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La Nuit du papillon

Note: 2/5
(2/5 pour 2 avis)

Elias habite une ville immense. Il l'arpente en tous sens et vend des lunettes sur les trottoirs. Elias regarde le monde au travers de ses lunettes de fantaisie. Il observe les gens. C'est un contemplatif. Témoin du monde qui l'entoure, il est toujours tout seul. Il a beau parler aux gens, ceux-ci reprennent rapidement leur chemin. Il n'y a peut-être que les cafards qui ont élu domicile dans son petit appartement pour l'écouter un peu. Mais ce n'est pas ce qu'il y a de mieux comme compagnons.


Carrément BD Format carré Les Insectes

Elias habite une ville immense. Il l'arpente en tous sens et vend des lunettes sur les trottoirs. Elias regarde le monde au travers de ses lunettes de fantaisie. Il observe les gens. C'est un contemplatif. Témoin du monde qui l'entoure, il est toujours tout seul. Il a beau parler aux gens, ceux-ci reprennent rapidement leur chemin. Il n'y a peut-être que les cafards qui ont élu domicile dans son petit appartement pour l'écouter un peu. Mais ce n'est pas ce qu'il y a de mieux comme compagnons. Alors, le soir, les pas d'Elias le mènent dans les bars. Au Big, la serveuse est si jolie. Si gentille aussi. Mais remarque-t-elle vraiment Elias ? Là-bas, il fait la connaissance de Lolita. Elle est rigolote, Lolita. Ce n'est pas vraiment une femme, mais c'est un bon copain. Avec Lolita, Elias boit, un, deux, plein de verres. Trop de verres. Trop, au point de perdre pied avec la réalité. Elias se trouve soudainement dans un monde où il n'est plus transparent. Il est entouré de bestioles. D'insectes. Et pas seulement de cafards. Elias va rencontrer un papillon. Un joli petit papillon... La poésie désabusée et le surréalisme noir de Jean-Luc Cornette éclatent au grand jour dans ce one-shot pour Carrément BD.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 2006
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Nuit du papillon
Les notes (2)
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17/10/2006 | Ro
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Par L'Ymagier
Note: 2/5

L'histoire d'Elias et de Lolita aurait pu m'emmener sur les chemins du rêve... Mais non... Lecteur attentif, je me suis retrouvé dans une sorte de délire textuel qui hésite entre des envies morbides et/ou amoureuses ; envies divergentes qui parfois sont séparées par un mince fil. Un opus un peu surréaliste qui m'a semblé imparfait ; dans le sens où je n'ai pas trouvé une éventuelle solution (où même) question dans cette recherche de l'absurde. C'est vrai, ce n'est pas une histoire, un album "vide", mais plutôt quelque chose de contemplatif. J'ai eu beau essayer de m'intégrer au postulat, de suivre Elias dans son "errance", mais n'y suis pas parvenu. Le dessin ?... haché, aux personnages assez longilignes qui ne sont pas réellement mis en valeur dans les cases ; ces dernières étant "encombrées" de décors et/ou arrière-plans peu attirants. Ce n'est pas encore avec cet opus que je rejoindrai l'absurdie. Dommage, le thème était prometteur...

01/02/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Une couverture intéressante, un joli dessin, le format toujours aussi beau de la collection Carrément BD, un feuilletage assez étonnant, j'ai été attiré et intéressé par cette BD. Hélas, je n'ai pas su accrocher à ce délire mélangeant onirisme et poésie. Malgré quelques couleurs et hachures que je trouve un peu sombres, j'aime bien le dessin de Cornette. Son encrage gras le rend fluide et plaisant. Quant au récit... il est relativement difficile à résumer. Il s'entame comme la chronique urbaine d'un homme un peu décalé qui vit une vie dissolue et vend des lunettes fantaisie dans la rue, on lui devine des hallucinations proches du delirium tremens, puis il rencontre un travesti avec qui il s'entend beaucoup, et... et là, vers le milieu de l'album, le récit tourne au purement onirique dans un monde imaginaire. Un scénario trop décousu pour moi, sur lequel je ne sais pas me faire une opinion car il aborde successivement des thématiques trop différentes pour moi. Je n'ai pas su être touché par la sombre poésie qui se dégage de ce récit surréaliste.

17/10/2006 (modifier)