Note approximative : 2.5/5
J'ai lu cet album avec une certaine appréhension. Pour deux raisons.
La première est que dès que Batman quitte Gotham City, j'ai toujours été déçu : pour moi, le Dark Knight n'est à sa place que dans SA ville et pas à courir le monde à la poursuite d'une terroriste tandis qu'il laisse Gotham sans protection.
La seconde vient du dessin...
Brian Ashmore nous offre des planches mises en peinture de manière réaliste et sombre. Hélas, dans le domaine du réalisme, je préfère nettement Alex Ross (Batman : Guerre au crime ). Et dans le domaine de la peinture sombre et belle, je préfère nettement Scott Hampton (Batman - Cris dans la nuit). Ici le trait manque de finesse, les visages sont moches car trop réalistes, la palette de couleurs est assez laide, et dans l'ensemble j'ai trouvé un certain manque d'esthétisme aux planches.
Oh, ce n'est pas un mauvais dessin ou une mauvaise peinture, loin de là, mais ce n'est clairement pas ma tasse de thé.
Quant à l'histoire, comme dit plus haut, je la regarde d'un mauvais oeil dès la base de son scénario : voir Batman poursuivre une terroriste à travers le monde pour un désir aveugle de vengeance, ce n'est pas le Batman intelligent et consciencieux que je connais, ce n'est pas le protecteur de Gotham City. Alors soit, toute la trame de l'histoire est basée justement sur ce désir de vengeance aveugle de Batman et sur les contradictions que cela amène, soit...
J'ai eu de nouveau du mal à apprécier l'histoire du fait du discours qui ressort sciemment de la première moitié de l'album : les altermondialistes sont soit des terroristes qui recherchent le chaos soit des babas cools minables et indolents, et heureusement le justicier Batman va foutre un bon coup de pied dans la termitière et remettre le bon ordre et la morale en place. Je ne suis pas altermondialiste, mais ce discours là pue un peu. Mais soit, admettons que c'est justement pour mettre Batman et son fascisme latent face à ses contradictions, soit...
Et voilà qu'advient la fin de l'album. Le Batman qui se retrouve à la merci de la terroriste, succombant stupidement à un petit évanouissement (eh oui, la fièvre des exotiques contrées Indiennes, ça ne pardonne pas mon bon monsieur occidental et civilisé) juste au moment où il la retrouve. Et viennent les pages de face à face entre elle et ses idées nouvelles et l'inébranlable Batman. Même si je n'ai guère goûté au discours et au parcours de la terroriste, la façon de réagir de Batman m'a semblé bien proche du personnage et cela m'a assez plu. La confrontation entre les deux avait donc un petit intérêt.
Mais la toute fin du récit est relativement inintéressante et j'ai terminé ma lecture sur un bof...
Quelques bons côtés dans ce récit de Batman, que ce soit au niveau du dessin, des dialogues ou de l'originalité, mais franchement nous sommes loin d'un vrai bon album de Batman à mes yeux.
Archibald a fait ses débuts dans le quotidien France-Soir n° 98 du 18 Juillet 1948 ; apparitions -il faut dire- épisodiques.
Je l'ai connu dans l'hebdo Pilote, dès 1965. Il y terminera sa carrière dans le n° 453 du 11 Juillet 1968.
Une série qui ne m'a pas trop attiré. Un "play-boy" de l'âge des cavernes, je veux bien, mais -avec le recul- ces histoires m'apparaissent maintenant vraiment désuètes.
Pas de quoi fouetter un chat, vraiment !
Les "gags" sont tricotés à la grosse ficelle, les décors sont rares, les personnages ne forcent pas la sympathie.
Le dessin ?... Un trait clair, lisible, mais sans réelle originalité (Ache a fait mieux pour d'autres séries).
