Attention aux prudes, car il y a donc une omniprésence de la part de ces deux gros geeks de vouloir du sexe à tout prix. C'est vrai que c'est un peu choquant à la longue.
J'avoue que cet univers de losers n'est pas trop mon domaine de prédilection. Je n'ai par exemple aucune complaisance avec la drogue. Que dire également de ce langage qui me fait fuir ?
Je n'arrive pas à m'attacher à Jérémy. Ma lecture a été plutôt pénible pour terminer. Même le graphisme m'a paru assez léger par manque de précision dans le trait. Bref, je me suis vite lassé.
Cette série a pourtant eu un prix de prestige, mais cela fait longtemps que les distributions de prix n'engagent que ceux qui les donnent.
Il est vrai que personnellement je n'aime pas trop ce corps de métier, qui est pourtant indispensable pour assurer l'ordre dans un pays. Or, il s'agit d'une bd sur cette honorable profession. Les intéressés seront peut-être preneurs de ce titre humoristique s'ils ont le sens de l'humour.
Pour autant, les gags ne m'ont pas fait rire car c'est sans grande originalité dans la chute. Cela manque très souvent de finesse. Par ailleurs, les couleurs piquent un peu les yeux sans vouloir consulter un ophtalmologue.
Ce récit peut certes divertir une certaine population de Bédéphiles, mais reste dispensable pour le plus grand nombre.
La note est dure mais il n'est pas sérieux d'aller au delà.
Quand on songe à nos politiques, on se dit qu'ils sont tous pareils. Or, cette pensée pourrait être digne d'une conversation de comptoir. Dans une démocratie, il faut bien choisir ses élus et quand on n'est pas très content, il s'agit d'aller voter pour provoquer le changement. Certes, il faut opter pour le moins pire mais on a le choix...
Voici une bd qui se moque bien de ces hommes politiques. Pour autant, le ressort comique est assez prévisible au niveau des gags, et je dois dire que cela m'a un peu lassé au bout de quelques pages de lecture.
J'apprécie toujours le trait graphique de Nicoby, dont j'ai eu l'occasion de lire et même d'apprécier des œuvres postérieures où il est auteur complet.
En l'espèce, la qualité scénaristique n'est pas au rendez-vous. Désolé de le dire mais c'est ainsi. Il convient de rester sincère.
Après lecture du tome 1.
Un dessin pas terrible avec un bon scénario, ça passe, mais ici les deux ne sont pas terribles.
Ça se lit facilement, ce n’est pas désagréable et pour cause: c’est bien creux , il ne se passe pas grand chose en 104 pages.
De plus on a du mal à y croire : le sergent-chef pas vu depuis 15 ans mais qui devient en 5 minutes leur meilleur pote.
La femme qui veut se battre pour ce sergent qu’elle ne connaît pas.
Puis les balles qui ont l’air de s’arrêter on ne sait comment.
Ensuite les protagonistes s’improvisent infirmiers à l’hôpital Pompidou.
Pour finir notre héros est traumatisé parce qu’il a écrasé un jeune qui le braquait avec un revolver.
Retour à la case départ.
On dirait que le scénario est écrit au fur et à mesure.
Ça sent l’amateurisme.
Ce n’est donc pas dramatique que la série ne soit pas allée au bout.
Je viens tout juste de terminer cet album et je suis vraiment perplexe...
Sur sa grande majorité, j'ai plutôt bien accroché. Le dessin n'est pas génial mais il est correct, la narration est claire, le sujet n'est pas trop abscons, ça se lit assez bien. C'est un récit d'adolescents avec pas mal de silences et de non-dits mais comme le jeune héros j'étais charmé et curieux de cette fille qui s'attache à lui. En parallèle, j'étais intrigué par son comportement parfois bizarre et aussi par l'histoire autour de l'ancien meilleur ami du héros, Sho.
Certes le côté glauque du faits divers qui frappe leur lycée dans la première moitié du récit n'est pas trop le genre d'histoire qui m'attire, mais ce n'était pas trop grave.
Cependant, vers le dernier tiers du récit apparaît cet élément fantastique vraiment bizarre, digne des passages bizarres du Black Hole de Charles Burns... dont le nom est d'ailleurs très approprié dans le cas présent... et là j'ai pas mal décroché. Ce n'était plus mon délire.
