Le dessin est assez plaisant, bien que les décors soient presque inexistants. Les personnages par contre sont très expressifs.
Quant à l'histoire, je ne saurais en parler, et bien que j'aie lu ce diptyque il y a un peu plus d'un mois, je n'en garde pas le moindre souvenir, ça ne m'a absolument pas marqué, juste que j'étais déçue à la fin de ma lecture. Je ne me souviens pas non plus avoir vraiment ri, peut-être tout juste souri de temps en temps. Une vraie déception vu le nombre de bonnes critiques.
Ça m'a fait le même effet qu'avec Pacush Blues qui m'a mortellement ennuyé aussi.
Bds revendues.
J'avoue être agréablement surpris par cette BD...
Un énième manga de fight avec tout ce qui va avec (amitié renforcée dans l'adversité, dépassement de soi, potentiel latent, et patati, et patata...), mais pratiquement pas de petite culotte (malgré l'hypertrophie mammaire manifeste d'une des protagonistes), pas d'humour scatophilo-lourdingue...
A croire que ça ne s'adresse pas au même public que les mangas du même type. :)
Et j'ai même accroché à l'histoire dès le premier tome : je ne parviens pas vraiment à définir ce que je ressens à sa lecture... juste que ça se lit pépère, sans prise de tête, que les persos sont bien sympas, voire même charismatiques!
Quant aux dessins, ils sont loin d'être mauvais, c'est pas du Michel-Ange, mais c'est vraiment plaisant, pas surchargé, bien lisible, efficace!
Le 4ème tome est un peu décevant, mais bon, la suite se lit sans déplaisir.
J'aime bieng, moâ. :)
Update après lecture des 32 premiers tomes et plus (vive les scantrads): c'est looong, c'est parfois très beau, mais c'est loooooong et en plus, pour pas changer, c'est la course au grosbillisme; bref, ça avance pas super des masses et ça devient chiant, même si l'auteur développe intelligemment presque tous ses personnages, y compris les méchants qui vont se faire larder au bout de 4 ou 5 chapitres (par contre, les pépées sont super poumonées, c'en est indécent!).
Une bien jolie BD que voilà...
Une petite intrigue simple, sans fioritures, plus humaine que céleste finalement, où l'on est tout doucettement entraîné dans l'histoire, au gré des facéties de nos angelots confrontés à une hiérarchie angélique butée et à des démons retors.
Boiscommun est très impressionnant, seulement, je trouve le tout un peu raide, manquant de dynamisme, de vigueur... avec quelques erreurs de proportion! Sinon, c'est vraiment très beau!
Plaisant...
Update: après lecture de la série, je suis assez déçu, l'histoire du second tome étant assez faiblarde, sans surprise; quant au troisième tome, passé la surprise du changement de mise en couleur, on retrouve une histoire un peu plus attrayante... donc une série loin d'être mauvaise, mais peut-être pas assez bien exploitée, ou alors, je suis définitivement hors du cœur de cible.
Franchement, je m'attendais à mieux avec ce manga. Le nom de Taniguchi m'avait attiré et je fus très déçu de découvrir qu'il ne fait que le dessin et ça se voit. Je n'ai pas du tout apprécié l'histoire qui est remplie de combats sans grand intérêt et qui constituent le trois-quarts de l'album.
Les différents personnages qu'on croise dans le tome ne m'ont pas du tout intéressé et je ne vois pas en quoi ils peuvent être passionnants. De plus, je trouve la narration parfois confuse et je n'ai pas trop compris certaines péripéties. L'histoire du Japon sous forme de manga me passionne quand le récit est bon (Kenshin, L'arbre au soleil), mais là ça m'a plutôt ennuyé.
Voici ma première déception de la part de Jiro Taniguchi. Il faut dire qu'il ne fait que dessiner et que c'est un autre qui a écrit le scénario. Contrairement à l'excellent "Sommet des dieux", je n'ai pas du tout senti les sentiments des personnages et les histoires ne m'ont pas du tout semblé inoubliables.
