Les derniers avis (20758 avis)

Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Varlot soldat
Varlot soldat

Je ne suis pas convaincu par ce préquel de Le Der des ders. On retrouve Varlot en jeune soldat dans le bourbier des tranchées. Pourtant les sujets évoqués par cet album, celui de la mutinerie lors de la grande guerre et les conditions de vie des soldats, sont des plus intéressants. Le développement est rapide, trop à mon goût, du fait de la faible pagination, 36 planches. Varlot est un miraculé, vue les situations auxquelles il sort indemne. Indemne physiquement. Rien ne manque, des horreurs aux absurdités de la guerre, mais un récit qui manque d'âme et qui ne m'a pas touché plus que ça. Graphiquement, Tardi fait du Tardi, toujours ce noir et blanc expressif, mais je l'ai connu plus inspiré. A l'occasion, un prêt en bibliothèque. Note réelle : 2,5.

20/05/2022 (modifier)
Par Benjie
Note: 2/5
Couverture de la série Roma
Roma

Vraiment, j'aime beaucoup les séries qui ont pour base historique la Rome antique. Je n'avais pas encore lu Roma et je me faisais un plaisir de la découvrir. Au final, après avoir lu trois albums sur les cinq, j'arrête là. Si le dessin s'améliore au fil des tomes, l'histoire, dont le ressort mystique évolue peu, reste assez plate et peu passionnante. Cette série me semble évoluer entre deux eaux : soit elle n'est pas assez fantastique soit pas assez approfondie historiquement. Au final, c'est assez pauvre et assez attendu quand on a compris, dans le tome 1, comment agissait le Palladium. Il y a de bien meilleures séries sur la Rome antique pour ne citer que La Dernière Prophétie par exemple.

20/05/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Copra
Copra

Je rejoins l'avis de Ro. Le dessin est pas mal. Comme c'est du comics indépendant, l'auteur peut prendre autant de liberté avec son dessin qu'il le souhaite et cela donne des belles cases et puis j'adore les couleurs. Le problème vient du scénario. Comme l'a si bien dit Ro, tout semble improvisé du début jusqu'à la fin et le déroulement de l'intrigue n'est pas très clair. Lorsque j'ai lu l'album, j'ai vraiment eu l'impression de lire le genre d'histoires que j'imaginais lorsque j'étais petit avec mes jouets. Il y a les mêmes éléments: un scénario qui part dans tous les sens, des dizaines de scènes d'actions et un peu de trop pompé sur d'autres œuvres (c'est vraiment un sous-suicide squad). Dommage, le dessin m’avait intrigué et je pensais passer un bon moment de lecture.

20/05/2022 (modifier)
Par grogro
Note: 2/5
Couverture de la série Everything
Everything

Ca arrive parfois : être déçu. Rololo, j'aurais pourtant tellement voulu aimer cette BD... Bon, je ne sais plus trop comment j'en ai entendu parler, mais toujours est-il qu'après sa sortie, elle fut très rapidement épuisée. Ca déjà, ça sentait bon. Et puis le livre en lui-même : beau papier, chouette format, travail d'édition soigné... Les dessins sont sympas, mais non exempts de maladresses, néanmoins capables d'attirer un type comme moi, rétif habituellement aux comics made in USA. En fait, ici, on est davantage chez Charles Burns ou Mezzo que chez Stan Lee, aussi bien dans la forme que dans le fond. La mise en couleur est également remarquable. Les tons sont francs et parfois criards sur certaines pages, conférant à l'ensemble un parti-pris graphique assez tranché et assumé. Malheureusement, je me suis un peu emmerdationné à la lecture. Si la narration prend son temps, ce que j'aime assez en principe, elle ne réserve en revanche aucune surprise. Pas d'effet de manche, rien. On sent venir le truc, même assez prématurément, et le truc arrivant, on n'est pas surpris. A la limite, on est presque surpris de ne pas être surpris. De plus, cette histoire reste en surface. Prenant comme cadre un supermarché (Everything) qui tente de contrôler l'esprit des gens afin de les abrutir de bonheur par la consommation (thème récurant), le scénariste ne fait guère d'effort pour en sortir, du cadre. Là, j'ai tout dit, et il n'y aura rien de plus. C'est tout juste si cette histoire de Vroms parviendra à nous faire lever un sourcil tellement elle n'apporte rien au récit en dépit de son apparente incongruité. Les personnages sont éculés. On les as déjà croisés mille fois, dans des BD, des films, des romans, peu importe. Tous les éléments de cette BD semblent juxtaposés à la va-comme-je-te-pousse. L'assemblage est approximatif et superficiel. Bref ! La sauce ne prend pas. Et là, je n'ai même pas envie d'en dire plus tellement je suis déçu.

