Cet album est semble-t-il une nouvelle adaptation de la tragédie shakespearienne, car Marcelé avait déjà illustré cette histoire en 1979 dans le journal Pilote, avec l'aide d'une scénariste du nom de Bellec ; un album est ensuite paru la même année dans la Collection Pilote. Le dessin était alors beaucoup plus soigné, avec des cadrages travaillés et un noir & blanc beaucoup plus lisible.
Ce qui m'a non pas répugné car le mot est fort, mais disons rebuté, c'est ce nouveau dessin, proche du crayonné, et par endroits, on dirait même du dessin au fusain ; ça donne un rendu grossier, mal fini, inesthétique et disons-le affreux, enfin c'est mon avis et je le partage. Alors, tout n'est pas à jeter dans cet album, car ce visuel sombre et austère semble convenir à la noirceur de cette histoire et à la fantasmagorie liée surtout aux 3 sorcières qui conditionnent la folie de Macbeth. Etrangement, dans la version 1979, Marcelé montrait des sorcières vêtues de noir au visage banal, alors qu'ici, il les met à poil avec un visage de bombasse, sans doute pour accentuer symboliquement la séduction maléfique de leurs pouvoirs.
Le récit retrouve sa dimension tragique avec cette dose de fantastique, car ces prophéties vont être mal interprétées par Macbeth et sa femme Lady Macbeth, en faisant ressortir la folie qui habite cette oeuvre. Shakespeare montrait comment la folie pouvait pervertir l'esprit humain au point de faire perdre toute raison à des fins de pouvoir et d'ambition qui font commettre un acte innommable ultime : le régicide du roi Duncan. Tout ceci transparait à travers cette Bd, mais honnêtement j'ai dû m'accrocher pour supporter ce dessin qui reste une vision très personnelle de Marcelé. Déja avec ses autres bandes comme Les Capahuchos, j'avais eu du mal, mais là, c'est un visuel très pénible pour mes pauvres yeux. C'est dommage et ça gâche tout, parce que le tragique de ce récit m'a toujours fasciné, et s'il avait été illustré par un auteur au dessin académique, ma note aurait été bien plus haute.
Mouais.
J'aime plutôt Dubuisson, mais là, je trouve qu'il n'a pas su sortir du commun.
Il faut dire que les gags autour de la Mort en faucheuse - comme ceux autour du Christ, sont déjà pas mal vus, exploités, voire éculés. Et donc, faire preuve d'originalité devient difficile sur ce sujet. Ce que n'a pas réussi Dubuisson, alors même que les gags en eux-mêmes manquent ici souvent de percussion, de surprise.
Le résultat, c'est un album vite lu, même s'il n'est pas forcément désagréable. Mais à part quelques rares sourires, je n'ai pas trouvé suffisamment de choses drôles, amusantes à me mettre sous la dent pour vous en recommander l'achat.
Note réelle 2,5/5.
Mouais. Je ne suis pas sorti convaincu par la lecture de cette série.
Je l'ai lue dans l'intégrale, qui reprend les deux tomes. Bizarrement, la couverture du second est absente, et on passe de l'un à l'autre sans transition, mais, inexplicablement, elle reprend les deux pages de résumé de l'épisode précédent, ce qui n'a aucun sens ici, l'éditeur aurait pu s'en passer et mettre la couverture à la place !
Sinon, le dessin de Valentin Sécher est très bon techniquement. Mais la colorisation (dont le rendu presque photographique est proche du travail de Ponzio) n'est pas de celles que je préfère - même si je conçois que ce type de graphisme peut aisément plaire. Le cahier graphique en fin de volume, montrant de très beaux crayonnés, me laisse presque regretter que les auteurs n'aient pas choisi de rester au Noir et Blanc.
Mais c'est surtout l'histoire qui m'a laissé sur ma faim. En effet, ce n'est souvent qu'un empilement de baston. La violence omniprésente masque une intrigue creuse - en tout cas dont les subtilités m'ont en grande partie échappé.
De belles planches dans l'espace, un graphisme lui aussi plein de qualité, mais un ensemble que je n'ai pas apprécié, en tout cas sur lequel je ne reviendrai sans doute pas.
Attiré par la couverture magnifique et alerté par le dessin de Beltran, déjà vu dans Mégalex et Les Technopères, c'est avec empressement que j'ai ouvert ce bouquin pour entamer la lecture.
Glénat a bien fait les choses pour la forme, avec un format légèrement plus grand que la normale, une magnifique couverture, un carnet de dessins de belle facture. C'est un bien bel objet.
