Les derniers avis (20780 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Modèle
Le Modèle

Les deux tiers de cette BD, ce sont de vieux campagnards célibataires ou veufs et veuves qui végètent et ruminent leur solitude et leur ennui. Le graphisme est à leur image, gris, terne, avec un trait un peu hésitant qui les rend régulièrement laids et plus vieux encore qu'ils ne le sont. C'est d'un profond ennui. En parallèle, l'un d'entre eux, un encore suffisamment jeune pour espérer encore quelque chose de la vie mais n'ayant connu aucune femme dans sa vie, tombe passionnément amoureux d'une des rares jeunes femmes des environs, qui joue le rôle de modèle nu dans un atelier de peinture local. N'osant l'aborder et n'ayant probablement aucune chance, il finit par exprimer sa frustration dans un art brut et naïf. Voilà, j'ai quasiment résumé tout l'album. Et à aucun moment, il n'a fini par décoller et à devenir un peu plus intéressant. Ce n'est clairement pas le genre de lecture qui me passionne.

14/07/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Bien normal
Bien normal

Bien Normal, ce sont des strips sur deux pages de deux grosses cases chacune, pour des gags à base d'humour noir, d'un peu de politiquement incorrect et d'absurde. Ils semblent se vouloir parfois un peu choquants ou inattendus pour faire rire, mais c'est un genre déjà beaucoup usité donc au contraire beaucoup se révèlent plutôt prévisibles ou déjà-vus. Quant au dessin, c'est un style bizarre, à la fois faussement épuré et avec des traits de visage étranges. A vrai dire, il ne me plait pas. Entre le ton des gags et ce type de dessin, cela rappelle vaguement les albums de Ruppert et Mulot mais sans la maîtrise graphique ni atteindre la même originalité tant dans l'humour que dans la mise en scène.

14/07/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Simak
Simak

Même si le titre de la série et différents clins d’œil ça et là laissent voir un lien avec l’univers de L'Incal et plus précisément du Méta-Baron, je n’y voyais pas plus que cela : des clins d’œil. Car autrement, l’univers me semble quand même bien différent, un cadre Space Opera moins futuriste, avec davantage d’aliens, pas de secte Techno-Techno et autres Imperoratriz, moins de mysticisme, etc… bref, une ambiance différente, presque plus banale. Mais bon, admettons que ce soit malgré tout le prequel racontant les origines du Simak qui apparaît dans la dernière série en date du Méta-Baron… …eh bien, ça n’en reste pas moins une histoire assez médiocre, très convenue et mal racontée. Ça commence de manière bancale et ultra téléphonée : le héros est un flic amnésique (du coup, comment est-il devenu flic en fait, et depuis combien de temps ?) dont le partenaire et ami se fait tuer en partie par sa faute et qui décide de passer outre son boss qui veut clore l'enquête pour aller chercher lui-même l'assassin. Du jamais vu ! Il débarque sur une planète ultra-corrompue et dangereuse où la vie ne vaut rien (mais où des millions de touristes se ruent sans réfléchir, allez savoir pourquoi !) et forcément son enquête va déranger les pourris au pouvoir qui vont tout faire pour l'éliminer. Jusqu'à ce qu'on découvre la vérité sur son amnésie ! Du jamais vu, je vous dis ! Le graphisme est rebutant. Les décors sont plutôt pas mal et fonctionnent bien pour ce cadre de SF, mais le problème vient des personnages qui sont réalisés à base de photos retouchées ou bien de créations digitales 3D posées sur les décors. Ça ressemble à un mauvais roman-photo, et les scènes d'action notamment sont particulièrement ratées du fait de ce procédé. L'histoire est médiocre et dotée de dialogues parfois affligeants de banalité. Elle tient le lecteur uniquement par les quelques curiosités qui la composent. On s'amusera notamment de l'énoncé des différentes attractions toutes plus dépravées les unes que les autres sur cette planète de loisirs. On sourira aussi face au cynisme et à la manière dont les vies humaines y sont dilapidées. Et puis on s'étonnera ensuite de ces fameux Simak, de leur utilisation par ceux qui les ont créés et de ce que va faire le héros. Mais la conclusion se révèle aussi bancale, facile et bâclée que le début était téléphoné et prévisible donc difficile de s'en satisfaire.

