Un curieux album, qui offre un huis clos fort teinté de mélancolie. Bon, c’est vrai, on y trouve de multiples clichés : des rancoeurs ravivées, des amours anciennes qui renaissent, des plaies de l’adolescence qui s’ouvrent à nouveau. Il est vrai que ces anciennes amitiés « réactivées » peuvent parfois donner lieu à de nouvelles de crises longtemps tues.
Le dessin ?… pas trop mon fort de café mais le graphisme est contrebalancé par une colorisation aux crayons de couleurs d’un bel effet ; une sorte de retour aux jeunes années. Côté sombre des personnages, côté douceur de la mise en image et de sa palette graphique restreinte (peu de tons) ; il en résulte un album intéressant même si –narrativement- il ne m’a pas apporté grand chose.
Une BD « made in Germany »… assez rare dans la production actuelle. Ca vaut la peine d’être lu. Mais sans plus.
Cela a déjà été dit mais en effet, difficile de résister à l'achat de cette superbe première édition, au contenu graphique prometteur, composée d'une sublime couverture et agrémentée de 32 pages de croquis.
Le dessin est assez fascinant, du grand spectacle graphique, surtout en ce qui concerne les paysages où le dessinateur laisse libre court à sa vaste imagination.
Malheureusement, le scénario n'est, pour ce premier tome, absolument pas à la hauteur de ces dessins oniriques. Il est très léger, le récit est très bref (la BD se lit d'ailleurs en 15 minutes), les personnages sont niais et pas intéressants, surtout Ewen, qui passe pour un bourrin à deux neurones avec deux obsessions : tuer tous les Norwegs qui bougent et se taper la belle Alis. Un peu mince en somme...
Avec un peu de recul, on s'aperçoit que tout est fait dans ce volume pour mettre en valeur la qualité graphique de la BD : Grand format, grandes cases (parfois une seule par page), textes quasiment absents, croquis en bonus...
J'ai donc pris ce premier tome comme une succession de beaux dessins, parcourus avec beaucoup d'intérêt je dois dire, malgré la déception du scénario. Sait-on jamais, le tome 2 réussira peut-être à trouver un équilibre plus abouti entre les dessins et l'histoire.
Attendons donc la suite, mais pour l'instant, je ne conseille pas l'achat (15 €).
Vu le nombre de critiques positives, je pensais lire une bonne série historique, mais ce ne fut pas le cas. L'idée de départ était intéressante : Neuf familles se partagent l'Europe grâce à l'Église Catholique ! Malheureusement, il ne se passe pas grand chose en 7 tomes ou plutôt on ne sait rien sur ces familles et sur le diable que le cardinal Trebaldi semble craindre. Et puis il faut dire que le scénario est rempli de stéréotypes et de clichés dignes d'un mauvais film d'Hollywood.
Tout d'abord, les personnages ne sont que des stéréotypes qu'on a déjà vu mille fois : Le méchant très méchant, le héros arrogant qui a une très grande chance et couche avec toutes les filles qu'il rencontre, la fille qui est amoureuse du héros bien qu'elle dit vouloir le tuer au moins 1000 fois pas tome, etc. Je préfère les personnages qui ont une personnalité originale.
Le pire ce sont les invraisemblances et je suis bien d'accord avec ce qu'à écrit Katz. Sérieusement, est-ce que vous pensez vraiment que les habitants de Rome croiraient un type qui débarque de nul part en disant qu'il a trouvé la vraie croix de Saint-Pierre ? Quant au châtiment qu'à reçu Rochnan pour avoir trahi les musulmans, ça m'a fait éclater de rire tellement c'est ridicule. D'ailleurs, pour moi, le coup de 'Va chercher la vraie croix de Saint-Pierre' c'est juste pour faire durer la série le plus longtemps possible. Je pourrais aussi parler du fait que le Scorpion se balade en tout tranquillité à Rome alors qu'il a plein de moines-soldats et qu'en plus il est accusé de complicité dans le meurtre du Pape. Ou est passée la logique du scénariste ?
Je termine mon avis avec ce que j'ai le plus détesté : les textes narratifs qui font le parallèle entre le Scorpion et les animaux du même nom ! J'ai trouvé cela très chiant à lire et je ne vois pas l'intérêt de ces textes. C'est tout ce que j'avais à dire sur cette série.