Ca se lit, mais s'oublie aussi rapidement. A peine l'esquisse de l'ombre d'un sourire pour certaines situations qui se veulent rigolotes. J'ai rapidement paginé mes "Pilote" lorsque j'arrivais à ce "héros", c'est vous dire !...
L'album (ben oui, il n'y en a qu'un), un broché, a été édité en 1981. Voilà, ça existe. Merci d'avoir perdu (un peu de) votre temps.
Eh ben eh ben...
Vanitas vanitatum...
Etrange en effet cet album. Ca se lit très vite (genre 10 minutes si on prend le temps de bien... regarder les planches) et finalement le propos est bien creux. Le côté un peu romantique de la chose est quand même très souillé par la tension sexuelle qui parcourt tout le bouquin. On a un peu l'impression de retrouver le cliché relatif aux Japonais : "Ils ont un gros problème avec le sexe". C'est tabou, on ne touche pas, on ne pénètre pas, mais on aguiche à mort.
Certes, le dessin de Katsura est plutôt beau, son héroïne est pas mal, mais un peu enfantine sur pas mal de points. Du coup, beurk, hein.
Alors en définitive, c'est un album à réserver aux amateurs du genre, et probablement aux fans de l'auteur. Pour le reste, fuyez !
Un espion qui "travaille" au début des années 1900. Tiens ?... Ca peut être pas mal...
Il fait ses débuts dans l'hebdo belge "Pourquoi pas ?" en 1985.
Alors... du "nouveau" dans la BD d'espionnage ?... Ben non... Victor, qui oeuvre pour le roi d'Angleterre Georges V, va parcourir la planète et lutter contre des mécréants... surtout à l'accent allemand.
Comme tout bon espion qui se respecte, Victor va passer des salons d'ambassades aux bas-fonds des grandes villes.
Et alors ?... Ben c'est (quasi) tout.
Hormis la période ( avant la guerre de 14-18 ), rien de bien nouveau sous le ciel gris de l'espionnage. Scénarios "cousus de fil blanc" sans véritables rebondissements ou tension dramatique réelle.
Le dessin ?... Un graphisme clair, réaliste, mais aux poses un peu trop "figées". Des personnages qui passent, vivent leur vie, interviennent... mais un peu trop typés. Et à vrai dire, je ne ressens aucun "attachement éventuel" pour l'un d'eux.
Une série qui se lit, mais dont le contenu des opus s'oublie un peu trop vite.
C'est tout ?... ben oui...
Soyons clair, je n’ai pas aimé cette bd.
Certes, les dessins ne sont pas spécialement réussis et la composition des planches est plutôt monotone. Mais là où je n’ai vraiment pas accroché, c’est au personnage principal, ce fameux Pascal Brutal, celui-là même qui porte une gourmette en argent avec "Pascal" gravé dessus et des Adidas Torsion de 1992.
En fait, tout m’a énervé dans ce personnage qui n’a rien dans le cerveau et tout dans le slip (et dans les muscles). Je sais que le Pascal Brutal de Sattouf est une caricature des jeunes de banlieue et donc que, comme toute caricature, on pousse l’exagération à l’extrême. Mais cette caricature a eu le don de m’exaspérer plus qu’autre chose. Sans doute est-ce que cela vient du fait que cette caricature ne m’a pas parlé ?
En effet, en Belgique, nous ne connaissons pas de banlieues comme en France. Serait-ce une bd franco-française ? Pour le savoir, j’aimerais connaître l’opinion d’autres belges/suisses/canadiens sur cette bd...
Bref, lecture plus que mitigée.
Berck et Goscinny... un bien beau duo pour une série... qui ne l'est pas trop. Faut dire aussi qu'elle n'est pas très récente, loin de là...
Strapontin et son éternelle casquette font leur apparition dans l'hebdo Tintin n° 4, 13ème année, du 22 Janvier 1958 (j'ai vérifié : ben oui, ça approche des 50 ans !). Ils y prennent un dernier virage dans le n° 12, 23ème année, du 19 Mars 1968.