D'entrée, le dessin reconnaissable de Beltran, assez direct et froid, informatique fait son effet et plonge immédiatement le lecteur que je suis dans cette aventure. Celle ci s'intègre immédiatement dans la lignée de deux œuvres citées plus haut, avec une SF basée sur un monde divisé, dirigé par une caste de puissants qui ne cherchent qu'à maintenir un asservissement utile. Les gouvernants ont accès à la réincarnation. Ils peuvent utiliser de nouveaux corps à volonté, qu'ils soient artificiels, robotiques ou organiques. La classe bourgeoise profite de ces avancées qu'on leur prodigue avec moins de latitude quand la majeure partie de la population est asservie sous terre, par le biais de divertissements et sexualité artificiels, au motif d'une surface irradiée.
Pendant que Tabor, le guide et sage, termine son septième mandat et cherche à rempiler, Nathanëlle, sa fille "reniée", va chercher à s'extirper du bas fonds en provocant une révolution.
Nous allons retrouver un héros malgré lui, ici Melville le père réincarné en robot cafetière qui va bien malgré lui mettre des bâtons dans les roues de la jeune fille avant de lui servir d'allié. On croisera un camé du cybermonde, des révolutionnaires type Robin des Bois mais en mode bidonville, des policiers privatisés et un certains nombre de personnages secondaires, utiles ou pas.
La narration utilise beaucoup les aller/retour temporels pour animer le récit qui va alterner entre la "remontée" de Nathanaëlle et l'audition de Tabor, jusqu'au Cliffangher final.
Je ne mets que 2 étoiles car comme de nombreux récits, et notamment ceux que j'ai cités (surtout Mégalex), on retrouve les mêmes biais, à savoir une histoire diablement intéressante mais foutraque, des planches perdues sur des aspects secondaires du scénario et une fin bâclée. Et on referme ce qui aurait du être une super lecture par un "et c'est tout".
Je me réjouissais de lire ce western animalier, sans savoir que ça transposait les contes populaires de notre enfance dans l'univers western ; certes les westerns animaliers, ça existait, mais surtout en BD humoristique, comme Kiwi, et ça visait plutôt un public enfantin. Mais ici, les auteurs optent pour un brassage des contes de Perrault, de Grimm ou de Daudet, dans une histoire sérieuse qui s'adresse à un public de grands. J'avoue que je suis resté un peu décontenancé devant le résultat et je suis indécis pour noter cette bande qui d'un côté me séduit par son concept original, et d'un autre, me déçoit par son traitement en forme de relecture peu élaborée.
Ce qui me chiffonne le plus, c'est le dessin ; cette idée de mêler des humains et cet anthropomorphisme animal me semble bancale, d'autant qu'il n'y a que les loups et les cochons qui sont anthropomorphiques, j'aurais préféré que ce soit un western normal avec que des humains, ça serait peut-être mieux passé, ou alors carrément de l'anthropomorphisme pour tous les personnages, comme on le voit dans la transposition de l'Ile au Trésor dans Jim Hawkins, ou dans Blacksad. Mais là, il y a quelque chose qui me bloque, je sais pas comment l'exprimer, de plus ce dessin n'est pas exempt de petites maladresses, il y a des erreurs de proportions et des visages peu réussis, mais rien de bien grave.
Ce qui me dérange un peu, c'est l'association contes et western qui n'est pas exploitée de parfaite façon, ça ne fonctionne qu'à moitié, c'est dommage, mais surtout, c'est une histoire banale qui utilise tous les poncifs du western avec sa dose de violence habituelle, c'est cruel et impitoyable, et les personnages sont assez insignifiants, très peu approfondis, si bien qu'on ne s'attache à aucun d'eux, donc ça n'innove en rien, et comme l'ensemble sonne bizarre pour toutes les raisons que j'ai décrites, c'est une Bd que j'ai lue sans engouement ni passion, même si elle ne m'a pas entièrement déplu. Il m'est très difficile de donner une note, je crois que c'est la première fois où je suis si indécis sur une bande western qui plus est... disons que ça oscille entre 2 et 2,5/5.
Est-ce que ça vient de moi ou est-ce que cette BD est vraiment incompréhensible ou du moins complètement incohérente ?
Quand on prend chacun de ses chapitres indépendamment, ça colle à peu près. On a alors droit à des bouts d'histoires pêchues, avec plusieurs groupes en chasse les uns après les autres, dont le duo de héros, un vieux magouilleur juif qui rêve de partir vers Israël et son nouveau partenaire, un jeune immigré cubain, lui aussi juif mais moins à fond dans la chose. A leurs trousses, la marraine du crime local qui veut récupérer une cargaison de cocaïne d'une part, et les anciens gardiens de la maison de retraite dont le vieux s'est échappé. Et au milieu de ça, notre duo qui cherche à contacter le capitaine du bateau qui leur permettra eux aussi de retrouver cette cocaïne.
