Nouvelle livraison du pays du Soleil Levant. Eh ben c'est pas reluisant. On pourrait même croire qu'il est mort le soleil, au Japon...
Inio Asano nous dresse un portrait assez saisissant de la jeunesse nipponne, qui semble passer son temps entre conneries, petits boulots et classes prépa qui se révèlent ne servir à rien ou presque rien.
Eh bien ce n'est pas très joyeux tout ça. Non que les courts récits soient empreints de violence, de sado-masochisme ou autres joyeusetés. Non, c'est plus insidieux. Les jeunes s'emmerdent, passent leur temps à glander, à réfléchir à ce qu'ils pourraient (ne pas) faire. Et on s'emmerde avec eux. L'intérêt de l'ensemble frôle le degré zéro. Il ne se passe pas grand-chose. Oh bien sûr, ce n'est pas chiant sur toute la longueur, il y a quelques idées sympathiques, comme cette gamine qui fait une course sur une route en pente pour prouver à ses camarades qu'elle existe, et qui finalement se viande. Ou encore ce paumé qui se fait appeler Sirop, et qui rêve d'être un oiseau...
Le dessin d'Asano est loin d'être désagréable, mais quand l'histoire ne suit pas, il faut s'appeler Moebius, Taniguchi ou Rosinski pour faire passer la pilule.
Cette BD m'a vraiment étonné et je ne sais pas trop quoi en penser.
Techniquement, le dessin est plutôt bon.
Mais par contre, où s'arrête l'hommage, où s'arrête l'utilisation intempestive d'influences extérieures ?
Car c'est un énorme imbroglio de références graphiques mangas plus qu'affirmées : j'ai parfois eu l'impression de voir des décors et le personnage de Mother Sarah presque recopiés, des décors et nombreux personnages, robots-humanoides grotesques notamment, de Gunnm (sans parler du titre lui-même Gunm-an), des passages de Dragon Ball (l'oeuf de Piccolo qu'il "pond" par la bouche), des explosions psychiques et transformations à la Akira, un peu de Moebius, d'Howard le Canard, Clint Eastwood ("le bon, la brute et le truand"), Ken le survivant et pas mal d'autres.
Sincèrement, j'ai vraiment ressenti cette BD comme une grande tentative d'accrocher les amateurs de manga d'action peu soucieux de voir autant de références utilisées de manière aussi flagrante. Un véritable patchwork artificiel de séries à succès.
Quant au récit, il est correct mais ne m'a franchement pas captivé. Je l'ai lu sans réel déplaisir mais, malgré son humour noir et un peu gore, il m'a plutôt indifféré tant j'étais obnubilé par l'impression de revoir des images et scènes que je connaissais déjà. En outre, en fin d'album, on ne sait pas trop si l'histoire est finie ou non (que deviennent le cyborg et ses sbires par exemple ?).
Vraiment bizarre...
De toute évidence et à première vue, cette bd est une perle. Malheureusement, cela s'arrête à "la première vue".
Comme beaucoup, je me fais rapidement une idée d'une bd en la feuilletant tranquillement, je regarde les dessins, je lis le petit descriptif de l'histoire et je regarde les références.
Dans ce cas ci, tout était encourageant. Le dessin est réellement impressionnant, autant les plus petits formats que les "fresques" sont d'une qualité digne d'un génie. C'est beau, très très beau et on se laisse aisément envoûter.
Malheureusement, le caractère de cette bd s'arrête à la qualité de son dessin. L'histoire, l'aventure des personnages est floue, lente, embrouillée. J'avais du mal à tout comprendre, à faire des liens et si ce n'était pour la beauté de la page, je n'aurais jamais lu les trois premiers tomes.
Heureusement, arrivé au quatrième et dernier, le retour à la cohérence est prononcé. Et c'est là que je me dis que c'est dommage d'avoir gâché un tel talent avec un scénario aussi pauvre.
Si seulement toute cette série avait eu la trempe de ce dernier tome, un réel chef d'oeuvre aurait vu le jour.
C'est regrettable qu'un dessinateur avec autant de talent ne se soit soucié de son scénario que pour son dernier tome.
