Gai-Luron

Note: 3.19/5
(3.19/5 pour 27 avis)

Angoulême 1976 : Prix œuvre comique française pour le tome 2 Histoires délirantes du chien le plus flegmatique de toute la bd française accompagné par jujube, belle lurette, et la souris parasite...


Angoulême : récapitulatif des séries primées Best of 1960-1969 Chiens & Chats Gotlib Les Renards Magazine Fluide Glacial

en gros c'est un chien aussi mou que droopy et aussi philosophe que garfield qui passe le plus clair de son temps à pioncer à l'ombre d'un mur de brique avec son pote jujube le renard (qui lit tout le temps son journal.) première parution dans vaillant puis dans pif gadget aux z'alentours des années 60. la série voit tout de même quelques passages clés, et des planches mémorables (la parodie du comcombre masqué de mandryka, les dépressions de jujube, sans oublier les mimes constantes de la souris parasite)... notons l'apparition de la belle caniche dolly, première fiançée de gai-luron, à qui succèdera la charmante belle lurette, moins snob mais tout aussi charmante. y'a aussi la métamorphose de jujube, où gotlib paye au renard une petite séance de chirurgie esthètique... un bon moyen pour relooker son personnage sans que le changement de style de dessin ne soit trop brusque pour le lecteur ! les deux compères passent aussi leurs journées à répondre aux questions débiles d'un correspondant du Var, un jeune lecteur nommé Jean-Pierre Liegois. on voit aussi une belle mise en abîme avec les interventions de Gotlib lui-même, puis les problèmes constants avec le rédacteur en chef... la petite marque de fabrication de gotlib, la souris qui parasite les gags, est bien sûr présente à chaque case, est reste aussi efficace et aussi marrante que sa cousine la coccinelle des RAB. peu à peu, jujube s'éclipse pour laisser gai-luron et belle lurette en duo. mais le clébard en a assez de jouer à la bataille navale avec sa tendre moitié, alors gotlib fait grandir son personnage en lui mettant un slip. et voici gai-luron de retour dans les pages de fluide glacial pour délires nettement plus "adultes"...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1969
Statut histoire Strips - gags 11 tomes parus
Couverture de la série Gai-Luron
Les notes (27)
Cliquez pour lire les avis

24/02/2002 | brunelle
Modifier


L'avatar du posteur Noirdésir

« Gai Luron » est une sorte d’œuvre de jeunesse de Gotlib, et reste un héros assez atypique dans l’univers du maître de l’humour. Sorte de Droopy à la silhouette moins ramassée, mais tout aussi peu expressif, avec un air déprimé même dans les enthousiasmes les plus profonds, on sent clairement que Gotlib s’est inspiré de la jouissive créature de Tex Avery. Même si ce sera plutôt dans les délires de la Rubrique-à-Brac que cette influence sera la plus marquée. Mais « Gai-Luron » est une série plus en retenue, dans laquelle Gotlib ne lâche pas la bride à ses délires. Quoi que, si vous avez l’occasion de lire le dernier opus, paru au milieu des années 1980 (« La bataille navale … ou Gai-Luron en slip »), on retrouve un Gotlib au sommet de son art, avec un « Gai-Luron » qui penche franchement du côté de la RAB, voire de Rhââ Lovely ! C’est nettement plus adulte, le Luron en question, même s’il porte un slip, est beaucoup plus cru et obsédé : c’est mon album préféré de la série, même si je le trouve plus proche des RAB que du « Gai-Luron » originel (Newton y fait même une apparition, ainsi que Kador et Bidochon, de son ami Binet). Hormis ce dernier album donc, que je vous recommande chaudement, les albums précédents sont plus inégaux, même si on trouve quand même matière à agiter nos zygomatiques. C’est aussi plus « jeunesse » et moins déjanté que ce que j’aime généralement chez ce génie du gag qu’est Gotlib. Les amours involontairement platoniques de Gai-Luron et Belle Lurette me font parfois penser à ceux de Mademoizelle Jeanne et de Gaston. Fabcaro vient d’en faire une reprise intéressante, avec un humour un peu différent, mais efficace.