Résumé comme ça, ça tient la route et on a droit à quelques dialogues intéressants, des péripéties pleines d'action, de flingues et d'explosion, de quoi tenir en haleine. Bref, un comics polar action pas trop mal dans cette perspective là.
Mais quand on colle les chapitres les uns après les autres, ça ne fonctionne plus du tout. C'est comme si différents scénaristes s'étaient attelés à chacun d'entre eux, avec une vague idée de vers où ils devaient aller, mais sans avoir vérifié au préalable ce qu'avaient fait les scénaristes des chapitres précédents.
C'est bourré d'incohérences, de passages non expliqués, et de trucs qui finalement se révèlent incompréhensibles. Pour citer quelques incohérences parmi d'autres, on peut se demander pourquoi les gardiens de la maison de retraite sont aussi motivés à tuer le vieux et en quoi il menacerait leur trafic ? Comment serait-ce possible que la Ford Pinto volée par le duo soit justement le véhicule du tueur associé aux gardiens et comment saurait-il qui la lui a volé ? D'où sort ce tueur auto-stoppeur et quelle est sa motivation ? Pourquoi les méchants s'entre-tuent-ils tous ? Pourquoi tout le monde a l'air de se rencontrer sans arrêt comme de grosses coïncidences ? Pourquoi le héros qui ne sait pas nager quelques pages plus tôt s'en sort ensuite mieux que James Bond une fois sous l'eau ? Et surtout quelle est l'explication de la fin et de la révélation que fait le vieux sur le but de leur mission ? D'où ça sort et quel rapport avec tout ce qu'on a lu auparavant ? Ce sont des questions parmi d'autres, mais j'ai l'impression que passé le premier tiers de l'album, on pourrait s'interroger sur presque chaque page de l'album sur des choses qui sont bancales ou inexplicables.
C'est vraiment bizarre un tel amas d'incohérences, au point de se demander si c'est fait exprès ou pas. En tout cas, ce n'est pas satisfaisant du tout.
Yushiharu Tsuge est un digne représentant du style Gekiga, ces tout premiers mangas qui ont choisi de représenter des thèmes plus adultes et sombres que les manga pour la petite jeunesse qui étaient la norme à l'époque. Il est essentiellement célèbre pour être l'auteur de L'Homme sans talent.
La Vis est chronologiquement le troisième volume de l'anthologie que les éditions Cornelius lui ont consacrée. Il est précédé par Le Marais et Les Fleurs rouges. Il comprend des histoires réalisées entre 1968 et 1972 pour le magazine Garo, une publication de mangas qui se démarque des autres de l'époque car elle est l'une des premières à chercher à s'adresser à un public plus âgé.
De ces trois volumes d'anthologie, c'est celui que j'ai le moins aimé. Et c'est bien là le problème pour moi vu que les fans de l'auteur considèrent que c'est à partir de celui-ci que ce dernier trouve vraiment son style et sa force narrative.
La première histoire, la Vis, m'a franchement rebuté. C'est un récit étrange, onirique dans le ton et parfois sans queue ni tête, presque surréaliste. Je n'ai absolument pas accroché à son ton ni à ce qui pourrait faire son charme. Il joue avec des éléments qui ne me plaisent pas et ne me parlent pas. J'y suis resté hermétique, n'en comprenant pas grand chose ni dans le fond ni sur la surface.
L'histoire suivante, Le Patron du Gensenkan, est moins absurde même si elle manque là aussi de clarté narrative, mais elle ne m'a pas davantage plu. Elle aussi joue avec des éléments narratifs qui me déplaisent, et qui se révèlent souvent plutôt glauques. Là encore je suis resté hermétique à cette histoire qui m'a presque ennuyé au final.
La Fille du Mokkiriya est plus classique dans son style et plus lumineuses dans son ambiance. Si son entame a su m'intéresser et un peu m'intriguer, son dernier tiers m'a laissé nettement plus perplexe et j'avoue ne pas trop avoir compris où voulait en venir l'auteur.
L'histoire suivant, Le Crabe, a elle aussi de quoi laisser perplexe. Elle fait en quelque sorte suite à une histoire de l'anthologie précédente puisqu'on y retrouve les mêmes lieux et la même famille de voisins du narrateur. Mais l'objectif de l'intrigue est difficile à cerner car son narrateur semble sauter du coq à l'âne au gré de son récit. Et là encore la fin laisse un peu circonspecte. Mais cette fois, j'ai bien aimé l'ambiance qui se dégageait de cette histoire là car elle dégage un certain humour et une bonne humeur qui sont nettement plus à même de me plaire que les éléments glauques des récits précédents.