L'un des gros défauts de ce one-shot est le personnage principal. Je trouve qui n'est pas du tout profond et touchant. On ne sait pas grand-chose de sa vie à part quelques indices qui sont donnés au lecteur au fil des différentes histoires présentes dans l'album. Je préfère mille fois Le Sommet des dieux qui contient beaucoup de péripéties de personnages passionnants.
Décidément, si ça continue comme ça, Pierre Veys va être catalogué comme un auteur qui ne réalise que des séries bd parodiques ! Après « Baker Street » (Sherlock Holmes), « les aventures de Philip et Francis » (Blake et Mortimer), etc… ce scénariste s’attaque au célèbre détective belge Hercule Poirot.
Bon, à vrai dire, la représentation caricaturale d’Hercule Poirot dans cette nouvelle série n’est pas souvent fidèle à sa véritable nationalité puisque le lecteur le voit se délecter du camembert et autres spécialités françaises ! Bon, je le comprends pleinement puisque celui-ci vit à Londres et quand on sait que la gastronomie anglo-saxonne est franchement dégueu… ok, je m’égare là !
Quant au scénario de ce premier tome, comment dire, ce n’est pas trop évident à vous l’expliquer : Hercule Poirot est chargé d’enquêter sur trois « accidents » complètement loufoques, tellement fadas d’ailleurs que le lecteur (et les protagonistes) se demande bien quel est le lien entre ces affaires ?
Je vais être franc : je ne vois pas ce qu’apporte cette nouvelle série dans la bd franco-belge ! Car, je ne discerne pas l’intérêt d’avoir créé une parodie d’Hercule Poirot d’autant plus que cette histoire aurait bien pu être adaptée pour l’autre série de Pierre Veys « Les aventures de Philip et Francis ». A ce rythme-là, on aura bientôt le droit à une adaptation bd satirique de tous les romans célèbres et ce, chez chaque éditeur !
Donc, « Hercule Potiron » manque –à mon avis- d’originalité !
A part ça, le récit m’est apparu tout de même assez marrant et plaisant à lire mais… je doute fort que les futurs tomes apporteront du neuf à la série ! Les personnages ne me sont pas apparus très attachants : Hercule Potiron y est très imbu de sa personne, son second Nastyngs y apparaît comme complètement idiot… bref, à mon avis, tous les protagonistes sont caricaturés dans ce mauvais sens du thème !
Graphiquement, si les expressions des personnages sont bien rendues et que ceux-ci sont facilement identifiables, le reste est très quelconque… le trait de Giancarlo Caracuzzo m’est apparu trop épais. De plus, l’auteur ne semble pas être très à l’aise pour dessiner des vues d’ensemble (erreurs de perspective).
Avec un graphisme peu convaincant, des personnages trop stéréotypés (et pas représentés dans leur meilleur jour), une histoire loufoque qui risque de se répéter dans les futurs tomes, « Hercule Potiron » m’est apparue comme une bd dispensable.
Seuls, les amateurs de récits satiriques devraient prendre du plaisir à lire cette bd… et encore, ce n’est pas gagné !
C'est la première fois que je lis une série de Claire Bretécher et j'espère sincèrement que ses autres bandes dessinées sont meilleures que ça.
Je n'ai pas du tout aimé le dessin trop simpliste de Bretécher. Je n'ai rien contre ce genre de style, mais là je n'ai pas du tout apprécié. Quant aux gags, j'ai ri, pendant la lecture d'un album, environ... euh... 5 fois. La plupart du temps, j'ai trouvé que c'était pitoyable et que c'était souvent prévisible et les lettres toutes attachées c'est très énervant à lire.
Je dois avouer que je trouve cela un peu moins mauvais que je l'imaginais. Contrairement à d'autres séries de Cauvin comme Les Psy et L'Agent 212, le sujet traité ne m'intéresse pas du tout et je ne voyais pas du tout comme ça pouvait être drôle.
Après la lecture des tomes, je dois dire que certaines histoires n'étaient pas mal. Cela me fait parfois rire et le dessin de Mazel rend la lecture très agréable. Malheureusement, comme pour beaucoup d'autres séries de Cauvin, ça devient très répétitif. Je n'ai rien contre les running gags, mais là c'est clairement du recyclage pur et simple.
