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Le Montespan

Note: 2.73/5
(2.73/5 pour 11 avis)

Histoire de Louis Henri de Montespan, mari de la Montespan favorite de Louis XIV.


1643 - 1788 : Au temps de Versailles et des Lumières Adaptations de romans en BD Jean Teulé Mirages Versailles

Louis Henri de Montespan épouse le 18 janvier 1663 la somptueuse Françoise de Rochechouart. Quatre ans plus tard, elle devient la favorite de Louis XIV. Le Montespan fait alors repeindre son carrosse en noir et l'orne de ramures de cerf. La provocation fait scandale. Jusqu'à la fin de ses jours, le marquis n'aura de cesse de braver l'autorité du roi et d'exiger de lui qu'il lui rende sa femme.

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Février 2010
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Montespan
Les notes (11)
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19/02/2010 | Miranda
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L'avatar du posteur Agecanonix

Les coulisses de l'Histoire sont souvent passionnantes, surtout quand elle éclaire des faits anodins qui jaillissent brusquement sous la lumière, ou des personnages anonymes qui sortent de l'ombre pour participer à un quart d'heure de gloire. Le personnage de ce petit album est de ceux-là, cet infortuné marquis de Montespan n'est connu que par son nom et le rôle qu'a joué son épouse à la cour de Louis XIV. Il ne sera hélas pas le seul cocu fameux car l'Histoire de France regorge d'individus comme lui qui étaient de petite et de bonne noblesse qu'on mariait à des futures putains royales pour leur sauvegarder les apparences et donner une respectabilité aux favorites qui dans le cas contraire n'auraient été que de simples putains de bordel (royal je vous l'accorde). L'intention de mieux faire connaitre ce cornard magnifique et amoureux de sa femme était donc bonne, le portrait de cet obscur marquis cocufié par un roi de France puissant, et qui n'aura de cesse de dénoncer ce droit royal de la plus grande bassesse, est édifiant et riche de détails sur les nobles qui gravitent tels des parasites autour du roi, même si à n'en point douter, le livre de Teulé dont est adaptée cette Bd, doit être nettement surpérieur. Connaissant le bonhomme et comparant avec un autre de ses ouvrages adapté, Je, François Villon, je me disais que ça pouvait être plutôt intéressant, captivant et subtil, même si je ne l'ai pas lu. Dans cet album, je ne trouve pas grand chose qui m'attire ; j'ai une impression étrange, comme si l'auteur avait rassemblé le meilleur ou ce qu'il jugeait bon et laissé de côté ce qui ne semblait pas l'intéresser. On est devant une sorte de condensé ou un assemblage de séquences anecdotiques coincées dans une narration hachée, trop rapide, au rythme chaotique et abusant de l'ellipse, c'est comme un survol d'un sujet dont on n'a gardé que le côté croustillant sans s'occuper de la rigueur historique. Du coup, le personnage du marquis semble parfois ridicule, je n'ai éprouvé que peu d'empathie pour lui, et le reste des personnages est détestable. D'autre part, le récit affiche un ton d'une trivialité surprenante qui frôle la vulgarité, je doute que c'était nécessaire, et je ne sais pas si ça figure dans le bouquin de Teulé. Je gage que c'est comme dans plein de Bd historiques modernes, on met une dose de vulgarité purement gratuite, tout ça pour faire son intéressant, Guérineau y a succombé dans Henriquet, l'homme-reine et Charly 9, heureusement il n'a pas trop insisté. En bref, je sors déçu de cet album car je n'ai pas trouvé ce que j'aurais voulu y trouver. Là-dessus, pour parachever cette déception, le dessin n'est pas en reste, c'est normal c'est du Philippe Bertrand, et je n'aime pas son dessin depuis Linda aime l'art, donc déjà au départ c'était répulsif pour moi. Il est clair que ce type de graphisme ne correspond absolument pas au style et à l'époque historiques choisis, cet aspect trop caricatural, minimaliste voire par endroit grotesque et ni fait ni à faire, ne va pas du tout sur un récit historique. Il aurait fallu un beau dessin réaliste, genre Juillard ou Chaillet qui ont l'habitude de traiter ce genre de sujet, et qui en plus narrativement, n'auraient pas versé dans le n'importe quoi.

