La série est inspirée d'un certain Weegee, un journaliste américain témoin des années 30/40 aux USA. Bon, ben, il n'y a pas eu que lui !...
Elle a été réalisée par deux auteurs en véritable osmose ; l'un et l'autre dessinant et/ou s'occupant du scénario... comme un piano "à quatre mains" pour le même air.
Seulement voilà : ces histoires de reporter-photographe un peu "looser", solide et vulnérable, amateur de la dive (et forte) bouteille ainsi que de jolies filles... il y en tant et tant... mais beaucoup mieux inspirées.
Qui plus est, le dessin ne m'attire pas spécialement (chose rare). Pourquoi ?... difficile à dire ; un trait pourtant réaliste mais qui tire plutôt vers le "semi". Hommage aux "comics" des années d'avant-guerre ?...
Désolé, et bien que cette série ait du succès, je n'accroche pas.
Peut-être plus tard, lors d'une relecture... éventuelle.
Voici le parfait exemple d'un défaut souvent décrié dans les séries à rallonge : l'auteur ne sait pas où il va.
Le début de l'histoire est en effet assez prenant, avec un sujet sombre que Tezuka traite pourtant avec ses nombreux apartés comiques habituels, et promet un développement sympathique. Les chapitres qui s'ensuivent sont la plupart du temps des rencontres avec un démon, qui se soldent par la mort de celui-ci et la récupération d'une partie du corps de Hyakkimaru. Les flashbacks abondent évidemment, d'autant plus que Dororo (un jeune voleur entêté, ressort comique de l'histoire, qui se joint à Hyakkimaru) a évidemment un lourd passé.
Seulement voilà. Autant le début est prenant, autant le développement ne se fait pas... Les chapitres se répètent sur le même modèle, les ficelles dévoilées sont très classiques, les éléments visant à accentuer le potentiel de développement de l'histoire mal intégrés (le moine étrange que croise Hyakkimaru, la carte au trésor, la nature de Dororo...) tombent un peu (beaucoup) à l'eau, on ne sait pas trop où l'on va, et en plus certains passages sont limites moralisateurs.
Mais le summum de la déception est atteint au tome 4, puisque Tezuka - comme il l'explique en fin de volume - clôt prématurément la série, en bazardant un chapitre fourre-tout où tous les démons restant y passent (hop, dororo-tout-en-un), où toutes les questions soulevées sont réglées manu militari en quelques phrases, et où le lecteur est abandonné comme une vieille chaussette. Bref la pire des conclusions possibles.
Le premier tome vaudrait un 4, les deux suivants un 2/3, et le dernier un 1. A vous de voir si une énorme déception finale vaut le coup de commencer cette série.
Bof ! Une sale vieille qui fait chier le peuple c’est pas mon truc. Je n’ai pas lu tout les albums, mais assez pour mettre un avis.
C’est dommage car dans Fluide Glacial, il y a de très bonnes chose, Les Bidochon, Idées Noires, et d’autres moins bonnes, Pervers Pépère. "Carmen Cru", elle, fait partie de la 2ème catégorie.
Les dessins sont très beau, mais ce n'est pas mon style
Les scénarios ne me font que rarement rire.
Peut-être que comme l'humour est destiné aux aldutes, je ne le comprends pas ?
Vous me direz alors pourquoi 2/5 et pas 1/5 ? Eh bien ce n’est pas de la grosse m**** non plus.
Ouais, une série dérivée de Kid Paddle (que j’adore).
Le dessin est comme Kid Paddle, il n’est pas très beau, mais ça a son charme.
Le scénario comme quand Kid Paddle joue au petit barbare : dans Kid Paddle c’est plutôt sympa et des fois marrants, mais là, que de ça, c’est lourd (et puis les bonnes idées sont passées dans Kid Paddle). Par contre je ne vois jamais 1 répétition. Donc pas grand chose à dire (bon j’avoue des fois j’ai rigolé, mais on oublie vite les gags, donc il faut se dépécher de mettre un avis).
