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Couverture de la série Pip et Norton
Pip et Norton

J’avais acheté cet album au seul nom de Dave Cooper sur la couverture, tant j’apprécie l’univers qu’il a développé dans les albums de lui que j’ai déjà lus. C’est d’ailleurs son nom aussi qui a sans doute attiré Delcourt, puisque sur la fiche de l’album sur leur site, seul Dave Cooper est crédité, alors que le nom de Gavin McInnes n’apparaît même pas ! Ce qui prouve, hélas, que le responsable de la collection et/ou l’éditeur n’ont pas lu l’album avant de le publier ! Car il commence par une histoire autobiographique des deux zigottos, qui explique bien qui fait quoi. Bref, je dois dire que je suis sorti déçu de ma lecture – et c’est la première fois pour une production de Cooper. D’abord, si l’on reconnait quand même sa patte pour le dessin, son univers est ici moins développé, moins riche qu’ailleurs (comme la couverture aurait pu le laisser penser). C’est moins poétique ou glauque, moins fouillé, plus minimaliste (peut-être parce qu’une bonne partie du contenu de l’album paraissait en strips dans un magazine underground, je ne sais pas). Mais c’est surtout que les textes, les scénarios de Gavin McInnes (le Pip des histoires, vu que Norton ressemble légèrement à Cooper ?), que ce soit pour les histoires plus longues ou les strips, ne m’ont pas trop accroché. C’est de l’underground, du fanzine un peu amélioré, mais ça m’a laissé sur ma faim. Je préfère clairement lorsque Cooper est seule à la baguette, car il y a alors plus de profondeur dans l'arrière plan (remarque valable pour les scénarios comme pour les décors et dessins). Note réelle 2,5/5.

07/07/2020 (modifier)
Couverture de la série Le Montespan
Le Montespan

Les coulisses de l'Histoire sont souvent passionnantes, surtout quand elle éclaire des faits anodins qui jaillissent brusquement sous la lumière, ou des personnages anonymes qui sortent de l'ombre pour participer à un quart d'heure de gloire. Le personnage de ce petit album est de ceux-là, cet infortuné marquis de Montespan n'est connu que par son nom et le rôle qu'a joué son épouse à la cour de Louis XIV. Il ne sera hélas pas le seul cocu fameux car l'Histoire de France regorge d'individus comme lui qui étaient de petite et de bonne noblesse qu'on mariait à des futures putains royales pour leur sauvegarder les apparences et donner une respectabilité aux favorites qui dans le cas contraire n'auraient été que de simples putains de bordel (royal je vous l'accorde). L'intention de mieux faire connaitre ce cornard magnifique et amoureux de sa femme était donc bonne, le portrait de cet obscur marquis cocufié par un roi de France puissant, et qui n'aura de cesse de dénoncer ce droit royal de la plus grande bassesse, est édifiant et riche de détails sur les nobles qui gravitent tels des parasites autour du roi, même si à n'en point douter, le livre de Teulé dont est adaptée cette Bd, doit être nettement supérieur. Connaissant le bonhomme et comparant avec un autre de ses ouvrages adapté, Je, François Villon, je me disais que ça pouvait être plutôt intéressant, captivant et subtil, même si je ne l'ai pas lu. Dans cet album, je ne trouve pas grand chose qui m'attire ; j'ai une impression étrange, comme si l'auteur avait rassemblé le meilleur ou ce qu'il jugeait bon et laissé de côté ce qui ne semblait pas l'intéresser. On est devant une sorte de condensé ou un assemblage de séquences anecdotiques coincées dans une narration hachée, trop rapide, au rythme chaotique et abusant de l'ellipse, c'est comme un survol d'un sujet dont on n'a gardé que le côté croustillant sans s'occuper de la rigueur historique. Du coup, le personnage du marquis semble parfois ridicule, je n'ai éprouvé que peu d'empathie pour lui, et le reste des personnages est détestable. D'autre part, le récit affiche un ton d'une trivialité surprenante qui frôle la vulgarité, je doute que c'était nécessaire, et je ne sais pas si ça figure dans le bouquin de Teulé. Je gage que c'est comme dans plein de Bd historiques modernes, on met une dose de vulgarité purement gratuite, tout ça pour faire son intéressant, Guérineau y a succombé dans Henriquet, l'homme-reine et Charly 9, heureusement il n'a pas trop insisté. En bref, je sors déçu de cet album car je n'ai pas trouvé ce que j'aurais voulu y trouver. Là-dessus, pour parachever cette déception, le dessin n'est pas en reste, c'est normal c'est du Philippe Bertrand, et je n'aime pas son dessin depuis Linda aime l'art, donc déjà au départ c'était répulsif pour moi. Il est clair que ce type de graphisme ne correspond absolument pas au style et à l'époque historiques choisis, cet aspect trop caricatural, minimaliste voire par endroit grotesque et ni fait ni à faire, ne va pas du tout sur un récit historique. Il aurait fallu un beau dessin réaliste, genre Juillard ou Chaillet qui ont l'habitude de traiter ce genre de sujet, et qui en plus narrativement, n'auraient pas versé dans le n'importe quoi.

