Les derniers avis (20753 avis)

Couverture de la série Hacktivists
Hacktivists

Mouais. Ben je ne suis pas sorti convaincu de cette série, sur laquelle je ne pense pas revenir lorsque les albums suivants sortiront. Le dessin d’abord, réaliste et classique, convient bien à ce genre de récit, mais il est un peu impersonnel. Surtout, la colorisation informatique lisse tout et n’est pas mon truc. Mais c’est surtout au niveau de l’intrigue et de son déroulé que le bât blesse. En effet, tout m’est apparu improbable, dans les grandes et les petites lignes. Nous avons 10 geek, super forts en informatique et autres trucs modernes, qui forment une sorte d’équipe de justicier (Freequency), très mal définie d’ailleurs, sous la direction d’un mystérieux commanditaire, Archetype, dont on ne nous dira rien, mais qui semble être omniscient et qui possède visiblement une grosse fortune ! Ces dix personnages, d’âge, de nationalité, d’origine et de situation différents peuvent apparemment facilement trouver temps, argent pour agir un peu partout (la première intrigue se déroule à Miami), sans que cela pose problème au niveau de leur entourage. Hyper connectés, ils sont en permanence en contact avec celui qui agit du « poste de commandement, et peuvent infiltrer n’importe quel système (ils s’en prennent ici au FSB !). Le déroulé est lui aussi improbable, puisque nos héros, non contents d’être de parfaits geeks surdoués, sont aussi des James Bond en puissance, échappant aux balles, aux tueurs du FSB et à une certaine vraisemblance assez facilement. De plus, même lorsque l’un d’eux est « démasqué », personne ne semble faire de lien avec sa « vie réelle » pour le retrouver (voir l’épisode avec Yoga). Forcément, on a droit à un gros (très gros) cliffhanger en fin du premier album, mais là, j’ai déjà décroché et ne saurais sans doute jamais ce qu’il en est réellement. Du coup, ça ressemble à une énième série d’action, privilégiant le rythme, l’action à la psychologie, sans s’embarrasser de rendre tout ça crédible. En tout cas ce n’est pas ma came.

26/11/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Breakwater
Breakwater

Un roman graphique qui m'a laissé indifférent. Le dessin est correct. J'aime bien ce noir et blanc qui va très bien avec les thèmes abordés dans cet album, mais je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai trouvé le style génial. Le scénario ne m'a pas captivé. Il y a quelques scènes dans le cinéma que j'ai aimées, si ça tournait uniquement autour de ce que c'est de travailler dans un cinéma cela aurait pu donner un bon truc qui mélange l'humour et la tristesse (travailler avec le public c'est TRÈS pénible) sauf que le but premier de l'autrice est de montrer les malheurs de deux employés. Malgré tous mes efforts, je n'ai pas réussi à m'attacher aux deux personnages principaux, à ressentir des émotions faces à leurs problèmes, sauf l'ennui, ou à trouver le récit captivant. Je me suis vite ennuyé en lisant des pages et des pages de dialogues qui ne m'intéressaient pas. Je sais pas trop pourquoi je n'ai pas accroché. Il y a aucun défaut dans le scénario qui ressort au point où je pourrais mettre le doigt sur ce qui a fait en sorte que j'ai pas aimé. C'était juste pas un roman graphique pour moi.