Quoi que... Je vais profiter de cet avis pour dire un truc que je n'ai jamais compris : le cardinal veut tuer le Scorpion pour ne pas qu'il détruise son plan, mais celui-ci semblait s'en ficher du cardinal et si ce dernier n'avait pas voulu le tuer, le Scorpion l'aurait laissé tranquille et ne mettrait pas tout son énergie à vouloir sa perte. En gros, le cardinal aurait du laisser le Scorpion en paix s'il ne voulait pas qu'il détruise son plan. Comme ce n'est pas la première fois que je vois un méchant vouloir tuer un héros pour un plan dont ce dernier ne sait rien, je me pose des questions sur l'intelligence moyenne des méchants de fiction.
Après la lecture du tome 1. Je ne lirai pas les autres tomes.
J'ai trouvé le trait agréable, graphiquement il n'y a pas grand chose à reprocher à cette BD.
Par contre, les histoires m'ont parues insipides malgré quelques notes d'humour bien venues.
On ne retient rien après lecture et l'on se demande quel était le sens de ce projet.
Sue les 5 histoires, seule la première m'a plu, les autres m'ayant parues de plus en plus fades et sans finalités.
La lecture est facile mais le contenu reste insuffisant à mon goût pour justifier l'achat.
J'avoue que j'attendais plus de cet album.
Déjà, le titre m'avait intrigué. Bien sûr, le sous-titre en couverture dissipe un peu vite cet état, mais j'avais trouvé intéressant le parti-pris de prendre un texte en décalage.
Le contexte historique m'intéressait, moi qui ai visité assez récemment la Grèce et ses vestiges antiques. J'espérais pouvoir trouver une histoire à la fois distrayante et pédagogique (enfin, je voulais en savoir plus sur le Colosse de Rhodes).
Et en fait je me suis pas mal ennuyé à cette lecture. J'ai eu du mal à différencier les personnages masculins de l'histoire, dont les relations et les rôles sont un peu flous. De même l'histoire elle-même n'est vraiment pas fluide. Ro parle d'enlisement dans la seconde partie, pour moi le récit est très vite englué. Je n'ai rien appris sur la construction du Colosse de Rhodes. Je ne sais pas si le conte est fidèle à la légende (voire à l'Histoire), et du coup j'ai encore moins apprécié ma lecture.
Le dessin d'Archerand n'est pas désagréable, mais ses proportions anatomiques aléatoires m'ont semblé un peu dommageables.
Bref, une lecture mineure en ce qui me concerne, cependant je souhaite aux auteurs de continuer à publier, un jour la qualité viendra, s'ils continuent à choisir des histoires un peu originales.
Corteggiani nous compte une histoire possible de la mafia sicilienne par l’intermédiaire d’un vieux journaliste qui fut proche du gros caïd du milieu pendant toute sa vie.
On y retrouve donc tous les ingrédients qui ont fait le succès des parrains ou des affranchis. Ce n’est pas dénué d’intérêt mais c’est un peu lourd ; on a le droit à une myriade de noms italiens et les évènements s’enchaînent un peu trop vite pour que l’on assimile toutes les connections complexes du milieu de la pègre. On s’y perd donc et on n’a pas vraiment le temps de s’attacher aux personnages hormis celui du héros Ciro Villanova qui narre ses aventures aux intérêts relatifs, à deux journalistes contemporains. Finalement le premier cycle de 10 tomes se termine à l’époque de cette interview sans qu’on ait pu se rendre compte de l’enjeu mis en avant.
Les dessins de Malès sont pas mal, quant à ceux de Mitton, j’ai trouvé son style classique excellent, son graphisme donne du charisme aux personnages… très agréable.
Le second cycle de 4 tomes ne présente pas beaucoup d’intérêt. On s’intéresse maintenant aux mafias russe et marseillaise par l’intermédiaire d’un des deux journalistes du premier cycle qui évolue dans la première et écrit un bouquin sur la seconde. Ca n’apporte rien à cette série qui finalement perd beaucoup à commencer par le sens de son titre. Il est juste enrichissant de connaître une partie de l’histoire du milieu français. Le dessinateur quand à lui est assez décevant dans un style trop épuré.
Rien d’exceptionnel donc, pas une mauvaise série, mais cette fresque est inutilement longue et donc ennuyeuse.
