Exilium

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

Sur Terre, l’homme a réussi à dominer la nature. Ici, c’est plutôt l’inverse. Couleurs : Florent Fantini


Planet Fantasy

2189, Milan. Le Glory, joyau de la flotte spatiale humaine, s’apprête à effectuer son voyage interstellaire vers la station balnéaire « Paradis Lunella ». Pour le capitaine Sonntag, il s’agit d’un simple vol de routine, 27 petits jours à rêver en chambre de stase... Mais à son réveil, rien ne s’est passé comme prévu : le Glory a dérivé pendant 179 ans pour finalement s’écraser sur une tout autre destination ! Sonntag, comme beaucoup d’autres, est désormais piégé sur Kayenn. Un enfer vert où la forêt est vivante mais mortelle, et où les survivants du crash tentent de survivre dans une cité de fortune construite autour de l’épave du vaisseau. Qui sait les véritables raisons de leur présence dans ce lieu maudit et s’ils seront capable d’en repartir un jour ?

Scénaristes
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 14 Mars 2018
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Exilium
Les notes (3)
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09/05/2018 | Le Grand A
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Par sloane
Note: 2/5
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Pour mon premier avis sur la nouvelle version (magnifique) de notre site, je dois avouer que je suis un peu déçu. L'idée de départ avait pourtant de quoi me plaire, un crash de vaisseau spatial et des humains livrés à eux mêmes qui se retrouvent en butte à une planète hostile dont la végétation cherche à anéantir les dits humains. Ça m'énerve d'autant plus que je connais déjà cette histoire mais je suis infoutu de me rappeler le titre de la nouvelle. Du Jack Vance ? Du R. Silverberg ? Pour ce qui est du scénario j'ai trouvé tout cela très convenu avec des personnages bien typés parfois un peu trop, je pense notamment à celui de Balec sensé protéger le héros pendant la visite du vaisseau mais qui ne pense qu'à le tuer avec des réparties dignes d'un mauvais téléfilm. J'ai envie de dire que le dessin ben c'est du Stalner, propre mais sans âme , j'ajouterais que ses personnages ont la même tête que ceux déjà vus dans une autre BD de l'auteur, je pense à La Zone. Bref la suite se fera sans moi, j'ai trop l'impression d'avoir déjà vu tout cela ailleurs.

05/10/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
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L'auteur Eric Stalner n'est guère un habitué des séries de science-fiction. Il essaye de faire un peu du Léo mais à sa manière propre. Cela donne un style assez intéressant mais qui manque encore de profondeur. Pour l'originalité, il faudra également repasser. Reste néanmoins l'ambiance mystérieuse. Ainsi, on devine tout de suite que le commandant de bord cache des choses sur le crash du Glory, fleuron de la flotte spatiale humaine dans les années 2189. On retombe également à une société assez primitive sur la planète Kayenn qui possède une âme propre dans l'interconnexion avec les végétaux et autres animaux. On se pose encore beaucoup de questions à la fin de ce premier tome. Pour autant, le divertissement est assuré grâce au dépaysement. Il manque juste des personnages attachants auxquels on pourrait se raccrocher.

26/08/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Mmmmmmh… Intéressant, mais je pense avoir encore été victime de l’illustration de couverture qui déchire mais ne reflète pas la qualité d’ensemble. Je ne découvrais que maintenant le dessin d’Eric Stalner malgré une bibliographie en bande dessinée longue comme le bras. Je n’ai pas été déçu, c’est le type de dessin qui rentre tout à fait dans mes cordes avec un encrage soutenu, trait semi-réaliste, des trombines distinctives, une certaine richesse dans les décors et quelques plans qui claquent bien. La coloration maîtrisée de Florence Fantini participe à la grandeur du voyage spatial et apporte un vrai plus. Non en fait ça pêche plutôt du côté scénario avec des personnages un brin stéréotypés à la psychologie très en surface des choses. Les dialogues constituent le gros bémol selon moi : ils ne sont pas très inspirés, rien d’exaltant, pas de punch lines. La construction du récit manque de liant, de montée en puissance avec une tension grimpante. Les choses ne sont pas très bien amenées, elles sont même carrément forcées (la scène de luc, gratuite, les pétages de plomb…), c’est assez linéaire et donc inéluctablement « plat ». L’histoire en elle-même est en revanche assez intrigante : qui, quoi, comment, pourquoi ? Beaucoup de questions demeurent en suspend et sachant que la trilogie complète est prévue pour l’année civile 2018, cela vaut le coup de patienter sans balancer de jugement définitif à l’emporte-pièce. Les influences SF sont cool mais faciles, où ça pioche vachement du côté du Cycle de Fondation d’Isaac Asimov et la quête du Mulet. Le Mulet étant affilié à Koïos, être cherchant à étendre son pouvoir sur l’ensemble des mondes connus. La planète où le vaisseau spatial s’est échoué est une sorte de Gaïa du même cycle (Fondation Foudroyée, Terre et Fondation), planète vue comme un super-organisme pensant, avec comme de par hasard une fille qui la comprend et s’en fait la défenseure : Joie chez Asimov, Luz chez Cédric Simon. Quant au voyage en hibernation de colons terriens vers un avenir plus prospère, c’est un grand classique de la SF (Alien Covenant etc.). Ce fut un moment agréable mais je m’attendais à mieux je ne le cache pas. D’ailleurs je ne comprends pas l’accroche de l’éditeur, « Sur Terre, l’homme a réussi à dominer la nature. Ici, c’est plutôt l’inverse ». Rien à voir, le rapport hostile homme vs nature sauvage n'est pas aussi intense comme il pouvait l'être sur Six Saisons sur IlO dans Le Cycle de Cyann par exemple. Il n'est pas vraiment question de cela ici, ou si peu...

09/05/2018 (MAJ le 09/05/2018) (modifier)