La première "vraie" BD dessinée par Berck. Mais son style, qui se fera surtout connaître par Sammy est déjà là.
"Strapontin" ?... de chauffeur de maître, il s'installera à son compte et connaîtra des aventures qui vont l'emmener aux quatre coins du monde.
La routine, quoi...
On va le retrouver partout : de l'Ecosse à l'Amérique du Sud.
J'avoue que -même jeune- je n'ai pas été très fort emballé par les pérégrinations rocambolesques de ce personnage. Personnage, d'ailleurs, qui me fait un peu penser à Spaghetti.
BD de consommation ?... Oui et non... à l'époque on ne demandait pas grand chose à part du délassement visuel et -un peu- mental.
Ca se lit, se pagine parfois car ce personnage -sympathique au demeurant- ne m'est pas attachant. Je lui préfère, dans un autre registre, Mr. Dussiflard (le chauffeur de taxi de Benoit Brisefer).
Je ne possède que quelques éditions brochées de ce petit chauffeur de taxi. Si un jour, je "tombe" sur un album d'occasion, il est possible que je l'achète... pour dire de compléter la série. Mais je ne m'énerverai surtout pas si je n'arrive pas à la terminer un jour. Loin de là...
De format à l’italienne, "Tekila" est une série à tirage confidentiel autoéditée par los Leturgicos.
Comme souvent avec les Léturgie père et fils, l’humour gore est au rendez-vous : ça flingue, ça charcute, ça zigouille, ça fait gicler le sang pour un oui ou pour un non. De fait, "Tekila" se rapproche davantage d’un Monsieur Tue-Tout ou de Tatsoin que d’un Spoon and White, voire même d’un Polstar. Bref, j’apprécie beaucoup en général le travail des Léturgie mais j’éprouve beaucoup de difficultés face à cette violence gratuite.
Cette série n’a donc nullement besoin de promotion car elle est avant tout un collector destiné aux fans de Los Leturgicos, qui trouvera rapidement preneur (du fait du faible tirage – 1000 exemplaires par tome). Pour tous les autres bédéphiles, le rapport prix / contenu est trop exorbitant pour en justifier l’achat.
"Il signor Spaghetti" fait une entrée exubérante dans l'hebdo Tintin, n° 42, 12ème année, du 16 Octobre 1957.
Du "comique bon enfant" comme on n'en fait plus (mais ce style de BD pourrait-il encore exister de nos jours ?...)
Ce personnage exerce mille métiers, est très volubile ; tant par la parole que par le geste... l'Italien tel qu'on pouvait se le représenter à l'époque.
J'avoue que j'aimais -si l'on peut dire- moyennement. Heureusement, les interventions du "cousin souffre-douleur" Prosciutto mettaient de l'ambiance dans les planches.
Je crois que, pris séparément, chacun ne cassait pas trois pattes à un canard ; mais ensemble, c'est un réel éclatement de nombreuses catastrophes.
Néanmoins, ça reste fort gentillet et je n'en retire pas, toujours actuellement, un éventuel plaisir de lecture.
Agréable à lire -et encore, pas tous les albums- suivant certains scénarios. Sans plus.
"Spaghetti" ?... le reflet d'une certaine époque de la "BD comique".
Un duo catastrophique, composé de deux détectives du style "incapables notoires".
Série espagnole, elle débute dans la revue "Pulgarcito" n° 1394 du 20 Janvier 1958.
Je possède quelques albums. Bon, ce n'est pas mal réalisé mais les histoires, au départ complètement loufoques, vont se transformer -au début des années 60- en une série policière "normale", bien que toujours humoristique.
Ce seront plus des "histoires de tous les jours" où l'aventure avec un grand "A" va disparaître.
Pourtant, à la fin des dites années, ces deux "nuls" balancent une sacrée pagaille dans la société d'espionnage où ils viennent -via leur auteur- de s'engager.
