Les derniers avis (20781 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Black Sands
Black Sands

Je n'ai pas accroché à cet album. Assez épais, 112 pages, il semble contenir pour de bon l'équivalent de deux tomes bien distincts. Le premier raconte l'arrivée de soldats américains sur un îlot du Pacifique pendant la seconde guerre mondiale pour y découvrir à la fois des zombies et un centre de recherches monstrueux de la part de scientifiques militaires japonais. Si l'entame de ce récit n'est pas mauvaise et soutenue par un dessin de bonne qualité, j'ai assez vite déchanté quand j'ai constaté qu'on était plongé dans un récit de zombies vraiment déjà vu, dans le sens où les héros ne connaissent rien de tels récits et commettent toutes les erreurs à ne pas commettre, ce qui va forcément entraîner leur mort assez rapide. Ça m'ennuie car cela n'apporte rien de neuf au genre. L'implication des Japonais et d'expériences dignes des pires atrocités des Nazis aurait pu amener un peu d'originalité mais elle se résume finalement à une action militaire musclée avec plein de morts et voilà c'est plié. Pas passionnant... La seconde partie de l'album est sur un rythme narratif différent, beaucoup plus rapide, et autant celle-ci part dans des directions un peu nouvelles, autant ce fameux rythme l'a rendu assez médiocre à mes yeux. Ça va trop vite, comme si l'auteur avait été forcé de condenser beaucoup d'idées en quelques pages, on a des ellipses donnant l'impression que des choses sont sorties soudain du chapeau, on a des péripéties qui s’enchaînent sans entraîner le lecteur avec elles, et sur la fin on a une accumulation de coïncidences faciles qui ressemblent trop à des Deus Ex à mes yeux. J'en suis ressorti avec un mélange d'indifférence pour le parcours des protagonistes et de déception envers le contenu du récit lui-même.

10/05/2020 (modifier)
Couverture de la série Sur les ailes du temps
Sur les ailes du temps

Cet album rassemble les récits complets réalisés par Convard pour les numéros spéciaux de Circus, entre 1982 et 1985, je les ai lus grâce à ma collection complète, et comme j'ai vu cet album en cliquant sur le nom de l'auteur, je peux l'aviser. Ces 8 récits courts abordent des sujets divers, mais dans un environnement le plus souvent fantastique et de science fiction, avec des découvertes étonnantes, de l'étrangeté et de l'érotisme ; j'apprécie le talent de conteur de Convard et son côté imaginatif, mais ces récits ne m'ont pas particulièrement passionné, c'est de la SF un peu métaphysique par endroits, ou tout au moins très singulière, donc ça ne me botte pas des masses. Ceci dit, la démarche reste intéressante. Seul son dessin me plait, je l'ai toujours apprécié pour son efficacité graphique, il est semblable à ce que je voyais à la même époque dans ces années 80, sur les autres séries de Convard, comme Les Héritiers du soleil (dans Vécu), Les Huit jours du diable et Cranach de Morganloup (dans Tintin), je ne suis donc pas dépaysé de ce côté, mais un chouette dessin ne suffit pas, il m'en faut plus pour adhérer à ce type de bande. Vraie note : 2,5/5

09/05/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Nancy (Arthur et Zoé)
Nancy (Arthur et Zoé)

Malgré ma note un peu sévère j'éprouve une petite tendresse pour les histoires de "Arthur et Zoé" Je les ai découvertes il y a fort longtemps lorsque j'allais chez ma grand-mère. Je ne sais plus si c'était dans "Femmes d'aujourd'hui" ou "Modes et travaux", mais dès que j'arrivais je me ruais sur ces petites histoires qui me faisaient sourire. Pas grandiose évidement, déjà daté fin des années soixante, mais un petit côté suranné bien plaisant et puis comme le dit Agecanonix il y avait "Pif Gadget". Dans les deux magazines cités plus haut il y avait une page de Ramiro qui bien sûr avait ma préférence. A lire pour le fun et calmer un temps de mélancolie.