Et puis vient la fin de l'histoire, que je ne peux pas dévoiler, et là c'est encore moins mon délire. Grosse impression de tout ça pour ça ? Ça ne me parle pas en tout cas.
Du coup je ressors déçu d'une lecture qui pourtant me plaisait plutôt bien sur environ ses deux premiers tiers.
Je reste un peu dépité en fin de lecture de cet album. Car je ne l'ai pas trouvé foncièrement désagréable mais il n'a pas su me divertir ni finalement me convaincre. C'est un pur roman graphique, une histoire intime mettant en scène 5 personnes, 2 couples de jeunes colocataires et une jeune veuve. C'est lors de l'enterrement de son mari que le héros rencontre cette dernière et aussitôt un trouble courant passe entre les deux. Mais celle-ci est une ancienne camarade des trois autres et ils ne l'aiment pas. La majorité de l'album consistera dès lors en une suite de rendez-vous et de discussions à demi-mots entre le héros et la jolie veuve, entrecoupés d'autres discussions à demi-mots emplis de nombreux non-dits entre le héros, ses amis et sa petite amie qu'il n'aime de toute façon pas vraiment. Ce sont énormément de silences, de moments de flottement, de sous-entendus à déchiffrer pour le lecteur... C'est aussi très lent et il ne se passe rien de très concret. C'est comme un film d'art et d'essai un peu ennuyeux qui essaie de jouer sur son ambiance et sur une tentative de parler aux spectateurs qui ont vécu quelque chose de similaire.
Ce n'est pas désagréable mais c'est vain et à la limite de l'ennuyeux par moment.
Quand j’ai découvert le premier tome de la série « Deep », j'ai tout de suite été emballé par le dessin de Frédérico Pietrobon. Le graphisme est ultra réaliste et chaque case fourmille de petits détails. J’adore.
Le premier tome installe une intrigue digne d’Abyss de James Cameron. D’autres clins d’œil cinématographiques ne manqueront de vous faire sourire. Les oiseaux d’Alfred Hitchcock ou encore Les dents de la mer de Steven Spielberg. Excusez du peu ! Les décors sous marins sont magnifiques et d’une grande beauté. On se dit que cela va envoyer du lourd cette série ! Et puis cela s’étiole au fil des pages, au fil des albums …
Même si les deux premiers albums sont de bonne tenue, le troisième et dernier opus est tiré par les cheveux. Déception et désillusion. Une série qui commence bien et qui se termine en eau de boudin en ne sachant pas trop si notre monde in fine est préservé ! Je suis resté sur ma faim et avec le sentiment de m'être fait abuser par ce final sans queue ni tête. Tu as même l’impression que le scénario de Stéphane Betbeder était en mal d’inspiration sur ce coup là sur le dernier album. 1 album ça va, 3 albums bonjour les dégâts !
Ma note réelle = 2,5.
Cette BD me laisse vraiment perplexe, et ce pour plusieurs raisons.
Ce n'est pas à cause du graphisme que je trouve plutôt sympathique, voire même doté d'une agréable personnalité, avec presque un petit côté Nicolas de Crécy (Léon La Came) ce qui est un compliment de ma part.
Non, c'est plutôt le scénario qui me laisse circonspect.
J'estime en effet qu'il contient deux univers ou sous-intrigues parallèles.
D'un côté, on découvre un pêcheur muet qui semble rayonner de bonne humeur et offre sourires et rêves joyeux à ceux qu'il côtoie et notamment des enfants. Difficile de comprendre qui est vraiment ce vieil homme, quelles sont ses motivations et s'il représente une métaphore ou un personnage concret. Le mystère s'épaissit en outre vers la fin de l'album quand on le voit réaliser quelque chose de surprenant par rapport à ce qu'on croit savoir de lui, mais rien ne vient expliquer ce qu'il a vraiment fait et pourquoi.