Je ne rigole pas beaucoup en lisant un tome de "Julie, Claire, Cécile". Je pense que l'une des raisons est que je ne dois pas faire partie du public que les auteurs visent. J'ai toujours considéré cette série comme étant adressée à des adolescents qui pourraient se reconnaître dans les situations vécues par les trois héroïnes.
À part ça, je rejoins les autres avis négatifs. Le dessin est beau, mais les gags me font à peine sourire et je n'ai pas le souvenir d'avoir déjà ri devant ces histoires.
Après une période d'incertitude, nous avons enfin droit en France, à la lecture de Filles Perdues, dernier imposant pavé en date, écrit par le grand Alan Moore. Les dessins sont de Melinda Gebbie.
Alan Moore le magicien anticonformiste, scénariste à ses heures, a écrit quelques-uns des plus importants chefs d'œuvres de la BD. From Hell, V pour Vendetta... Des BD parues au siècle dernier qui résonnent encore bien fort dans l'esprit de ceux qui les ont lues.
Je pourrai m'étendre sur le talent de conteur d'Alan Moore, sur son génie de la narration à multiples niveaux de lecture, sur sa capacité à construire des scenarii de grande richesse... Inutile, cela a déjà été dit et écrit de nombreuses fois.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, il convient à mon sens de saluer le travail éditorial réalisé par Delcourt. En regard de son prix de vente, l'objet est de très bonne facture. L'album est beau et solide, le papier de bonne qualité.
Un défaut? Cet album pue un peu trop l'encre... à moins que cette odeur ne soit due au caractère sulfureux de l'œuvre qui agace nos sens des que l'on en entrouvre délicatement (ou pas) les pages...
Après un premier contact avec cette ostentatoire parure, il convient d'entrer plus profondément en cette œuvre pour enfin en apprécier la saveur intrinsèque.
Je mentirai en disant que je ne m'y attendais pas, Filles Perdues m'a déçu...
Et je crois tout simplement que c'est parce qu'il s'agit d'une BD pornographique.
Le fait que ce soit une BD porno n'est pas un mal, le problème vient du traitement. Il est difficile de construire une histoire extraordinaire autour de la sexualité à mes yeux, surtout quand cette sexualité nous est étalée sur autant de pages et enrobée d'autant de guimauve.
Certes, le message d'éveil et d'ouverture d'esprit auquel fait appel cette œuvre, est amené et présenté avec beaucoup d'intelligence.
Les textes de Moore sont bons, les dessins de Gebbie aussi, pourtant je n'ai pas ressenti une pleine fusion entre les mots et les images. Cette lecture m'est apparue comme un patchwork composé de phrases en nuance, d'écrits riches, de scènes de sexe en roue libre, d'illustrations pastel au style faussement naïf, de scènes oniriques à foison sorties du cerveau d'un opiomane...
J'ai eu du mal à m'immerger là dedans. Pourtant j'adore quand un auteur revisite un thème, offre une réflexion sur ce thème. Et quand c'est Alan Moore qui tient la plume, la lecture devient un régal. Quand le thème est fantastique, me fait rêver ou voyager, quand il s'agit d'une histoire extraordinaire... Mais, quand c'est une simple réalité de la vie comme le sexe qui est autant disséqué, j'accroche moins.
Je suis peut-être sectaire, mais à lire une BD porno, autant lire du Erich Von Gotha, au moins le but est clair, que l'on adhère ou pas aux phantasmes de l'auteur.
Le problème des Filles Perdues est très simple : Elles font réfléchir plus qu'elles n'excitent, si masturbation il y a, il s'agit de masturbation intellectuelle, et franchement je n'aime pas spécialement ça.
Après deux lectures, Filles Perdues risque hélas de rester longtemps sans être ouvert dans ma bibliothèque.
Ce livre est évidemment indispensable pour tous les fans d'Alan Moore (qui n'auront certainement pas attendu de lire mon avis avant de se le procurer), pour les lecteurs occasionnels, je me garderai bien de le conseiller.
