Quelle déception ! L'espoir d'en apprendre plus sur la prodigieuse Tenochtitlan (ancien nom de la ville de Mexico à l'apogée de l'empire Aztèque) et sur les circonstances de la chute de cet empire m'avait attiré vers cet album. Mais le résultat n'est vraiment pas à la hauteur de mes espérances.
Pour commencer, le dessin est très moyen. Il fait preuve de beaucoup d'imprécisions et de défauts techniques. Il a des airs quasiment amateurs par moment. Et la mise en page ainsi que la narration visuelle sont souvent ratées.
Quant au récit, il nous plonge beaucoup trop vite au coeur du sujet. Première page : boum, l'empereur Moctezuma se fait tuer. Deuxième page, l'action commence. Avant cela, aucune présentation du contexte, rien, strictement rien. Qui a tué l'empereur ? Dans quelles circonstances ? Que font Cortes et ses hommes dans son palais ? Que s'est-il passé auparavant ? Quelles sont les factions en présence ? Il faut tout deviner ou savoir (pour peu que l'on s'y connaisse précisément en Histoire mais dans ce cas-là la lecture de la BD devient inutile) car rien ou presque ne sera expliqué.
La narration est complètement embrouillée. Les dialogues sont confus, bourrés de fautes et de mots manquants ou en trop. J'ai régulièrement eu l'impression d'avoir manqué des cases, des pages entières, voire tout un épisode précédent qui aurait peut-être été publié dans un magazine quelconque mais pas en album.
Au final, le premier tiers de l'album est quasi incompréhensible tant il est confus, le second tiers est plus simple mais pas très intéressant, et la fin redevient de nouveau complètement embrouillée dès que l'action reprend.
C'est vraiment trop mal raconté à mon goût. C'est d'autant plus dommage que les auteurs ont quand même réussi à donner vie à un peuple aztèque assez crédible et historiquement détaillé.
Une suite était annoncée, nommée Eldorado, mais elle ne verra pas le jour...
Etrange série qui mélange la science-fiction avec l'héroic fantasy dans la plus pure tradition de la quête suite à une énième prophétie. Nous avons l'impression de lire deux bandes dessinées totalement différentes tant le lien qui les relie n'est pas évident. Bref, la coordination ne fonctionne pas du tout.
C'est vraiment dommage car on tenait là un concept très intéressant : le fait de pouvoir punir un criminel en envoyant son esprit dans le corps d'une autre personne dans un univers décalé (mieux vaut cela que la mort!). Cependant, dès le deuxième tome, l'histoire se matérialise en quelque chose à la fois de banal et d'incontrôlable.
Le quatrième tome se transforme en "coeur de dragon", bref du n'importe quoi mélangé à toutes les sauces. Il est vrai que cette série méconnue n'a peut-être pas trouvé son public ce qui explique son arrêt brutal car plus de nouvelles depuis.
Je ne dirai pas un mot sur le graphisme ! ...
Pauvre Léonard, sublime savant qui passe ici pour un petit inventeur du dimanche, même physiquement il ne dégage rien, si ce n'est une grande indifférence.
Le dessin a un petit air vieillot dû aux couleurs d'il y a quinze ans. Les bâtiments et décors sont eux bien réussis mais l'ambiance qui se dégage donne un sentiment de vide. En dehors de protagonistes il n'y a que très peu de passants, uniquement dans quelques rares cases, on a donc l'impression de se retrouver dans une ville fantôme, froide et désertique. C'est l'hiver oui, mais ce n'est pas une raison pour garder tout ce joli monde cloîtré à l'intérieur des maisons.
Les personnages ne sont pas très bien dessinés, surtout dans une bd qui met en scène le magistral Léonard de Vinci et sa précision inégalable pour dessiner le corps humain, le faciès des écorchés est plutôt risible et n'accorde que peu de crédibilité au récit. Sans parler de la machine volante inventée par Léonard qui n'a certainement pas fonctionné avec la facilité que l'on veut bien nous montrer ici. Évidemment je fais la difficile, une bonne fiction avec des personnages anonymes aurait été meilleure, y croira qui veut, mais avec un personnage ayant réellement existé et de surcroît le génial de Vinci c'est plutôt risqué.
Ce récit manque cruellement de vie, de beauté et de génie, mais bon cela peut se lire, d'un œil.
Une oeuvre de commande dans laquelle Hergé n'a pas trop investi.
Très typé des années 30-40, une famille modèle qui finit par agacer à la longue, Bob et Bobette étaient nettement plus dynamiques à ce niveau. Il est vrai que Jo, Zette et Jocko souffrent de la proximité du grand frère Tintin.