14/07/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Main Verte et autres récits
La Main Verte et autres récits

Nicole Claveloux, pour moi, ça a été longtemps la dessinatrice de Grabote dans Okapi, une série assez indéfinissable mettant en scène une héroïne volontairement détestable dans des planches au trait étrange et hésitant. L'ayant malgré tout assimilé à une autrice pour la jeunesse, j'ai été surpris de la découvrir ici dans des récits bien plus adultes, tout à fait dans l'ambiance de Métal Hurlant où ils ont été majoritairement publiés. Le récit principal de ce recueil est La Main Verte lui-même. C'est un récit bizarre, en partie onirique voire même psychanalytique, qui tient en grande partie de l'improvisation à mes yeux. Cela commence dans un appartement sombre où vivent une jeune femme et un gros oiseau neurasthénique. Quand la femme amène une plante pour égayer un peu ce logement déprimant, l'oiseau y voit un rival et empoisonne le végétal. Face aux reproches de la femme, il la pousse à travers le mur et elle commence une errance de lieux en lieux et de rencontres en rencontres... Ce type de récit absurde me rappelle un peu ceux de Fred, comme dans Magic Palace Hotel, sauf que là où ce dernier laissait transparaitre poésie et une touche d'optimisme un peu fou, la Main Verte est dotée d'une ambiance plus sombre et désagréable à mon goût. De plus, le récit est trop décousu, sans réelle logique interne, et je n'y ai clairement pas accroché. S'ensuivent divers récits courts. Deux parodies de conte de fées tout d'abord, sympathiques mais sans plus. Puis deux pages d'hommage à la Quête onirique de Kadath de Lovecraft que j'ai bien aimées car la réprésentation graphique du monde du Rêve y est assez proche de celle que je m'en fais, mais l'hommage est beaucoup trop court, c'est frustrant. Les pages suivantes sont une sorte de SF absurde façon Moebius, pas très marquante. Puis une histoire de prince charmant globalement humoristique mais sans grande surprise. Et enfin l'album se termine par un autre récit absurde, légèrement Kafkaien et en partie humoristique. Mais là encore, je n'ai pas accroché. Concrètement, il faut donc croire que l'univers imaginaire de Nicole Claveloux ne me parle pas. Son graphisme, en revanche, est doté d'une certaine personnalité et me séduit en partie, mais je le trouve généralement trop sombre à mon goût malgré tout.

14/07/2020 (modifier)
Couverture de la série Louis Le Vetilleux et Dico (Panique à Londres)
Louis Le Vetilleux et Dico (Panique à Londres)

J'ai découvert récemment cette Bd dans l'Echo des Savanes où elle parut en 2002, et que j'avais sautée à l'époque pour une raison que j'ignore. Je n'ai pas cherché à lire les autres albums car ce premier opus m'a suffi, ça ne m'a pas du tout convaincu. C'est sans doute dommage, c'est un gâchis parce que je trouve le postulat de départ intéressant en jouant sur les différents qui opposent les Frenchies aux Angliches depuis le Moyen Age, il y avait un grand potentiel et ça aurait pu être délivré de bien meilleure façon, comme une moderne guerre de Cent Ans entre Français et Anglais. Au lieu de ça, on a des gags qui ne sont pas drôles, des situations qui versent dans un absurde trop commun et sans saveur, des stéréotypes mal utilisés, et les 2 personnages principaux dont j'ai déjà oublié les noms ne sont pas assez typés, l'un se prend pour le seigneur des îles Anglo-Normandes, l'autre pour tous les noms propres du Petit Robert, bref ça ne fonctionne pas comme ça devrait, c'est plat et ennuyeux. Cette fable moderne est décevante de la part de Pétillon dont j'attendais mieux, j'aurais voulu que cette rivalité séculaire entre nos 2 peuples soit mieux exploitée, plus mordante, plus subtile, et non pas ce côté disjoncté fadasse et mou du genou. Là-dessus, je n'aime pas le dessin, il n'est pas joli, on dirait du Dupuy et Berberian en beaucoup moins bien, ce n'est plus le Rochette des débuts, celui de Edmond le Cochon ou de Claudius Vigne touche le fond où il soignait son trait dans un esprit un peu Ligne Claire.

14/07/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Ah, ça ira !
Ah, ça ira !

Cette bd sur la Révolution française est plutôt mal conçue au niveau du scénario, qui revient sans cesse sur l'année 1775 après avoir inscrit son action principale en 1789. Ces incessants sauts dans le temps perdent incontestablement le lecteur dans des méandres pas possible. Le découpage est le point faible, associé à un dessin plutôt faiblard. Par ailleurs, notre héros se voit arrêté par les Autorités et on le retrouve en pleine Révolution américaine sans aucune explication que ses idéaux. Il a le temps de faire une sacrée pirouette au-dessus des lignes ennemies et de dire au passage qu'il va tuer le général en chef des armées britanniques en pleine action. Ce genre d’ineptie me gave vraiment. Je trouve que l'exploitation est bien légère et encore je suis gentil. Au final, je ne peux pas dire décemment que ça ira !

