Les derniers avis (20758 avis)

Couverture de la série Galopinot
Galopinot

Une bd dessinée à 4 mains par Trondheim et Konture, la rencontre improbable entre 2 univers bien marqués. Le résultat est assez moyen, je trouve que l’album est surtout porté par Lewis, Mattt se contentant juste d’être provocateur et n’apporte pas grand chose à l’exercice de style à mes yeux. Finalement, un mariage pas si heureux, ce n’est pas loupé mais ça n’est pas non plus réussi. Une curiosité dont on peut se passer aisément. J’avoue ne pas être un grand admirateur de l’œuvre de Mattt Konture aussi.

15/05/2022 (modifier)
Couverture de la série On a pas des vies faciles...
On a pas des vies faciles...

Mouais. Ce groupe de potes, scénaristes ou dessinateurs, qui travaillent en atelier sont plutôt sympas. Leurs galères pour trouver des idées, et pour ensuite être publiés (et déjà pour produire leur fanzine) ont des côtés rigolos. Mais, si ça se laisse lire facilement (et très rapidement il faut le dire !), je suis quand même un peu resté sur ma faim. C’est que l’humour manque souvent de percussion, de surprise. Sur les affres de la création, de la page blanche, du métier de bédéiste « qui n’en est pas un » (voir les remarques de la grand-mère d’un auteur : « et sinon, du travail, tu en as trouvé ? », qui font assez déjà vu), d’autres en ont fait quelque chose de plus caustique (Larcenet ou Boulet par exemple). A emprunter à l’occasion. Note réelle 2,5/5.

15/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Spirou de Tehem, Makyo & Toldac - La Grosse Tête
Le Spirou de Tehem, Makyo & Toldac - La Grosse Tête

La Grosse Tête prouve que revisiter un couple de héros aussi célèbre n'est pas si simple. Les auteurs rendent hommage à Franquin en se basant principalement sur deux ouvrages de la série mère écrits par le maître. Le problème, comme le souligne Gaston, c'est que cela nous fait deux histoires assez différentes avec un lien quelque peu rocambolesque pour cimenter l'ensemble. La cohérence globale du récit s'en ressent fortement pour moi. Cette faiblesse est accentuée par les gags qui soutiennent les deux critiques, celle du star-system et celle d'une dictature, qui sont assez convenus. J"aime bien le dessin qui sort du clacissisme de la série. C'est dynamique mais cela manque de détails à mon goût. On a l'impression que les auteurs partent sur des bonnes idées mais ont du mal à tenir l'album. Un opus plutôt moyen pour moi.

15/05/2022 (modifier)
Couverture de la série African Night Flight - Une aventure de Kriss Delux
African Night Flight - Une aventure de Kriss Delux

C’est une histoire sans prétention, qui décline certains thèmes qui plaisaient chez les Humanos de l’époque (le rock, de l’aventure exotique privilégiant le rythme aux développements psychologiques). Mais j’ai trouvé cette histoire un peu longuette, manquant de rythme et de surprises. Kriss Delux, star de la musique moderne venu en tournée dans un pays africain, se retrouve pris en otage, au cœur d’un bras de fer entre le dictateur et ses opposants armés. On le voit, on est au cœur de certaines problématiques des années 1980. Au passage pas mal de points communs avec l’intrigue et certains personnages du dernier OSS 117 – l’humour en moins, hélas ! C’est de l’aventure pure et dure (le titre de la collection annonce la couleur il est vrai), qui se laisse lire (le dessin de Kent Hutchinson est lisible et dynamique, même si je ne le trouve pas extraordinaire), mais qui m’a quand même laissé sur ma faim. D’ailleurs, à propos de fin, je l’ai trouvée un peu bâclée, ou plutôt je n’ai pas tout saisi. Bref, un album quelque peu moisi, à la couverture peu engageante (je la trouve même moche !), à lire par curiosité, sans trop en attendre (je ne crois pas que Bernalin ait publié autre chose ensuite).