Chez Francisque est une collection de discussion de comptoirs où, d’après les auteurs, on ne trouve que des ivrognes cons comme leurs pieds, machistes, anti-jeunes, homophobes et électeurs Front National…
Bon, je ne suis pas un gros naïf non plus… Je me dis bien que si Lepen est arrivé au deuxième tour en 2002, c’est que ce type d’individus existent bel et bien... Mais le portrait est quand même féroce et, plus gênant, assez peu drôle. Visuellement, c’est assez monotone, personnellement, j’aurais juste lu la simple retranscription des dialogues de ses gags que ça m’aurait suffit, et scénaristiquement, c’est ultra répétitif. Je ne vois pas trop l’intérêt qu’a trouvé Larcenet dans l’illustration de ces gags…
Au moins le titre de cette bd ne laisse planer aucun doute sur son contenu. On ne peut pas dire que le lecteur n’était pas prévenu !
Ce n’est donc pas le titre qui m’a attiré mais j’étais curieux de voir du Lautner en bd et puis il faut dire que les dessins de Castaza on un petit quelque chose d’intéressant. Malheureusement pour lui, cette bd ne met pas vraiment en évidence la qualité de son trait, la faute à un découpage quelconque. Concernant l’histoire, ce n’est pas les qualificatifs qui manquent : affligeant, basique, attendu, facile, sans intérêt . . . Lautner et son comparse se limitent à mettre en scène un groupe d’amis qui se font tuer les uns après les autres et proposent un dénouement grossier et une fin complètement hallucinante. Pour l’anecdote, sur chaque tombe il est indiqué "1953 – 2003" . . . toutes les victimes ont la même date de naissance, ce qui laissait présager d’un indice caché subtilement. Mais il n’en est rien.
Pas besoin donc de se prendre le chou avec cette bd qui est à lire au 4eme degré.
Difficile de savoir à quoi on à affaire avec ce manga de 65 pages publié à l’européenne (format taille Dupuis cartonné, vendu 12€).
On a tout de même un peu la sensation qu’on nous refourgue une histoire courte parue dans une revue et que, comme c’était trop court pour un manga, ils se sont dit : « On va agrandir ça et le vendre comme une bd »… S’ils pensaient que cela ne se verrait pas, ils se sont bien gourés.
Le dessin de Katsura est bien joli mais les planches sont inutilement grandes. Et surtout… la qualité de l’histoire en question ne légitime pas, à mon sens, un tel luxe. C’est de la bd érotique petite culotte tout ce qu’il y a de plus basique… à la frontière du porno… sauf que ça s’arrête avant. J’avoue ne pas avoir été très chaud concernant le propos même de l’œuvre, où un couple préfère ne pas passer à l’acte pour préserver un amour immatériel et magnifique… Pour moi, ce genre de blabla, c’est de la c******, il n’y a pas d’amour sans sexe.
Reste que c’est assez amusant de voir un tel propos dans un manga qui n’arrête pas de nous exciter avec une adolescente au cul super rebondi, aux petits seins magnifiques et affublée d’un t-shirt mouillé. Une curiosité… à réserver aux fans de Katsura.
Une série "animalière" qui débute dans l'hebdo Pilote n° 358 du 1er Septembre 1966. Elle s'y termine dans le n° 553 du 11 Juin 1970.
J'avoue ne pas trop apprécier, bien que je reconnaisse que cette série est autant humoristique que satirique. Mais ce qui était "mordant et rigolo" à l'époque (ça fait 40 ans) me semble un peu vide et fort bavard... pour ne pas dire grand-chose.
Deux "marins" qui parcourent les océans et font des rencontres : oui ; mais ce postulat de départ reste sur une certaine continuité de ton et de style ; le tout dans une mise en page on ne peut plus "standard".
Le dessin ?... C'est du Mouminoux ; un trait "simple", vif, qui croque en deux/trois lignes les comportements et états d'âme d'un personnage. Un graphisme, pourtant, qui ne m'attire pas.