Un album qui « fleure bon » l’Italie et où l’humour au second degré et caricature se marient de bonne façon.
Seulement voilà : je n’ai pas ressenti de réel intérêt aux pérégrinations de cette bande de joyeux crétins, d’un curé fana de boxe, du petit voleur des rues, de la « ragazza » pomponnée. Pourtant « quasi tout » y est : l’époque –l’Italie de fin de seconde guerre mondiale-, des personnages typés, un graphisme qui –même si dépouillé- montre un réel talent.
Tout cela aurait pu donner une « comédie à l’italienne » assez délectable et savoureuse dans ses développements. Ben non… j’ai eu affaire à un tome « plat » qui, sans me rebuter, ne m’a pas attiré. L’alchimie du postulat et du dessin était pourtant prometteuse. Mais non, ce n’est pas encore ici que je découvrirai une éventuelle recette de pierre philosophale d’un tome qui m’aurait pleinement satisfait.
Dommage : ça aurait pu être (beaucoup) mieux.
J’ai lu –enfin, essayé de lire- une œuvre que l’on peut qualifier d’intimiste. Je me suis retrouvé à Paris où j’ai rencontré trois artistes : un peintre, un pianiste et un écrivain qui, invités par une fondation, s’y retrouvent pour recevoir un prix de prestige.
C’est ensuite l’intervention d’une journaliste qui, fascinée par les secrets de la création d’une œuvre, va provoquer des rencontres avec ces trois personnages.
Et alors ?… ben… on s’interroge sur l’art, on se pose des interrogations, on y va de souvenirs, de questionnements…
Et alors ?… ben… je ne sais toujours pas car, sincèrement, je ne sais pourquoi l’existence de cet album. Il ne m’a rien amené, ne m’a rien offert si ce n’est un graphisme réaliste vraiment pas « conventionnel » dans sa forme. A part ça ?… ben… et alors ?…
Mwouais… tout ça ne nous ramènera pas le Congo !
« Eva » ?… (prêté par ma belle-fille) : un petit livre sympa, une sorte de petit témoignage de notre temps. Picault y va d’une sorte de style ingénu où l’humour a (heureusement) sa place. J’ai ainsi fait connaissance de sortes de chipies adultes, de jeunes femmes qui –dans un certain sens- n’ont pas grandi (du moins dans leur esprit).
Le dessin ?… j’aime pas trop. Je sais, il en faut pour tous les goûts ; de l’hyper compliqué (façon Druillet) au trait simplifié. Est-ce la mise en page ?… le trait « brut » ?… la simplification voulue des personnages et décors ?… la colorisation ?… je ne sais… mais ce n’est vraiment pas ma tasse de café. Attention, je ne veux absolument pas écrire que c’est mauvais : Picault a un style très personnel qui –dans un sens- rend bien sur papier la vie de son héroïne et tranche dans les conventions « habituelles » d’une BD.
Mais c’est comme ça : je n’apprécie pas trop. Mais peut-être suis-je déjà un peu trop « vieux » pour encaisser cette forme de « nouvelle » BD ?…
Je ne connaissais pas du tout la pièce Ubu Roi, à part de réputation évidemment, et j'espérais bien la découvrir avec cette BD. Eh bien, j'ai bien l'impression après lecture que ça ne m'aurait guère plu de voir cela au théâtre.
Je n'avais déjà pas tellement accroché à l'adaptation de Macbeth par Casanave. Le dessin ne m'y plait que moyennement. Je sais que cet auteur est capable de belles prouesses graphiques, décors pleins d'âme et personnages pleins de vie, mais son style me semble régulièrement trop brouillon dans cette BD.
Quant au récit, c'est trop burlesque mais aussi souvent trop gras à mon goût, et ce n'est ni assez drôle ni assez marquant pour moi. Je comprends la sensation qu'a pu faire cette pièce à l'époque de sa sortie, en 1896, mais depuis il est paru tant et tant de récits absurdes, délirants ou burlesques que celui-ci parait bien fade et inopérant à mon goût. J'ai même trouvé le récit assez longuet dès le second acte, l'effet de surprise et l'intérêt m'ayant quitté.