12/07/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Abominable
Abominable

Le genre d'album qui ne parle qu'aux fans de l'auteur. Personnellement, j'aime bien le style de Hermann dans ses vieilles séries tout en le mettant pas dans mon panthéon personnel des meilleurs dessinateurs de tous les temps. Ces histoires ont été créées durant sa meilleure période graphique, et donc c'est agréable à l’œil du moment qu'on apprécie le dessin d'Hermann. Il sait comment créer une atmosphère d'horreur. Le problème vient du scénario qui est franchement moyen au mieux. C'est typiquement le genre d'histoires courtes qui ne me marquent pas du tout, mention spéciale pour la deuxième qui a une fin convenue et prévisible. La première et la troisième (le fameux 'La Cage' que plusieurs posteurs ont nommé) sont un peu mieux que les deux autres, mais elles ne sont pas captivantes et parfois je ne comprenais pas certaines actions des personnages. J'ai eu l'impression de lire des scènes tirées d'une histoire plus longue, particulièrement pour le premier récit. Ça se lit et s'oublie vite. Bref, pour les gros fans d'Hermann seulement.

12/07/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Qu'est-ce qui arrive ?
Qu'est-ce qui arrive ?

J'aime bien le dessin de cet album. D'une certaine manière, il me rappelle celui de Frederik Peeters qui lui aussi aime mélanger des personnages semi-réalistes classiques avec des formes beaucoup plus charnelles et dérangeantes. Graphiquement, malgré des pages petites et épurées de la majorité des décors, c'est donc sympathique. Mais l'histoire est trop vite lue et un peu trop vaine pour me satisfaire. Elle raconte de manière symbolique et détournée le chagrin de la perte d'un être cher et le combat pour surmonter la tristesse et continuer à vivre malgré tout. Mais elle va trop vite au but et s'arrête sans réel développement ni originalité hormis le concept initial du chagrin qui transforme physiquement une personne. L'album est parcouru en une petite poignée de minutes et me laisse trop sur ma faim.

10/07/2020 (modifier)
Couverture de la série Peine perdue
Peine perdue

Mouais. Je n’ai pas grand-chose à dire (en bien ou en mal) à propos de cet album. Il se laisse lire, agréablement, assez vite (il est muet – même s’il nous faut lire quelques lettres éparses, il n’y a pas beaucoup de cases). Le dessin est minimaliste, presque des crobards, mais fluide. L’histoire n’est pas inintéressante (une jeune femme – c’est sans doute autobiographique, donc l’auteure elle-même – mène une enquête pour retrouver sa mère biologique). Mais voilà, c’est mené de façon très linéaire, sans les « à côté » qui auraient pu dynamiser la lecture. Il n’y a pas non plus d’humour, de drame, bref, de baisse ou de hausse de tension. Du coup, c’est au final presque aussi vite oublié que lu, hélas. Note réelle 2,5/5.

10/07/2020 (modifier)
Couverture de la série Constance d'Antioche - La Princesse rebelle
Constance d'Antioche - La Princesse rebelle

J'ai fini par lire ces 2 albums parce que j'en ai eu l'opportunité, sans ça, il est clair que c'est la série qui m'attirait le moins dans cette collection des Reines de sang et que je ne m'étais pas fixé l'objectif de la lire. D'autre part, je trouve qu'en matière de reine de sang, cette Constance ne joue pas dans la même cour que les autres, à côté de Frédégonde, Tseu-Hi ou même Aliénor, son action et sa politique, c'est de la petite bière. Dès le début, j'ai buté un peu sur ce récit que j'ai trouvé trop foisonnant, avec de nombreux personnages dont il faut retenir les noms, j'ai trouvé l'ensemble complexe et pas très bien expliqué. Il faut dire que je connais mal l'Histoire de cette partie géographique du monde, même au XIIème siècle, tout ce qui se rapporte aux sultans et aux princes de ce Moyen-Orient et tout ce qui se passe dans ces déserts arides ne m'intéresse pas des masses, donc ça n'aide pas à ma compréhension d'un récit qui ne m'a pas du tout passionné. Le tome 2 remonte un peu le niveau, il montre que même hors d'Europe, le jeu politique était constitué de complots et de traitrise, mais ça ne suffit pas pour m'intéresser, même si je sens que cette Bd a d'indéniables qualités et un bon travail de recherches. Quant au dessin, heureusement qu'il est bon, sinon je crois que j'aurais abandonné rapidement, j'avais apprécié le dessin de Gabriele Parma sur Shimabara et surtout sur la série Champs d'honneur où il avait dessiné l'album consacré à la bataille de Castillon que j'avais trouvé remarquable ; ici, on sent un dessin solide, clair et précis, mais ça n'a hélas pas suffi pour me faire changer d'avis...

09/07/2020 (modifier)