07/07/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Macbeth Roi d'Écosse
Macbeth Roi d'Écosse

J'ai toujours aimé le dessin de Guillaume Sorel qui est l'un des plus beaux qui soient actuellement avec sa précision du trait et ses nuances de couleurs. Il n'est pas aux commande du scénario et cela se ressent cruellement. Nous avons une adaptation de la célèbre tragédie de William Shakespeare qui se situe dans l’Écosse médiévale. Le général Macbeth commet le crime de régicide pour s'emparer du pouvoir, poussé par l'ambition de son épouse. Cependant, la culpabilité et la paranoïa les font peu à peu sombrer dans la folie. Je n'ai pas trop apprécié les dialogues d'époque qui collent très bien à l'adaptation originale, mais qui font daté surtout à notre époque actuelle. J'aurais sans doute aimé une adaptation plus moderne en reprenant les mêmes éléments pour l'intrigue. Cela rend l'ensemble assez lourd. Je me rappelle que ce n'est pas la première fois que je vois Macbeth et que je suis plutôt déçu. Il est vrai que je préfère nettement « Game of Thrones ». Changement d'époque...

07/07/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Les Nouvelles aventures de Bruno Brazil
Les Nouvelles aventures de Bruno Brazil

On pourrait penser que ce nouveau Bruno Brazil s'adresse à une nouvelle génération de lecteurs. Il n'en n'est rien à notre grande déception. Je ne connaissais pas la version d'origine qui appartient sans doute à l'âge d'or de la bande dessinée il y a fort longtemps. Visiblement, cet album fait suite à une aventure située dans le tome intitulé quitte ou double pour Alak G. Il faut connaître les faits avant d'aborder cette nouvelle mouture qui fait suite. Or, c'est bien dommage de ne pas avoir fait une espèce de rekit. Du coup, on a l'impression que cette œuvre s'adresse aux vieux fans dont je ne fais manifestement pas partie. Pour autant, on ne loupe rien dans cette aventure aux dialogues plus que puérils notamment lors des scènes de castagne. Pour le reste, rien n'est crédible. On peut vite oublier.

06/07/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Monsieur Jules
Monsieur Jules

Je n'ai pas trop aimé ce Monsieur Jules ni son histoire un peu sordide. Il faut dire que je n'apprécie pas beaucoup les proxénètes. Il est le héros de cette histoire vaudeville qui montre un coté paternaliste à ce plus vieux métier du monde. J'avoue que c'est un peu au-dessus de mes forces. Quand l'auteur souhaite ajouter un peu de lyrisme et de poésie onirique, c'en est vraiment trop... Graphiquement, c'est plutôt bien dessiné avec de belles couleurs. Pour autant, le scénario m'a laissé de marbre avec un final assez incompréhensible au commun des mortels. J'ai très vite eu envie au fil de ma lecture de passer à autre chose.

06/07/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Marqué par le diable
Marqué par le diable

J'avoue que ce genre de scénario à l'ancienne de la bd de grand-papa n'est guère ma tasse de thé. Le scénario est plutôt basique pour présenter un tunique rouge qui part en mission afin de mettre hors d'état de nuire un religieux fanatique dans le fin fond du Canada enneigé. Ce Jésuite s'est mis en tête de provoquer une révolte contre la monarchie britannique ayant pris possession de ces terres aux indiens. Il est le mal incarné et notre héros un ardent défenseur de la couronne. Faites votre choix. Le graphisme ainsi que le dessin sont magnifiques de beauté avec cette neige qui tombe continuellement et qui souligne la rudesse du climat. A noter que le sergent Keller n'a aucune considération pour la gente féminine. J'avoue ne pas avoir aimé la fin de ce récit qui pourrait même être jugé un peu raciste sans vouloir tomber dans la polémique. Je mettrai cela sur le manque de classe.

06/07/2020 (modifier)
Couverture de la série Touna Mara
Touna Mara

L’intrigue de cette série se développe alternativement en Sibérie sur deux époques très éloignées, l’une préhistorique, où nous est expliquée la genèse de cette espèce d’hommes-loups, l’autre contemporaine, avec une équipe de scientifiques cherchant à comprendre cette anomalie génétique. La partie préhistorique est celle qui cumule le plus d’invraisemblances (les habitants ne ressemblent pas vraiment à des Sibériens d’il y a 50 000 ans au niveau de leur système pileux ou de leurs vêtements) et qui est la moins réussie. Tandis que la partie contemporaine, qui n’est pas avare de clichés, et malgré un sentiment de déjà-vu (concernant les personnages et leurs relations par exemple), est celle qui se laisse lire le plus facilement. On reste alors sur du fantastique basique, mais globalement bien fichu, si l’on apprécie le genre et si l’on n’est pas trop exigeant. Par contre, à chaque fois qu’on change d’époque, on nous indique « à l’âge de pierre » ou « de nos jours », alors que ces changements sautent aux yeux, sans que l’on ait besoin de le signaler lourdement. Le dessin est très classique et fluide, précis mais aussi impersonnel : il fait le travail et on s’en contentera. La colorisation donne par contre un rendu bien trop lisse aux visages, je n’en suis pas fan. A emprunter à l’occasion, mais sans en attendre des merveilles non plus. Note réelle 2,5/5.

