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Couverture de la série Neurotrans
Neurotrans

Je découvre cette Bd dans l'Echo des Savanes de 2003, et je ne suis pas du tout fan de ce genre de récit, c'est du cyberpunk avec une petite influence de Total Recall, ces histoires de neuroformatage et d'emprunt de corps, ça me défrise... le film de Verhoeven j'avais adoré parce qu'il y avait une histoire qui se tenait et un type embringué dans une machination, qui était en plus incarné par Schwarzenegger, mais là, y'a rien pour me plaire, je n'y comprends pas grand chose, c'est ultra futuriste et moderniste, je n'aime pas cette vision de la SF, je préfère carrément le post-apo. Le ton est racoleur avec pas mal de filles à poil semées ça et là, bref j'ai fait l'effort de lire en entier mais je n'en retire rien parce que ça ne m'intéresse pas. Je le regrette parce que je trouve le dessin assez chouette, Collignon change de style ici, avec un visuel qui en jette, c'est très différent de ce qu'il a fait sur Les Démons d'Armoises, il adopte un style graphique proche de Stan et Vince car ça colle parfaitement au sujet traité, dommage que ça ne serve pas un sujet qui aurait été plus dans mes préférences.

14/06/2020 (modifier)
Couverture de la série Simak
Simak

J’ai toujours un peu de mal à me faire au dessin de Ponzio. Son trait hyper réaliste, usant de photos retouchées (ou en tout cas donnant un rendu qui en est proche), est plutôt froid (car à côté d’un hyper réalisme de certains détails, d’autres sont à l’inverse un peu flous ou bâclés – décors ou visages, bien lisses par exemple, l’inégalité de l’ensemble est à noter), et je n’accroche pas forcément. Mais c’est quand même lisible. Quant à l’histoire de Frissen, elle se laisse lire, mais elle manque d’originalité. On suit l’intrigue sans passion. Et la fin est, elle, trop bâclée à mon goût. Bref, cela manque d’intérêt. Il y a pourtant quelques idées – il faut dire piquées un peu partout (de Blade Runner à l’Empire romain), sur la planète Solar Corona (où tout semble permis – puisque rien n’est illégal). Je ne suis donc pas sorti emballé par ma lecture. Bof donc.

13/06/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Wayne Shelton
Wayne Shelton

Bon ba j'aurais essayé, mais alors c'est vraiment pas mon truc "Wayne Shelton"... Quel amas de clichés et recyclage de stéréotypes piochés à droite, à gauche ! Ce n'est pas ce que je garderai de mes lectures de Van Hamme... Autant il m'avait ébloui avec Le Grand Pouvoir du Chninkel, captivé avec les 8 premiers tomes de XIII, ici je ne pense même pas aller plus loin que les deux premiers tome que je viens de lire. Cette bouillabaisse de films d'action et de BD du même acabit sent ici trop le réchauffé pour moi et même si le dessin de Christian Denayer fait le job, j'ai vraiment du mal avec ce style de graphisme passe-partout qui pour le coup est raccord avec le scénario de Van Hamme. Un peu d'originalité que diable !!! Pas la peine d'en faire des caisses, je laisse aux amateurs du genre cette série qui ne m'inspire rien de bon. La suite se fera sans moi.

11/06/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Markheim
Markheim

Je me suis un peu ennuyé avec cet album. Sur le départ, je pensais que j'allais aimer car j'ai été charmé par le graphisme de ses premières pages, dans un noir et blanc si contrasté que j'ai cru un moment à de la carte à gratter. Pourtant il semble qu'il s'agisse plutôt d'une méthode de dessin plus informatique, avec peut-être même quelques photos retouchées pour certains décors en particulier. Mais j'aime bien cette ambiance de vieille ville d'Europe Centrale sous la neige. Ce graphisme diffère cependant quand on passe d'une "époque" à une autre dans le récit, avec dans cet autre cas un style bien plus grisâtre et moins attirant. Mais en réalité j'ai très vite été agacé par ce jeu sur l'amnésie du personnage qui le laisse, lui et le lecteur, dans un flou pénible durant plus d'un tiers de l'album. C'est une ficelle narrative que j'ai trop vue sans jamais l'apprécier. Et de manière générale, la narration reste en permanence sur un ton assez abscons, ce qui est voulu bien sûr puisque le récit se veut volontairement semi-onirique. Mais aussi floue soit-elle, l'intrigue se laisse assez rapidement deviner et on en voit venir le twist trop facilement, là encore car il y a un côté déjà-vu à mes yeux. Cette intrigue n'a pas su m'emporter et m'a laissé froid et indifférent.