Ensuite, d'un autre côté, on a le personnage titre de l'album, cet homme sans rêve qui est en fait un présentateur télé assez détestable qui ment et utilise les participants à ses émissions pour se faire du fric sur leur dos, se moquant éperdument de leur souffrance à partir du moment où il a réussi à les embobiner avec ses belles paroles et à leur faire signer un contrat dont forcément ils n'ont pas lu les phrases en petits caractères. Un vrai salaud donc, mais on comprend vite que lui aussi souffre car il y a d'autres requins encore plus dangereux que lui dans l'univers dans lequel il a choisi de vivre. Quand il croise la route du fameux pêcheur ci-dessus, on se demande s'il va finalement ouvrir les yeux et modifier sa façon de vivre, mais il semble qu'en réalité il ait décidé d'en faire sa prochaine proie, sans qu'on comprenne bien ce qu'il espère y gagner avec ce personnage... Toujours est-il que là où je suis à nouveau perplexe, c'est sur la fin de l'album qui s'arrête abruptement. J'ai clairement eu l'impression qu'il manquait une suite ou au moins quelques pages Pourquoi ça s'arrête là ? Rien n'est clos, rien n'est expliqué. Où l'auteur a-t-il voulu en venir en réalité ?
Sentiment d'inachevé donc ou du moins d'incompréhension pour moi à la fin de cette BD.
J'ai beaucoup moins apprécié cette série que mes prédécesseurs ci-dessous. Elle mélange trop les genres à mon goût et il en ressort à mes yeux une sorte de roman de gare façon SAS, qui combine polar, fantastique, scènes de cul et pas mal de violence assez crue, provenant de l'héroïne elle-même quelques fois d'ailleurs.
C'est vrai qu'il y a un scénario, une intrigue à base de meurtres, de mensonges, de complot avec une dose d'ésotérisme et de fantastique. En lui-même, ce scénario est assez bidon, ou du moins trop téléphoné et sans saveur pour qui apprécie les vrais bons scénarios de polar et de fantastique. Contrairement à certaines séries porno, ce n'est pas pour autant un scénario qui ne sert que de prétexte à aligner les scènes de cul : il est pris ici très au sérieux et à la limite, la série serait presque plus une série d'aventure que de porno.
Pour autant, il y a bien du cul, et à foison. Car l'héroïne est une vraie libertine qui n'aime rien mieux que de se balader en permanence en mini-jupe et sans culotte et dont on sait qu'elle finira par coucher avec presque tous ceux qu'elle rencontre, hommes ou femmes.
L'intrigue policière-fantastique est donc ponctuée de nombreuses scènes de sexe, parfois très courtes, juste le temps de dire qu'elles ont eu lieu et de dévoiler quelques charmes corporels, mais elles sont presque annexes. Et dans tous les cas, le mélange des deux types de récits m'empêche de m'émoustiller pour la partie érotique, d'autant que les scènes me paraissent souvent trop gratuites et faciles.
Quant au graphisme, il offre de jolies couleurs et une belle impression d'ensemble, mais je le trouve nettement moins naturel et maîtrisé dans sa mise en scène et dans le dynamisme de ses personnages. Disons que je trouve qu'il convient mieux à de l'illustration qu'à de la BD. En outre, les visages sont parfois assez ratés, notamment quand les héroïnes sourient à pleines dents par exemple : elles sont l'air vraiment bizarre dans ces moments là.
En définitive, ce n'est pas une série pour moi.
Wunderwaffen surfe sur cette uchronie qui consiste à ce que les armes secrètes d'Hitler aient fait basculer le cours de la guerre en faveur des nazis ou du moins éviter leur défaite en Mai 1945. Voici une nouvelle série parallèle alors que la principale n'avait guère convaincu le lectorat jusqu'à preuve du contraire.
Du coup, l'action se situe en été 1945 où il est question d'un sous-marin de la première guerre mondiale qui refait surface dans le triangle des Bermudes, victime d'un nuage temporel qui a détruit l'équipage façon Nimitz, retour vers l'enfer.
Un officier nazi non raciste (cela existe) de la Kriegsmarine va faire une enquête pour Himmler lui-même pour l'amour de la patrie et accessoirement pour sauver sa peau.
J'avoue que malgré de très beaux graphismes mettant en valeur les engins, je n'ai pas été emballé par cette intrigue qui reprend des idées pas nouvelles. Bref, cela fait dans le recyclage.
A un moment donné, il est question de récupérer l'or des sudistes dans un sous-marin qui a coulé sur une île des Bahamas pour renflouer les caisses du Reich et continuer l'effort de guerre. J'avoue que je n'ai pas très bien compris cette transition censée relancer ce récit qui tournait alors au ralenti.