24/12/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Gai-Luron a vieilli, ce n'est pas un scoop mais cela jette un mauvais point pour conseiller l'achat de cette série. Alors qu'Achille Talon partait dans un délire verbal rempli de formules désuètes mais oh combien poétiques, ici notre chien, avatar de Droopy est souvent ennuyeux et sa romance avec l’inaccessible Belle Lurette finit par être lassante. S'il m'a fait parfois sourire Gai-Luron, n'a jamais provoqué chez moi cette franche hilarité que j'ai pu trouver chez Gaston par exemple, (celui de Franquin, pas le nôtre!). Comme l'ont dit les autres posteurs, voilà une bande qui s'adresse à un public plus jeune que les autres bandes de Gotlib. A feuilleter pour se faire une idée mais pas plus.

31/05/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Ce chien au physique impassible est un clin d'oeil direct au célèbre Droopy de Tex Avery. Comme son homologue U.S., sa façon détachée d'aborder les situations, son ennui perpétuel, son faciès désabusé et les objets réticents envers lui provoquent des situations comiques dans lesquelles son créateur, Marcel Gotlib, lance son héros sous forme de gags en 1 ou 2 planches. M'ouais, ben moi, j'ai jamais trouvé ça génial lorsque je lisais Pif-Gadget, il y avait des séries bien plus drôles pour se pisser aux culottes que "Gai-Luron", comme Les Tristus et les Rigolus par exemple. L'humour caustique de Gotlib n'était pas encore à ma portée, il ne le sera qu'avec Les Dingodossiers dans Pilote lorsqu'il aborde la BD sous un aspect plus adulte ; Gai-Luron est un personnage destiné à la jeunesse, Gotlib doit réfrener ses audaces. Malgré le côté loufoque du personnage, les facéties des autres personnages comme Jujube qui disparaît pour laisser place à Belle Lurette que le héros courtise platoniquement, la série ne m'attire pas, les gags sont très inégaux, parfois peu compréhensibles pour un gamin, Gotlib testant ses dons pour ses futures Bd où il se déchaînera dans Pilote et dans Fluide Glacial, où il redessine son héros en 1986, affublé d'un slip et modernisé ; mais même là où Gotlib, enfin libéré des contraintes liées aux publications enfantines, peut s'en donner à coeur joie dans un humour adulte, Gai-Luron me laisse toujours indifférent. Y'a des fois comme ça, où ça passe vraiment pas...

17/09/2013 (modifier)
Par Ned C.
Note: 2/5

Gai-Luron est notre Droopy national ; avec son air endormi et ses petites remarques cyniques bien placées. Je trouve que l’humour est assez lourdingue et basique. Certainement pas ce qu’a fait de meilleur Gotlib mais je ne vais pas m’étendre. On ne touche pas au « maître » et je pense que c’est tout à son honneur d’avoir voulu toucher un public plus jeune.