08/05/2020 (modifier)
Couverture de la série Kostar le Magnifique
Kostar le Magnifique

Alors je suis bien embêté avec cette Bd parce que la fiche présentée n'est pas complète ; il s'agit bien d'une création de Corteggiani, mais elle fut d'abord dessinée par Bercovici dans Circus, je l'ai retrouvée dans mes numéros, le récit non titré démarre en 1984 dans le numéro 79. Il s'agit d'une tentative pour les auteurs de démystifier le genre fantasy et les aventures chevaleresques d'un héros par le biais de la parodie, on a donc un chevalier un peu crétin, pas très futé qui se rend dans un château humide où trône le roi Bonhanib qui s'ennuie avec son fou ; remarié avec une mégère de 150 kg qui possède des pouvoirs de sorcière, son seul passe-temps est de mater sa fille Chipolata qui prend son bain, la belle est bien roulée mais elle est con comme un balai, et de toute façon, tout le monde dans cet univers a un grain, l'ambiance est bon enfant et se moque de pas mal de clichés qu'on trouve dans les Bd de fantasy, Kostar rencontre plein de personnages, tous plus chtarbés les uns que les autres, et le récit se termine dans une parodie de Lucky Luke lorsque Kostar imite le cowboy chantant en s'en allant à cheval dans le crépuscule médiéval. Apparemment, cette bande a donc été reprise par Sirvent en 1990 dans Circus, toujours avec Corte, mais le ton n'a pas trop changé, c'est farfelu mais pas terrible, il se passe pas mal de choses, mais sans lien véritable, c'est plus une suite de petites séquences vaguement reliées entre elles, l'ensemble se révèle assez fouillis, bref je peux pas dire que j'ai détesté, mais j'ai pas non plus adoré, ça me laisse assez indifférent en fait, pour moi, que ce soit l'histoire dessinée par Bercovici ou celle dessinée par Sirvent, c'est du pareil au même, c'est assez moyen, avec des jeux de mots vaseux ; le seul qui m'a fait sourire c'est (dans le récit dessinée par Bercovici) lorsqu'un ermite indique le chemin du château : "à gauche en sortant de la chapelle Raven de La Croix", quand on sait que Raven de La Croix était dans ces années 80, célèbre pour son tour de poitrine et une des actrices fétiches de Russ Meyer, c'est assez cocasse d'associer son nom à celui d'une chapelle. C'est le dessin qui peut faire la différence : celui de Bercovici est caractéristique de son style, broussailleux, moins appliqué que sur ses créations futures, il venait de créer avec Corteggiani "Robinson et Zoé" dans Circus, dans le même style. Disons que pour une parodie de ce type, ça colle pas trop mal. Le dessin de Sirvent, je ne connaissais pas, il n'a pas beaucoup dessiné vu qu'il a longtemps été coloriste pour d'autres auteurs, mais je le trouve plus soigné, plus proche d'un style franco-belge classique. J'ai l'impression que Soleil a édité le récit dessiné par Sirvent à la place de Glénat, et que ce dernier a oublié d'éditer celui dessiné par Bercovici, car à ma connaissance, ce récit n'a pas bénéficié d'une édition en album.

08/05/2020 (modifier)
Couverture de la série Comment je me suis fait plaquer...
Comment je me suis fait plaquer...

Entrecoupées d’interludes de Wandrille, nous avons là une série d’histoires courtes, sur le thème de la rupture – en tout cas des histoires d’amour avortées ou qui finissent en eau de boudin. Je suis a priori sceptique concernant ces albums collectifs, regroupant des dessinateurs au style différent (je n’aime pas trop ces changements dans un même album ou une même série) – ici tous avec un trait moderne, qui ont chacun très peu de place pour développer une idée autour du thème général. Et cet album ne déroge pas à la règle, car l’ensemble est très inégal, et globalement décevant – ou tout le moins « quelconque ». Parmi les histoires qui ont retenu mon attention, celles d’Aseyn et de Loïc Sécheresse et, à un degré moindre, celle de MissPaty (un peu inabouti et trop « sucrée », mais avec quelque chose dans le dessin, la colorisation et le traitement graphique qui m’a plu). Pour le reste, c’est un album dispensable, une fausse bonne idée d’éditeur.