14/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Kwika !
Kwika !

Carali est un auteur assez prolifique, adepte d’humour très con et absurde, parfois trash (ce dernier aspect n’étant pas présent ici), qu’il développera ensuite au sein de Psikopat. C’est ici sous l’égide de Charlie-Hebdo et de Cavanna (qui signe une préface) qu’il publie ce recueil, une de ses premières publications en album. L’ensemble est inégal, et globalement décevant. C’est un peu loufoque, avec des personnages aux formes étranges, hybrides, côtoyant des humains « normaux », avec le trait habituel de Carali, pas forcément joli (mais cet aspect est secondaire dans ce genre d’entreprise – son frère Edika l’a bien montré), mais quand même lisible et dynamique. Quelques gags m’ont amusé, mais la plupart des histoires (surtout les plus longues, autour du personnage de Robert) m’ont laissé froid. Cela passait peut-être mieux à petite dose, disséminé dans plusieurs numéros de revue, je ne sais pas. Mais je suis sorti déçu de ma lecture. A noter que Carali a été épaulé sur 2 histoires/gags par sa compagne de l'époque Gudule, et sur une autre par Léandri.

14/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Visite express
Visite express

Bof, ça ne me laissera pas un souvenir impérissable. Trondheim se met en scène dans un court récit réalisé à l’occasion des 24h de la bd à Angoulême, ayant comme contraintes d’être muet et de se passer dans un musée. C’est très linéaire et ça manque cruellement d’humour, pas évident comme exercice, ce n’est pas raté mais l’auteur nous a habitué à mieux Vite lu, vite oublié.

13/05/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Les Chemins de Vadstena
Les Chemins de Vadstena

Une lecture rapide qui ne me laissera pas un souvenir impérissable. Une histoire fantastique qui revisite le mythe de la dame blanche. Rien de nouveau dans ce récit qui se laisse lire facilement, mais à qui il manque de nombreux ingrédients pour la sortir du lot. Les personnages sont basiques, la chute finale ne m'a pas convaincu et l'intrigue est légère, mais je dois reconnaître à Sylvain Runberg une narration qui accroche. Après le tome 26 de La Geste des Chevaliers Dragons, je recroise Thibaud de Rochebrune et son style ne me laisse pas indifférent sans pour autant m'enthousiasmer. Des faciès qui se ressemblent énormément, mais un trait précis tout en fluidité et de beaux décors en sont les points forts. Note réelle : 2,5. Allez hop, direction le frigo pour une dame blanche qui saura me régaler.

13/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Les Misérables (Glénat)
Les Misérables (Glénat)

Prétendre résumer Les Misérables en deux tomes de BD est une gageure impossible à tenir. C'est, à mon avis, aussi vrai pour toutes les représentations cinématographiques qui ont essayé. Evidemment la collection des Grands Classiques de la Littérature en BD pouvait difficilement passer à côté de ce roman de Victor Hugo. J'aime beaucoup le graphisme et les couleurs. Dans un style réaliste Bernard Capo réalise une belle oeuvre très accessible aux jeunes lecteurs et lectrices. Il soigne beaucoup les détails que ce soit pour les différents décors, les costumes ou les personnages. Il arrive très bien à restituer les différentes ambiances rencontrées : misérables taudis, demeures bourgeoises, cafés parisiens ou auberges de province et bien sûr les champs de batailles. Capo donne à Valjean, à Javert et à Thénardier de vrais caractères fort. Le récit s'articule autour de ce triangle principal dont le centre de gravité est Cosette. Je n'ai jamais été fan des romans de Victor Hugo hormis les deux luttant contre la peine de mort. Je leur préfère son oeuvre poétique et théâtrale. Le scénario est plus ou moins cadré par l'oeuvre originale tellement celle-ci est immense. Roman historique, politique, policier, social ou sentimental Victor Hugo a fait fort. Comme lecteur de la série j'ai du mal à m'y retrouver. Certains points sont presque incompréhensibles pour un lecteur contemporain. Pourquoi l'acharnement de Javert et de la justice alors que Valjean est sorti libre du bagne ? Je comprends mal les enjeux politiques décrits. Je comprends mal l'admiration voué à Napoléon 1 qui a tué la République pour un Empire. Comment Valjean en cavale peut avoir autant d'argent ? Comme c'est impossible de répondre aux nombreuses autres contradictions du roman, on choisit le plus souvent de mettre en avant le côté sentimental et émotionnel fort comme les morts injustes de Fantine, d'Eponine ou de Gavroche. Cela m'a toujours plus agacé qu'ému.