Je n'accroche pas à cette pièce ou peut-être à son adaptation BD ici présente, mais en tout cas j'ai peiné pour achever cette lecture.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Retard
Un curieux album, qui offre un huis clos fort teinté de mélancolie. Bon, c’est vrai, on y trouve de multiples clichés : des rancoeurs ravivées, des amours anciennes qui renaissent, des plaies de l’adolescence qui s’ouvrent à nouveau. Il est vrai que ces anciennes amitiés « réactivées » peuvent parfois donner lieu à de nouvelles de crises longtemps tues. Le dessin ?… pas trop mon fort de café mais le graphisme est contrebalancé par une colorisation aux crayons de couleurs d’un bel effet ; une sorte de retour aux jeunes années. Côté sombre des personnages, côté douceur de la mise en image et de sa palette graphique restreinte (peu de tons) ; il en résulte un album intéressant même si –narrativement- il ne m’a pas apporté grand chose. Une BD « made in Germany »… assez rare dans la production actuelle. Ca vaut la peine d’être lu. Mais sans plus.
Ewen
Cela a déjà été dit mais en effet, difficile de résister à l'achat de cette superbe première édition, au contenu graphique prometteur, composée d'une sublime couverture et agrémentée de 32 pages de croquis. Le dessin est assez fascinant, du grand spectacle graphique, surtout en ce qui concerne les paysages où le dessinateur laisse libre court à sa vaste imagination. Malheureusement, le scénario n'est, pour ce premier tome, absolument pas à la hauteur de ces dessins oniriques. Il est très léger, le récit est très bref (la BD se lit d'ailleurs en 15 minutes), les personnages sont niais et pas intéressants, surtout Ewen, qui passe pour un bourrin à deux neurones avec deux obsessions : tuer tous les Norwegs qui bougent et se taper la belle Alis. Un peu mince en somme... Avec un peu de recul, on s'aperçoit que tout est fait dans ce volume pour mettre en valeur la qualité graphique de la BD : Grand format, grandes cases (parfois une seule par page), textes quasiment absents, croquis en bonus... J'ai donc pris ce premier tome comme une succession de beaux dessins, parcourus avec beaucoup d'intérêt je dois dire, malgré la déception du scénario. Sait-on jamais, le tome 2 réussira peut-être à trouver un équilibre plus abouti entre les dessins et l'histoire. Attendons donc la suite, mais pour l'instant, je ne conseille pas l'achat (15 €).
Le Scorpion
Vu le nombre de critiques positives, je pensais lire une bonne série historique, mais ce ne fut pas le cas. L'idée de départ était intéressante : Neuf familles se partagent l'Europe grâce à l'Église Catholique ! Malheureusement, il ne se passe pas grand chose en 7 tomes ou plutôt on ne sait rien sur ces familles et sur le diable que le cardinal Trebaldi semble craindre. Et puis il faut dire que le scénario est rempli de stéréotypes et de clichés dignes d'un mauvais film d'Hollywood. Tout d'abord, les personnages ne sont que des stéréotypes qu'on a déjà vu mille fois : Le méchant très méchant, le héros arrogant qui a une très grande chance et couche avec toutes les filles qu'il rencontre, la fille qui est amoureuse du héros bien qu'elle dit vouloir le tuer au moins 1000 fois pas tome, etc. Je préfère les personnages qui ont une personnalité originale. Le pire ce sont les invraisemblances et je suis bien d'accord avec ce qu'à écrit Katz. Sérieusement, est-ce que vous pensez vraiment que les habitants de Rome croiraient un type qui débarque de nul part en disant qu'il a trouvé la vraie croix de Saint-Pierre ? Quant au châtiment qu'à reçu Rochnan pour avoir trahi les musulmans, ça m'a fait éclater de rire tellement c'est ridicule. D'ailleurs, pour moi, le coup de 'Va chercher la vraie croix de Saint-Pierre' c'est juste pour faire durer la série le plus longtemps possible. Je pourrais aussi parler du fait que le Scorpion se balade en tout tranquillité à Rome alors qu'il a plein de moines-soldats et qu'en plus il est accusé de complicité dans le meurtre du Pape. Ou est passée la logique du scénariste ? Je termine mon avis avec ce que j'ai le plus détesté : les textes narratifs qui font le parallèle entre le Scorpion et les animaux du même nom ! J'ai trouvé cela très chiant à lire et je ne vois pas l'intérêt de ces textes. C'est tout ce que j'avais à dire sur cette série. Quoi que... Je vais profiter de cet avis pour dire un truc que je n'ai jamais compris : le cardinal veut tuer le Scorpion pour ne pas qu'il détruise son plan, mais celui-ci semblait s'en ficher du cardinal et si ce dernier n'avait pas voulu le tuer, le Scorpion l'aurait laissé tranquille et ne mettrait pas tout son énergie à vouloir sa perte. En gros, le cardinal aurait du laisser le Scorpion en paix s'il ne voulait pas qu'il détruise son plan. Comme ce n'est pas la première fois que je vois un méchant vouloir tuer un héros pour un plan dont ce dernier ne sait rien, je me pose des questions sur l'intelligence moyenne des méchants de fiction.