07/07/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
L'avatar du posteur sloane

Une bien triste histoire que celle de notre brave Louis Henri de Pardaillan, Marquis de Montespan. Cocufié par le roi Louis XIV, il n'aura de cesse de chercher à récupérer sa femme qui sensée être folle amoureuse de lui, passa finalement son temps avec le roi à faire d'innombrables bâtards. Dans cette BD les choses vont très vite, à tel point que j'ai eu du mal à éprouver quoi que se soit pour les personnages. Il y avait pourtant a priori de la matière car si l'on s'en réfère à la vie véritable de Mme de Montespan, l'on aurait pu s'attarder sur ses intrigues de cour. Quant à la vie de Monsieur elle fut très terne, retranché dans son château après son esclandre au château de St Germain en Laye. Ici l'on finit par tourner un peu en rond et le dessin minimaliste n'aide pas franchement à rentrer dans l'histoire. Une déception personnelle après tout le battage et le bien qui s'en disait!

20/12/2014 (MAJ le 20/12/2014) (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Je n’ai pas lu le roman qui a servi de base à cet album, mais trouve amusant le point de départ ou point de vue adopté dans cette histoire. Le Grand siècle, le Grand roi pris comme simples décors aux ruminations plus ou moins désespérées et caustiques – et finalement stériles, d’un cocu qui ne renonce pas à ses droits, ça semble original ! Mais je reste sur ma faim après la lecture. D’abord au niveau du scénario, je m’attendais après le début (et à partir du style graphique utilisé) à quelque chose de plus drôle, de plus décalé, alors que là on a une histoire qui ne semble pas avoir choisi entre le sérieux et l’humour. Cela penche plutôt du côté sérieux, mais sans que l’on parvienne à captiver le lecteur. Quant au dessin, s’il n’est pas mauvais, je ne le trouve pas en phase avec l’histoire. Là aussi, comme pour le scénario, un choix plus clair aurait pu être fait je trouve. Au final, ce n’est quand même pas complètement déplaisant, mais je n’ai pas été convaincu.

19/06/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 J'ai trouvé cet one-shot moyen. J'aime bien l'idée de voir comment un mari est fait cocu par le roi car je n'avais jamais lu une histoire sur ce sujet, mais je me suis un peu ennuyé. À force de voir le mari dans une pauvre situation j'ai commencé à m'ennuyer et j'ai eu aussi l'impression qu'il n'y avait pas de fin. De plus, je trouve que sur certains passages, les personnages avaient des comportements un peu bizarres et le dessin n'aide pas car parfois les visages ne semblaient pas aller avec ce que les personnages étaient en train de dire.

06/09/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

Moi je me suis carrément ennuyé en lisant cette BD... Je n'ai trouvé aucun charisme aux personnages, alors que c'était, je pense, le but recherché... La cause ? Peut-être le graphisme, trop orienté vers la caricature, et trop peu "carré" à mon goût, dans une histoire qui a pour cadre des monuments remarquables. Je n'ai trouvé aucun charme aux décors, tant ils sont pauvres dans le style... Et puis c'est quand même assez chiant, malgré quelques pointes d'humour... Bref, bof bof bof...

17/09/2012 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Cette BD est intéressante pour nous faire découvrir la face cachée de la Grande Histoire. Là où les livres d'Histoire parlent du Roi Soleil et de ses favorites, ils ne parlent pas des maris cocus de ces dernières. Là où ils encensent la beauté de Versailles et de ses grandes eaux, ils ne parlent pas de l'hygiène lamentable des nobles de l'époque et du délabrement de la vie des moins riches d'entre eux. Là où seul règne le pouvoir du Roi, on oublie de parler de la rébellion d'hommes comme le marquis de Montespan qui s'est battu toute sa vie non pour la gloire, l'honneur ou la richesse mais simplement pour rappeler qu'il est un homme qui aime et qu'on lui a volé sa femme. Pour tout cela, cet ouvrage est fort intéressant. Ceci étant dit, j'attendais un récit un peu plus marquant, se bornant moins à une restitution chronologique de faits certes bien racontés mais manquant un peu d'émotion. Le dessin ne m'a pas emballé non plus, rendant peu hommage au contraste entre les ors de l'époque et la pauvreté ou la décrépitude d'autres horizons qu'ils soient parisiens ou campagnards. Les personnages manquent également d'expressivité à mon goût. C'est donc un bon ouvrage mais j'en attendais mieux.