JJJ
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La Geste de Gilles de Chin et du dragon de Mons
Le dessin est assez plaisant, bien que les décors soient presque inexistants. Les personnages par contre sont très expressifs. Quant à l'histoire, je ne saurais en parler, et bien que j'aie lu ce diptyque il y a un peu plus d'un mois, je n'en garde pas le moindre souvenir, ça ne m'a absolument pas marqué, juste que j'étais déçue à la fin de ma lecture. Je ne me souviens pas non plus avoir vraiment ri, peut-être tout juste souri de temps en temps. Une vraie déception vu le nombre de bonnes critiques. Ça m'a fait le même effet qu'avec Pacush Blues qui m'a mortellement ennuyé aussi. Bds revendues.
Bleach
J'avoue être agréablement surpris par cette BD... Un énième manga de fight avec tout ce qui va avec (amitié renforcée dans l'adversité, dépassement de soi, potentiel latent, et patati, et patata...), mais pratiquement pas de petite culotte (malgré l'hypertrophie mammaire manifeste d'une des protagonistes), pas d'humour scatophilo-lourdingue... A croire que ça ne s'adresse pas au même public que les mangas du même type. :) Et j'ai même accroché à l'histoire dès le premier tome : je ne parviens pas vraiment à définir ce que je ressens à sa lecture... juste que ça se lit pépère, sans prise de tête, que les persos sont bien sympas, voire même charismatiques! Quant aux dessins, ils sont loin d'être mauvais, c'est pas du Michel-Ange, mais c'est vraiment plaisant, pas surchargé, bien lisible, efficace! Le 4ème tome est un peu décevant, mais bon, la suite se lit sans déplaisir. J'aime bieng, moâ. :) Update après lecture des 32 premiers tomes et plus (vive les scantrads): c'est looong, c'est parfois très beau, mais c'est loooooong et en plus, pour pas changer, c'est la course au grosbillisme; bref, ça avance pas super des masses et ça devient chiant, même si l'auteur développe intelligemment presque tous ses personnages, y compris les méchants qui vont se faire larder au bout de 4 ou 5 chapitres (par contre, les pépées sont super poumonées, c'en est indécent!).
Anges
Une bien jolie BD que voilà... Une petite intrigue simple, sans fioritures, plus humaine que céleste finalement, où l'on est tout doucettement entraîné dans l'histoire, au gré des facéties de nos angelots confrontés à une hiérarchie angélique butée et à des démons retors. Boiscommun est très impressionnant, seulement, je trouve le tout un peu raide, manquant de dynamisme, de vigueur... avec quelques erreurs de proportion! Sinon, c'est vraiment très beau! Plaisant... Update: après lecture de la série, je suis assez déçu, l'histoire du second tome étant assez faiblarde, sans surprise; quant au troisième tome, passé la surprise du changement de mise en couleur, on retrouve une histoire un peu plus attrayante... donc une série loin d'être mauvaise, mais peut-être pas assez bien exploitée, ou alors, je suis définitivement hors du cœur de cible.
Kaze No Sho - Le Livre du vent
Franchement, je m'attendais à mieux avec ce manga. Le nom de Taniguchi m'avait attiré et je fus très déçu de découvrir qu'il ne fait que le dessin et ça se voit. Je n'ai pas du tout apprécié l'histoire qui est remplie de combats sans grand intérêt et qui constituent le trois-quarts de l'album. Les différents personnages qu'on croise dans le tome ne m'ont pas du tout intéressé et je ne vois pas en quoi ils peuvent être passionnants. De plus, je trouve la narration parfois confuse et je n'ai pas trop compris certaines péripéties. L'histoire du Japon sous forme de manga me passionne quand le récit est bon (Kenshin, L'arbre au soleil), mais là ça m'a plutôt ennuyé.
K (Kana)
Voici ma première déception de la part de Jiro Taniguchi. Il faut dire qu'il ne fait que dessiner et que c'est un autre qui a écrit le scénario. Contrairement à l'excellent "Sommet des dieux", je n'ai pas du tout senti les sentiments des personnages et les histoires ne m'ont pas du tout semblé inoubliables. L'un des gros défauts de ce one-shot est le personnage principal. Je trouve qui n'est pas du tout profond et touchant. On ne sait pas grand-chose de sa vie à part quelques indices qui sont donnés au lecteur au fil des différentes histoires présentes dans l'album. Je préfère mille fois Le Sommet des dieux qui contient beaucoup de péripéties de personnages passionnants.