A oublier. Si vous voulez vraiment savoir à quoi ça ressemble, lisez plutot Kid Paddle.
Ce héros est en réalité créé par le trio Hugo Pratt-Alberto Ongaro et Mario Faustinelli. Cette création débute dans un "comics" italien : "Albo Uragano" n°1 de Décembre 1945.
Qu'en dire ?... Les débuts d'Hugo Pratt. Une BD qui se veut sérieuse, mais avec un héros peu attachant ; qui fait d'ailleurs penser -si non se référencer- au "Spirit" de Will Eisner.
Cases carrées ou rectangulaires, mise en page des planches "standardisées", font référence à ces comics "made in USA" alors découverts et forts en vogue dans l'immédiat après-guerre.
Le dessin ?... C'est -déjà- du Pratt ; reconnaissable dans le style d'encrage noir et blanc mais qui se "cherche" encore.
Les scénarios ?... Bondissants pour l'époque, au postulat faible actuellement. Ce sont des histoires de "justicier contre de méchants bandits" de consommation "courante".
Série peu attachante -mais qui date de plus de 60 ans !- néanmoins intéressante dans le chef de la découverte de ce futur très grand auteur.
L'As de pique paraîtra en Italie de 1945 à 1949. Je l'ai découverte dans divers opus de "Sergent Kirk" au début des années 70. Elle ne m'a pas fort convaincu à l'époque.
J'en conseille néanmoins l'achat pour les "mordus" de Pratt ; et il y en a !...
L'As de pique fera l'objet d'un seul album -en langue française- en 1982. Regardable.
Voilà, je me rappelle comment je me suis retrouvé à lire ça : j’étais chez un pote, son père avait plein de bd et on cherchait des bds de Reiser car ça nous faisait marrer. On est tombé là-dessus, on l’a pris et on l'a lu. Je ne me souviens plus très bien mais assez pour mettre un avis (avant que j'oublie cette bd).
Les dessins sont moches pour du Gotlib (mais ça leur donne un certain charme).
L’humour est vraiment lourd. Il y a certains gags qui sont drôles mais sans plus (et je ne parle même pas des répétitions) et il y a même des histoires où j’ai rien compris (vous me direz c’est normal à 11 ans mais quand même).
Et il y a l’éternel noir et blanc de chez « Fluide Glacial ».
Donc à oublier à part si on est un fan incontesté de Gotlib (et pour moi ce n’est pas le cas) ou alors si on aime l’humour très gras et très lourd de « Fluide Glacial », ou alors si on est comme mon père (qui adore Gotlib et ses oeuvres : Rubrique-à-Brac, Gai-Luron et "Pervers pépère").
J'ai lu la nouvelle version éditée chez les humanos avec 26 planches inédites (et inutiles)... Soit quasiment le double de planche par rapport à l'album original et j'ai plutôt été déçu par le caractère tout à fait anecdotique de cette histoire... Peut-on parler d'histoire? L'argument tient en 3 phrases... J'imagine, même s'il faut aimer la guimauve, que l'histoire dans son format initial était un sympathique petit album d'une trentaine de page vendu pas cher... Maintenant c'est juste un album à l'intrigue inconsistante imprimé trop grand et vendu trop cher... les pages ajoutées sont ridicules, on sent CHAQUE AJOUT, chaque case inutile, ça ampoule vraiment le récit. Certaines de ses "planches" ne sont en fait que des cases uniques intercalées entre deux planches d'origine... des cases ajoutées là où il n'y en avait pas du tout besoin, et où il n'y a aucune justification narrative à une telle grosseur de case... J'ai rarement vu un travail de refonte aussi désastreux, Boiscommun a-t-il consciemment prévu de détruire sa bd? Ca frise la malhonnêteté artistique, ces ajouts n'ont AUCUN intérêt...