02/02/2011 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5

Au risque de me répéter, la collection Mirages de Delcourt regorge de pépites toutes différentes. "Le Montespan" est une BD historique tirée d'un roman lui-même tiré de faits réels. Les personnages ont réellement existé !!! L'histoire de ce cocu " royal " est hallucinante, au delà de l'aspect dramatique, il y a de l'humour mais surtout un contexte extrêmement bien retranscrit. Le dessin typé nouvelle vague française est des plus agréables. Il est bien mis en valeur par de belles couleurs relativement sobres. Le mélange des styles ne nuit pas au résultat très réussi. Il y a peu de risques de retrouver d'autres BD dans le même genre. Tel un vaudeville, ce one shot est très divertissant, et plaisant à lire.

30/06/2010 (modifier)

Album ayant bénéficié de soutien des libraires, il m’a fallu du temps pour ouvrir l’ouvrage à la couverture peu engageante. Hélas l’intérieur de l’album garde le même style. Les graphismes sommaires nuisent au fil du récit et aux forces des personnages. Certes cela peut s’avérer pertinent pour montrer un certain absurde de certaines situations, mais garder un style brouillon, confus aux décors simplistes dans une telle cour réputée pour son faste a profondément gâché ma lecture. Le travail des expressions se limite dans la platitude d’un trait et si le trait ne manque pas de finesse, reprochons lui un manque de profondeur. La colorisation sait se faire discrète, gage de qualité apportant des touches de dynamisme. En revanche le scénario (même s’il s’agit d’une adaptation) s’avère extrêmement vivant et pose le regard dans un coin de l’histoire que l’on n’a pas l’habitude de voir à la lumière en ce siècle ensoleillé. Tout le long du récit nous montrera un mari à l’esprit libre (presque précurseur des lumières dans certaines réactions) toujours à la limite de la provocation vis-à-vis du pouvoir pour ostensiblement montrer sa désapprobation. La Montespan quant à elle, tombera de son image de femme juste, généreuse et attentionnée généralement véhiculée. De gestes en gestes, notre noble verra sa situation fluctuer en fonction des humeurs du roi. Entre ruine et reconnaissance discrète, entre embastillement, tentative de disparition et paiement en nature, notre héros défendra ses idéaux de fort belle manière jusqu’à la fin, la droiture de ses gestes le sauvant à de multiples reprises. Enfin malgré le dessin, le lecteur rentre dans ce récit avec passion, tenez pour ma part, combien de fois ai-je regretté que le châtiment corporel ne fasse visiblement pas partie des us de notre noble Cocu, car combien j’aurai aimé baffer ce petit merdeux de fils ! Au final, l’ensemble se lit avec joie grâce à la justesse du scénario, à la fluidité du récit et à l’humour permanent. Le dessin empêche de prendre du plaisir esthétique à ce bon moment intellectuel. A lire et posséder pour cette face cachée de Mme la favorite si loin de l’image que s’en font les ignorants comme moi.

14/05/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

J'ai plutôt bien aimé cette histoire qui s'attache à nous faire découvrir le mari de la fameuse marquise de Montespan qui fut la favorite du roi soleil. La démarche est plutôt originale de nous faire la lumière sur ce drame qui est passé totalement inaperçu dans l'Histoire. Un homme tout puissant a-t-il le droit de rendre malheureux un gentil mari bien aimant ? Oui, nous avions un couple qui avait tout pour être heureux avant que la raison d'état n'interfère. J'ai été plutôt touché par les malheurs successifs qui se sont abattus sur cette famille. La fin est réellement triste. Fallait-il attendre quelque chose de plus ? En ce qui me concerne, l'objectif est atteint. J'aurais une autre image de celui qui a osé braver l'autorité de Louis XIV. On sait généralement ce qu'il en coûte de défier l'homme le plus puissant de France et ceux quelque soient les époques!