Et glauque, l'histoire suivante, Le patron du Yanagiya, l'est complètement à mes yeux. On y est dans le style typique du Gekiga tel que je ne l'aime pas, qui joue avec des éléments très adultes, parfois symboliques, parfois psychanalytiques, souvent dérangeants, que je trouve assez malsains. Je n'ai pas du tout apprécié ce récit là.
Divagation est ensuite une histoire étonnante, mais qui pour autant ne m'a pas davantage plu. Son style graphique y est soudain bien plus épuré que dans la précédente mais c'est parce que 2 ans les séparent. Visuellement, c'est clair, c'est agréable, j'aime bien. Mais l'histoire par contre... elle semble elle aussi toucher un peu au psychanalytique et elle m'a encore une fois franchement laissé circonspect et pas convaincu du tout.
Quant à la dernière histoire, Souvenir d’été, elle joue sur le sentiment de culpabilité d'un homme qui a été témoin d'un accident de voiture et a profité lâchement du moment seul qu'il a passé avec la victime inconsciente. Si l'intrigue est bien menée et qu'on sent la tension que subit cet homme et qu'il fait subir au passage à sa compagne, là non plus je n'ai pas été charmé du fait du côté malsain de l'acte de l'homme en début d'histoire et par le peu d'empathie que j'éprouve pour lui.
Heureusement que je n'ai pas découvert Tsuge avec cet album là sans quoi je pense que j'en serai resté là.
Le nouveau Andreas m'a semblé un peu différent de sa production, mais je pense que c'est dû à son dessin qui est plus épuré que d'habitude. On reconnait un peu son style en regardant les visages des personnages et c'est tout.
Le scénario est du polar et comme souvent avec cet auteur, il faut se concentrer pour bien comprendre le déroulement du scénario parce que ce n'est pas clair et il y a des zones d'ombre dans le scénario. Personnellement, il y a des éléments dans le scénario que je n'ai pas compris et je n'ai pas envie de perdre mon temps à relire l'album pour essayer de tout comprendre. Je n'ai rien contre les histoires qui demandent un peu plus d'effort que d'habitude, mais ici aucun personnages ne m'a intéressé et j'ai trouvé que c'était mou. Même les scènes d'action semblent avoir été faites au ralenti. J'ai connu Andreas plus inspiré dans sa mise en scène. Je me suis vite ennuyé et des éléments du scénario me sont probablement passés au-dessus de la tête et je m'en fiche.
Comme je ne suis pas un gros fan de cet auteur, j'imagine que ce one-shot risque de mieux intéresser ses fans que moi.
Après le magnifique Rien à déclarer, on reste toujours dans le même domaine d'humour cher à Dany Boon. Les Ch'tis ont d'ailleurs largement contribué à son succès. Il ne faut pas en être jaloux. Eh oui, c'est l'un des films les plus vus de toute l'histoire du cinéma en France. Au niveau du film, je ne ferai aucun commentaire pour ne pas être désobligeant.
Pour autant, les clichés sont rendus assez indigestes. Il est question non pas de se moquer des gens du Nord mais de louer leurs innombrables qualités afin de ne pas les vexer.
A noter que cette bd reste assez fidèle au film même si on ne perçoit pas toutes les subtilités dans le jeu des acteurs.
Les profits de cette bd sont allés à des associations caritatives : je loue ce genre de démarche qui part d'un sentiment de générosité. Mais bon, je me dois de ne pas en tenir compte pour donner un avis objectif. Ce n'est pas terrible au fond.
C'est un véritable lâché de chieuses auxquels le lecteur va assister avec impuissance et parfois stupéfaction. Il est vrai que les temps ont bien changé entre les deux dernières générations. Les femmes se sont beaucoup plus émancipées et les derniers machistes sont pourchassés sans relâche. Gare à la bise au bureau !
Il est question en filigrane de la condition féminine. Bien que sensible à ce sujet, je n'ai pas trop apprécié cette œuvre humoristique et parfois trop basique. Les situations ne sont pas très originales. C'est de l'archi vu.
Il est vrai qu'en tant que mâle, j'ai été plutôt déçu par les explications sur le comportements des chieuses. Au-delà du divertissement, c'est surtout la frustration qui prédomine...
Bon, je laisse tomber le fouet et je prends la pommade. Premier bon point, un dessin tout à fait sympa. Euh, c'est le seul bon point...