26/11/2022 (modifier)
Couverture de la série Encre de Chine
Encre de Chine

Je salue encore une fois le travail de cette petite maison d’édition, qui présente de sympathiques petits albums au format à l’italienne, qui sortent de « l’ordinaire ». Affaire de goût en partie je pense, celui-ci est peut-être celui qui m’a le moins accroché. La faute au dessin, techniquement très bon, très fin et précis, mais aussi assez froid et peut-être un peu statique (les corps paraissent aussi un peu « allongés »). Le côté manga, présent, n’est pas trop prononcé (je n’en suis pas fan de toute façon). La faute aussi à un sujet et une narration qui me captivaient moins. Pour faire simple, nous avons droit à une visite en règle de la ville de Pékin, en suivant Wen Wen, une jeune femme qui nous sert de guide. Ceci est enrichi par la présence d’une statue de lion, qui prend vie, se comporte comme un lion réel, accompagnant Wen Wen comme un animal domestique. Cela casse un peu la routine, mais ne suffit pas à m’intéresser. Pour le reste, c’est une sorte de guide du routard nous montrant, avec une guide attachante nous faisant découvrir Pékin côtés pile et face. Enfin disons que les côtés négatifs sont occultés. Pas de Mingongs, tout est propre et lisse. Et d’ailleurs, souvent quasi vide – ce qui doit quand même être assez rare dans l’une des plus grandes villes du pays le plus peuplé de la planète ! A vous de voir, l’objet est beau et agréable en mains (et, pour les amateurs, il est bilingue, la version chinoise étant placée tête bêche face à la version française). Note réelle 2,5/5.

24/11/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Black Squaw
Black Squaw

Lecture des deux premiers tomes, le troisième n'étant pas encore disponible en bibliothèque. Ce Black Squaw a pour personnage principal Bessie Coleman, la première afro amérindienne pilote d'avion, elle obtient sa licence internationale de pilote le 15 juin 1921 en France. Ce récit n'est pas une biographie, juste une fiction. Je vais être moins enthousiasme que mes deux camarades ci-dessous. On y découvre une Bessie en contrebandière d'alcool aux commandes de son hydravion, elle fait des allers-retours entre les États-Unis et Saint-Pierre, nous sommes en pleine prohibition. Elle travaille pour le gang d'Al Capone. Sa rencontre aérienne musclée avec le Ku Klux Klan ne sera pas sans conséquences et des flash-back sur son enfance parsèment les deux albums. Un scénario qui ne m'a pas enthousiasmé, je n'ai pas adhéré à cette histoire, c'est parfois tiré par les cheveux. Apprivoiser des chevaux sauvages en deux minutes ou ces gangsters du Klan ridiculisés par un môme, ça met du plomb dans l'aile. Une lecture sans passion. Visuellement ça fait le job, mais je n'accroche pas, trop franco/belge pour moi. Par contre, je reconnais un certain talent pour la mise en page d'Henriet. Je ne fais pas d'une priorité la lecture du troisième tome. Note réelle : 2,5.

24/11/2022 (modifier)
Couverture de la série Les Prométhéens
Les Prométhéens

Ma note ne tient même pas compte de l’abandon de la série. Une idée de départ qui me plaisait bien, les dieux de l’Olympe vivent encore parmi nous, un 1er tome qui fait le taf … malheureusement la suite est de moins en moins bonne, ça devient poussif, je me suis littéralement ennuyé et le dessin ne m’a pas attiré. Quand je vois qu’ils sont 2 derrière le scénario, je m’interroge. Bof, bof.

22/11/2022 (modifier)
Couverture de la série Spirou - Défenseur des Droits de l'Homme
Spirou - Défenseur des Droits de l'Homme

Mouais. L’objectif est louable, puisqu’il s’agit, à l’occasion de son 70ème anniversaire, de remettre en avant la déclaration universelle des droits de l’Homme. Même si beaucoup de ces droits sont lettre morte dans pas mal de pays – et même pas toujours appliqués chez nous, ce petit rappel n’est pas inutile. Pour le reste, l’album souffre des handicaps du genre : chaque auteur n’ayant qu’une page pour s’exprimer, qui plus est avec la contrainte d’illustrer l’un des articles de cette Déclaration, cela freine forcément la créativité. Et la juxtaposition d’auteurs aux styles (graphiques et narratifs) très éloignés peut aussi gêner. Au final, comme souvent c’est très inégal et, me concernant, globalement décevant. Rares sont ceux qui, malgré les contraintes, tirent leur épingle du jeu. Bouzard, Jousselin sont ceux dont j’ai le plus apprécié le travail. Quelques autres s’en sortent relativement bien, Wehlmann ou Nob par exemple (et l’histoire de « lancement » de Bravo est plutôt réussie aussi). Le reste ne m’a pas vraiment convaincu. A noter que l’album, publié par Dupuis, relève aussi du placement de produits Dupuis, chez qui sont publiés la quasi-totalité des auteurs/personnages ici présents. Acheter cet album relever peut-être de la bonne action, mais sa lecture m’a laissé sur ma faim.