Nouveau délire, tant verbal que graphique.
Cette saga populaire (car elle fait un énorme "tabac" de l'autre côté des Pyrénées) n'est pas fort connue en francophonie.
Le dessin ?... non, il s'agit plutôt de la traduction des textes qui laisse à désirer. Ce n'est pas le tout de traduire une langue, il faut aussi la connaître avec son coeur ; et là, je crois que les divers traducteurs ne l'ont pas fort bien compris.
Conclusion : bien que traitée avec dynamisme, dans un style humoristique populaire, je trouve cette série un peu "bébête" traduite en français. Chacun ses goûts, évidemment.
Malgré la non reconnaissance du public francophone, la série a néanmoins fait l'objet de 8 albums ; le dernier édité voici plus de 30 ans. Qui s'en souvient encore ?...
Je suis déçu par cet album.
Le début qui part plutôt bien, dérive rapidement vers une raison et une fin qui m'ont plutôt laissé de bois...
La dénonciation des dérives humaines, les attaques écologiques semblent quelconques. Il a manqué une étincelle afin de vraiment donner vie à cette histoire.
Pourtant, la part onirique aurait facilement pu m'envoûter, mais à vouloir en faire plus, il en a fait trop et le soufflé, fatigué, est retombé.
Qui plus est, Comès ne sait vraiment pas dessiner les rides sur les personnes âgées ! C'est affreux, on a l'impression que la grand-mère est balafrée sur tout le visage !!!
A un moment je me suis dit que c'était en rapport avec le bois, avec les arbres, que Comès avait voulu donner un air 'écorce' à son personnage. Mais non, car le pauvre paysan de la fin reçoit le même traitement.
Seul gros point positif dans cet album, j'ai retrouvé Calvin ! Oui, je me suis trouvé un point commun supplémentaire avec Comès, et ça, ça suffit à me dire que cette lecture n'était pas inutile !
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Batman - Absolution
Note approximative : 2.5/5 J'ai lu cet album avec une certaine appréhension. Pour deux raisons. La première est que dès que Batman quitte Gotham City, j'ai toujours été déçu : pour moi, le Dark Knight n'est à sa place que dans SA ville et pas à courir le monde à la poursuite d'une terroriste tandis qu'il laisse Gotham sans protection. La seconde vient du dessin... Brian Ashmore nous offre des planches mises en peinture de manière réaliste et sombre. Hélas, dans le domaine du réalisme, je préfère nettement Alex Ross (Batman : Guerre au crime ). Et dans le domaine de la peinture sombre et belle, je préfère nettement Scott Hampton (Batman - Cris dans la nuit). Ici le trait manque de finesse, les visages sont moches car trop réalistes, la palette de couleurs est assez laide, et dans l'ensemble j'ai trouvé un certain manque d'esthétisme aux planches. Oh, ce n'est pas un mauvais dessin ou une mauvaise peinture, loin de là, mais ce n'est clairement pas ma tasse de thé. Quant à l'histoire, comme dit plus haut, je la regarde d'un mauvais oeil dès la base de son scénario : voir Batman poursuivre une terroriste à travers le monde pour un désir aveugle de vengeance, ce n'est pas le Batman intelligent et consciencieux que je connais, ce n'est pas le protecteur de Gotham City. Alors soit, toute la trame de l'histoire est basée justement sur ce désir de vengeance aveugle de Batman et sur les contradictions que cela amène, soit... J'ai eu de nouveau du mal à apprécier l'histoire du fait du discours qui ressort sciemment de la première moitié de l'album : les altermondialistes sont soit des terroristes qui recherchent le chaos soit des babas cools minables et indolents, et heureusement le justicier Batman va foutre un bon coup de pied dans la termitière et remettre le bon ordre et la morale en place. Je ne suis pas altermondialiste, mais ce discours là pue un peu. Mais soit, admettons que c'est justement pour mettre Batman et son fascisme latent face à ses contradictions, soit... Et voilà qu'advient la fin de l'album. Le Batman qui se retrouve à la merci de la terroriste, succombant stupidement à un petit évanouissement (eh oui, la fièvre des exotiques contrées Indiennes, ça ne pardonne pas mon bon monsieur occidental et civilisé) juste au moment où il la retrouve. Et viennent les pages de face à face entre elle et ses idées nouvelles et l'inébranlable Batman. Même si je n'ai guère goûté au discours et au parcours de la terroriste, la façon de réagir de Batman m'a semblé bien proche du personnage et cela m'a assez plu. La confrontation entre les deux avait donc un petit intérêt. Mais la toute fin du récit est relativement inintéressante et j'ai terminé ma lecture sur un bof... Quelques bons côtés dans ce récit de Batman, que ce soit au niveau du dessin, des dialogues ou de l'originalité, mais franchement nous sommes loin d'un vrai bon album de Batman à mes yeux.