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Macbeth (Marcelé)
Cet album est semble-t-il une nouvelle adaptation de la tragédie shakespearienne, car Marcelé avait déjà illustré cette histoire en 1979 dans le journal Pilote, avec l'aide d'une scénariste du nom de Bellec ; un album est ensuite paru la même année dans la Collection Pilote. Le dessin était alors beaucoup plus soigné, avec des cadrages travaillés et un noir & blanc beaucoup plus lisible. Ce qui m'a non pas répugné car le mot est fort, mais disons rebuté, c'est ce nouveau dessin, proche du crayonné, et par endroits, on dirait même du dessin au fusain ; ça donne un rendu grossier, mal fini, inesthétique et disons-le affreux, enfin c'est mon avis et je le partage. Alors, tout n'est pas à jeter dans cet album, car ce visuel sombre et austère semble convenir à la noirceur de cette histoire et à la fantasmagorie liée surtout aux 3 sorcières qui conditionnent la folie de Macbeth. Etrangement, dans la version 1979, Marcelé montrait des sorcières vêtues de noir au visage banal, alors qu'ici, il les met à poil avec un visage de bombasse, sans doute pour accentuer symboliquement la séduction maléfique de leurs pouvoirs. Le récit retrouve sa dimension tragique avec cette dose de fantastique, car ces prophéties vont être mal interprétées par Macbeth et sa femme Lady Macbeth, en faisant ressortir la folie qui habite cette oeuvre. Shakespeare montrait comment la folie pouvait pervertir l'esprit humain au point de faire perdre toute raison à des fins de pouvoir et d'ambition qui font commettre un acte innommable ultime : le régicide du roi Duncan. Tout ceci transparait à travers cette Bd, mais honnêtement j'ai dû m'accrocher pour supporter ce dessin qui reste une vision très personnelle de Marcelé. Déja avec ses autres bandes comme Les Capahuchos, j'avais eu du mal, mais là, c'est un visuel très pénible pour mes pauvres yeux. C'est dommage et ça gâche tout, parce que le tragique de ce récit m'a toujours fasciné, et s'il avait été illustré par un auteur au dessin académique, ma note aurait été bien plus haute.
Mortel
Mouais. J'aime plutôt Dubuisson, mais là, je trouve qu'il n'a pas su sortir du commun. Il faut dire que les gags autour de la Mort en faucheuse - comme ceux autour du Christ, sont déjà pas mal vus, exploités, voire éculés. Et donc, faire preuve d'originalité devient difficile sur ce sujet. Ce que n'a pas réussi Dubuisson, alors même que les gags en eux-mêmes manquent ici souvent de percussion, de surprise. Le résultat, c'est un album vite lu, même s'il n'est pas forcément désagréable. Mais à part quelques rares sourires, je n'ai pas trouvé suffisamment de choses drôles, amusantes à me mettre sous la dent pour vous en recommander l'achat. Note réelle 2,5/5.
Khaal, Chroniques d'un empereur galactique
Mouais. Je ne suis pas sorti convaincu par la lecture de cette série. Je l'ai lue dans l'intégrale, qui reprend les deux tomes. Bizarrement, la couverture du second est absente, et on passe de l'un à l'autre sans transition, mais, inexplicablement, elle reprend les deux pages de résumé de l'épisode précédent, ce qui n'a aucun sens ici, l'éditeur aurait pu s'en passer et mettre la couverture à la place ! Sinon, le dessin de Valentin Sécher est très bon techniquement. Mais la colorisation (dont le rendu presque photographique est proche du travail de Ponzio) n'est pas de celles que je préfère - même si je conçois que ce type de graphisme peut aisément plaire. Le cahier graphique en fin de volume, montrant de très beaux crayonnés, me laisse presque regretter que les auteurs n'aient pas choisi de rester au Noir et Blanc. Mais c'est surtout l'histoire qui m'a laissé sur ma faim. En effet, ce n'est souvent qu'un empilement de baston. La violence omniprésente masque une intrigue creuse - en tout cas dont les subtilités m'ont en grande partie échappé. De belles planches dans l'espace, un graphisme lui aussi plein de qualité, mais un ensemble que je n'ai pas apprécié, en tout cas sur lequel je ne reviendrai sans doute pas.