Il faudrait peut-être arrêter de nous prendre pour des gogos... L'album inutile du mois...
La couleur est annoncée sur la couverture : bombe aux tétons turgescents et gros flingues extravagants.
Eh oui, c'est Kurohimé. Une armagicienne célèbre, peut-être la plus puissante qui soit. Mais un sort l'a transformée en petite fille craintive.
Oui oui, c'est ça l'histoire. Dans un univers qui rappelle un peu celui de la Tour Sombre de Stephen King, on a donc un adolescent qui se prend pour un pistolero flanqué d'une gamine qu'on a envie de baffer toutes les 5 minutes. L'originalité vient essentiellement des invocartouches, une touche "fantasy" qui n'est pas sans rappeler l'univers de Mär. Pour le reste, Kurohimé, sous sa forme adulte, prend des poses que je qualifierai de charmeuses, à défaut d'être véritablement sensuelles. La raison peut-être au public visé par le manga, que l'on pourrait résumer en un nom : Superjé.
Pour le reste, et même si ça se lit sans déplaisir, c'est quand même assez plat. Kurohimé retrouve sa forme d'adulte toujours au moment opportun, et ça lui permet de lancer ses kameha... pardon ses invocartouches à point nommé. Les touches d'humour sont rares et sans grande inventivité.
C'est peut-être une série pour les moins de 15 ans. Vu que j'ai le double, je me suis doublement ennuyé.
L'abominable Iznogoud fait ses débuts dans l'hebdo "Record" n° 1 du 15 Janvier 1962. On retrouvera ensuite ses aventures dans l'hebdo "Pilote".
Quelles sont les raisons de son succès ?.. Sincèrement, je ne sais pas car je n'ai jamais "accroché" à la série. Mais il est fort possible que : mieux le "méchant" est réussi, plus il attire intérêt et sympathie du public (voyez Darth Vador dans Star Wars...)
Les scénarios ?... Bien faits !... C'est plutôt du côté du dessin que je me hérisse moralement. Je ne sais sincèrement pourquoi d'ailleurs, mais le graphisme de Tabary -que je respecte- ne m'attire pas !...
Je possède plusieurs de "ses" séries, mais j'avoue mon royal désintérêt actuel pour ces albums. Pourtant, le postulat est tout bon : les histoires se passent au pays des Mille et Une Nuits, jouent de l'opposition entre le "bien" (le brave calife) et le "mal" (personnifié par Iznogoud).
Problème : une, deux, quelques histoires... ça va ! De trop = "bonjour les dégâts". Et c'est vrai que j'en ai -un peu- marre de ces répétitions du "calife à la place du calife".
Nonobstant ce fait, je reconnais qu'il s'agit d'une bonne série humoristique, "turbulente", remplies "d'ignobletés" comiques... mais qui m'est indigeste.
Christin et Juillard, c'est vrai que sur une couv' ça a de la gueule. Malheureusement, l'intérêt d'une BD ne s'arrête pas au nom des auteurs.
Le long voyage de Lena porte bien son nom : il est long. Tout autant pour elle que pour le lecteur. Le thème abordé est pourtant intéressant, mais quelque chose dans le traitement, la narration, nous fait trouver le temps... long!
J'avais un à priori quant à cet ouvrage, ayant trouvé les dernières histoires de Christin peu à mon goût (moi qui ai tant aimé ses oeuvres d'il y a plus de 20 ans, ses collaborations avec Bilal). Et bien, il s'est révélé justifié.
Pour le dessin, pas vraiment de surprise, Juillard est fidèle à lui même. Mais j'ai tout de même trouvé que les décors sont pas mal vides dans l'ensemble, les couleurs sans génie et trop unies, ça donne des planches homogènes d'un effet un peu curieux.
Somme toute, malgré le prestige des auteurs, voila un achat dont j'aurais pu me passer (comme quoi...).