13/06/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Après moult tourments et hésitations, je ne mets quand même pas le conseil d'achat à cette BD. En effet, même si on retrouve la patte de Gotlib dans les dessins toujours très bien faits, et toujours pauvres en décors, malgré l'humour, j'ai trouvé l'ensemble trop inégal. Gai-Luron, c'est le Droopy de Gotlib, avec ses siestes, ses expressions au nombre de 1, ses petites historiettes et ses amis. Alors certes, je reconnais que Gotlib avait un rythme de production très intense, et ça se ressent, mais il faut avouer quand même qu'il tire sacrément son épingle du jeu. Les gags sont assez divers au final, jouant à la fois sur le caractère des personnages (flegmatique pour Gai-Luron, enjoué ou dépressif pour Jujube, quelque peu irritante et naïve pour Belle-Lurette ...), mais aussi sur divers autres sujets. Malgré certains gags redondants, j'ai trouvé que dans l'ensemble Gotlib fait preuve d'une magnifique inventivité tout au long des dix tomes, ce qui est assez remarquable. L'humour est souvent sympathique, parfois très bof, des fois hilarants, et c'est avec une larme de rire au coin des lèvres que je relis le gag parodiant le concombre masqué. De plus les interventions de la souris sont assez bien faites, tout comme sa coccinelle de la RaB. Une autre ombre au tableau : le dernier tome, appelé La bataille navale ou Gai-Luron en slip, écrit sur le tard et présentant un Gai-Luron pour adulte. C'est intéressant comme évolution, et on sent un trait plus proche de "Rah Lovely" que du "RaB", mais en même temps j'ai trouvé l'album beaucoup moins drôle, et plus d'une fois j'ai émis un simple bof. Alors pourquoi un 3/5 et un déconseille d'achat ? Parce que Gai-Luron est très inégal. Franchement inégal. Et surtout, Gai-Luron, c'est à petite dose. Trop en consommer, c'est mortel et on ne rit plus vraiment. Du coup à lire, mais avec parcimonie. Un mot sur la réédition en deux volumes : elle contient des bonus, planches non contenues dans les albums, assez sympathique et dans l'esprit du reste, mais là aussi inégal. Sinon elle est pratique pour lire un gag de temps en temps, sourire et rire un peu, mais il existe mieux en terme d'humour. Gai-Luron, indémodable certes, mais qui se fait un peu dépasser maintenant. Un géant qui bascule ... Mais Gotlib reste le maître qu'il est.

09/11/2012 (modifier)

Un chien flegmatique prenant toute situation comme extérieure à elle-même dans un univers ou l’amour absurde est roi typique de Gotlib. Voilà pour résumer. Côté dessin c’est du noir et nuances de gris, parfois couleur avec du trait fluide typique des productions d’humour. Simple, sobre efficace. Côté scénario, nous avons ici des scénettes d’une page (parfois un peu plus) avec notre chien flegmatique à qui il va arriver plein de choses. En guise de petit personnage de décor une souris très drôle (dans le même genre que la coccinelle) comme souffre douleur jujube le renard. Il y a un côté jubilatoire qui font que l’on rit beaucoup parfois, et puis d’autres on sourit et parfois bof. Bref c’est très inégal mais très plaisant en moyenne. La version pour adulte change complètement le style dans le dernier tome alors que les gags commençaient un peu à s’essouffler malgré tout le talent de renouvellement de Gotlib. J’avoue que l’amour avec belle lurette de gai luron m’a fait rire au début mais le sujet s’est vite essoufflée tant les gags étaient redondants. L’achat ne parait pas nécessaire sauf à en trouver d’occasion dans des vides greniers !

08/04/2009 (modifier)

Que de souvenirs de bonne lecture avec Gai-Luron ! Gai-Luron, je l'ai découvert il y a longtemps, en même temps que la rubrique à brac et je dois dire que j'ai autant aimé. Pour apprécier, il faut adhérer à l'humour pince sans rire et au comique de répétition que sait si bien utiliser Gotlib. Le gag qui démarre une énième fois par une lettre de Jean-Pierre Liégeois ou nos deux feignasses de Gai-Luron et Jujube assis contre un mur conserve toujours son petit effet comique. Gai-Luron, c'est le anti-héros par excellence, paresseux, maladroit, rêveur, parfois goujat, mais tellement attachant. Gotlib maîtrise parfaitement les expressions faciales des personnages, accentuant le comique des situations présentées. Gai-Luron a aussi comme ami Jujube, un sacré clown lui aussi, fidèle en amitié et plus jovial que son acolyte. Le renard loin d'être rusé est parfait pour mettre en lumière le Gai-Luron, il lui vole même des fois la vedette. Avec ces deux compères, les gags fusent et on atteint des sommets de drôlerie dans le tome 5, où les deux se mettent à parodier et singer un peu tout et n'importe quoi. La richesse des cases s'amplifie avec les tribulations de la petite souris, pendant de la coccinelle de la rubrique à brac, jamais envahissante et toujours utilisée à bon escient. Belle-Lurette est également un autre personnage secondaire intéressant, mais le rythme s'essouffle dans les derniers volumes. Gotlib a, en somme, soigné un univers où le lecteur s'y sent aussi bien que dans un dessin animé du style Tex Avery. C'est cela la force de Gai-Luron, c'est du 5/5 sans problème, malgré des derniers tomes plus quelconques et qui peinent à se renouveler. Gotlib a arrêté finalement sa série à temps. La joie de relire quelques uns de ces meilleurs volumes reste pour moi intacte et justifie la note maximale.