Comme certaines -mais rares- séries de l'époque, il m'arrivait souvent de paginer -et même de passer outre- les pages relatives à ces histoires.
2 albums brochés ont été édités, en 1976 et 1978. Surprise : deux nouveaux albums "sortent" en 2003 et 2004, mais Dorochaux est devenu Dorochaud (suite au changement d'éditeur ?).
Au cas où : les albums sont "signés" Dimitri. Il s'agit en réalité de Mouminoux, l'auteur.
Voilà. Peu de choses à dire. Une "petite" série qui ne m'a pas apporté un réel plaisir de lecture.
J'ai lu cette BD sans voir auparavant qui en étaient les auteurs. Je n'ai donc pas reconnu tout de suite le dessin de Christophe Bec dont c'était les débuts. Ce dessin offre de jolis paysages et une colorisation désaturée assez sympathique mais... mais comme trop souvent dans les premières oeuvres de Bec, les visages sont moyens et difficiles à différencier. Le pire étant que le récit se passe à deux époques, souvenirs et "présent", et le personnage principal du récit "présent" a un visage très semblable à celui du major des souvenirs. Tant et si bien que les sauts d'une époque à l'autre ne sont pas toujours évidents et j'ai parfois lu plus d'une page avant de me rendre compte que je ne suivais plus le même fil.
Et c'est bien l'autre soucis de cette BD : sa narration n'est vraiment pas des plus réussies. Même si le début est plutôt simple à suivre, j'ai eu du mal à bien des moments à suivre l'action, non pas qu'elle soit véritablement embrouillée mais simplement parce qu'elle n'est pas racontée de manière fluide et claire.
Quant à l'histoire, elle n'est pas des plus captivantes, s'étirant en longueur en ce qui ressemble à un long voyage pénible et souvent meurtrier sans réellement m'avoir intéressé. En matière de BD traitant des guerres franco-anglaises et indiennes au Québec, il y en a des nettement meilleures à mes yeux ("les pionniers du nouveau-monde" pour n'en citer qu'un).
Bon. Ca existe. Je vais donc vous en parler...
Ces "Laurel et Hardy", l'humour en moins, font leur apparition dans l'hebdo "Vaillant" n° 599 du 5 Novembre 1956. Ils y tirent leur ultime révérence dans le n° 947 du 7 Juillet 1963.
Sept ans de parutions diverses et un seul album?... Ben oui.
Ayant paginé de vieux "Vaillant", j'ai recomposé des histoires. Il y a de la fantaisie, des intrigues aventureuses... mais l'humour est tellement désuet, plat, les scénarios "communs", que les histoires ne sont pas attachantes.
Qui plus est, on y "parle" parfois beaucoup... ce qui gêne l'éventuel plaisir de lecture.
Le dessin ?... C'est du Tabary : un trait nerveux, efficace, expressif, les décors soignés. Mais sans plus.
Ca aurait pu être bien. Ca ne l'est pas. Pour inconditionnels de cet auteur.
Une couverture intéressante, un joli dessin, le format toujours aussi beau de la collection Carrément BD, un feuilletage assez étonnant, j'ai été attiré et intéressé par cette BD. Hélas, je n'ai pas su accrocher à ce délire mélangeant onirisme et poésie.
Malgré quelques couleurs et hachures que je trouve un peu sombres, j'aime bien le dessin de Cornette. Son encrage gras le rend fluide et plaisant.
Quant au récit... il est relativement difficile à résumer. Il s'entame comme la chronique urbaine d'un homme un peu décalé qui vit une vie dissolue et vend des lunettes fantaisie dans la rue, on lui devine des hallucinations proches du delirium tremens, puis il rencontre un travesti avec qui il s'entend beaucoup, et... et là, vers le milieu de l'album, le récit tourne au purement onirique dans un monde imaginaire. Un scénario trop décousu pour moi, sur lequel je ne sais pas me faire une opinion car il aborde successivement des thématiques trop différentes pour moi.