Ca se laisse lire, peut-être à collectionner pour certains, presque un document d'époque avec des bonnes pages à intérieur, mais pas à mettre au panthéon de la BD.
Je situe mal ce manga...
Je reconnais que ça peut être utile pour ceux et celles qui débutent mais nous sommes en France, pas au Japon, où la situation est plus... bloquée. Il est vrai que je suis de la génération Love and Peace... ça aide :)
Se laisse lire, si on admet une bonne fois pour toutes que le mari est un abruti et que la femme est une naïve à 100%. Si si.
A lire par curiosité. J'ai des doutes sur la tenue dans le temps d'une telle histoire. Et donc, 32 volumes au Japon, ça me sidère. Mais bon...
Je ne sais pas si je suis passé à côté de cette lecture, mais je n'y ai pris que peu de plaisir.
Le dessin est pourtant agréable mais la narration a miné le récit.
Le contenu n'apporte pas grand chose d'original.
Il en faut pour tous les goûts mais je préfère amplement lire un Civiello que ce genre de BD.
L'ensemble trop décousu ne laissera pas une trace indélébile dans ma petite mémoire.
BD dispensable mais non illisible.
Je vais être moins tendre que mon prédécesseur.
Difficile de développer sur cette BD, le scénario est si inconsistant qu'il tiendrait presque sur un ticket de métro, le personnage principal est moins attachant que l'âne qui lui sert de monture. Les ennemis qu'ils croisent sont des espèces de patchwork constitués d'un peu d'éléments de western, un peu de post-nuke, un peu de nazi, manque plus qu'un peu de SM cuir... ça sent un peu le renfermé tout ça. Pour couronner le tout, ils n'ont guère plus à dire que l'âne du Shaolin Cowboy.
Reste les dessins de Darrow dans leur ensemble et les quelques trouvailles dont il parsème les pages, ces infimes détails que l'on prend plaisir à chercher dans cette débauche surchargés d'objet hétéroclites dessinés, mais même sur ce point Geoff Darrow ne convainc pas comme il avait su la faire avec "Hard-Boiled" par exemple. Car si "Hard-Boiled" se suit de façon fluide malgré l'orgie graphique qui s'en dégage, c'est loin d'être le cas avec Shaolin Cowboy.
A feuilleter, pourquoi pas ? Le lire c'est une autre histoire.
Dommage, pourtant j'aime bien les cow-boys et le Kung-fu...
JJJ
Bon, j'avoue que l'Argentine ne m'a jamais fasciné. Et le nom de Carlos Gardel m'est presque inconnu. Mais comme d'habitude cet album m'est passé entre les mains, donc je l'ai lu.
Au final cette première partie m'a laissé assez froid. On a droit à une sorte de débat/procès concernant le personnage de Gardel, je dis bien "personnage", puisque la personne est sujette, semble-t-il, à nombre d'interrogations, sur tous ses comportements, sur son identité même.
Les auteurs ont donc décidé de prendre des libertés avec le mythe, pour essayer d'en combler de façon fantasmatique les nombreux trous. Positionnement intéressant, mais malheureusement ce la ne m'a pas passionné du tout. En plus je n'ai me vraiment pas le trait de Muñoz, du coup cette lecture a été assez déplaisante, ou plutôt plate en ce qui me concerne.
J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Pourtant, grand admirateur de Fabien Nury -je possède toutes les bd qu'il a scénarisé- j'ai peu accroché à cette histoire qui oscille sans cesse entre fantastique et polar des années de la prohibition. Seuls les rapports père (le personnage de Gordon Devries est un salaud très réussi)-fils vers la fin relance l'intérêt de l'intrigue principale (le mystère de ces morts-vivants), intrigue qui est noyée, à mon avis, dans trop d'éléments annexes. (Règlements de comptes entre bandes rivales, vie amoureuse de Jeff, la vie dissolue de Gordon...).
Bref un sentiment mitigé, un sentiment de trop peu ou de pas assez, selon le côté où l'on se place. Mais la suite (et fin) étant prévue dès janvier 2009, je gage que l'histoire va être plus prenante.
Reste le dessin de Manini, qui restitue parfaitement l'atmosphère de violence de cet univers mafieux. Un bémol, j'avais quelquefois du mal à reconnaitre tel ou tel personnage d'une page à l'autre.
Disons le clairement tout de suite, j'ai bien hésité à mettre 1/5. Car à part le dessin, il n'y a pas grand chose à garder dans cet album...
Le trait est maitrisé, le héros a une bonne bouille tout a fait sympathique, l'architecture décalée des lieux est superbe et enfin les jeux d'ombres et de lumières que nous offre le noir et blanc sont une réussite.
