Minas Taurus

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Grèce, Ve siècle avant J-C. Faible, affamé, Minas émerge soudain d'un sommeil sans rêves et... sans souvenirs ! Qui est-il ? Comment est-il arrivé dans cette ville inconnue ? Quelle est la cause de son état ? Questions angoissantes s'il en est ! Mais le véritable cauchemar commence lorsque la mémoire lui revient...


Amnésie Au temps de la Grèce Antique

Grèce, Ve siècle avant J-C. Faible, affamé, Minas émerge soudain d'un sommeil sans rêves et... sans souvenirs ! Qui est-il ? Comment est-il arrivé dans cette ville inconnue ? Quelle est la cause de son état ? Questions angoissantes s'il en est ! Mais le véritable cauchemar commence lorsque la mémoire lui revient...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Août 2012
Statut histoire Une histoire par tome (un fil conducteur relie les épisodes) 2 tomes parus
Couverture de la série Minas Taurus
Les notes (3)
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30/08/2012 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Agecanonix

Tout d'abord, ce qui m'a surpris et intrigué, c'est la partie graphique, ça saute aux yeux et j'ai trouvé ça bizarre. Pourtant, j'avais déjà vu ce genre de visuel ailleurs, et j'avoue qu'au départ, ça ne m'emballait guère. Et puis récemment en bibliothèque, les 2 tomes étaient dispos, je me suis lancé dans la lecture. Après avoir accepté la méthode de travail du dessinateur, avec ces personnages dessinés qui semblent collés sur ces décors en forme de photo, j'ai fini par entrer dans l'histoire, même si ce procédé peu courant donne un rendu parfois étrange et pas toujours heureux. La construction et la narration ne m'ont pas parues très claires, c'est une sombre histoire de chantage, d'adultère, de règlement de compte, de vengeance... tout ceci se recoupe, mais le héros n'est pas le gros guerrier spartiate abruti qu'on s'attend à trouver, révélant un profil intéressant et bien étoffé. Alors, une Grèce antique à la sauce XIII comme le début le laisse supposer ? pas tout à fait, puisque le récit vire rapidement à l'enquête policière dans laquelle s'immisce une partie fantastique. Pour l'instant, ce mélange fonctionne de justesse, mais je ne sais pas si cet aspect va dominer ou diminuer pour d'autres épisodes potentiels, tant le scénario brouille les pistes...

28/11/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

J’ai trouvé le début de cette série très engageante et originale. Cela sort des sentiers grecs battus. On commence par un homme totalement amnésique qui est recueilli par une veuve vivant avec un enfant. On sympathise tout de suite avec ce héros qui semble avoir été un guerrier sparte. Il ressemble un peu à Jésus Christ. Cependant, on se rendra compte qu’il n’est pas aussi clean que cela comme tout bon catholique qui se respecte. Il s’agit alors de trouver la voie de la rédemption pour pardonner les fautes passées. Ce genre de thème m’intéresse car j’apprécie ce qui n’est pas manichéen et qui finalement ne traduit qu’une réalité naïve car tous les chats sont gris. On découvre la Grèce sous un tout autre visage. Il est question également de démons qui sont loin d’être des créatures mythologiques. J’ai beaucoup aimé la subtilité car le fantastique sera introduit progressivement par petites touches tout à fait anodines mais qui révèleront leur importance au moment fatidique. Par ailleurs, le traitement graphique m’a tout de suite séduit. C’est magnifique avec des ambiances inquiétantes notamment à la fin de ce premier volume. En somme, c’est une série qu’il faudra suivre absolument car l’originalité est de mise pour une fois. Cependant, je vais modérer mon ardeur à l'occasion de la lecture du second tome où notre héros se transforme en détective privée de l'ère grecque afin de dépister un assassin. Nous changeons progressivement de registre et cela m'a quelque peu dérouté. Cela reste bon mais j'espérais sans doute plus au regard du premier tome sans faute. Bref, je passe à 3 étoiles.

19/02/2013 (MAJ le 30/05/2014) (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

En couverture, un soldat grec, le regard injecté de sang tandis qu’un démon se reflète dans la lame de son glaive… et tout est dit… mais rien ne sera comme vous l’imaginez… Tout d’abord, la technique employée pour réaliser cette couverture diffère grandement de celle employée au sein même de l’album. En effet, David Cerqueira est à ranger dans la même mouvance qu’un Eric Liberge ou un Jean-Michel Ponzio. Comme eux, il emploie des décors issus de photographies et retouchés par ordinateur sur lesquels il « plaque » ses personnages. Je reprocherai toujours à ce procédé le manque de naturel qui en résulte, le côté figé des scènes d’action et cette désagréable impression d’avoir devant soi un « collage » et non une planche dessinée. Ceci dit, pour peu qu’on apprécie ce style, David Cerqueira maîtrise son sujet. Les personnages sont bien posés (ils ne semblent jamais flotter au-dessus du sol), les décors sont cohérents. Ce n’est donc pas à mon goût mais c’est bien fait. D’autant plus que Thomas Mosdi use intelligemment de la narration en voix off pour atténuer cette impression d’un dessin figé. Les dialogues, s’ils sont présents, passent souvent au second plan face à ce narratif et donc chaque case devient un instantané. Le côté décousu, le manque de fluidité qui découle souvent de l’emploi de ce type de technique est donc totalement annihilé grâce au savoir-faire du scénariste. Passons ensuite au thème même de la série. Si nous sommes bien dans la Grèce antique, comme nous le laissait croire la couverture, si le personnage présent sur celle-ci est bien un farouche guerrier et le héros de ces aventures, la série ne sera pas pour autant pleinement guerrière. En effet, nous découvrons le personnage alors qu’il a perdu la mémoire. Tout ce premier tome sera donc une quête d’identité nourrie par des souvenirs furtifs surgissant au gré des actes de notre héros. Cet emploi de l’amnésie est certes très classique (faut-il vous parler de XIII ou de Jonathan ?) mais bien maîtrisé. Le profil de Minas Taurus (puisque tel est son nom) s’enrichit à chaque souvenir et ne correspond pas, de prime abord, à celui auquel je m’attendais. Enfin, ce reflet démoniaque dans le glaive, qui nous laissait augurer d’une dimension fantastique dans le récit, s’il trouve bel et bien un écho au sein de l’album, influence le récit d’une toute autre manière que celle à laquelle on aurait pu s’attendre. Je l’avoue : j’ai entamé ma lecture avec certaines appréhensions. Mais dès la première page tournée, je n’ai plus su lâcher l’album. Le récit est prenant et même si, pour les auteurs, il s’agit ici surtout de poser les bases de la série, l’album se révèle riche avec d’une part ce profil psychologique qui se dessine au fil des pages et d’autre part une première aventure certes peu originale mais bien construite et plaisante à suivre. Le ton dramatique employé et la qualité d’écriture sont des maîtres atouts pour cette série tandis que Minas Taurus, principal protagoniste de ce récit, se révèle incroyablement charismatique tant sa personnalité peut être contradictoire (à la limite de la schizophrénie). Une très agréable surprise ! Si le deuxième tome offre une aventure un peu plus complexe que ce premier récit (où la majeure partie de l’espace était réquisitionné, justement, pour dresser le profil du personnage), il est fort possible que je remonte encore ma cote d’un cran ! Mais rien que ce premier tome est déjà pas mal du tout !!

30/08/2012 (modifier)