11/06/2020 (modifier)
Couverture de la série Porno Criminel
Porno Criminel

J'ai découvert il y a quelques années Alfredo Pons dans les pages de Kiss Comix, revue de BD érotique qui fut dans les années 90 le grand concurrent de BéDé Adult et autre Sexbulles ; auteur espagnol révélé par El Vibora (dont la plupart des Bd seront publiées en France dans Kiss Comix), Pons invite ici le lecteur à un cocktail de violence et de sexe dans les quartiers chauds de Barcelone. Je dois dire que c'est plutôt relevé mais aussi faut aimer ce genre de dérives qui a eu tendance à bousculer un peu les habitudes en matière de Bd érotique, on est loin en effet des Bd suaves et propres (si je puis dire) que je lisais dans SexBulles. Sur ces 6 récits courts, Pons s'inspire à la fois du polar noir et de la BD underground américaine des années 70, mais en beaucoup plus trash, encore que dans la BD underground, il y avait parfois des trucs dans un style très hard et d'une audace folle, notamment chez Manuel Spain Rodriguez dans Trashman ou chez S. Clay Wilson dans ses bandes de pirates pervers. Ici, Pons se livre à un dynamitage des conventions sociales, du bon goût et même du style classique du dessin. C'est virulent, pervers, diaboliquement cynique et extrêmement malsain, avec pas mal de sexe gratuit, bref le contenu m'avait laissé pensif et j'avoue que je n'en suis pas fan. L'ensemble est inégal mais sur le plan pervers et glauque, ça se tient, le dernier récit intitulé Nocturne, se démarque un peu en s'articulant en 4 chapitres. Sur le plan graphique, comme je l'ai évoqué, c'est assez spécial et curieux, avec un style que je n'arrive pas à bien définir, en tout cas c'est un dessin très espagnol et typique des auteurs de ce pays qui bossaient à l'époque dans El Vibora et Kiss Comix, là aussi je n'en suis pas spécialement fan, même si je reconnais qu'il n'est pas laid. Voila donc une Bd qui secoue un peu les tripes et qui ne m'a pas séduit, pour moi c'est pas du sexe joli et rafraichissant qui excite, c'est du sexe trash et pernicieux, mais je trouve la démarche hardie et couillue.

10/06/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Fichue famille
Fichue famille

Une ligne claire élégante, un thème original dans un contexte peu connu, une histoire de famille authentique adaptée d'une autobiographie, tous les éléments étaient là pour me séduire en tant que lecteur. Malheureusement, la mise en scène confuse, la narration décousue, la lourdeur du sujet et un personnage principal peu attachant ont eu raison de ma bonne opinion initiale. Dans le livre adapté par Van Dongen, Van Dis raconte son enfance dans une famille néerlandaise revenue d'Indonésie dont elle avait été exilée suite à l'indépendance du pays. Son père a rencontré sa mère dans un camp de prisonniers japonais durant la Seconde Guerre Mondiale. Elle avait déjà trois filles d'un précédent mariage, mais leur père, indonésien, avait été tué dans la résistance. Monsieur Java, qui a su les séduire, elle et ses filles, par sa bonne humeur et sa passion pour la danse, est ainsi devenu leur nouveau mari et père. Et ce n'est qu'une fois retournés malgré eux aux Pays-Bas qu'est né presque par accident le dernier de la famille, le petit Van Dris. Ce dernier se retrouve alors isolé entre une mère qui n'a jamais tellement voulu de lui, des soeurs qui ne l'aiment pas et le voient comme un étranger, et un père complètement obsédé par son sentiment de ne pas être à sa place dans ce pays et de vouloir retourner en Indonésie. L'exemple le plus flagrant est qu'il n'utilise jamais son prénom mais l'appelle plutôt Gamin, Gars ou encore Chiffon quand ils ont besoin de lui pour faire le ménage. Forcément impacté psychologiquement, il se réfugie alors dans ses pensées et présente un comportement plus ou moins lunatique. J'espérais avec cette BD découvrir nombre de choses que je ne connaissais pas sur les Pays-Bas et l'Indonésie à cette époque, sur la décolonisation Indonésienne et sur le retour forcé des colons européens. Au lieu de ça, Fichue Famille offre un roman graphique aux allures de film d'art et d'essai, enchaînant les scènes de manière décousue et mêlant imaginaire du gamin et réalité sans jamais nous permettre de nous attacher à ce dernier. Le récit est en outre plombé par le manque d'empathie de la famille envers le fils, par les rêveries pleines de désespoir de ce dernier, et par l'aveuglement obsessionnel du père. L'intrigue ne prend jamais vraiment son envol, on s'y contente de suivre des faits, des moments sans réel lien entre eux ni réelle évolution si ce n'est de tourner en rond autour des mêmes idées peu attirantes. Alors certes on y observe par intermittence les conditions de vie des familles revenues d'Indonésie mais rien n'y est expliqué clairement et il faut deviner la majorité sur le peu d'information qui nous est fournie. C'est bien dommage car le dessin de Van Dongen est très classe. C'est une belle ligne claire à l'ancienne, avec un grand soin apporté aux décors et une colorisation sobre et élégante. C'est typiquement le genre de dessin qui m'aide à me plonger très vite dans un récit. Du coup, c'est bien triste que je sois finalement resté hermétique à ce dernier.