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Lou Cale
La série est inspirée d'un certain Weegee, un journaliste américain témoin des années 30/40 aux USA. Bon, ben, il n'y a pas eu que lui !... Elle a été réalisée par deux auteurs en véritable osmose ; l'un et l'autre dessinant et/ou s'occupant du scénario... comme un piano "à quatre mains" pour le même air. Seulement voilà : ces histoires de reporter-photographe un peu "looser", solide et vulnérable, amateur de la dive (et forte) bouteille ainsi que de jolies filles... il y en tant et tant... mais beaucoup mieux inspirées. Qui plus est, le dessin ne m'attire pas spécialement (chose rare). Pourquoi ?... difficile à dire ; un trait pourtant réaliste mais qui tire plutôt vers le "semi". Hommage aux "comics" des années d'avant-guerre ?... Désolé, et bien que cette série ait du succès, je n'accroche pas. Peut-être plus tard, lors d'une relecture... éventuelle.
Dororo
Voici le parfait exemple d'un défaut souvent décrié dans les séries à rallonge : l'auteur ne sait pas où il va. Le début de l'histoire est en effet assez prenant, avec un sujet sombre que Tezuka traite pourtant avec ses nombreux apartés comiques habituels, et promet un développement sympathique. Les chapitres qui s'ensuivent sont la plupart du temps des rencontres avec un démon, qui se soldent par la mort de celui-ci et la récupération d'une partie du corps de Hyakkimaru. Les flashbacks abondent évidemment, d'autant plus que Dororo (un jeune voleur entêté, ressort comique de l'histoire, qui se joint à Hyakkimaru) a évidemment un lourd passé. Seulement voilà. Autant le début est prenant, autant le développement ne se fait pas... Les chapitres se répètent sur le même modèle, les ficelles dévoilées sont très classiques, les éléments visant à accentuer le potentiel de développement de l'histoire mal intégrés (le moine étrange que croise Hyakkimaru, la carte au trésor, la nature de Dororo...) tombent un peu (beaucoup) à l'eau, on ne sait pas trop où l'on va, et en plus certains passages sont limites moralisateurs. Mais le summum de la déception est atteint au tome 4, puisque Tezuka - comme il l'explique en fin de volume - clôt prématurément la série, en bazardant un chapitre fourre-tout où tous les démons restant y passent (hop, dororo-tout-en-un), où toutes les questions soulevées sont réglées manu militari en quelques phrases, et où le lecteur est abandonné comme une vieille chaussette. Bref la pire des conclusions possibles. Le premier tome vaudrait un 4, les deux suivants un 2/3, et le dernier un 1. A vous de voir si une énorme déception finale vaut le coup de commencer cette série.
Carmen Cru
Bof ! Une sale vieille qui fait chier le peuple c’est pas mon truc. Je n’ai pas lu tout les albums, mais assez pour mettre un avis. C’est dommage car dans Fluide Glacial, il y a de très bonnes chose, Les Bidochon, Idées Noires, et d’autres moins bonnes, Pervers Pépère. "Carmen Cru", elle, fait partie de la 2ème catégorie. Les dessins sont très beau, mais ce n'est pas mon style Les scénarios ne me font que rarement rire. Peut-être que comme l'humour est destiné aux aldutes, je ne le comprends pas ? Vous me direz alors pourquoi 2/5 et pas 1/5 ? Eh bien ce n’est pas de la grosse m**** non plus.
Game Over
Ouais, une série dérivée de Kid Paddle (que j’adore). Le dessin est comme Kid Paddle, il n’est pas très beau, mais ça a son charme. Le scénario comme quand Kid Paddle joue au petit barbare : dans Kid Paddle c’est plutôt sympa et des fois marrants, mais là, que de ça, c’est lourd (et puis les bonnes idées sont passées dans Kid Paddle). Par contre je ne vois jamais 1 répétition. Donc pas grand chose à dire (bon j’avoue des fois j’ai rigolé, mais on oublie vite les gags, donc il faut se dépécher de mettre un avis). A oublier. Si vous voulez vraiment savoir à quoi ça ressemble, lisez plutot Kid Paddle.