Les Coeurs boudinés
Après la lecture du tome 1. Je ne lirai pas les autres tomes. J'ai trouvé le trait agréable, graphiquement il n'y a pas grand chose à reprocher à cette BD. Par contre, les histoires m'ont parues insipides malgré quelques notes d'humour bien venues. On ne retient rien après lecture et l'on se demande quel était le sens de ce projet. Sue les 5 histoires, seule la première m'a plu, les autres m'ayant parues de plus en plus fades et sans finalités. La lecture est facile mais le contenu reste insuffisant à mon goût pour justifier l'achat.
Petit conte léguminesque (ou comment le colosse de Rhodes a été construit)
J'avoue que j'attendais plus de cet album. Déjà, le titre m'avait intrigué. Bien sûr, le sous-titre en couverture dissipe un peu vite cet état, mais j'avais trouvé intéressant le parti-pris de prendre un texte en décalage. Le contexte historique m'intéressait, moi qui ai visité assez récemment la Grèce et ses vestiges antiques. J'espérais pouvoir trouver une histoire à la fois distrayante et pédagogique (enfin, je voulais en savoir plus sur le Colosse de Rhodes). Et en fait je me suis pas mal ennuyé à cette lecture. J'ai eu du mal à différencier les personnages masculins de l'histoire, dont les relations et les rôles sont un peu flous. De même l'histoire elle-même n'est vraiment pas fluide. Ro parle d'enlisement dans la seconde partie, pour moi le récit est très vite englué. Je n'ai rien appris sur la construction du Colosse de Rhodes. Je ne sais pas si le conte est fidèle à la légende (voire à l'Histoire), et du coup j'ai encore moins apprécié ma lecture. Le dessin d'Archerand n'est pas désagréable, mais ses proportions anatomiques aléatoires m'ont semblé un peu dommageables. Bref, une lecture mineure en ce qui me concerne, cependant je souhaite aux auteurs de continuer à publier, un jour la qualité viendra, s'ils continuent à choisir des histoires un peu originales.
De Silence et de Sang
Corteggiani nous compte une histoire possible de la mafia sicilienne par l’intermédiaire d’un vieux journaliste qui fut proche du gros caïd du milieu pendant toute sa vie. On y retrouve donc tous les ingrédients qui ont fait le succès des parrains ou des affranchis. Ce n’est pas dénué d’intérêt mais c’est un peu lourd ; on a le droit à une myriade de noms italiens et les évènements s’enchaînent un peu trop vite pour que l’on assimile toutes les connections complexes du milieu de la pègre. On s’y perd donc et on n’a pas vraiment le temps de s’attacher aux personnages hormis celui du héros Ciro Villanova qui narre ses aventures aux intérêts relatifs, à deux journalistes contemporains. Finalement le premier cycle de 10 tomes se termine à l’époque de cette interview sans qu’on ait pu se rendre compte de l’enjeu mis en avant. Les dessins de Malès sont pas mal, quant à ceux de Mitton, j’ai trouvé son style classique excellent, son graphisme donne du charisme aux personnages… très agréable. Le second cycle de 4 tomes ne présente pas beaucoup d’intérêt. On s’intéresse maintenant aux mafias russe et marseillaise par l’intermédiaire d’un des deux journalistes du premier cycle qui évolue dans la première et écrit un bouquin sur la seconde. Ca n’apporte rien à cette série qui finalement perd beaucoup à commencer par le sens de son titre. Il est juste enrichissant de connaître une partie de l’histoire du milieu français. Le dessinateur quand à lui est assez décevant dans un style trop épuré. Rien d’exceptionnel donc, pas une mauvaise série, mais cette fresque est inutilement longue et donc ennuyeuse.