Mais alors c'est quoi cette histoire ? Enfin si on peut parler d'histoire. Le pauvre Jean déambule dans cet endroit perdu, sans but et sans cohérence. Pas d'intrigue pour captiver l'attention du lecteur et pas non plus d'explication sur les tenants et les aboutissants de ce lieu pourtant si étrange. On a envie de comprendre ce qu'il fait là, qu'est ce que c'est que ce pensionnat, mais on ne le saura jamais.
La narration abuse un peu de la voie off, ce qui rend la lecture encore un peu plus fastidieuse. Bref le phalanstère au bout du monde c'est beau, mais c'est ennuyeux.
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Miguel de Alhama - Noche triste
Quelle déception ! L'espoir d'en apprendre plus sur la prodigieuse Tenochtitlan (ancien nom de la ville de Mexico à l'apogée de l'empire Aztèque) et sur les circonstances de la chute de cet empire m'avait attiré vers cet album. Mais le résultat n'est vraiment pas à la hauteur de mes espérances. Pour commencer, le dessin est très moyen. Il fait preuve de beaucoup d'imprécisions et de défauts techniques. Il a des airs quasiment amateurs par moment. Et la mise en page ainsi que la narration visuelle sont souvent ratées. Quant au récit, il nous plonge beaucoup trop vite au coeur du sujet. Première page : boum, l'empereur Moctezuma se fait tuer. Deuxième page, l'action commence. Avant cela, aucune présentation du contexte, rien, strictement rien. Qui a tué l'empereur ? Dans quelles circonstances ? Que font Cortes et ses hommes dans son palais ? Que s'est-il passé auparavant ? Quelles sont les factions en présence ? Il faut tout deviner ou savoir (pour peu que l'on s'y connaisse précisément en Histoire mais dans ce cas-là la lecture de la BD devient inutile) car rien ou presque ne sera expliqué. La narration est complètement embrouillée. Les dialogues sont confus, bourrés de fautes et de mots manquants ou en trop. J'ai régulièrement eu l'impression d'avoir manqué des cases, des pages entières, voire tout un épisode précédent qui aurait peut-être été publié dans un magazine quelconque mais pas en album. Au final, le premier tiers de l'album est quasi incompréhensible tant il est confus, le second tiers est plus simple mais pas très intéressant, et la fin redevient de nouveau complètement embrouillée dès que l'action reprend. C'est vraiment trop mal raconté à mon goût. C'est d'autant plus dommage que les auteurs ont quand même réussi à donner vie à un peuple aztèque assez crédible et historiquement détaillé. Une suite était annoncée, nommée Eldorado, mais elle ne verra pas le jour...
La Roue
Etrange série qui mélange la science-fiction avec l'héroic fantasy dans la plus pure tradition de la quête suite à une énième prophétie. Nous avons l'impression de lire deux bandes dessinées totalement différentes tant le lien qui les relie n'est pas évident. Bref, la coordination ne fonctionne pas du tout. C'est vraiment dommage car on tenait là un concept très intéressant : le fait de pouvoir punir un criminel en envoyant son esprit dans le corps d'une autre personne dans un univers décalé (mieux vaut cela que la mort!). Cependant, dès le deuxième tome, l'histoire se matérialise en quelque chose à la fois de banal et d'incontrôlable. Le quatrième tome se transforme en "coeur de dragon", bref du n'importe quoi mélangé à toutes les sauces. Il est vrai que cette série méconnue n'a peut-être pas trouvé son public ce qui explique son arrêt brutal car plus de nouvelles depuis. Je ne dirai pas un mot sur le graphisme ! ...
Vinci
Pauvre Léonard, sublime savant qui passe ici pour un petit inventeur du dimanche, même physiquement il ne dégage rien, si ce n'est une grande indifférence. Le dessin a un petit air vieillot dû aux couleurs d'il y a quinze ans. Les bâtiments et décors sont eux bien réussis mais l'ambiance qui se dégage donne un sentiment de vide. En dehors de protagonistes il n'y a que très peu de passants, uniquement dans quelques rares cases, on a donc l'impression de se retrouver dans une ville fantôme, froide et désertique. C'est l'hiver oui, mais ce n'est pas une raison pour garder tout ce joli monde cloîtré à l'intérieur des maisons. Les personnages ne sont pas très bien dessinés, surtout dans une bd qui met en scène le magistral Léonard de Vinci et sa précision inégalable pour dessiner le corps humain, le faciès des écorchés est plutôt risible et n'accorde que peu de crédibilité au récit. Sans parler de la machine volante inventée par Léonard qui n'a certainement pas fonctionné avec la facilité que l'on veut bien nous montrer ici. Évidemment je fais la difficile, une bonne fiction avec des personnages anonymes aurait été meilleure, y croira qui veut, mais avec un personnage ayant réellement existé et de surcroît le génial de Vinci c'est plutôt risqué. Ce récit manque cruellement de vie, de beauté et de génie, mais bon cela peut se lire, d'un œil.