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Les Pauvres aventures de Jérémie
Attention aux prudes, car il y a donc une omniprésence de la part de ces deux gros geeks de vouloir du sexe à tout prix. C'est vrai que c'est un peu choquant à la longue. J'avoue que cet univers de losers n'est pas trop mon domaine de prédilection. Je n'ai par exemple aucune complaisance avec la drogue. Que dire également de ce langage qui me fait fuir ? Je n'arrive pas à m'attacher à Jérémy. Ma lecture a été plutôt pénible pour terminer. Même le graphisme m'a paru assez léger par manque de précision dans le trait. Bref, je me suis vite lassé. Cette série a pourtant eu un prix de prestige, mais cela fait longtemps que les distributions de prix n'engagent que ceux qui les donnent.
CRS = Détresse
Il est vrai que personnellement je n'aime pas trop ce corps de métier, qui est pourtant indispensable pour assurer l'ordre dans un pays. Or, il s'agit d'une bd sur cette honorable profession. Les intéressés seront peut-être preneurs de ce titre humoristique s'ils ont le sens de l'humour. Pour autant, les gags ne m'ont pas fait rire car c'est sans grande originalité dans la chute. Cela manque très souvent de finesse. Par ailleurs, les couleurs piquent un peu les yeux sans vouloir consulter un ophtalmologue. Ce récit peut certes divertir une certaine population de Bédéphiles, mais reste dispensable pour le plus grand nombre. La note est dure mais il n'est pas sérieux d'aller au delà.
Les Zélus
Quand on songe à nos politiques, on se dit qu'ils sont tous pareils. Or, cette pensée pourrait être digne d'une conversation de comptoir. Dans une démocratie, il faut bien choisir ses élus et quand on n'est pas très content, il s'agit d'aller voter pour provoquer le changement. Certes, il faut opter pour le moins pire mais on a le choix... Voici une bd qui se moque bien de ces hommes politiques. Pour autant, le ressort comique est assez prévisible au niveau des gags, et je dois dire que cela m'a un peu lassé au bout de quelques pages de lecture. J'apprécie toujours le trait graphique de Nicoby, dont j'ai eu l'occasion de lire et même d'apprécier des œuvres postérieures où il est auteur complet. En l'espèce, la qualité scénaristique n'est pas au rendez-vous. Désolé de le dire mais c'est ainsi. Il convient de rester sincère.
Guerres civiles
Après lecture du tome 1. Un dessin pas terrible avec un bon scénario, ça passe, mais ici les deux ne sont pas terribles. Ça se lit facilement, ce n’est pas désagréable et pour cause: c’est bien creux , il ne se passe pas grand chose en 104 pages. De plus on a du mal à y croire : le sergent-chef pas vu depuis 15 ans mais qui devient en 5 minutes leur meilleur pote. La femme qui veut se battre pour ce sergent qu’elle ne connaît pas. Puis les balles qui ont l’air de s’arrêter on ne sait comment. Ensuite les protagonistes s’improvisent infirmiers à l’hôpital Pompidou. Pour finir notre héros est traumatisé parce qu’il a écrasé un jeune qui le braquait avec un revolver. Retour à la case départ. On dirait que le scénario est écrit au fur et à mesure. Ça sent l’amateurisme. Ce n’est donc pas dramatique que la série ne soit pas allée au bout.
Vacuum
Je viens tout juste de terminer cet album et je suis vraiment perplexe... Sur sa grande majorité, j'ai plutôt bien accroché. Le dessin n'est pas génial mais il est correct, la narration est claire, le sujet n'est pas trop abscons, ça se lit assez bien. C'est un récit d'adolescents avec pas mal de silences et de non-dits mais comme le jeune héros j'étais charmé et curieux de cette fille qui s'attache à lui. En parallèle, j'étais intrigué par son comportement parfois bizarre et aussi par l'histoire autour de l'ancien meilleur ami du héros, Sho. Certes le côté glauque du faits divers qui frappe leur lycée dans la première moitié du récit n'est pas trop le genre d'histoire qui m'attire, mais ce n'était pas trop grave. Cependant, vers le dernier tiers du récit apparaît cet élément fantastique vraiment bizarre, digne des passages bizarres du Black Hole de Charles Burns... dont le nom est d'ailleurs très approprié dans le cas présent... et là j'ai pas mal décroché. Ce n'était plus mon délire. Et puis vient la fin de l'histoire, que je ne peux pas dévoiler, et là c'est encore moins mon délire. Grosse impression de tout ça pour ça ? Ça ne me parle pas en tout cas. Du coup je ressors déçu d'une lecture qui pourtant me plaisait plutôt bien sur environ ses deux premiers tiers.