Romano
Un album qui « fleure bon » l’Italie et où l’humour au second degré et caricature se marient de bonne façon. Seulement voilà : je n’ai pas ressenti de réel intérêt aux pérégrinations de cette bande de joyeux crétins, d’un curé fana de boxe, du petit voleur des rues, de la « ragazza » pomponnée. Pourtant « quasi tout » y est : l’époque –l’Italie de fin de seconde guerre mondiale-, des personnages typés, un graphisme qui –même si dépouillé- montre un réel talent. Tout cela aurait pu donner une « comédie à l’italienne » assez délectable et savoureuse dans ses développements. Ben non… j’ai eu affaire à un tome « plat » qui, sans me rebuter, ne m’a pas attiré. L’alchimie du postulat et du dessin était pourtant prometteuse. Mais non, ce n’est pas encore ici que je découvrirai une éventuelle recette de pierre philosophale d’un tome qui m’aurait pleinement satisfait. Dommage : ça aurait pu être (beaucoup) mieux.
Trois artistes à Paris
J’ai lu –enfin, essayé de lire- une œuvre que l’on peut qualifier d’intimiste. Je me suis retrouvé à Paris où j’ai rencontré trois artistes : un peintre, un pianiste et un écrivain qui, invités par une fondation, s’y retrouvent pour recevoir un prix de prestige. C’est ensuite l’intervention d’une journaliste qui, fascinée par les secrets de la création d’une œuvre, va provoquer des rencontres avec ces trois personnages. Et alors ?… ben… on s’interroge sur l’art, on se pose des interrogations, on y va de souvenirs, de questionnements… Et alors ?… ben… je ne sais toujours pas car, sincèrement, je ne sais pourquoi l’existence de cet album. Il ne m’a rien amené, ne m’a rien offert si ce n’est un graphisme réaliste vraiment pas « conventionnel » dans sa forme. A part ça ?… ben… et alors ?…
Eva - J.F. se cherche désespérément
Mwouais… tout ça ne nous ramènera pas le Congo ! « Eva » ?… (prêté par ma belle-fille) : un petit livre sympa, une sorte de petit témoignage de notre temps. Picault y va d’une sorte de style ingénu où l’humour a (heureusement) sa place. J’ai ainsi fait connaissance de sortes de chipies adultes, de jeunes femmes qui –dans un certain sens- n’ont pas grandi (du moins dans leur esprit). Le dessin ?… j’aime pas trop. Je sais, il en faut pour tous les goûts ; de l’hyper compliqué (façon Druillet) au trait simplifié. Est-ce la mise en page ?… le trait « brut » ?… la simplification voulue des personnages et décors ?… la colorisation ?… je ne sais… mais ce n’est vraiment pas ma tasse de café. Attention, je ne veux absolument pas écrire que c’est mauvais : Picault a un style très personnel qui –dans un sens- rend bien sur papier la vie de son héroïne et tranche dans les conventions « habituelles » d’une BD. Mais c’est comme ça : je n’apprécie pas trop. Mais peut-être suis-je déjà un peu trop « vieux » pour encaisser cette forme de « nouvelle » BD ?…
Ubu Roi
Je ne connaissais pas du tout la pièce Ubu Roi, à part de réputation évidemment, et j'espérais bien la découvrir avec cette BD. Eh bien, j'ai bien l'impression après lecture que ça ne m'aurait guère plu de voir cela au théâtre. Je n'avais déjà pas tellement accroché à l'adaptation de Macbeth par Casanave. Le dessin ne m'y plait que moyennement. Je sais que cet auteur est capable de belles prouesses graphiques, décors pleins d'âme et personnages pleins de vie, mais son style me semble régulièrement trop brouillon dans cette BD. Quant au récit, c'est trop burlesque mais aussi souvent trop gras à mon goût, et ce n'est ni assez drôle ni assez marquant pour moi. Je comprends la sensation qu'a pu faire cette pièce à l'époque de sa sortie, en 1896, mais depuis il est paru tant et tant de récits absurdes, délirants ou burlesques que celui-ci parait bien fade et inopérant à mon goût. J'ai même trouvé le récit assez longuet dès le second acte, l'effet de surprise et l'intérêt m'ayant quitté. Je n'accroche pas à cette pièce ou peut-être à son adaptation BD ici présente, mais en tout cas j'ai peiné pour achever cette lecture.