09/06/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Minas Taurus
Minas Taurus

Si, sur le fond, le scénario de cette série pouvait éventuellement me séduire, son graphisme m'a rebuté. Je ne sais pas avec certitude quelle technique a été utilisée pour la réalisation de ces planches, mais j'ai bien l'impression qu'il s'agit d'images digitalisées, des créations 3D, qui ont été ensuite redessinées à la main par dessus pour les personnages, et dont les couleurs ont simplement été retouchées pour les décors. Ces mêmes décors sont même tout simplement des photos lourdement retouchées façon Photoshop dans le second tome au moins. Je n'aime pas du tout ça. Quant aux personnages, si leur encrage après retouche s'apparente bien à de la BD classique, il ne leur enlève pas leurs allures de pantins sans naturel. Ils ne sont pas foncièrement moches, mais il y a quelque chose que je n'aime pas dans leur aspect et qui gâche mon plaisir de lecture. Quant au scénario, j'aurais pu apprécier son cadre de Grèce Antique et son héros combattant d'élite forcé de redresser les torts pour expier une faute passée. OK, le coup de l'amnésie dans le premier tome est un peu pénible car trop déjà vu, mais il s'estompe au fil des pages et n'est plus vraiment utilisé dans le second tome. La part de fantastique que comprend chaque tome n'est pas très bien amenée non plus car elle s'apparente mal à la mythologie grecque : les démons du premier tome sont bien trop judéo-chrétiens à mes yeux, quant au second tome il comprend certes un satyre mais utilisé dans un rôle qui lui convient bien peu, et une femme guerrière surnaturelle dont je n'ai pas trop su comprendre la nature ni les motivations. Le ton est très cru, parfois assez violent, mais cela convient à une BD adulte de ce type. Pour autant, les scénarios des deux tomes actuellement parus ne sont pas des plus passionnants et ils ne suffisent pas à compenser le rejet que j'éprouve envers le graphisme. D'autant que le personnage principal n'est pas des plus attachants.

09/06/2020 (modifier)
Couverture de la série Cromwell Stone
Cromwell Stone

Je n'étais pas parti pour lire une Bd d'Andréas, mes précédentes expériences sur Rork, sur Aztèques et sur Arq m'avaient largement refroidi, c'est un auteur qui a un style bien à lui, très spécifique, illustrant des univers très particuliers qu'il faut en être vraiment fan pour apprécier. Mais comme on m'a prêté ces 3 albums, je me suis lancé dedans sans grand enthousiasme je dois bien l'avouer. Le premier constat, c'est que ça m'a beaucoup moins rebuté que dans Rork et surtout que dans Arq, principalement sur le plan graphique car je ne suis pas fan en général du dessin d'Andréas. On sent l'influence prédominante de Lovecraft, auteur qui ne m'a jamais trop séduit non plus, toute cette trilogie est imprégnée par l'essence fantastique du maître américain, on y retrouve les mondes parallèles, l'indicible, la nuit et surtout la peur, toute la série repose sur ce concept, Andréas excelle dans ce genre d'exercice de style fantastique et ésotérique que son graphisme très parlant enlumine. L'ennui, c'est que c'est assez difficile de naviguer dans cet univers tant c'est embrouillé et obscur, l'intrigue n'est en effet pas claire du tout, elle tourne autour d'un groupe secret d'individus liés entre eux par un terrible mystère, bref je ne suis pas parvenu à rentrer dedans même si je sens que l'ensemble est riche. Mais ce qui me laisse moins dubitatif et moins sévère que sur Rork et Arq, c'est le dessin, car Andréas se livre à des prouesses graphiques qui forcent l'admiration, sa mise en page constituée comme dans ses autres bandes, de cases de différents formats et de cadrages vertigineux avec de hautes cases étroites ou des cases horizontales tout en longueur est d'une grande hardiesse, et son noir & blanc superbe est créateur d'ambiances, ça colle parfaitement avec le sujet, c'est donc le point très positif qui aurait pu me faire aimer cette Bd, mais la partie graphique ne suffit pas, il faut aussi une intrigue dans laquelle je puisse évoluer confortablement, et dans le cas présent, j'ai eu du mal à m'y intéresser. Dommage.