Hercule Potiron
Décidément, si ça continue comme ça, Pierre Veys va être catalogué comme un auteur qui ne réalise que des séries bd parodiques ! Après « Baker Street » (Sherlock Holmes), « les aventures de Philip et Francis » (Blake et Mortimer), etc… ce scénariste s’attaque au célèbre détective belge Hercule Poirot. Bon, à vrai dire, la représentation caricaturale d’Hercule Poirot dans cette nouvelle série n’est pas souvent fidèle à sa véritable nationalité puisque le lecteur le voit se délecter du camembert et autres spécialités françaises ! Bon, je le comprends pleinement puisque celui-ci vit à Londres et quand on sait que la gastronomie anglo-saxonne est franchement dégueu… ok, je m’égare là ! Quant au scénario de ce premier tome, comment dire, ce n’est pas trop évident à vous l’expliquer : Hercule Poirot est chargé d’enquêter sur trois « accidents » complètement loufoques, tellement fadas d’ailleurs que le lecteur (et les protagonistes) se demande bien quel est le lien entre ces affaires ? Je vais être franc : je ne vois pas ce qu’apporte cette nouvelle série dans la bd franco-belge ! Car, je ne discerne pas l’intérêt d’avoir créé une parodie d’Hercule Poirot d’autant plus que cette histoire aurait bien pu être adaptée pour l’autre série de Pierre Veys « Les aventures de Philip et Francis ». A ce rythme-là, on aura bientôt le droit à une adaptation bd satirique de tous les romans célèbres et ce, chez chaque éditeur ! Donc, « Hercule Potiron » manque –à mon avis- d’originalité ! A part ça, le récit m’est apparu tout de même assez marrant et plaisant à lire mais… je doute fort que les futurs tomes apporteront du neuf à la série ! Les personnages ne me sont pas apparus très attachants : Hercule Potiron y est très imbu de sa personne, son second Nastyngs y apparaît comme complètement idiot… bref, à mon avis, tous les protagonistes sont caricaturés dans ce mauvais sens du thème ! Graphiquement, si les expressions des personnages sont bien rendues et que ceux-ci sont facilement identifiables, le reste est très quelconque… le trait de Giancarlo Caracuzzo m’est apparu trop épais. De plus, l’auteur ne semble pas être très à l’aise pour dessiner des vues d’ensemble (erreurs de perspective). Avec un graphisme peu convaincant, des personnages trop stéréotypés (et pas représentés dans leur meilleur jour), une histoire loufoque qui risque de se répéter dans les futurs tomes, « Hercule Potiron » m’est apparue comme une bd dispensable. Seuls, les amateurs de récits satiriques devraient prendre du plaisir à lire cette bd… et encore, ce n’est pas gagné !
Les GnanGnan
C'est la première fois que je lis une série de Claire Bretécher et j'espère sincèrement que ses autres bandes dessinées sont meilleures que ça. Je n'ai pas du tout aimé le dessin trop simpliste de Bretécher. Je n'ai rien contre ce genre de style, mais là je n'ai pas du tout apprécié. Quant aux gags, j'ai ri, pendant la lecture d'un album, environ... euh... 5 fois. La plupart du temps, j'ai trouvé que c'était pitoyable et que c'était souvent prévisible et les lettres toutes attachées c'est très énervant à lire.
Les Paparazzi
Je dois avouer que je trouve cela un peu moins mauvais que je l'imaginais. Contrairement à d'autres séries de Cauvin comme Les Psy et L'Agent 212, le sujet traité ne m'intéresse pas du tout et je ne voyais pas du tout comme ça pouvait être drôle. Après la lecture des tomes, je dois dire que certaines histoires n'étaient pas mal. Cela me fait parfois rire et le dessin de Mazel rend la lecture très agréable. Malheureusement, comme pour beaucoup d'autres séries de Cauvin, ça devient très répétitif. Je n'ai rien contre les running gags, mais là c'est clairement du recyclage pur et simple.