05/07/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Docteur Inugami
Docteur Inugami

Si je ne me trompe pas c'est le premier manga de cet auteur que je lis. Il est spécialiste de l'Ero-Guro, à savoir des récits qui mélangent l'horreur, la violence et l'érotisme. C'est donc de l'horreur mettant en vedette un mystérieux homme surnaturel qui apparaît si on fait un rituel. C'est le genre d'histoires d'horreur japonais dont les êtres les plus effrayants sont les humains, car l'auteur montre les pires travers de l'homme et n'a pas peur de montrer des images dégoûtantes. Ne lisez pas cet album en mangeant ! Personnellement, je trouvais que le point de départ était intéressant, mais malheureusement cette œuvre a les travers que je reproche à plusieurs mangas du même genre. L'auteur veut tellement choquer et montrer le plus d'idées malsaines possibles, que je trouve qu'il finit pas en faire trop et que cela tourne au grand-guignolesque. Je me suis vite ennuyé et au milieu de l'album j'ai fini par tourner les pages. Dommage parce que j'aime bien le dessin. Pour les gros amateurs du genre en gros.

05/07/2020 (modifier)
Couverture de la série À la faveur de la nuit
À la faveur de la nuit

Je ne connaissais pas cet auteur, Jimmy Beaulieu, j'ai l'occasion de découvrir avec cet album qu'on m'a prêté... malheureusement, je dois déchanter. Ces historiettes sont très inégales, il s'agit de fantasmes saphiques pas très recherchés et sans grande inventivité ; il y a un fil rouge incarné par ces 2 femmes qui se tripotent sur un lit, je perçois cette bande comme une sorte d'hommage à la sensualité féminine, les hommes ne sont pas mis en valeur, mais tout ceci n'est guère original et finit assez vite par m'ennuyer. D'autant plus que le final n'en est pas vraiment un. Par dessus le marché, je n'aime pas tellement le dessin, c'est ni fait ni à faire, ou à moitié fait, c'est comme on veut, bref je n'aime pas ces graphismes approximatifs, ce côté pas fini et épuré, spécialement dans une Bd érotique qui doit étourdir mes sens, me faire voyager dans un océan de sensualité, me transporter vers une dimension suave et presque irréelle, or je n'éprouve rien de tout ça dans cette bande, ça n'est pas pour moi et je vais rendre bien vite cet album à la personne qui me l'a prêté, sans regret aucun. Ou plutôt si, j'aurais voulu être étonné, je ne suis que déçu, c'est mon seul regret...

04/07/2020 (modifier)
Couverture de la série Aura l'Orpheline
Aura l'Orpheline

Baldazzini, j'y suis allé avec méfiance parce que ce que j'avais lu de lui ne m'avait pas plu, ses sujets sont bizarres, glauques ou déviants et je n'aime pas ça dans la BD érotique, c'est un des auteurs les plus insolites du genre. Ce que j'aime en fait chez lui, c'est son dessin qui n'a eu de cesse de s'améliorer, l'ennui c'est que les sujets qu'il traite sont comme je l'ai dit, souvent dérangeants et glauques. Avec cette bande, il tente de construire une vraie histoire et non plus de petits récits à saynètes, avec un personnage de fille malmenée par plusieurs sévices, elle évolue dans un univers sordide, et Baldazzini déroule un catalogue de pratiques sexuelles diverses dont certaines sont assez dégueulasses. Et puis il ne peut s'empêcher de refourguer ces gonzesses dotées de bites, comme dans son horrible Casa Howhard, ça je ne peux pas, ça me dégoûte à un point que je ne peux imaginer, sans compter qu'il y a aussi un peu de scatologie pour couronner le tout. Du coup ben il n'y a rien d'excitant dans tout ça, seul le dessin trouve grâce à mes yeux, ma note n'est que trop généreuse rien que pour ce détail, et je trouve dommage que Baldazzini ne puisse illustrer des sujets plus "propres" avec un trait aussi séduisant plutôt que de se complaire dans ces errances sexuelles infâmes et répugnantes. Pour l'instant, la seule Bd de lui que j'ai disons le mieux acceptée est Chiara Rosenberg.

04/07/2020 (modifier)