Sur les ailes du temps

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

Depuis l'invention de "l'astro-temporal", le Centre d'Etudes Historiques Inter-Temporelles envoie en mission dans le passé ses meilleurs enquêteurs... Ceux-ci partent enregistrer et photographier Charlemagne, Louis XIV, Alexandre le Grand.. Ainsi l'Histoire humaine peut être écrite à nouveau... et dans toute sa vérité.


Circus Voyages dans le temps

Huit chapitres constituent cet album. En voici le résumé de la première histoire : Juin 2937. Un agent, Rod, n'est pas revenu de mission. Cette dernière est capitale. Un nouvel agent-détective est envoyé dans le passé... un bond de presque 3000 ans. L'astro-temporal se matérialise près de Jérusalem. Le nouvel agent est attiré par une foule qui escorte un homme. L'individu est épuisé par le port d'une lourde croix... C'est la fin du Christ... Le Christ ?... Non !... car c'est bien Rod qui est cloué sur la traverse de bois. Au cours de la nuit, l'agent ouvre le tombeau, s'empare du corps... L'astro-temporal et les deux hommes s'envolent vers leur époque dans une boule de feu... Tout est accompli : Jésus est mort sur la Croix et il est sorti de son tombeau... Fou, non ?... et les autres sont de même accabit : "Exil", "L'Amour guerrier", "Le petit monde derrière la porte", "Le petit Godum", "L'amour perpétuel", "Grelot" et "Les ombres humaines". Toutes ces histoires jouent le jeu de la vie et de la mort ; des situations insolites où l'homme joue un rôle de premier plan.

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1985
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Sur les ailes du temps © Glénat 1985
Les notes
Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)
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21/01/2007 | L'Ymagier
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Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Ce recueil de Didier Convard rassemble plusieurs histoires courtes majoritairement orientées science-fiction, souvent autour du voyage temporel et des enquêtes du CEHIT (Centre d'Etudes Historiques Inter-Temporels), même si quelques récits n'ont rien à voir et basculent davantage dans le fantastique pur. On sent bien le goût des années 70-80 pour la SF métaphysique, les paradoxes temporels, les futurs décadents et les récits un peu crépusculaires où l'humanité semble toujours proche de sa perte. Honnêtement, les scénarios sont assez inégaux. Ce sont des histoires très courtes, souvent construites autour d'une idée unique ou d'une petite chute à rebondissement. Certaines sont franchement prévisibles, d'autres paraissent aujourd'hui très classiques voire déjà vues maintes fois, mais un ou deux récits m'ont quand même un peu surpris. Globalement, c'est de la SF très basique, parfois naïve, avec ce petit parfum désuet typique d'une époque où l'on mélangeait encore sans complexe space opera, fantastique, érotisme, pessimisme nucléaire et réflexions vaguement métaphysiques dans quelques pages seulement. Mais l'intérêt principal de l'album, pour moi, vient surtout du dessin de Didier Convard. On le sent encore un peu immature par moments, pas totalement débarrassé de ses influences, mais j'aime beaucoup la clarté de son trait et l'élégance très académique de ses personnages comme de ses décors. On est quelque part entre Eddy Paape et André Juillard, avec qui il a d'ailleurs beaucoup collaboré. Il y a une vraie lisibilité, un goût du décor rétro-futuriste et une manière très classique mais agréable de mettre en scène les personnages. Même quand les scénarios restent mineurs, le dessin donne souvent envie de continuer. Ce n'est certainement pas un grand classique oublié de la science-fiction en BD, et beaucoup d'idées paraîtront aujourd'hui désuettes, mais en amateur de SF ancienne j'ai pris un plaisir amusé à parcourir ces récits. Leur côté rétro, parfois maladroit mais sincère, fonctionne un peu comme un témoignage d'une certaine bande dessinée de science-fiction française entre la fin des années 70 et le début des années 80.

28/05/2026 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Cet album rassemble les récits complets réalisés par Convard pour les numéros spéciaux de Circus, entre 1982 et 1985, je les ai lus grâce à ma collection complète, et comme j'ai vu cet album en cliquant sur le nom de l'auteur, je peux l'aviser. Ces 8 récits courts abordent des sujets divers, mais dans un environnement le plus souvent fantastique et de science fiction, avec des découvertes étonnantes, de l'étrangeté et de l'érotisme ; j'apprécie le talent de conteur de Convard et son côté imaginatif, mais ces récits ne m'ont pas particulièrement passionné, c'est de la SF un peu métaphysique par endroits, ou tout au moins très singulière, donc ça ne me botte pas des masses. Ceci dit, la démarche reste intéressante. Seul son dessin me plait, je l'ai toujours apprécié pour son efficacité graphique, il est semblable à ce que je voyais à la même époque dans ces années 80, sur les autres séries de Convard, comme Les Héritiers du soleil (dans Vécu), Les Huit jours du diable et Cranach de Morganloup (dans Tintin), je ne suis donc pas dépaysé de ce côté, mais un chouette dessin ne suffit pas, il m'en faut plus pour adhérer à ce type de bande. Vraie note : 2,5/5

09/05/2020 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Un bien bel et "drôle" d'album. Convard m'a ici convié à des essais qui mettent en scène l'homme et la mort ; cette vieille compagne qui un jour ou l'autre croise notre destin. Ces histoires sont surprenantes, tendres, dures, joyeuses, tristes mais elles portent en elles une grande foi en l'être humain. En lisant, je me suis dit : "c'est pas possible !.." mais, et pourquoi pas ?... Laissez-vous emmener -comme je l'ai fait- loin là-bas... ou tout près d'ici... par un auteur imaginatif, au graphisme un peu "épuré" peut-être ; mais qui ne vous laissera pas indifférent. Un bien bel opus qui ne fait pas ses 22 ans d'âge. Un 3,5/5 bien mérité.

21/01/2007 (modifier)