Nathanaëlle
Attiré par la couverture magnifique et alerté par le dessin de Beltran, déjà vu dans Mégalex et Les Technopères, c'est avec empressement que j'ai ouvert ce bouquin pour entamer la lecture. Glénat a bien fait les choses pour la forme, avec un format légèrement plus grand que la normale, une magnifique couverture, un carnet de dessins de belle facture. C'est un bien bel objet. D'entrée, le dessin reconnaissable de Beltran, assez direct et froid, informatique fait son effet et plonge immédiatement le lecteur que je suis dans cette aventure. Celle ci s'intègre immédiatement dans la lignée de deux œuvres citées plus haut, avec une SF basée sur un monde divisé, dirigé par une caste de puissants qui ne cherchent qu'à maintenir un asservissement utile. Les gouvernants ont accès à la réincarnation. Ils peuvent utiliser de nouveaux corps à volonté, qu'ils soient artificiels, robotiques ou organiques. La classe bourgeoise profite de ces avancées qu'on leur prodigue avec moins de latitude quand la majeure partie de la population est asservie sous terre, par le biais de divertissements et sexualité artificiels, au motif d'une surface irradiée. Pendant que Tabor, le guide et sage, termine son septième mandat et cherche à rempiler, Nathanëlle, sa fille "reniée", va chercher à s'extirper du bas fonds en provocant une révolution. Nous allons retrouver un héros malgré lui, ici Melville le père réincarné en robot cafetière qui va bien malgré lui mettre des bâtons dans les roues de la jeune fille avant de lui servir d'allié. On croisera un camé du cybermonde, des révolutionnaires type Robin des Bois mais en mode bidonville, des policiers privatisés et un certains nombre de personnages secondaires, utiles ou pas. La narration utilise beaucoup les aller/retour temporels pour animer le récit qui va alterner entre la "remontée" de Nathanaëlle et l'audition de Tabor, jusqu'au Cliffangher final. Je ne mets que 2 étoiles car comme de nombreux récits, et notamment ceux que j'ai cités (surtout Mégalex), on retrouve les mêmes biais, à savoir une histoire diablement intéressante mais foutraque, des planches perdues sur des aspects secondaires du scénario et une fin bâclée. Et on referme ce qui aurait du être une super lecture par un "et c'est tout".
Règlement de contes
Je me réjouissais de lire ce western animalier, sans savoir que ça transposait les contes populaires de notre enfance dans l'univers western ; certes les westerns animaliers, ça existait, mais surtout en BD humoristique, comme Kiwi, et ça visait plutôt un public enfantin. Mais ici, les auteurs optent pour un brassage des contes de Perrault, de Grimm ou de Daudet, dans une histoire sérieuse qui s'adresse à un public de grands. J'avoue que je suis resté un peu décontenancé devant le résultat et je suis indécis pour noter cette bande qui d'un côté me séduit par son concept original, et d'un autre, me déçoit par son traitement en forme de relecture peu élaborée. Ce qui me chiffonne le plus, c'est le dessin ; cette idée de mêler des humains et cet anthropomorphisme animal me semble bancale, d'autant qu'il n'y a que les loups et les cochons qui sont anthropomorphiques, j'aurais préféré que ce soit un western normal avec que des humains, ça serait peut-être mieux passé, ou alors carrément de l'anthropomorphisme pour tous les personnages, comme on le voit dans la transposition de l'Ile au Trésor dans Jim Hawkins, ou dans Blacksad. Mais là, il y a quelque chose qui me bloque, je sais pas comment l'exprimer, de plus ce dessin n'est pas exempt de petites maladresses, il y a des erreurs de proportions et des visages peu réussis, mais rien de bien grave. Ce qui me dérange un peu, c'est l'association contes et western qui n'est pas exploitée de parfaite façon, ça ne fonctionne qu'à moitié, c'est dommage, mais surtout, c'est une histoire banale qui utilise tous les poncifs du western avec sa dose de violence habituelle, c'est cruel et impitoyable, et les personnages sont assez insignifiants, très peu approfondis, si bien qu'on ne s'attache à aucun d'eux, donc ça n'innove en rien, et comme l'ensemble sonne bizarre pour toutes les raisons que j'ai décrites, c'est une Bd que j'ai lue sans engouement ni passion, même si elle ne m'a pas entièrement déplu. Il m'est très difficile de donner une note, je crois que c'est la première fois où je suis si indécis sur une bande western qui plus est... disons que ça oscille entre 2 et 2,5/5.