Je n'ai pas su être touché par la sombre poésie qui se dégage de ce récit surréaliste.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Un monde formidable
Nouvelle livraison du pays du Soleil Levant. Eh ben c'est pas reluisant. On pourrait même croire qu'il est mort le soleil, au Japon... Inio Asano nous dresse un portrait assez saisissant de la jeunesse nipponne, qui semble passer son temps entre conneries, petits boulots et classes prépa qui se révèlent ne servir à rien ou presque rien. Eh bien ce n'est pas très joyeux tout ça. Non que les courts récits soient empreints de violence, de sado-masochisme ou autres joyeusetés. Non, c'est plus insidieux. Les jeunes s'emmerdent, passent leur temps à glander, à réfléchir à ce qu'ils pourraient (ne pas) faire. Et on s'emmerde avec eux. L'intérêt de l'ensemble frôle le degré zéro. Il ne se passe pas grand-chose. Oh bien sûr, ce n'est pas chiant sur toute la longueur, il y a quelques idées sympathiques, comme cette gamine qui fait une course sur une route en pente pour prouver à ses camarades qu'elle existe, et qui finalement se viande. Ou encore ce paumé qui se fait appeler Sirop, et qui rêve d'être un oiseau... Le dessin d'Asano est loin d'être désagréable, mais quand l'histoire ne suit pas, il faut s'appeler Moebius, Taniguchi ou Rosinski pour faire passer la pilule.
Gunman
Cette BD m'a vraiment étonné et je ne sais pas trop quoi en penser. Techniquement, le dessin est plutôt bon. Mais par contre, où s'arrête l'hommage, où s'arrête l'utilisation intempestive d'influences extérieures ? Car c'est un énorme imbroglio de références graphiques mangas plus qu'affirmées : j'ai parfois eu l'impression de voir des décors et le personnage de Mother Sarah presque recopiés, des décors et nombreux personnages, robots-humanoides grotesques notamment, de Gunnm (sans parler du titre lui-même Gunm-an), des passages de Dragon Ball (l'oeuf de Piccolo qu'il "pond" par la bouche), des explosions psychiques et transformations à la Akira, un peu de Moebius, d'Howard le Canard, Clint Eastwood ("le bon, la brute et le truand"), Ken le survivant et pas mal d'autres. Sincèrement, j'ai vraiment ressenti cette BD comme une grande tentative d'accrocher les amateurs de manga d'action peu soucieux de voir autant de références utilisées de manière aussi flagrante. Un véritable patchwork artificiel de séries à succès. Quant au récit, il est correct mais ne m'a franchement pas captivé. Je l'ai lu sans réel déplaisir mais, malgré son humour noir et un peu gore, il m'a plutôt indifféré tant j'étais obnubilé par l'impression de revoir des images et scènes que je connaissais déjà. En outre, en fin d'album, on ne sait pas trop si l'histoire est finie ou non (que deviennent le cyborg et ses sbires par exemple ?). Vraiment bizarre...
la Graine de Folie
De toute évidence et à première vue, cette bd est une perle. Malheureusement, cela s'arrête à "la première vue". Comme beaucoup, je me fais rapidement une idée d'une bd en la feuilletant tranquillement, je regarde les dessins, je lis le petit descriptif de l'histoire et je regarde les références. Dans ce cas ci, tout était encourageant. Le dessin est réellement impressionnant, autant les plus petits formats que les "fresques" sont d'une qualité digne d'un génie. C'est beau, très très beau et on se laisse aisément envoûter. Malheureusement, le caractère de cette bd s'arrête à la qualité de son dessin. L'histoire, l'aventure des personnages est floue, lente, embrouillée. J'avais du mal à tout comprendre, à faire des liens et si ce n'était pour la beauté de la page, je n'aurais jamais lu les trois premiers tomes. Heureusement, arrivé au quatrième et dernier, le retour à la cohérence est prononcé. Et c'est là que je me dis que c'est dommage d'avoir gâché un tel talent avec un scénario aussi pauvre. Si seulement toute cette série avait eu la trempe de ce dernier tome, un réel chef d'oeuvre aurait vu le jour. C'est regrettable qu'un dessinateur avec autant de talent ne se soit soucié de son scénario que pour son dernier tome.