08/06/2020 (modifier)
Par Blue boy
Note: 2/5
Couverture de la série Alerte rouge
Alerte rouge

Auteur complet avec à son actif plusieurs ouvrages publiés depuis la fin des années 90, TBC alias Tomaž Lavric reste pourtant assez méconnu en France. Il revient ici sur ses années de lycée en Slovénie, où il raconte ses frasques en tant que batteur du groupe de punk rock Alerte rouge. Contestataire par excellence, ce mouvement tentait en musique d’ébranler les institutions. Dans ce petit état membre de l’ex-Yougoslavie sous emprise soviétique, la cible était évidemment le régime des apparatchiks. L’originalité de cette bande dessinée est de nous faire découvrir une facette peu connue d’une société appartenant au bloc soviétique, même si le maréchal Tito avait réussi à se tenir à l’écart en optant pour un communisme plus « soft ». A l’époque, l’occidental lambda croyait — bien légitimement dans la mesure où les moyens d’information n’était pas les mêmes que ceux de 2020 — que la vie sociale dans ces pays était figée dans une sorte de gangue gelée. TBC nous raconte avec un humour parfois cynique comment à sa manière il résistait à l’endoctrinement d’un régime autoritaire qui ne souffrait aucune opposition, aucune voix dissonante, a fortiori quand elle trouvait son origine dans le camp ennemi. La narration reflète assez bien cette époque chaotique, avec la fureur et la hargne dont se nourrissait le mouvement punk, qui pensait le suicide collectif comme seule alternative à l’épouvantable condition humaine et le cirque mensonger qui en découle. Le trait de l’auteur slovène est assuré et il est clair que l’on n’a pas affaire à un débutant. Suffisamment nerveux et dynamique pour restituer l’ambiance de cette atmosphère délétère où sourdait la révolte vis-à-vis d’un système usé trop vite, il s’accommode plutôt bien de ce noir et blanc aux accents underground. Mais très vite pourtant, le lecteur est obligé de se rendre à l’évidence. Malgré ce que ces souvenirs peuvent avoir de sympathique dans leur folklore loser, ils sont rapidement noyés par un déluge textuel, une diarrhée verbale assez indigeste, avec en moyenne quatre phylactères bien chargés par case, et pas toujours de la plus grande pertinence. Le constat est cruel : c’est une thématique rare et digne d’intérêt qui vient ici se fracasser sur une narration ratée, alourdie par un besoin— certainement compréhensible — de tout dire, de tout expliquer, à l’excès. Ce qui aurait pu être une comédie sociale enlevée et subversive s’est transformée en verbiage interminable et anodin.

07/06/2020 (modifier)
Couverture de la série Victor Lalouz
Victor Lalouz

Jetjet a l’air de dire que Diego Aranega est une personne intéressante et drôle, et je veux bien le croire. Mais ses créations ne me le laissent pas forcément deviner. En effet, je n’avais déjà pas vraiment accroché aux divers albums de Focu que j’avais eu l’occasion de lire, et ce « Victor Lalouz » ne m’a pas beaucoup plus convaincu. Certes, il y a quelques gags marrants, et j’étais prêt à m’attacher à ce personnage qui cumule quand même pas mal de handicaps : il est très moche, il est très con, inculte et satisfait de lui-même, et il n’est pas franchement veinard. Bref, il semble bien porter son nom. De façon surprenante, il parvient à se faire embaucher et à faire carrière dans une radio privée – la plupart des strips se déroulent dans le studio, le reste le montrant chez son psychanalyste, sauf dans le troisième album, où Aranega tente de diversifier les gags en utilisant des décors différents, hors du cadre professionnel de Lalouz. Mais cela ne suffit pas à éviter les redites, à varier suffisamment les gags : souvent l’humour manque de percussion. Le manque de renouvellement accentue ce côté un peu décevant de l’humour. C’est inégal, et peut-être aurait-il fallu ne faire qu’un album, ne conserver que les meilleures idées, je ne sais pas. Mais en l’état, moi qui suis pourtant adepte d’humour con, débile, je sors assez frustré de cette lecture. J’apprécie davantage Diego Aranega dans ses dessins du Canard Enchainé.

06/06/2020 (modifier)