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Nathanaëlle

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Dans un futur à la "Jodorowsky", l'humanité est divisée en 2 catégories, les asservis, maintenus en captivité "volontaire" pour leur épargner une épidémie et les nantis qui se gardent la surface et ses bienfait. Nathanaëlle, jeune souterraine, va chercher à s'émanciper et remonter à la surface.


Maladies et épidémies

Dans le futur, nos descendants transfigurés par les techno-sciences vivent, pour une partie d'entre-eux, tels des termites, sous terre, dans des sortes de capsules géantes, tandis que les autres vivent en surface, formant une classe privilégiée pour laquelle la mort peut être vaincue par la réincarnation dans d'autres corps, qu'ils soient organiques ou robotiques. Cette séparation s'est faite au détriment du premier groupe, à la suite d'une catastrophe nucléaire qui aurait soi-disant rendu la vie sur Terre impossible. Cet évènement est en fait un complot des élites. Ce dernier éclate au grand jour car, à la suite d'une rumeur, Nathanaëlle va décider de partir à l'aventure et de remonter à la surface, ne supportant plus ses conditions d'existence. Elle va rencontrer justement un de ces hommes réincarnés en robot. Dans le cas de Melville, c'est en robot machine à café qu'il continue à exister. Voulant bien faire, il va alerter les autorités afin que Nathanaëlle puisse retrouver son père qui n'est autre que le grand sage Tàbor. Débute alors un périple abracadabrant, parsemé de multiples révélations, où Nathanaëlle embrasse son destin de leader d'une intense révolte sociale pendant que Tàbor doit renouveler son mandat de gouverneur auprès d'une chambre récalcitrante à lui confier de nouveau cette responsabilité.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 23 Octobre 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Nathanaëlle
Les notes (1)
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21/07/2020 | McClure
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Par McClure
Note: 2/5

Attiré par la couverture magnifique et alerté par le dessin de Beltran, déjà vu dans Mégalex et Les Technopères, c'est avec empressement que j'ai ouvert ce bouquin pour entamer la lecture. Glénat a bien fait les choses pour la forme, avec un format légèrement plus grand que la normale, une magnifique couverture, un carnet de dessins de belle facture. C'est un bien bel objet. D'entrée, le dessin reconnaissable de Beltran, assez direct et froid, informatique fait son effet et plonge immédiatement le lecteur que je suis dans cette aventure. Celle ci s'intègre immédiatement dans la lignée de deux œuvres citées plus haut, avec une SF basée sur un monde divisé, dirigé par une caste de puissants qui ne cherchent qu'à maintenir un asservissement utile. Les gouvernants ont accès à la réincarnation. Ils peuvent utiliser de nouveaux corps à volonté, qu'ils soient artificiels, robotiques ou organiques. La classe bourgeoise profite de ces avancées qu'on leur prodigue avec moins de latitude quand la majeure partie de la population est asservie sous terre, par le biais de divertissements et sexualité artificiels, au motif d'une surface irradiée. Pendant que Tabor, le guide et sage, termine son septième mandat et cherche à rempiler, Nathanëlle, sa fille "reniée", va chercher à s'extirper du bas fonds en provocant une révolution. Nous allons retrouver un héros malgré lui, ici Melville le père réincarné en robot cafetière qui va bien malgré lui mettre des bâtons dans les roues de la jeune fille avant de lui servir d'allié. On croisera un camé du cybermonde, des révolutionnaires type Robin des Bois mais en mode bidonville, des policiers privatisés et un certains nombre de personnages secondaires, utiles ou pas. La narration utilise beaucoup les aller/retour temporels pour animer le récit qui va alterner entre la "remontée" de Nathanaëlle et l'audition de Tabor, jusqu'au Cliffangher final. Je ne mets que 2 étoiles car comme de nombreux récits, et notamment ceux que j'ai cités (surtout Mégalex), on retrouve les mêmes biais, à savoir une histoire diablement intéressante mais foutraque, des planches perdues sur des aspects secondaires du scénario et une fin bâclée. Et on referme ce qui aurait du être une super lecture par un "et c'est tout".

21/07/2020 (modifier)