Chez Francisque
Chez Francisque est une collection de discussion de comptoirs où, d’après les auteurs, on ne trouve que des ivrognes cons comme leurs pieds, machistes, anti-jeunes, homophobes et électeurs Front National… Bon, je ne suis pas un gros naïf non plus… Je me dis bien que si Lepen est arrivé au deuxième tour en 2002, c’est que ce type d’individus existent bel et bien... Mais le portrait est quand même féroce et, plus gênant, assez peu drôle. Visuellement, c’est assez monotone, personnellement, j’aurais juste lu la simple retranscription des dialogues de ses gags que ça m’aurait suffit, et scénaristiquement, c’est ultra répétitif. Je ne vois pas trop l’intérêt qu’a trouvé Larcenet dans l’illustration de ces gags…
On achève bien les cons !
Au moins le titre de cette bd ne laisse planer aucun doute sur son contenu. On ne peut pas dire que le lecteur n’était pas prévenu ! Ce n’est donc pas le titre qui m’a attiré mais j’étais curieux de voir du Lautner en bd et puis il faut dire que les dessins de Castaza on un petit quelque chose d’intéressant. Malheureusement pour lui, cette bd ne met pas vraiment en évidence la qualité de son trait, la faute à un découpage quelconque. Concernant l’histoire, ce n’est pas les qualificatifs qui manquent : affligeant, basique, attendu, facile, sans intérêt . . . Lautner et son comparse se limitent à mettre en scène un groupe d’amis qui se font tuer les uns après les autres et proposent un dénouement grossier et une fin complètement hallucinante. Pour l’anecdote, sur chaque tombe il est indiqué "1953 – 2003" . . . toutes les victimes ont la même date de naissance, ce qui laissait présager d’un indice caché subtilement. Mais il n’en est rien. Pas besoin donc de se prendre le chou avec cette bd qui est à lire au 4eme degré.
M
Difficile de savoir à quoi on à affaire avec ce manga de 65 pages publié à l’européenne (format taille Dupuis cartonné, vendu 12€). On a tout de même un peu la sensation qu’on nous refourgue une histoire courte parue dans une revue et que, comme c’était trop court pour un manga, ils se sont dit : « On va agrandir ça et le vendre comme une bd »… S’ils pensaient que cela ne se verrait pas, ils se sont bien gourés. Le dessin de Katsura est bien joli mais les planches sont inutilement grandes. Et surtout… la qualité de l’histoire en question ne légitime pas, à mon sens, un tel luxe. C’est de la bd érotique petite culotte tout ce qu’il y a de plus basique… à la frontière du porno… sauf que ça s’arrête avant. J’avoue ne pas avoir été très chaud concernant le propos même de l’œuvre, où un couple préfère ne pas passer à l’acte pour préserver un amour immatériel et magnifique… Pour moi, ce genre de blabla, c’est de la c******, il n’y a pas d’amour sans sexe. Reste que c’est assez amusant de voir un tel propos dans un manga qui n’arrête pas de nous exciter avec une adolescente au cul super rebondi, aux petits seins magnifiques et affublée d’un t-shirt mouillé. Une curiosité… à réserver aux fans de Katsura.
Goutatou et Dorochaux
Une série "animalière" qui débute dans l'hebdo Pilote n° 358 du 1er Septembre 1966. Elle s'y termine dans le n° 553 du 11 Juin 1970. J'avoue ne pas trop apprécier, bien que je reconnaisse que cette série est autant humoristique que satirique. Mais ce qui était "mordant et rigolo" à l'époque (ça fait 40 ans) me semble un peu vide et fort bavard... pour ne pas dire grand-chose. Deux "marins" qui parcourent les océans et font des rencontres : oui ; mais ce postulat de départ reste sur une certaine continuité de ton et de style ; le tout dans une mise en page on ne peut plus "standard". Le dessin ?... C'est du Mouminoux ; un trait "simple", vif, qui croque en deux/trois lignes les comportements et états d'âme d'un personnage. Un graphisme, pourtant, qui ne m'attire pas. Comme certaines -mais rares- séries de l'époque, il m'arrivait souvent de paginer -et même de passer outre- les pages relatives à ces histoires. 2 albums brochés ont été édités, en 1976 et 1978. Surprise : deux nouveaux albums "sortent" en 2003 et 2004, mais Dorochaux est devenu Dorochaud (suite au changement d'éditeur ?). Au cas où : les albums sont "signés" Dimitri. Il s'agit en réalité de Mouminoux, l'auteur. Voilà. Peu de choses à dire. Une "petite" série qui ne m'a pas apporté un réel plaisir de lecture.