22/11/2022 (modifier)
Couverture de la série Madame désire ?
Madame désire ?

Après avoir lu l’avis de Hervé, j’attendais bien plus de cet album que ce qu’il avait à me proposer. En effet, je suis tombé sur un récit dans lequel les actes passent bien avant la psychologie des personnages, et c’est exactement ce que je reproche à 99% de la production érotique et/ou pornographique. Du coup, je n’ai rien trouvé de novateur dans ce récit. Scène de lesbianisme, scène de viol dans laquelle la personne violée prend du plaisir, scène de sexe entre adolescents, scènes de soumission, ce catalogue des pratiques enrobé dans un scénario qui, il est vrai, tient un peu mieux la route que la moyenne, ne m’a jamais émoustillé pour la bonne et simple raison que je n’ai jamais été touché par les personnages. Le scénario, si, comme je le disais, il tient la route, se résume à l’histoire de deux jeunes gens qui tombent par hasard sur une maison bourgeoise perdue dans la forêt. Engagés comme personnel à tout faire suite à un quiproquo, ils vont vite comprendre qu’il y a moyen de se faire la patronne et ne vont pas s’en priver. L’arrivée du maître des lieux mettra douloureusement fin à la gaudriole. Fin. Le dessin est assez caricatural pour ce genre. Il accentue l’aspect humoristique de certaines péripéties sans oublier les rondeurs de ces dames. Le noir et blanc ne nuit pas mais j'y vois plus une démarche économique qu'une recherche esthétique. Pour moi, franchement, c’est bof… mais c’est dû au fait que je recherche autre chose qu’un simple étalage de pratiques dans un récit érotique (fut-il explicite ou non).

22/11/2022 (modifier)
Couverture de la série Manu
Manu

C'est la première série de Frank Margerin que je lis malgré les avis très défavorables qu'elle a obtenus sur le site. J'ai commencé par Le Danger Public que j'ai plutôt bien apprécié. J'ai voulu me rendre compte avec l'abominable Manu et j'ai compris pourquoi les avis étaient négatifs. Les gags de deux planches avec Manu et Robert, son unique contrepoids, sont d'une platitude avancée. C'est en plus porté par un graphisme peu recherché et des couleurs désuètes. Je trouve le tome 3 beaucoup plus réussi. Le personnage du papa donne bien plus de ressort comique aux situations. Les histoires plus longues sont mieux travaillées et donnent de l'épaisseur au personnage de Manu sur des thèmes plus intéressants (la sécurité routière, la chasse...). Difficile de noter tellement je trouve les albums de cette courte série dissemblables.

22/11/2022 (modifier)
Couverture de la série 50 légendes du football
50 légendes du football