Archibald
Archibald a fait ses débuts dans le quotidien France-Soir n° 98 du 18 Juillet 1948 ; apparitions -il faut dire- épisodiques. Je l'ai connu dans l'hebdo Pilote, dès 1965. Il y terminera sa carrière dans le n° 453 du 11 Juillet 1968. Une série qui ne m'a pas trop attiré. Un "play-boy" de l'âge des cavernes, je veux bien, mais -avec le recul- ces histoires m'apparaissent maintenant vraiment désuètes. Pas de quoi fouetter un chat, vraiment ! Les "gags" sont tricotés à la grosse ficelle, les décors sont rares, les personnages ne forcent pas la sympathie. Le dessin ?... Un trait clair, lisible, mais sans réelle originalité (Ache a fait mieux pour d'autres séries). Ca se lit, mais s'oublie aussi rapidement. A peine l'esquisse de l'ombre d'un sourire pour certaines situations qui se veulent rigolotes. J'ai rapidement paginé mes "Pilote" lorsque j'arrivais à ce "héros", c'est vous dire !... L'album (ben oui, il n'y en a qu'un), un broché, a été édité en 1981. Voilà, ça existe. Merci d'avoir perdu (un peu de) votre temps.
M
Eh ben eh ben... Vanitas vanitatum... Etrange en effet cet album. Ca se lit très vite (genre 10 minutes si on prend le temps de bien... regarder les planches) et finalement le propos est bien creux. Le côté un peu romantique de la chose est quand même très souillé par la tension sexuelle qui parcourt tout le bouquin. On a un peu l'impression de retrouver le cliché relatif aux Japonais : "Ils ont un gros problème avec le sexe". C'est tabou, on ne touche pas, on ne pénètre pas, mais on aguiche à mort. Certes, le dessin de Katsura est plutôt beau, son héroïne est pas mal, mais un peu enfantine sur pas mal de points. Du coup, beurk, hein. Alors en définitive, c'est un album à réserver aux amateurs du genre, et probablement aux fans de l'auteur. Pour le reste, fuyez !
Victor Sackville
Un espion qui "travaille" au début des années 1900. Tiens ?... Ca peut être pas mal... Il fait ses débuts dans l'hebdo belge "Pourquoi pas ?" en 1985. Alors... du "nouveau" dans la BD d'espionnage ?... Ben non... Victor, qui oeuvre pour le roi d'Angleterre Georges V, va parcourir la planète et lutter contre des mécréants... surtout à l'accent allemand. Comme tout bon espion qui se respecte, Victor va passer des salons d'ambassades aux bas-fonds des grandes villes. Et alors ?... Ben c'est (quasi) tout. Hormis la période ( avant la guerre de 14-18 ), rien de bien nouveau sous le ciel gris de l'espionnage. Scénarios "cousus de fil blanc" sans véritables rebondissements ou tension dramatique réelle. Le dessin ?... Un graphisme clair, réaliste, mais aux poses un peu trop "figées". Des personnages qui passent, vivent leur vie, interviennent... mais un peu trop typés. Et à vrai dire, je ne ressens aucun "attachement éventuel" pour l'un d'eux. Une série qui se lit, mais dont le contenu des opus s'oublie un peu trop vite. C'est tout ?... ben oui...