08/05/2020 (modifier)
Couverture de la série Y'a plus de limites !
Y'a plus de limites !

En farfouillant dans les thèmes, je suis tombé sur cet album, et je me souviens que je l'avais gagné dans je ne sais plus quel magasin, pour une raison que j'ai oubliée, mais je ne le possède plus car je l'ai échangé dans ma bouquinerie contre une autre Bd. Je l'avise donc de mémoire, mais je me souviens assez bien de l'univers, et surtout je me souviens que ça ne m'avait guère emballé, d'où l'échange. Mandryka, j'ai jamais été trop fan, j'aime bien son dessin, encore que dans Le Concombre Masqué, je le trouvais moyen, alors qu'ici, il me plait bien, le trait est plus maitrisé, les décors futuristes sont bons et les fonds de cases sont remplis. Il est d'ailleurs amusant de voir comment Mandryka imaginait en 1996 le futur de 2014, avec des villes très modernes et des engins volants, exactement comme on l'imaginait dans les années 40, c'est curieux qu'en 50 ans, les dessinateurs n'aient pas évolué sur cette vision futuriste. S'il y avait eu un scénario consistant, j'aurais noté plus haut c'est certain, mais malheureusement, c'est un récit qui part dans plusieurs directions sans qu'elles soient approfondies, on se retrouve dans une histoire invraisemblable qui n'est même pas passionnante, c'est une science-fiction d'aspect parodique mais qui n'est pas suffisamment construite, malgré quelques trop rares éléments.

08/05/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Contes imaginaires
Contes imaginaires

J'avoue n'avoir lu que le tome sur Raiponce et franchement je n'ai pas envie de lire les deux autres albums. Ce sont des adaptations de Contes des frères Grimm et d'Andersen et il y a une particularité: les histoires sont plus ou moins reliées entre elle par une même histoire. Par exemple, dans le tome que j'ai lu, il est question de princes de contes qui ont tous été ensorcelés par la même sorcière et à la fin il y a une courte histoire qui explique tout. Je n'ai pas vraiment accroché au scénario. Le seul truc qui m'a vaguement intéressé est la réponse au mystère pourquoi la sorcière lance des malédictions sur des princes et maintenant que j'ai la réponse il n'y a rien dans ce tome qui me donne envie de le relire. D'ailleurs, l'histoire de la sorcière est vraiment cliché au final. Si je n'ai pas aimé ce recueil de contes c'est parce que je n'ai pas aimé le traitement de ces récits. C'est du shojo typique qui met en avant l'amour et qui s'adresse aux jeunes filles qui aiment les histoires romantiques. Ne faisant pas partie du public-cible, je me suis vite ennuyé. Le dessin est correct sans plus.

08/05/2020 (modifier)
Couverture de la série La Foire aux Cochons
La Foire aux Cochons