Meyer - Derniers pas dans la mafia
Est-ce que ça vient de moi ou est-ce que cette BD est vraiment incompréhensible ou du moins complètement incohérente ? Quand on prend chacun de ses chapitres indépendamment, ça colle à peu près. On a alors droit à des bouts d'histoires pêchues, avec plusieurs groupes en chasse les uns après les autres, dont le duo de héros, un vieux magouilleur juif qui rêve de partir vers Israël et son nouveau partenaire, un jeune immigré cubain, lui aussi juif mais moins à fond dans la chose. A leurs trousses, la marraine du crime local qui veut récupérer une cargaison de cocaïne d'une part, et les anciens gardiens de la maison de retraite dont le vieux s'est échappé. Et au milieu de ça, notre duo qui cherche à contacter le capitaine du bateau qui leur permettra eux aussi de retrouver cette cocaïne. Résumé comme ça, ça tient la route et on a droit à quelques dialogues intéressants, des péripéties pleines d'action, de flingues et d'explosion, de quoi tenir en haleine. Bref, un comics polar action pas trop mal dans cette perspective là. Mais quand on colle les chapitres les uns après les autres, ça ne fonctionne plus du tout. C'est comme si différents scénaristes s'étaient attelés à chacun d'entre eux, avec une vague idée de vers où ils devaient aller, mais sans avoir vérifié au préalable ce qu'avaient fait les scénaristes des chapitres précédents. C'est bourré d'incohérences, de passages non expliqués, et de trucs qui finalement se révèlent incompréhensibles. Pour citer quelques incohérences parmi d'autres, on peut se demander pourquoi les gardiens de la maison de retraite sont aussi motivés à tuer le vieux et en quoi il menacerait leur trafic ? Comment serait-ce possible que la Ford Pinto volée par le duo soit justement le véhicule du tueur associé aux gardiens et comment saurait-il qui la lui a volé ? D'où sort ce tueur auto-stoppeur et quelle est sa motivation ? Pourquoi les méchants s'entre-tuent-ils tous ? Pourquoi tout le monde a l'air de se rencontrer sans arrêt comme de grosses coïncidences ? Pourquoi le héros qui ne sait pas nager quelques pages plus tôt s'en sort ensuite mieux que James Bond une fois sous l'eau ? Et surtout quelle est l'explication de la fin et de la révélation que fait le vieux sur le but de leur mission ? D'où ça sort et quel rapport avec tout ce qu'on a lu auparavant ? Ce sont des questions parmi d'autres, mais j'ai l'impression que passé le premier tiers de l'album, on pourrait s'interroger sur presque chaque page de l'album sur des choses qui sont bancales ou inexplicables. C'est vraiment bizarre un tel amas d'incohérences, au point de se demander si c'est fait exprès ou pas. En tout cas, ce n'est pas satisfaisant du tout.
La Vis
Yushiharu Tsuge est un digne représentant du style Gekiga, ces tout premiers mangas qui ont choisi de représenter des thèmes plus adultes et sombres que les manga pour la petite jeunesse qui étaient la norme à l'époque. Il est essentiellement célèbre pour être l'auteur de L'Homme sans talent. La Vis est chronologiquement le troisième volume de l'anthologie que les éditions Cornelius lui ont consacrée. Il est précédé par Le Marais et Les Fleurs rouges. Il comprend des histoires réalisées entre 1968 et 1972 pour le magazine Garo, une publication de mangas qui se démarque des autres de l'époque car elle est l'une des premières à chercher à s'adresser à un public plus âgé. De ces trois volumes d'anthologie, c'est celui que j'ai le moins aimé. Et c'est bien là le problème pour moi vu que les fans de l'auteur considèrent que c'est à partir de celui-ci que ce dernier trouve vraiment son style et sa force narrative. La première histoire, la Vis, m'a franchement rebuté. C'est un récit étrange, onirique dans le ton et parfois sans queue ni tête, presque surréaliste. Je n'ai absolument pas accroché à son ton ni à ce qui pourrait faire son charme. Il joue avec des éléments qui ne me plaisent pas et ne me parlent pas. J'y suis resté hermétique, n'en comprenant pas grand chose ni dans le fond ni sur la surface. L'histoire suivante, Le Patron du Gensenkan, est moins absurde même si elle manque là aussi de clarté narrative, mais elle ne m'a pas davantage plu. Elle aussi joue avec des éléments narratifs qui me déplaisent, et qui se révèlent souvent plutôt glauques. Là encore je suis resté hermétique à cette histoire qui m'a presque ennuyé au final. La Fille du Mokkiriya est plus classique dans son style et plus lumineuses dans son ambiance. Si son entame a su m'intéresser et un peu m'intriguer, son dernier tiers m'a laissé nettement plus perplexe et j'avoue ne pas trop avoir compris où voulait en venir l'auteur. L'histoire suivant, Le Crabe, a elle aussi de quoi laisser perplexe. Elle fait en quelque sorte suite à une histoire de l'anthologie