Pascal Brutal
Soyons clair, je n’ai pas aimé cette bd. Certes, les dessins ne sont pas spécialement réussis et la composition des planches est plutôt monotone. Mais là où je n’ai vraiment pas accroché, c’est au personnage principal, ce fameux Pascal Brutal, celui-là même qui porte une gourmette en argent avec "Pascal" gravé dessus et des Adidas Torsion de 1992. En fait, tout m’a énervé dans ce personnage qui n’a rien dans le cerveau et tout dans le slip (et dans les muscles). Je sais que le Pascal Brutal de Sattouf est une caricature des jeunes de banlieue et donc que, comme toute caricature, on pousse l’exagération à l’extrême. Mais cette caricature a eu le don de m’exaspérer plus qu’autre chose. Sans doute est-ce que cela vient du fait que cette caricature ne m’a pas parlé ? En effet, en Belgique, nous ne connaissons pas de banlieues comme en France. Serait-ce une bd franco-française ? Pour le savoir, j’aimerais connaître l’opinion d’autres belges/suisses/canadiens sur cette bd... Bref, lecture plus que mitigée.
Strapontin
Berck et Goscinny... un bien beau duo pour une série... qui ne l'est pas trop. Faut dire aussi qu'elle n'est pas très récente, loin de là... Strapontin et son éternelle casquette font leur apparition dans l'hebdo Tintin n° 4, 13ème année, du 22 Janvier 1958 (j'ai vérifié : ben oui, ça approche des 50 ans !). Ils y prennent un dernier virage dans le n° 12, 23ème année, du 19 Mars 1968. La première "vraie" BD dessinée par Berck. Mais son style, qui se fera surtout connaître par Sammy est déjà là. "Strapontin" ?... de chauffeur de maître, il s'installera à son compte et connaîtra des aventures qui vont l'emmener aux quatre coins du monde. La routine, quoi... On va le retrouver partout : de l'Ecosse à l'Amérique du Sud. J'avoue que -même jeune- je n'ai pas été très fort emballé par les pérégrinations rocambolesques de ce personnage. Personnage, d'ailleurs, qui me fait un peu penser à Spaghetti. BD de consommation ?... Oui et non... à l'époque on ne demandait pas grand chose à part du délassement visuel et -un peu- mental. Ca se lit, se pagine parfois car ce personnage -sympathique au demeurant- ne m'est pas attachant. Je lui préfère, dans un autre registre, Mr. Dussiflard (le chauffeur de taxi de Benoit Brisefer). Je ne possède que quelques éditions brochées de ce petit chauffeur de taxi. Si un jour, je "tombe" sur un album d'occasion, il est possible que je l'achète... pour dire de compléter la série. Mais je ne m'énerverai surtout pas si je n'arrive pas à la terminer un jour. Loin de là...
Tekila
De format à l’italienne, "Tekila" est une série à tirage confidentiel autoéditée par los Leturgicos. Comme souvent avec les Léturgie père et fils, l’humour gore est au rendez-vous : ça flingue, ça charcute, ça zigouille, ça fait gicler le sang pour un oui ou pour un non. De fait, "Tekila" se rapproche davantage d’un Monsieur Tue-Tout ou de Tatsoin que d’un Spoon and White, voire même d’un Polstar. Bref, j’apprécie beaucoup en général le travail des Léturgie mais j’éprouve beaucoup de difficultés face à cette violence gratuite. Cette série n’a donc nullement besoin de promotion car elle est avant tout un collector destiné aux fans de Los Leturgicos, qui trouvera rapidement preneur (du fait du faible tirage – 1000 exemplaires par tome). Pour tous les autres bédéphiles, le rapport prix / contenu est trop exorbitant pour en justifier l’achat.
