savoir qu'il s'agissait d'une sorte de transposition du récit d'Homère. Au final, cette aventure n'a que peu de points communs avec l'Odyssée, et peu d'intérêt. Les personnages sont antipathiques, au mieux, désagréables, au pire. Le rythme est plutôt bon mais on a du mal à se passionner vraiment pour ce qui arrive du fait du non-attachement aux personnages. Le récit est donc plutôt raté. Une vraie déception donc mais, puisque la série est abandonnée, j'imagine que je ne suis pas le seul dans ce cas.
Preacher
C'est clairement pour moi un bon exemple de série surnotée. Une bd ne se résume pas à un scénario, des personnages et l'écriture. Ici, les dessins sont vraiment mauvais, les personnages changent de tête à chaque case et leur design est vraiment raté (mention spéciale à "tête de fion" ). Alors oui, les personnages sont originaux mais ça ne suffit pas à les rendre intéressants, loin de là. Le faux prêtre, l'ex désabusée, le nihiliste vampire... mouais. Et encore, il s'agit là des personnages principaux, je préfère ne pas parler des autres. Tout est moche, les couleurs très (trop) contrastées, sans ombres, les personnages se détachent des fonds comme s'ils étaient photoshoppés dans l'image...Bref ça ne donne vraiment pas envie de s'investir. Parlons un peu du scénario maintenant. Enfin de cette bouillie informe qui est censée être un scénario. Alors on a, un prêtre possédé aux pouvoirs de domination mentale, un vampire clodo qui pue, une blondasse de campagne nostalgique, une mémé manipulatrice et moitié zombie, un estropié à la tête d'anus, des cyclopes consanguins, etc. Bref, autant vous dire que ça part méchamment en cacahuètes (pour rester poli). Tout l'univers de cette BD est totalement incohérent et idiot. On dirait l'oeuvre d'un ado pré-pubère accro à la violence et aux drogues. Bon, alors dans ce cas pourquoi 2/5 ? Parce que la bd est fluide et que ça aide bien à la lecture même si elle ne passionne pas à cause de ses nombreux défauts. Si les dessins sont vraiment mauvais, la mise en page et le cadrage sont plutôt bons. Bref, je n'ai vraiment pas aimé. Essayez de lire avant d'acheter car ça me semble être le genre de BD qu'on aime ou qu'on déteste.
Time Shadows
Tout comme Gaston, je reste dubitatif quant à ma lecture. Après deux opus, on a l’impression de faire du surplace. Cette série est présentée comme thriller alors que rien ne dit que le macchabée ait été assassiné. On n’est d’ailleurs pas certain qu’il soit réellement mort. En fait, on n’est sûr de rien dans cette bd qui use (et abuse) d’une boucle temporelle à l’image du jour sans fin. Le côté brouillon prend le dessus avec l’apparition d’ombres qui prennent l’apparence d’autrui et qui ont manifestement des intentions déplaisantes. On n’oublie pas de saupoudrer le tout de quelques gros plans sur des poitrines bien pourvues et de petites culottes qui s’envoient en l’air (surtout avec l’éternel recommencement de la même journée). Côté dessin, c’est propre mais j’ai parfois eu un peu de mal à suivre les séquences (sans doute mon manque d’habitude à lire des mangas). Je lirai la suite puisque je la reçois dans ma boite aux lettre. Mais c’est sans grande conviction.
L'Odeur des garçons affamés
J'ai refermé ce livre avec la désagréable sensation d'être passé à côté de quelque chose. Et cette sensation se confirme à la lecture de la plupart des avis. J'ai tout de même trouvé certaines qualité à "l'odeur des garçons affamés". Tout d'abord, le dessin est assez agréable. J'avoue l'avoir trouvé surprenant au début, mais il a fini par me plaire. J'ai bien aimé la sensualité qui se dégage de cet album, c'est très fin, très poétique. Mais malheureusement, cette sensualité est diluée dans un scénario totalement abracadabrantesque. Au début, j'étais dedans, pas de soucis. Atmosphère de western type, trois personnages centraux tous bien différents et bien développés, pas de souci. Mais à partir du moment où le fantastique fait irruption sans aucun signe annonciateur, j'ai été perdu. Le récit perd totalement son fil, tout se mélange. Il ne reste plus que l'histoire d'amour qui fasse tenir le tout, mais ce n'est pas assez pour moi. Entre les apparitions totalement incompréhensibles des indiens, qui ne sont jamais expliquées, les pouvoirs surnaturels de Milton, qui ne sont jamais expliqués, et les intentions totalement foireuses de Stingley, qui sont expliquées mais très peu claires (mais pourquoi il se met cul nu, pourquoi??), cela faisait trop pour moi. La fin ne m'a pas plus convaincu que le reste, elle m'a tout autant perdu. Dommage car il est vrai que l'histoire autour de Milton et Oscar est intéressante. Mais elle reste en arrière plan, les personnages entretiennent une relation mais sont aussi engagés dans des événements, dans une histoire. Et cette dernière manque de cohérence, de justesse. J'avoue que, décontenancé par cette lecture, j'ai pu louper des choses, ou être un peu sévère sur certains points. Je ne me suis pas accroché, je me suis plutôt laissé porter vers la fin de cette bande dessinée. Il n'en reste pas moins que, selon moi, pour faire une bonne histoire, il faut de la cohérence, et il en manque une bonne dose ici.
Idées Noires
Franchement, j'ai hésité à mettre 3/5...ce serait même ma note si l'album n'était pas très largement surnoté. Certes, le trait de Franquin est plaisant et certaines planches sont très réussies et peuvent amener à la réflexion mais certaines autres n'ont pas beaucoup d'intérêt. J'imagine que ça passait mieux en histoires à lire de temps en temps dans Fluide Glacial qu'en album complet. Je conseillerais la lecture pour les quelques histoires inspirées et pour la culture générale mais ne vous attendez pas à un chef d'œuvre, contrairement à ce que pourraient laisser penser la vaste majorité des avis.
Auguria
J'ai été plutôt déçu à la lecture des 3 tomes. On voyage énormément, de la Germanie à la Grande Bretagne, mais il ne se passe pas grand chose en fin de compte. Les enjeux politiques sont survolés et pliés dès le premier tome. Là ou on espérait entrer dans les arcanes du pouvoir, la lutte entre les partisans de Vitellius contre ceux de Vespasien, que nenni. Les tomes 2 et 3 sont une succession d’errances à travers l'empire. Aucun souffle épique dans le récit . Les rares scènes d'actions sont d'une mollesses telle quelles n'arrivent pas à sauver les meubles.