Album de circonstance, ces 50 légendes du football séduiront peut-être les jeunes lecteurs français mais laisseront dubitatifs plus d’un adulte amateur de football. Avec 10 joueurs ou joueuses français(es) sur les 50 proposés, il est assez évident que l’album est prioritairement destiné au marché français. C’est un parti-pris que je respecte et je suis heureux que les auteurs aient appelé sobrement cet album « 50 légendes du football » sans y accolé le mot « mondial », ce qui justifie le fait d’y inclure des légendes du football stéphanois (entre autres) qui font quand même pâle figure face aux Cruyff, Beckenbauer, Maradona et autre Pelé. Par ailleurs, beaucoup de ces ‘légendes’ sont des footballeurs encore en activité. Et là aussi, si je comprends la démarche d’un point de vue commercial (Kylian Mbappé est plus vendeur que Michael Laudrup car plus parlant pour un jeune lecteur), je ne peux m’empêcher de tiquer quant à la définition que l’on donne au terme ‘légende’. En effet, à mes yeux, un joueur ne peut devenir légendaire qu’après avoir terminé sa carrière, alors que ses exploits commencent à être déformés par le prisme du souvenir nostalgique. Un joueur toujours actif, aussi talentueux soit-il, ne cadre donc pas avec l’idée que j’ai d’une légende. En résumé, je trouve le titre très racoleur et peu adapté au contenu, mais vendeur. Le livre se présente sous la forme d’une bande dessinée. Une courte introduction sous forme de mise en abyme nous permet de découvrir les auteurs alors qu’ils discutent justement au sujet des joueurs qu’ils trouvent légendaires et sur l’opportunité d’inclure untel ou untel. Suite à cette introduction, les 50 ‘légendes’ du football nous sont présentées plus ou moins brièvement via une planche dessinée revenant sur certains faits marquants de leur carrière. La représentation graphique des différent-es joueurs et joueuses n'est pas toujours des plus précises. Dans certains cas, j'aurais été bien en mal de coller un nom au faciès dessiné sans loucher sur sa vareuse voire plus (et je parle ici des joueurs que je connais, les autres, forcément, je ne peux pas vous dire s'ils sont bien dessinés ou non). Outre le fait que l’on peut clairement discuter de la présence de tel joueur ou de l’absence de tel autre (discussion inévitable dès qu’il s’agit de sélectionner un panel de joueurs), l’album se lit à petite dose car la mise en page est très répétitive. Les auteurs ont toutefois le souci de bien décrire les hauts faits des joueurs évoqués et d’ajouter l’une ou l’autre anecdote plus légère. Destiné prioritairement à un jeune public, il est inclusif puisque l’on y retrouve également plusieurs joueuses, et s’appuie généreusement sur des joueurs encore en activité (et donc plus parlants pour un jeune lecteur). Je regrette le réemploi d’un dessin identique pour parler de deux joueurs différents, ainsi qu’une erreur de date assez malheureuse. Je tique sur le choix des joueurs souvent trop clairement orienté pour plaire au public français. Je ne peux m’empêcher de voir dans cet album un produit avant tout commercial et opportuniste. Mais je suis convaincu que les auteurs l’ont fait avec sincérité et passion. Du coup, et même si je reste sur un 2/5 pour ma note, je ne peux m’empêcher de penser que dans le genre, il y a bien pire. Enfin, ce livre est clairement à la limite entre la bande dessinée et le livre illustré mais son introduction sous forme de bande dessinée conventionnelle et ses 'life-o-rama' qui se présentent sous la forme de dessins qui s'enchainent m'ont quand même incité à le considérer comme une bande dessinée. Mais bon, clairement, c'est pas cette oeuvre qui va révolutionner le 9ème art.

22/11/2022 (modifier)
Couverture de la série Salam toubib
Salam toubib

A titre personnel, je n’ai pas franchement été emballé par cette lecture. En cause, un personnage central des plus antipathiques, une autrice qui me semble surtout vouloir partager son admiration pour son père avec ce récit fictif fortement inspiré par celui-ci mais dans lequel il est difficile de distinguer la part de vérité et la partie romanesque et enfin des dialogues qui me semblent manquer de naturel. Pourtant le sujet est intéressant et ce faux témoignage (fiction construite sur base d’éléments réels) l’éclaire sous un angle intéressant (un médecin renonce volontairement à la possibilité d’être exempté du service militaire pour pouvoir voir de ses yeux la situation en Algérie). Le dessin est facile à lire, le découpage est bon. La structure en flash-back est tout sauf originale mais elle fonctionne toujours aussi bien. En fait, pour son sujet et son traitement graphique, j’aurais pu accorder un 3/5 mais les points évoqués au début de mon avis m’ont vraiment trop embêté en cours de lecture pour que je dise autre chose que « bof ».

22/11/2022 (modifier)