Points de Chute
Je reste un peu dépité en fin de lecture de cet album. Car je ne l'ai pas trouvé foncièrement désagréable mais il n'a pas su me divertir ni finalement me convaincre. C'est un pur roman graphique, une histoire intime mettant en scène 5 personnes, 2 couples de jeunes colocataires et une jeune veuve. C'est lors de l'enterrement de son mari que le héros rencontre cette dernière et aussitôt un trouble courant passe entre les deux. Mais celle-ci est une ancienne camarade des trois autres et ils ne l'aiment pas. La majorité de l'album consistera dès lors en une suite de rendez-vous et de discussions à demi-mots entre le héros et la jolie veuve, entrecoupés d'autres discussions à demi-mots emplis de nombreux non-dits entre le héros, ses amis et sa petite amie qu'il n'aime de toute façon pas vraiment. Ce sont énormément de silences, de moments de flottement, de sous-entendus à déchiffrer pour le lecteur... C'est aussi très lent et il ne se passe rien de très concret. C'est comme un film d'art et d'essai un peu ennuyeux qui essaie de jouer sur son ambiance et sur une tentative de parler aux spectateurs qui ont vécu quelque chose de similaire. Ce n'est pas désagréable mais c'est vain et à la limite de l'ennuyeux par moment.
Deep
Quand j’ai découvert le premier tome de la série « Deep », j'ai tout de suite été emballé par le dessin de Frédérico Pietrobon. Le graphisme est ultra réaliste et chaque case fourmille de petits détails. J’adore. Le premier tome installe une intrigue digne d’Abyss de James Cameron. D’autres clins d’œil cinématographiques ne manqueront de vous faire sourire. Les oiseaux d’Alfred Hitchcock ou encore Les dents de la mer de Steven Spielberg. Excusez du peu ! Les décors sous marins sont magnifiques et d’une grande beauté. On se dit que cela va envoyer du lourd cette série ! Et puis cela s’étiole au fil des pages, au fil des albums … Même si les deux premiers albums sont de bonne tenue, le troisième et dernier opus est tiré par les cheveux. Déception et désillusion. Une série qui commence bien et qui se termine en eau de boudin en ne sachant pas trop si notre monde in fine est préservé ! Je suis resté sur ma faim et avec le sentiment de m'être fait abuser par ce final sans queue ni tête. Tu as même l’impression que le scénario de Stéphane Betbeder était en mal d’inspiration sur ce coup là sur le dernier album. 1 album ça va, 3 albums bonjour les dégâts ! Ma note réelle = 2,5.
L'Homme sans rêve
Cette BD me laisse vraiment perplexe, et ce pour plusieurs raisons. Ce n'est pas à cause du graphisme que je trouve plutôt sympathique, voire même doté d'une agréable personnalité, avec presque un petit côté Nicolas de Crécy (Léon La Came) ce qui est un compliment de ma part. Non, c'est plutôt le scénario qui me laisse circonspect. J'estime en effet qu'il contient deux univers ou sous-intrigues parallèles. D'un côté, on découvre un pêcheur muet qui semble rayonner de bonne humeur et offre sourires et rêves joyeux à ceux qu'il côtoie et notamment des enfants. Difficile de comprendre qui est vraiment ce vieil homme, quelles sont ses motivations et s'il représente une métaphore ou un personnage concret. Le mystère s'épaissit en outre vers la fin de l'album quand on le voit réaliser quelque chose de surprenant par rapport à ce qu'on croit savoir de lui, mais rien ne vient expliquer ce qu'il a vraiment fait et pourquoi. Ensuite, d'un autre côté, on a le personnage titre de l'album, cet homme sans rêve qui est en fait un présentateur télé assez détestable qui ment et utilise les participants à ses émissions pour se faire du fric sur leur dos, se moquant éperdument de leur souffrance à partir du moment où il a réussi à les embobiner avec ses belles paroles et à leur faire signer un contrat dont forcément ils n'ont pas lu les phrases en petits caractères. Un vrai salaud donc, mais on comprend vite que lui aussi souffre car il y a d'autres requins encore plus dangereux que lui dans l'univers dans lequel il a choisi de vivre. Quand il croise la route du fameux pêcheur ci-dessus, on se demande s'il va finalement ouvrir les yeux et modifier sa façon de vivre, mais il semble qu'en réalité il ait décidé d'en faire sa prochaine proie, sans qu'on comprenne bien ce qu'il espère y gagner avec ce personnage... Toujours est-il que là où je suis à nouveau perplexe, c'est sur la fin de l'album qui s'arrête abruptement. J'ai clairement eu l'impression qu'il manquait une suite ou au moins quelques pages Pourquoi ça s'arrête là ? Rien n'est clos, rien n'est expliqué. Où l'auteur a-t-il voulu en venir en réalité ? Sentiment d'inachevé donc ou du moins d'incompréhension pour moi à la fin de cette BD.