L'As de pique (H. Pratt)
Ce héros est en réalité créé par le trio Hugo Pratt-Alberto Ongaro et Mario Faustinelli. Cette création débute dans un "comics" italien : "Albo Uragano" n°1 de Décembre 1945. Qu'en dire ?... Les débuts d'Hugo Pratt. Une BD qui se veut sérieuse, mais avec un héros peu attachant ; qui fait d'ailleurs penser -si non se référencer- au "Spirit" de Will Eisner. Cases carrées ou rectangulaires, mise en page des planches "standardisées", font référence à ces comics "made in USA" alors découverts et forts en vogue dans l'immédiat après-guerre. Le dessin ?... C'est -déjà- du Pratt ; reconnaissable dans le style d'encrage noir et blanc mais qui se "cherche" encore. Les scénarios ?... Bondissants pour l'époque, au postulat faible actuellement. Ce sont des histoires de "justicier contre de méchants bandits" de consommation "courante". Série peu attachante -mais qui date de plus de 60 ans !- néanmoins intéressante dans le chef de la découverte de ce futur très grand auteur. L'As de pique paraîtra en Italie de 1945 à 1949. Je l'ai découverte dans divers opus de "Sergent Kirk" au début des années 70. Elle ne m'a pas fort convaincu à l'époque. J'en conseille néanmoins l'achat pour les "mordus" de Pratt ; et il y en a !... L'As de pique fera l'objet d'un seul album -en langue française- en 1982. Regardable.
Pervers Pépère
Voilà, je me rappelle comment je me suis retrouvé à lire ça : j’étais chez un pote, son père avait plein de bd et on cherchait des bds de Reiser car ça nous faisait marrer. On est tombé là-dessus, on l’a pris et on l'a lu. Je ne me souviens plus très bien mais assez pour mettre un avis (avant que j'oublie cette bd). Les dessins sont moches pour du Gotlib (mais ça leur donne un certain charme). L’humour est vraiment lourd. Il y a certains gags qui sont drôles mais sans plus (et je ne parle même pas des répétitions) et il y a même des histoires où j’ai rien compris (vous me direz c’est normal à 11 ans mais quand même). Et il y a l’éternel noir et blanc de chez « Fluide Glacial ». Donc à oublier à part si on est un fan incontesté de Gotlib (et pour moi ce n’est pas le cas) ou alors si on aime l’humour très gras et très lourd de « Fluide Glacial », ou alors si on est comme mon père (qui adore Gotlib et ses oeuvres : Rubrique-à-Brac, Gai-Luron et "Pervers pépère").
Halloween
J'ai lu la nouvelle version éditée chez les humanos avec 26 planches inédites (et inutiles)... Soit quasiment le double de planche par rapport à l'album original et j'ai plutôt été déçu par le caractère tout à fait anecdotique de cette histoire... Peut-on parler d'histoire? L'argument tient en 3 phrases... J'imagine, même s'il faut aimer la guimauve, que l'histoire dans son format initial était un sympathique petit album d'une trentaine de page vendu pas cher... Maintenant c'est juste un album à l'intrigue inconsistante imprimé trop grand et vendu trop cher... les pages ajoutées sont ridicules, on sent CHAQUE AJOUT, chaque case inutile, ça ampoule vraiment le récit. Certaines de ses "planches" ne sont en fait que des cases uniques intercalées entre deux planches d'origine... des cases ajoutées là où il n'y en avait pas du tout besoin, et où il n'y a aucune justification narrative à une telle grosseur de case... J'ai rarement vu un travail de refonte aussi désastreux, Boiscommun a-t-il consciemment prévu de détruire sa bd? Ca frise la malhonnêteté artistique, ces ajouts n'ont AUCUN intérêt... Il faudrait peut-être arrêter de nous prendre pour des gogos... L'album inutile du mois...