13/05/2022 (modifier)
Par r0ud0ud0u
Note: 2/5
Couverture de la série Alvin Norge
Alvin Norge

J'ai vraiment bien aimé le premier tome, ça partait bien. Dialogue fluide mais.... arrivé au 2ème tome, quelles lourdeurs dans l'écriture, la narration devient lourde, les explications pénibles. Le dessin est quant à lui plutôt sympa. Après le premier je m'attendais à une montée crescendo ou une ambiance maintenue. J'avais lutté à tous les trouver, pas sûr de finir un jour. Dommage !

12/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Ulysse Nobody
Ulysse Nobody

Petite déception pour cet album qui avait réussi à m’accrocher dans sa première partie puis s’enlise dans une critique sans subtilité des mouvements politiques d’extrême droite en France. Sans subtilité car le sort d’Ulysse Nobody, recruté par le PFF (Parti Fasciste Français) puis éjecté car il n’a pu se faire élire n’aurait à mes yeux pas été spécialement différent s’il avait été recruté par un autre parti. Sans subtilité parce que les profils proposés au sein même de ce parti (la raciste de base, idiote et aigrie, le manipulateur, le candidat aux présidentielles expérimenté et beau parleur) sont sans nuances. Sans subtilité encore car je doute fort qu’une recrue inexpérimentée serait ainsi lâchée sans un encadrement rompu aux règles de la communication politique (la scène de la vidéo à la cafétaria est tout sauf crédible à mes yeux). Sans subtilité enfin car je ne crois pas que ce terme de 'Fasciste' soit déjà à l’heure actuelle acceptable par une majorité d’électeurs (la France a d’ailleurs pu constater que l’extrême droite française cherche à casser cette image d’extrême dans le but de toucher un public le plus large possible, n’ont-ils pas changé de nom en passant de ‘Front’ (qui sous-entend une lutte) à 'Rassemblement' (qui fait naitre des image d’unité et de fraternité) ? Tout cela pour dire que, alors que je ne suis pas sympathisant d’extrême droite, le plaidoyer politique des auteurs ne m’a pas séduit. Reste ce personnage d’Ulysse Nobody, au profil intéressant. Acteur sur le retour, sans perspectives d’avenir, il voit dans le milieu de la politique une porte d’entrée vers tout ce qu’il croyait perdu (argent, notoriété, spectateurs à disposition, et même plaisir sexuel). Politicien par opportunisme, on ne sait pas grand-chose de ses convictions tant il semble vide à l’intérieur (son nom n’a pas été choisi au hasard). Il y avait peut-être là quelque chose à creuser : le fait qu’un acteur, à force d’endosser le costume d’autres personnages, se retrouve bien vide lorsqu’il est face à lui-même. En cela, ce personnage me touchait… … mais le pamphlet contre l’extrême droite prend tellement le dessus sur le destin de l’homme que je ressors déçu de ma lecture. Quant au dessin de Sébastien Gnaedig, il ne m’a pas déplu sans me subjuguer. Il est d’une extrême lisibilité, laisse passer les émotions des personnages et sa mise en page est agréable (notamment le découpage d’une scène ‘chambre/salle de bain’ bien sympathique). C’est le genre de dessin qui sert bien un récit mais ce n’est pas le genre de dessin devant lequel je reste en arrêt. Au final, j’espérais mieux…

12/05/2022 (modifier)