Mara
J'ai beaucoup moins apprécié cette série que mes prédécesseurs ci-dessous. Elle mélange trop les genres à mon goût et il en ressort à mes yeux une sorte de roman de gare façon SAS, qui combine polar, fantastique, scènes de cul et pas mal de violence assez crue, provenant de l'héroïne elle-même quelques fois d'ailleurs. C'est vrai qu'il y a un scénario, une intrigue à base de meurtres, de mensonges, de complot avec une dose d'ésotérisme et de fantastique. En lui-même, ce scénario est assez bidon, ou du moins trop téléphoné et sans saveur pour qui apprécie les vrais bons scénarios de polar et de fantastique. Contrairement à certaines séries porno, ce n'est pas pour autant un scénario qui ne sert que de prétexte à aligner les scènes de cul : il est pris ici très au sérieux et à la limite, la série serait presque plus une série d'aventure que de porno. Pour autant, il y a bien du cul, et à foison. Car l'héroïne est une vraie libertine qui n'aime rien mieux que de se balader en permanence en mini-jupe et sans culotte et dont on sait qu'elle finira par coucher avec presque tous ceux qu'elle rencontre, hommes ou femmes. L'intrigue policière-fantastique est donc ponctuée de nombreuses scènes de sexe, parfois très courtes, juste le temps de dire qu'elles ont eu lieu et de dévoiler quelques charmes corporels, mais elles sont presque annexes. Et dans tous les cas, le mélange des deux types de récits m'empêche de m'émoustiller pour la partie érotique, d'autant que les scènes me paraissent souvent trop gratuites et faciles. Quant au graphisme, il offre de jolies couleurs et une belle impression d'ensemble, mais je le trouve nettement moins naturel et maîtrisé dans sa mise en scène et dans le dynamisme de ses personnages. Disons que je trouve qu'il convient mieux à de l'illustration qu'à de la BD. En outre, les visages sont parfois assez ratés, notamment quand les héroïnes sourient à pleines dents par exemple : elles sont l'air vraiment bizarre dans ces moments là. En définitive, ce n'est pas une série pour moi.
Wunderwaffen Missions secrètes
Wunderwaffen surfe sur cette uchronie qui consiste à ce que les armes secrètes d'Hitler aient fait basculer le cours de la guerre en faveur des nazis ou du moins éviter leur défaite en Mai 1945. Voici une nouvelle série parallèle alors que la principale n'avait guère convaincu le lectorat jusqu'à preuve du contraire. Du coup, l'action se situe en été 1945 où il est question d'un sous-marin de la première guerre mondiale qui refait surface dans le triangle des Bermudes, victime d'un nuage temporel qui a détruit l'équipage façon Nimitz, retour vers l'enfer. Un officier nazi non raciste (cela existe) de la Kriegsmarine va faire une enquête pour Himmler lui-même pour l'amour de la patrie et accessoirement pour sauver sa peau. J'avoue que malgré de très beaux graphismes mettant en valeur les engins, je n'ai pas été emballé par cette intrigue qui reprend des idées pas nouvelles. Bref, cela fait dans le recyclage. A un moment donné, il est question de récupérer l'or des sudistes dans un sous-marin qui a coulé sur une île des Bahamas pour renflouer les caisses du Reich et continuer l'effort de guerre. J'avoue que je n'ai pas très bien compris cette transition censée relancer ce récit qui tournait alors au ralenti. On peut oublier...