19/05/2022 (modifier)
Par Solo
Note: 2/5
Couverture de la série Partie de chasse
Partie de chasse

Je donnerai sûrement une meilleure note lorsque j'aurai des connaissances solides sur l'histoire de l'URSS et sur la période crépusculaire de la Russie tsarienne. J'aurais donné une meilleure note également si, en parallèle de ma lecture, je m'étais davantage renseigné sur les faits historiques précisés. Sauf que je pars de beaucoup trop loin! Donc je commence par dire que ma note reflète surtout l’incompréhension d’un ignorant. Au tout début, je le sentais bien même si ça ne n'était déjà pas facile. Je relisais les passages pour être sûr que je faisais les bons rapprochements. Et puis Bilal teste nos connaissances dès les premières planches, avec l'entrée de ce jeune interprète français, ignorant vis-à-vis des problématiques profondes des russes, qui intègre un groupe de vétérans russes qui lui sont inconnus. Scénaristiquement, il est utilisé comme prétexte pour que l'histoire de l'URSS soit racontée à travers l'histoire de chacun de ces personnages. Par moment, je trouve que les dialogues sont un peu grossiers dans la forme "-Tu te souviens? -Bien sûr, comment oublier cette année 1552 où le... blablabla". Les dialogues ont quelque chose d'impersonnel et je ne suis pas sûr que cela aide à être empathique envers qui que ce soit dans le récit. Et puis, au fur et à mesure que les dialogues avancent (car le scénario se juge par ses dialogues), Bilal nous demande toujours plus de lire entre les lignes. Et là j'ai été largué. Le dessin m'a permis de rester agrippé jusqu'au bout, mais je ne peux pas dire que j'ai pris plaisir, malheureusement. Ne pas comprendre m'empêche de ressentir l'ambiance et ne me permet pas de qualifier Bilal de visionnaire entre la date de création de cette BD et la fracture du bloc soviétique plusieurs années plus tard. Même si je n'ai aucun problème à le croire visionnaire. A lire, c'est certain, mais y'a intérêt de préparer le terrain : sans base de connaissances historiques solides, vous ne pouvez pas juger "Partie de Chasse" à sa juste valeur. Je répète que c’est une note qui ne veut rien dire et qui m'est paradoxale parce-que, en vérité, j'aime ce genre d'œuvre qui vous pousse à la réflexion, la curiosité, l'envie de savoir plus. Il faudra retenter l’expérience

19/05/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Le Rite
Le Rite

Ce deuxième album de Amaury Bündgen, après son excellent Ion Mud, m'a déçu. Le petit royaume de Kéva est réputé pour sa science et sa magie, il va être rayé de la carte par L'empire Haïmar qui va les massacrer jusqu'au dernier. Tous sauf un prêtre, il va prendre la direction du lac miroir, le lac originel, celui dont sont sortis les Kévarks à l'aube des temps, pour préparer sa vengeance à l'aide d'un sortilège. Ma déception vient du scénario qui pourrait se résumer à une joute verbale entre le prêtre Kévark et le commandant des armées de l'empire Haïmar. Et ce dialogue de sourd doit permettre au prêtre de découvrir les motivations qui ont conduit les Haïmars à les exterminer. La narration est rébarbative. C'est laborieux, pas toujours clair et la chute ne sauve pas l'album. Ma déception vient aussi du fait que je n'ai rien vu qui ressemble à de la dark fantasy comme indiqué dans le résumé. Mes seuls bons moments sont ceux où apparaissent Score le centaure et son gnome de chasse. Ce qui sauve cet album c'est son graphisme, des paysages majestueux dans un noir et blanc tout en finesse. Le centaure et son gnome sont particulièrement réussis. J'ai longtemps hésité pour la note et elle sera de 2.5.

17/05/2022 (modifier)
Couverture de la série L'Encyclopédie des peurs
L'Encyclopédie des peurs