N'ayant plus grand chose à lire en BD, j'ai fini par me plonger dans cette Bd que j'évinçais dans l'Echo des Savanes à chaque numéro en 1999, parce que rien que le fait de voir des cochons pérorer, je trouvais ça idiot. Je m'attendais au résultat , j'en sors indifférent et pas convaincu. Ptiluc récidive dans un univers animalier, après ses rats de Pacush Blues, il donne dans le cochon, sauf que je préférais amplement les rats au ton cruel et cynique qui représentaient un microcosme de la société à ces cochons qui sont des réincarnations de grands hommes ayant marqué l'humanité, et qui passent leur temps à passer à la moulinette les grandes étapes de notre temps. A première vue, c'est une manière amusante de réécrire 2000 ans d'Histoire à travers des portraits décapants, même si je trouve cette idée saugrenue. L'ennui c'est que j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans cet univers, j'ai pas adhéré à cette philosophie de cuisine entre groins, ça m'a paru vain et plat, limite prétentieux, et pour une bande animalière, ça parle beaucoup trop, à tel point que ça a fini par me saouler. Il n'y a pas de scénario vraiment construit, c'est une suite de séquences dont les idées partent un peu dans tous les sens et qui évoquent des sujets de façon trop superficielle. En fait, je crois que c'est surtout l'idée d'aborder ces sujets graves par le biais de cochons qui me dérange, ça aurait été d'autres animaux, plus variés, comme dans La Jungle en folie ou dans Chlorophylle, ça serait sans doute mieux passé, ça aurait été surtout plus simple pour les identifier... enfin je sais pas trop comment expliquer ce sentiment, et pourtant je n'ai rien contre les cochons. Au niveau graphique, le dessin est meilleur que sur Pacush Blues mais je trouve que ces cochons sont assez vilains, je n'aime pas leur tête, et le coup du cul de la truie, je trouve pas ça très ragoutant.

07/05/2020 (modifier)
Couverture de la série Et toi, quand est-ce que tu t'y mets ?
Et toi, quand est-ce que tu t'y mets ?

On est quand même loin de l’humour caustique et déjanté de la grande époque Fluide, sous la houlette du grand Gotlib ! En effet, on est là – et le dessin et la colorisation (dont je ne suis pas forcément fan) nous le confirment d’emblée – dans le genre « girly », un créneau à la mode, donc… Tout tourne autour d’une trentenaire, Jeanne, qui ne veut pas d’enfant (elle s’inquiète au moindre retard de ses règles, au moindre oubli de la pilule). Autour de ce concept « à fort potentiel », nous la suivons dans sa vie quotidienne, avec son copain surtout (qui, malgré ce qu’il en dit s’accommoderait bien d’un enfant, et tente de faire passer cette idée), une copine (qui a un bébé) et d’autres connaissances, l’essentiel des « gags » jouant sur ce rôle sous-disant à contre-emploi de femme souhaitant ne pas être mère. L’ensemble (strips ou histoires courtes, d’une page à chaque fois en tout cas) tourne rapidement en rond et, surtout ne m’a pas fait rire du tout. C’est du déjà vu, tout à fait le genre de truc que je m’imagine publié dans une rubrique d’un magazine féminin de salle d’attente, avec des questions existentielles futiles. Et on est aussi loin d'un éventuel combat féministe pour que la femme reprenne (ou garde) le contrôle de son corps ! Cela m'a un peu fait penser à ce que publiait Bretécher sur des sujets analogues. Je n’ai lu que le premier tome, mais ça va suffire, je me contrefiche de savoir si Jeanne va changer d'avis dans l'album suivant. Un gros bof donc.

06/05/2020 (modifier)
Couverture de la série Les Chicons
Les Chicons

A part quelques personnages secondaires satellites, tous les gags sont centrés sur deux jeunes branleurs de banlieue, Léo et Paul, qui glandent, volent à l’occasion, et passent une bonne partie de leur temps dans la rue, sur un banc. Rien n’est fin dans ces gags. C'est le cas de l’humour déjà – pas franchement percutant, quasiment jamais drôle, la faute à un rythme poussif et à un manque flagrant de surprise : c’est mou et prévisible. Seuls deux gags m’ont fait sourire, c’est quand même insuffisant ! Quant à la banlieue qui sert de décor, elle n’est utilisée que comme caricature, le « jeune de banlieue » (même si ici pas de Noir ou d’Arabe) n’étant présenté que comme un parasite, un fumiste, que le maire et son adjoint, ou le vigile du supermarché local tentent de mettre au travail ou sur le droit chemin. Tout ceci pourrait passer si du cynisme, de l’humour – noir ou pas – venaient réellement dynamiser l’ensemble. Hélas, ce n’est pas le cas. Et comme le dessin n’est pas ma tasse de thé…

05/05/2020 (modifier)