Julie, Claire, Cécile
Je ne rigole pas beaucoup en lisant un tome de "Julie, Claire, Cécile". Je pense que l'une des raisons est que je ne dois pas faire partie du public que les auteurs visent. J'ai toujours considéré cette série comme étant adressée à des adolescents qui pourraient se reconnaître dans les situations vécues par les trois héroïnes. À part ça, je rejoins les autres avis négatifs. Le dessin est beau, mais les gags me font à peine sourire et je n'ai pas le souvenir d'avoir déjà ri devant ces histoires.
Filles perdues
Après une période d'incertitude, nous avons enfin droit en France, à la lecture de Filles Perdues, dernier imposant pavé en date, écrit par le grand Alan Moore. Les dessins sont de Melinda Gebbie. Alan Moore le magicien anticonformiste, scénariste à ses heures, a écrit quelques-uns des plus importants chefs d'œuvres de la BD. From Hell, V pour Vendetta... Des BD parues au siècle dernier qui résonnent encore bien fort dans l'esprit de ceux qui les ont lues. Je pourrai m'étendre sur le talent de conteur d'Alan Moore, sur son génie de la narration à multiples niveaux de lecture, sur sa capacité à construire des scenarii de grande richesse... Inutile, cela a déjà été dit et écrit de nombreuses fois. Avant d'entrer dans le vif du sujet, il convient à mon sens de saluer le travail éditorial réalisé par Delcourt. En regard de son prix de vente, l'objet est de très bonne facture. L'album est beau et solide, le papier de bonne qualité. Un défaut? Cet album pue un peu trop l'encre... à moins que cette odeur ne soit due au caractère sulfureux de l'œuvre qui agace nos sens des que l'on en entrouvre délicatement (ou pas) les pages... Après un premier contact avec cette ostentatoire parure, il convient d'entrer plus profondément en cette œuvre pour enfin en apprécier la saveur intrinsèque. Je mentirai en disant que je ne m'y attendais pas, Filles Perdues m'a déçu... Et je crois tout simplement que c'est parce qu'il s'agit d'une BD pornographique. Le fait que ce soit une BD porno n'est pas un mal, le problème vient du traitement. Il est difficile de construire une histoire extraordinaire autour de la sexualité à mes yeux, surtout quand cette sexualité nous est étalée sur autant de pages et enrobée d'autant de guimauve. Certes, le message d'éveil et d'ouverture d'esprit auquel fait appel cette œuvre, est amené et présenté avec beaucoup d'intelligence. Les textes de Moore sont bons, les dessins de Gebbie aussi, pourtant je n'ai pas ressenti une pleine fusion entre les mots et les images. Cette lecture m'est apparue comme un patchwork composé de phrases en nuance, d'écrits riches, de scènes de sexe en roue libre, d'illustrations pastel au style faussement naïf, de scènes oniriques à foison sorties du cerveau d'un opiomane... J'ai eu du mal à m'immerger là dedans. Pourtant j'adore quand un auteur revisite un thème, offre une réflexion sur ce thème. Et quand c'est Alan Moore qui tient la plume, la lecture devient un régal. Quand le thème est fantastique, me fait rêver ou voyager, quand il s'agit d'une histoire extraordinaire... Mais, quand c'est une simple réalité de la vie comme le sexe qui est autant disséqué, j'accroche moins. Je suis peut-être sectaire, mais à lire une BD porno, autant lire du Erich Von Gotha, au moins le but est clair, que l'on adhère ou pas aux phantasmes de l'auteur. Le problème des Filles Perdues est très simple : Elles font réfléchir plus qu'elles n'excitent, si masturbation il y a, il s'agit de masturbation intellectuelle, et franchement je n'aime pas spécialement ça. Après deux lectures, Filles Perdues risque hélas de rester longtemps sans être ouvert dans ma bibliothèque. Ce livre est évidemment indispensable pour tous les fans d'Alan Moore (qui n'auront certainement pas attendu de lire mon avis avant de se le procurer), pour les lecteurs occasionnels, je me garderai bien de le conseiller. JJJ