Spaghetti
"Il signor Spaghetti" fait une entrée exubérante dans l'hebdo Tintin, n° 42, 12ème année, du 16 Octobre 1957. Du "comique bon enfant" comme on n'en fait plus (mais ce style de BD pourrait-il encore exister de nos jours ?...) Ce personnage exerce mille métiers, est très volubile ; tant par la parole que par le geste... l'Italien tel qu'on pouvait se le représenter à l'époque. J'avoue que j'aimais -si l'on peut dire- moyennement. Heureusement, les interventions du "cousin souffre-douleur" Prosciutto mettaient de l'ambiance dans les planches. Je crois que, pris séparément, chacun ne cassait pas trois pattes à un canard ; mais ensemble, c'est un réel éclatement de nombreuses catastrophes. Néanmoins, ça reste fort gentillet et je n'en retire pas, toujours actuellement, un éventuel plaisir de lecture. Agréable à lire -et encore, pas tous les albums- suivant certains scénarios. Sans plus. "Spaghetti" ?... le reflet d'une certaine époque de la "BD comique".
Mortadel et Filemon
Un duo catastrophique, composé de deux détectives du style "incapables notoires". Série espagnole, elle débute dans la revue "Pulgarcito" n° 1394 du 20 Janvier 1958. Je possède quelques albums. Bon, ce n'est pas mal réalisé mais les histoires, au départ complètement loufoques, vont se transformer -au début des années 60- en une série policière "normale", bien que toujours humoristique. Ce seront plus des "histoires de tous les jours" où l'aventure avec un grand "A" va disparaître. Pourtant, à la fin des dites années, ces deux "nuls" balancent une sacrée pagaille dans la société d'espionnage où ils viennent -via leur auteur- de s'engager. Nouveau délire, tant verbal que graphique. Cette saga populaire (car elle fait un énorme "tabac" de l'autre côté des Pyrénées) n'est pas fort connue en francophonie. Le dessin ?... non, il s'agit plutôt de la traduction des textes qui laisse à désirer. Ce n'est pas le tout de traduire une langue, il faut aussi la connaître avec son coeur ; et là, je crois que les divers traducteurs ne l'ont pas fort bien compris. Conclusion : bien que traitée avec dynamisme, dans un style humoristique populaire, je trouve cette série un peu "bébête" traduite en français. Chacun ses goûts, évidemment. Malgré la non reconnaissance du public francophone, la série a néanmoins fait l'objet de 8 albums ; le dernier édité voici plus de 30 ans. Qui s'en souvient encore ?...
La maison où rêvent les arbres
Je suis déçu par cet album. Le début qui part plutôt bien, dérive rapidement vers une raison et une fin qui m'ont plutôt laissé de bois... La dénonciation des dérives humaines, les attaques écologiques semblent quelconques. Il a manqué une étincelle afin de vraiment donner vie à cette histoire. Pourtant, la part onirique aurait facilement pu m'envoûter, mais à vouloir en faire plus, il en a fait trop et le soufflé, fatigué, est retombé. Qui plus est, Comès ne sait vraiment pas dessiner les rides sur les personnes âgées ! C'est affreux, on a l'impression que la grand-mère est balafrée sur tout le visage !!! A un moment je me suis dit que c'était en rapport avec le bois, avec les arbres, que Comès avait voulu donner un air 'écorce' à son personnage. Mais non, car le pauvre paysan de la fin reçoit le même traitement. Seul gros point positif dans cet album, j'ai retrouvé Calvin ! Oui, je me suis trouvé un point commun supplémentaire avec Comès, et ça, ça suffit à me dire que cette lecture n'était pas inutile !