Princesse Rouge
J'ai lu cette BD sans voir auparavant qui en étaient les auteurs. Je n'ai donc pas reconnu tout de suite le dessin de Christophe Bec dont c'était les débuts. Ce dessin offre de jolis paysages et une colorisation désaturée assez sympathique mais... mais comme trop souvent dans les premières oeuvres de Bec, les visages sont moyens et difficiles à différencier. Le pire étant que le récit se passe à deux époques, souvenirs et "présent", et le personnage principal du récit "présent" a un visage très semblable à celui du major des souvenirs. Tant et si bien que les sauts d'une époque à l'autre ne sont pas toujours évidents et j'ai parfois lu plus d'une page avant de me rendre compte que je ne suivais plus le même fil. Et c'est bien l'autre soucis de cette BD : sa narration n'est vraiment pas des plus réussies. Même si le début est plutôt simple à suivre, j'ai eu du mal à bien des moments à suivre l'action, non pas qu'elle soit véritablement embrouillée mais simplement parce qu'elle n'est pas racontée de manière fluide et claire. Quant à l'histoire, elle n'est pas des plus captivantes, s'étirant en longueur en ce qui ressemble à un long voyage pénible et souvent meurtrier sans réellement m'avoir intéressé. En matière de BD traitant des guerres franco-anglaises et indiennes au Québec, il y en a des nettement meilleures à mes yeux ("les pionniers du nouveau-monde" pour n'en citer qu'un).
Richard et Charlie
Bon. Ca existe. Je vais donc vous en parler... Ces "Laurel et Hardy", l'humour en moins, font leur apparition dans l'hebdo "Vaillant" n° 599 du 5 Novembre 1956. Ils y tirent leur ultime révérence dans le n° 947 du 7 Juillet 1963. Sept ans de parutions diverses et un seul album?... Ben oui. Ayant paginé de vieux "Vaillant", j'ai recomposé des histoires. Il y a de la fantaisie, des intrigues aventureuses... mais l'humour est tellement désuet, plat, les scénarios "communs", que les histoires ne sont pas attachantes. Qui plus est, on y "parle" parfois beaucoup... ce qui gêne l'éventuel plaisir de lecture. Le dessin ?... C'est du Tabary : un trait nerveux, efficace, expressif, les décors soignés. Mais sans plus. Ca aurait pu être bien. Ca ne l'est pas. Pour inconditionnels de cet auteur.
La Nuit du papillon
Une couverture intéressante, un joli dessin, le format toujours aussi beau de la collection Carrément BD, un feuilletage assez étonnant, j'ai été attiré et intéressé par cette BD. Hélas, je n'ai pas su accrocher à ce délire mélangeant onirisme et poésie. Malgré quelques couleurs et hachures que je trouve un peu sombres, j'aime bien le dessin de Cornette. Son encrage gras le rend fluide et plaisant. Quant au récit... il est relativement difficile à résumer. Il s'entame comme la chronique urbaine d'un homme un peu décalé qui vit une vie dissolue et vend des lunettes fantaisie dans la rue, on lui devine des hallucinations proches du delirium tremens, puis il rencontre un travesti avec qui il s'entend beaucoup, et... et là, vers le milieu de l'album, le récit tourne au purement onirique dans un monde imaginaire. Un scénario trop décousu pour moi, sur lequel je ne sais pas me faire une opinion car il aborde successivement des thématiques trop différentes pour moi. Je n'ai pas su être touché par la sombre poésie qui se dégage de ce récit surréaliste.