29/07/2008 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Une BD pour enfant, du moins au début, signée Gotlib. Les gags utilisent souvent du second degré incompréhensible pour un enfant et un univers un peu infantile pour un adulte ce qui rend la lecture un peu difficile. Personnellement, je trouve que le plupart des gags sont moyens, sauf ceux avec Belle-Lurette. J'aime bien ce personnage. Sa naïveté va bien avec la tristesse de Gai-Luron. J'aime bien leur couple totalement débile.

03/09/2007 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5

Une des premières œuvres de Gotlib ; Gai-Luron est d'ailleurs une des créations du maître que je préfère. Le personnage, proche du célèbre Droopy, est amusant et les situations frisent parfois l’absurde. Certaines planches sont d'une grande richesse dans la recherche d'une exploitation des codes de la bande dessinée. Le jeu sur les cadres, les plans et angles de vue était très novateur. Le problème, c’est que le texte est un peu trop abondant et cela peut rebuter la jeune génération. De plus, il est parfois un peu compliqué de saisir toute la portée référentielle des gags. Cependant, ne boudons pas notre plaisir car cette série est à lire et à relire et le travail de réédition de Fluide est d'excellente qualité.

27/10/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

"Gai-Luron", tel qu'on le connaît, fait sa première apparition dans l'hebdo "Vaillant" n° 1000 du 12 Juillet 1964... Au départ, en 1962, Gotlib met en scène les histoires de Nanar (un jeune garçon) et Jujube (un renard). Ces aventures débutent la même année dans le n° 906 de Vaillant. Le duo est vite rejoint par un troisième comparse : Piette, un autre gosse farceur. Et ce dernier va "tirer la couverture" à lui, reléguant au fil des semaines ses amis à une certaine discrétion. Mais Piette va, lui-aussi, être rejoint : mais par un chien. Ce sera le "joyeux" Gai-Luron, lequel s'amène en cette mi-Juillet. Quand j'y réfléchis bien, Gai-Luron, sous différents comportements, me rappelle le "Droopy" de Tex Avery. Il est aussi lymphatique, tient des propos bien humains et, l'air de rien, possède un réel talent comique. Petit à petit, ce cabot va s'accaparer le vedettariat des histoires. Son coeur va même chavirer pour Belle-Lurette, une charmante chienne vers qui n'ont cesse de voler ses pensées. Mais cet amour va rester platonique ; leurs émois les plus osés vont d'ailleurs consister en des jeux de bataille navale. Assez délirantes même ! Gai-Luron obtient un franc succès. Malgré cela, accaparé à d'autres tâches, Gotblib cède le relais graphique -dès 1970- à Henri Dufranne. Edité par Vaillant paraîtra "Gai-Luron Poche" ; 37 numéros de 1967 à Frévrier 1976. Puis... plus rien... Plus rien ??????.... 1986... "Il" fait son retour dix ans plus tard. Où ?... Dans Fluide Glacial. Qui plus est, Gotlib s'est remis à l'ouvrage. Et là, j'avoue que je suis entré dans un délire franc. Rhâââ Lovely !...Gai-Luron a, certes, un peu vieilli et porte même un slip ! Finies les gentilles histoires de ses débuts. Gai-Luron casse cette fois la baraque -et mes gencives à force de me marrer- dans un ton iconoclaste à réserver aux adultes !... Gotlib s'en donne à coeur joie. Un délire total, tant visuel que graphique ! Gai-Luron a eu "deux saisons de la vie" chacune a son charme et son style ; mais cette deuxième série est vraiment "pétante" de santé. Nom di dju !... J'ai coté 3/5 de moyenne ; mais la "nouvelle mouture" vaut un très bon 4/5 ! Oh que oui !...

04/10/2006 (modifier)