Kurohimé
La couleur est annoncée sur la couverture : bombe aux tétons turgescents et gros flingues extravagants. Eh oui, c'est Kurohimé. Une armagicienne célèbre, peut-être la plus puissante qui soit. Mais un sort l'a transformée en petite fille craintive. Oui oui, c'est ça l'histoire. Dans un univers qui rappelle un peu celui de la Tour Sombre de Stephen King, on a donc un adolescent qui se prend pour un pistolero flanqué d'une gamine qu'on a envie de baffer toutes les 5 minutes. L'originalité vient essentiellement des invocartouches, une touche "fantasy" qui n'est pas sans rappeler l'univers de Mär. Pour le reste, Kurohimé, sous sa forme adulte, prend des poses que je qualifierai de charmeuses, à défaut d'être véritablement sensuelles. La raison peut-être au public visé par le manga, que l'on pourrait résumer en un nom : Superjé. Pour le reste, et même si ça se lit sans déplaisir, c'est quand même assez plat. Kurohimé retrouve sa forme d'adulte toujours au moment opportun, et ça lui permet de lancer ses kameha... pardon ses invocartouches à point nommé. Les touches d'humour sont rares et sans grande inventivité. C'est peut-être une série pour les moins de 15 ans. Vu que j'ai le double, je me suis doublement ennuyé.
Iznogoud
L'abominable Iznogoud fait ses débuts dans l'hebdo "Record" n° 1 du 15 Janvier 1962. On retrouvera ensuite ses aventures dans l'hebdo "Pilote". Quelles sont les raisons de son succès ?.. Sincèrement, je ne sais pas car je n'ai jamais "accroché" à la série. Mais il est fort possible que : mieux le "méchant" est réussi, plus il attire intérêt et sympathie du public (voyez Darth Vador dans Star Wars...) Les scénarios ?... Bien faits !... C'est plutôt du côté du dessin que je me hérisse moralement. Je ne sais sincèrement pourquoi d'ailleurs, mais le graphisme de Tabary -que je respecte- ne m'attire pas !... Je possède plusieurs de "ses" séries, mais j'avoue mon royal désintérêt actuel pour ces albums. Pourtant, le postulat est tout bon : les histoires se passent au pays des Mille et Une Nuits, jouent de l'opposition entre le "bien" (le brave calife) et le "mal" (personnifié par Iznogoud). Problème : une, deux, quelques histoires... ça va ! De trop = "bonjour les dégâts". Et c'est vrai que j'en ai -un peu- marre de ces répétitions du "calife à la place du calife". Nonobstant ce fait, je reconnais qu'il s'agit d'une bonne série humoristique, "turbulente", remplies "d'ignobletés" comiques... mais qui m'est indigeste.
Léna (Le Long Voyage de Léna)
Christin et Juillard, c'est vrai que sur une couv' ça a de la gueule. Malheureusement, l'intérêt d'une BD ne s'arrête pas au nom des auteurs. Le long voyage de Lena porte bien son nom : il est long. Tout autant pour elle que pour le lecteur. Le thème abordé est pourtant intéressant, mais quelque chose dans le traitement, la narration, nous fait trouver le temps... long! J'avais un à priori quant à cet ouvrage, ayant trouvé les dernières histoires de Christin peu à mon goût (moi qui ai tant aimé ses oeuvres d'il y a plus de 20 ans, ses collaborations avec Bilal). Et bien, il s'est révélé justifié. Pour le dessin, pas vraiment de surprise, Juillard est fidèle à lui même. Mais j'ai tout de même trouvé que les décors sont pas mal vides dans l'ensemble, les couleurs sans génie et trop unies, ça donne des planches homogènes d'un effet un peu curieux. Somme toute, malgré le prestige des auteurs, voila un achat dont j'aurais pu me passer (comme quoi...).