précédente puisqu'on y retrouve les mêmes lieux et la même famille de voisins du narrateur. Mais l'objectif de l'intrigue est difficile à cerner car son narrateur semble sauter du coq à l'âne au gré de son récit. Et là encore la fin laisse un peu circonspecte. Mais cette fois, j'ai bien aimé l'ambiance qui se dégageait de cette histoire là car elle dégage un certain humour et une bonne humeur qui sont nettement plus à même de me plaire que les éléments glauques des récits précédents. Et glauque, l'histoire suivante, Le patron du Yanagiya, l'est complètement à mes yeux. On y est dans le style typique du Gekiga tel que je ne l'aime pas, qui joue avec des éléments très adultes, parfois symboliques, parfois psychanalytiques, souvent dérangeants, que je trouve assez malsains. Je n'ai pas du tout apprécié ce récit là. Divagation est ensuite une histoire étonnante, mais qui pour autant ne m'a pas davantage plu. Son style graphique y est soudain bien plus épuré que dans la précédente mais c'est parce que 2 ans les séparent. Visuellement, c'est clair, c'est agréable, j'aime bien. Mais l'histoire par contre... elle semble elle aussi toucher un peu au psychanalytique et elle m'a encore une fois franchement laissé circonspect et pas convaincu du tout. Quant à la dernière histoire, Souvenir d’été, elle joue sur le sentiment de culpabilité d'un homme qui a été témoin d'un accident de voiture et a profité lâchement du moment seul qu'il a passé avec la victime inconsciente. Si l'intrigue est bien menée et qu'on sent la tension que subit cet homme et qu'il fait subir au passage à sa compagne, là non plus je n'ai pas été charmé du fait du côté malsain de l'acte de l'homme en début d'histoire et par le peu d'empathie que j'éprouve pour lui. Heureusement que je n'ai pas découvert Tsuge avec cet album là sans quoi je pense que j'en serai resté là.
L'Argentine
Le nouveau Andreas m'a semblé un peu différent de sa production, mais je pense que c'est dû à son dessin qui est plus épuré que d'habitude. On reconnait un peu son style en regardant les visages des personnages et c'est tout. Le scénario est du polar et comme souvent avec cet auteur, il faut se concentrer pour bien comprendre le déroulement du scénario parce que ce n'est pas clair et il y a des zones d'ombre dans le scénario. Personnellement, il y a des éléments dans le scénario que je n'ai pas compris et je n'ai pas envie de perdre mon temps à relire l'album pour essayer de tout comprendre. Je n'ai rien contre les histoires qui demandent un peu plus d'effort que d'habitude, mais ici aucun personnages ne m'a intéressé et j'ai trouvé que c'était mou. Même les scènes d'action semblent avoir été faites au ralenti. J'ai connu Andreas plus inspiré dans sa mise en scène. Je me suis vite ennuyé et des éléments du scénario me sont probablement passés au-dessus de la tête et je m'en fiche. Comme je ne suis pas un gros fan de cet auteur, j'imagine que ce one-shot risque de mieux intéresser ses fans que moi.
Bienvenue chez les Ch'tis
Après le magnifique Rien à déclarer, on reste toujours dans le même domaine d'humour cher à Dany Boon. Les Ch'tis ont d'ailleurs largement contribué à son succès. Il ne faut pas en être jaloux. Eh oui, c'est l'un des films les plus vus de toute l'histoire du cinéma en France. Au niveau du film, je ne ferai aucun commentaire pour ne pas être désobligeant. Pour autant, les clichés sont rendus assez indigestes. Il est question non pas de se moquer des gens du Nord mais de louer leurs innombrables qualités afin de ne pas les vexer. A noter que cette bd reste assez fidèle au film même si on ne perçoit pas toutes les subtilités dans le jeu des acteurs. Les profits de cette bd sont allés à des associations caritatives : je loue ce genre de démarche qui part d'un sentiment de générosité. Mais bon, je me dois de ne pas en tenir compte pour donner un avis objectif. Ce n'est pas terrible au fond.
Toutes des chieuses ?
C'est un véritable lâché de chieuses auxquels le lecteur va assister avec impuissance et parfois stupéfaction. Il est vrai que les temps ont bien changé entre les deux dernières générations. Les femmes se sont beaucoup plus émancipées et les derniers machistes sont pourchassés sans relâche. Gare à la bise au bureau ! Il est question en filigrane de la condition féminine. Bien que sensible à ce sujet, je n'ai pas trop apprécié cette œuvre humoristique et parfois trop basique. Les situations ne sont pas très originales. C'est de l'archi vu. Il est vrai qu'en tant que mâle, j'ai été plutôt déçu par les explications sur le comportements des chieuses. Au-delà du divertissement, c'est surtout la frustration qui prédomine... Bon, je laisse tomber le fouet et je prends la pommade. Premier bon point, un dessin tout à fait sympa. Euh, c'est le seul bon point...