24/04/2010 (modifier)
Par sejy
Note: 2/5
L'avatar du posteur sejy

J’aime particulièrement l’Histoire quand elle exhibe ses coulisses. Quand elle met sous la lumière des figurants se voyant offrir fugitivement les premiers rôles. C’est dire ma curiosité et mon enthousiasme, lorsqu’en historiographes théâtreux, les auteurs exhument des archives une marionnette poussiéreuse boudée par les manuels scolaires. Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan et, accessoirement, époux de la célèbre marquise du même nom. Un amoureux transi, bafoué, cocufié par Louis XIV selon un royal droit de cuissage entendu, et qui contestera inlassablement ce décorum héliocentrique. Téméraire et farfelu, il défiera le pouvoir absolu tout au long de sa vie en « asticotant » ce souverain abusif, n’ayant de cesse qu’il lui restitue sa femme chérie. J’espérais, j’imaginais un récit captivant et ardent, une chouannerie libertine et drolatique. La perspective d’un spectacle alléchant dans le stip-tease d’une Renaissance matée par le petit côté de la lorgnette. Prout ! Je me suis fourvoyé. Je n’ai pas lu le roman éponyme. Néanmoins, j’ai flairé dès les premières mesures que la bande dessinée pêcherait par esprit de fidélité, s’entêtant à investir tout le bon de l’œuvre prime dans un one-shot où il n’y aurait jamais la place. Une adaptation ? Plutôt une (run) essence illustrée. La sensation de voir les meilleures pages du livre arrachées puis mises en image et en cases, loyalement, bout à bout. Cet assemblage de saynètes, d’anecdotes historiques disparates, façonne une narration à l’emporte-pièce qui use, abuse de l’ellipse (à en perturber quelquefois la compréhension) et accouche d’un rythme heurté, précipité et claudicant. Pas assez de temps pour s’attacher. Pas assez de temps pour éprouver la passion dévorante de ces jeunes mariés (si ce n’est par la démonstration de quelques scènes de cul dissonantes). Pas assez de temps pour concevoir, pour partager la détresse et la mélancolie d’un époux persiflé. Pas assez de temps… Juste une impression de survol, de désinvolture. Ce n’est pas que cela sonne faux, ça ne sonne pas, tout simplement. Bien sûr, on ne peut pas renier les sourires, les rires provoqués par quelques parlottes flamboyantes, par les initiatives inspirées du marquis pour emmerder le roi, par la description des mœurs de l’époque, mais cette truculence taquine trop souvent la vulgarité. L’ambiance à peine esquissée renvoie l’image d’une mini chronique sociale s’échinant à démontrer que les aristos n’étaient que de gros crades concourant à qui sera le plus dégueulasse ; et l’on s’interroge sur la rigueur historique. Passons. Ce qui émerge en définitive n’est qu’une impression désolante de raillerie. Le Montespan m’apparait trop souvent ridicule ou maladroit quand j’aurais envie d’admirer son panache, creux et insipide alors que je vouerais tant de compassion à ce cocu magnifique. Peu d’émotion, pas d’empathie, si ce n’est une piètre pitié. Une mauvaise farce rabelaisienne qui parvient même à trivialiser certains instants de sa vie encore plus terribles. Merde ! Ce pauvre homme, dont on a ravi la douce moitié et que son fils méprise, finira par perdre sa fillette, morte de chagrin... et l’on s’en fout. Le dessin tire dans le même sens en appuyant là où ça fait déjà mal. D’un point de vue esthétique et intrinsèque, je le trouve plaisant. Simple, précis et fin, il dégage même un délicieux effet contemporain anachronique. Malheureusement, son aspect jeté insuffle un dynamisme supplémentaire qui accentue le côté haché et « ça va trop vite ! » induit par les ellipses. La colorisation lui confère un aspect soft, discret (comme s’il désirait s’effacer devant l’histoire) et lisse des émotions déjà ultra tamisées par le tempo trop condensé de la narration. Parti pris narratif ? Grosse gamelle (surement remplie de bonnes intentions) ? Ou est-ce juste moi qui ne sais pas lire entre les cases ? En tout cas, je n’ai jamais accroché. Je garderai un peu de sympathie pour des images fugaces (les valets de pisse), pour les invitations caustiques nées de rares situations ou répliques - « Françoise ! Reviens ou j’enc… la vieille ! » -, du respect pour la bataille stérile de l’infortuné cornard et quelque appétit devant les charmes affriandants de La Montespan (Sa Majesté Soleil paraît bien pâle devant une si jolie lune). Le reste, j’oublierai.

16/03/2010 (modifier)