Je suis peut-être un peu dur, et des lecteurs plus jeunes (la série vise des pré-ados ou de jeunes ados je pense) y trouverons peut-être davantage leur compte. Mais je suis resté sur ma faim à la lecture du tome inaugural. Il y a quelques qualités. D’abord la maquette, qui lorgne sur la collection Métamorphose par exemple ou une narration assez fluide. Pour le reste, je ne suis pas fan du dessin, pas exempt de défauts. L’histoire en elle-même use de ficelles déjà vues. Une grand-mère acariâtre houspille sans cesse son entourage : son majordome, son chien qui fait des bêtises, et surtout sa petite fille Clara, qui vient d’arriver chez-elle et dont elle ne veut pas. On ne doute pas qu’elles vont se réconcilier au bout d’un moment ! Pour le reste, cela mêle passages humoristiques (très gentils) et un certain fantastique. En effet, la grand-mère collectionne les peurs, qu’elle récupère sur des sujets avec un tromblon de son invention, et souhaite rédiger une encyclopédie à leur sujet. Elle envoie Clara – qui elle n’a, hélas pour sa grand-mère, peur de rien – au Mexique (la grand-mère est décidément géniale, puisqu’elle a aussi créé une machine de téléportation !) pour collecter un spécimen de « peur du noir » ou achluophobie. Les péripéties s’enchainent et il faut au lecteur de la mansuétude : il faut oublier un certain nombre d’invraisemblances (Clara se fait comprendre sans problème des Mexicains, se fait accueillir là aussi sans problème). A réserver à un jeune lectorat pas trop exigeant quand même. Note réelle 2,5/5.

17/05/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Visions
Visions

Un album qui regroupe trois œuvres d'Alan Moore et ça sent vraiment le fond de tiroir qu'on glorifie parce que c'est produit par un auteur connu. En fait, il faut savoir qu'il y a deux bandes dessinées et un essai et l'essai est la seule partie 100% Alan Moore. Les deux autres ce sont des textes de Moore adaptés par Anthony Johnston au scénario et c'est un habitué de ce genre d'exercice parce qu'il avait déjà fait le même type de travail pour ''Fashion Beast'' pour le même éditeur américain (Avatar Press). Évidemment, il y a uniquement Alan Moore qui a droit à son nom en gros sur la couverture. Vous avez déjà lu des adaptations de chansons en BD ? Vous avez surement remarqué que la plupart du temps le dessin ne sert à rien et que cela serait suffisant s'il y avait juste le texte ? Ben c'est l'impression que j'ai lu en lisant le premier récit qui est franchement sans grand intérêt. La seconde bande dessinée est un peu mieux, c'est l'adaptation d'une nouvelle et les personnages parlent par moment donc cela fait plus bande dessinée et en plus le sujet, la télévision, m'intéresse sauf que le texte devient vite trop intellectualisant comme c'est souvent le cas avec Moore et j'ai fini par m'ennuyer. Il reste l'essai où Alan Moore décrit la conception d'une bande dessinée en prenant des exemples de son propre travail. Là c'est intéressant sauf que bon ce n'est pas de la bande dessinée et c'est 40 pages dans un album qui en fait plus de 200... À la limite on aurait pu sortir cet essai tout seul comme petit album. Donc voilà un album dispensable sauf si on veut vraiment tout collectionner d'Alan Moore. Je conseille un emprunt et la lecture de l'essai uniquement.

17/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Curriculum BD
Curriculum BD

Cet album est un recueil d’histoires courtes, qui sont sans doute les premiers travaux publiés par Annie Goetzinger dans diverses revues, seule ou aidée au scénario (voir fiche de l’album pour plus de détails). Forcément l’ensemble est très hétéroclite, étant données les scénaristes différents, et relativement frustrant, la plupart des histoires étant vraiment courtes. Inégal donc, mais aussi globalement décevant. Seules quelques histoires m’ont réellement intéressé et convaincu. Surtout la dernière, Xacooma, dont le scénario est signé de Lob, avec une chute vraiment bien fichue (en plus c’est une des plus longues !). D’autres histoires possèdent des qualités (dont, une fois n’est pas coutume, une histoire scénarisée par Goetzinger elle-même – il est vrai que j’ai rarement été convaincue par son travail de scénariste – avec une chute amusante), ou une histoire usant d’un fantastique et d’un mystère léger, sur une idée de Giraud. L’histoire intitulée Edelweiss est surprenante (je n’ai rien compris à ces trois pages où l’on passe de façon abrupte d’une nuit d’amour à un assassinat dans un camp de concentration ?). C’est un album qui intéressera avant tout les amateurs complétistes de Goetzinger. Car pour le coup ce recueil est intéressant, montrant ses hésitations au niveau de son style graphique. Un trait assez gras dans les premières histoires (avec quelques couleurs parfois psychédéliques, époque aidant), puis qui s’affirme et s’affine au fur et à mesure, pour se rapprocher enfin du style classique, fin et un peu figé qui sera le sien pour la plupart de ses futures publications. Note réelle 2,5/5.

16/05/2022 (modifier)
Couverture de la série La Belle Mort
La Belle Mort

Des dessins sublimes. Cependant le scénario est confus, le message n'est pas clair, les personnages développés très superficiellement... C'est dommage.

15/05/2022 (modifier)