Jo, Zette et Jocko
Une oeuvre de commande dans laquelle Hergé n'a pas trop investi. Très typé des années 30-40, une famille modèle qui finit par agacer à la longue, Bob et Bobette étaient nettement plus dynamiques à ce niveau. Il est vrai que Jo, Zette et Jocko souffrent de la proximité du grand frère Tintin. Ca se laisse lire, peut-être à collectionner pour certains, presque un document d'époque avec des bonnes pages à intérieur, mais pas à mettre au panthéon de la BD.
Step up love story
Je situe mal ce manga... Je reconnais que ça peut être utile pour ceux et celles qui débutent mais nous sommes en France, pas au Japon, où la situation est plus... bloquée. Il est vrai que je suis de la génération Love and Peace... ça aide :) Se laisse lire, si on admet une bonne fois pour toutes que le mari est un abruti et que la femme est une naïve à 100%. Si si. A lire par curiosité. J'ai des doutes sur la tenue dans le temps d'une telle histoire. Et donc, 32 volumes au Japon, ça me sidère. Mais bon...
Le Camp-Volant
Je ne sais pas si je suis passé à côté de cette lecture, mais je n'y ai pris que peu de plaisir. Le dessin est pourtant agréable mais la narration a miné le récit. Le contenu n'apporte pas grand chose d'original. Il en faut pour tous les goûts mais je préfère amplement lire un Civiello que ce genre de BD. L'ensemble trop décousu ne laissera pas une trace indélébile dans ma petite mémoire. BD dispensable mais non illisible.
Le Shaolin Cowboy
Je vais être moins tendre que mon prédécesseur. Difficile de développer sur cette BD, le scénario est si inconsistant qu'il tiendrait presque sur un ticket de métro, le personnage principal est moins attachant que l'âne qui lui sert de monture. Les ennemis qu'ils croisent sont des espèces de patchwork constitués d'un peu d'éléments de western, un peu de post-nuke, un peu de nazi, manque plus qu'un peu de SM cuir... ça sent un peu le renfermé tout ça. Pour couronner le tout, ils n'ont guère plus à dire que l'âne du Shaolin Cowboy. Reste les dessins de Darrow dans leur ensemble et les quelques trouvailles dont il parsème les pages, ces infimes détails que l'on prend plaisir à chercher dans cette débauche surchargés d'objet hétéroclites dessinés, mais même sur ce point Geoff Darrow ne convainc pas comme il avait su la faire avec "Hard-Boiled" par exemple. Car si "Hard-Boiled" se suit de façon fluide malgré l'orgie graphique qui s'en dégage, c'est loin d'être le cas avec Shaolin Cowboy. A feuilleter, pourquoi pas ? Le lire c'est une autre histoire. Dommage, pourtant j'aime bien les cow-boys et le Kung-fu... JJJ
Carlos Gardel - La Voix de l'Argentine
Bon, j'avoue que l'Argentine ne m'a jamais fasciné. Et le nom de Carlos Gardel m'est presque inconnu. Mais comme d'habitude cet album m'est passé entre les mains, donc je l'ai lu. Au final cette première partie m'a laissé assez froid. On a droit à une sorte de débat/procès concernant le personnage de Gardel, je dis bien "personnage", puisque la personne est sujette, semble-t-il, à nombre d'interrogations, sur tous ses comportements, sur son identité même. Les auteurs ont donc décidé de prendre des libertés avec le mythe, pour essayer d'en combler de façon fantasmatique les nombreux trous. Positionnement intéressant, mais malheureusement ce la ne m'a pas passionné du tout. En plus je n'ai me vraiment pas le trait de Muñoz, du coup cette lecture a été assez déplaisante, ou plutôt plate en ce qui me concerne.
Necromancy
J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Pourtant, grand admirateur de Fabien Nury -je possède toutes les bd qu'il a scénarisé- j'ai peu accroché à cette histoire qui oscille sans cesse entre fantastique et polar des années de la prohibition. Seuls les rapports père (le personnage de Gordon Devries est un salaud très réussi)-fils vers la fin relance l'intérêt de l'intrigue principale (le mystère de ces morts-vivants), intrigue qui est noyée, à mon avis, dans trop d'éléments annexes. (Règlements de comptes entre bandes rivales, vie amoureuse de Jeff, la vie dissolue de Gordon...). Bref un sentiment mitigé, un sentiment de trop peu ou de pas assez, selon le côté où l'on se place. Mais la suite (et fin) étant prévue dès janvier 2009, je gage que l'histoire va être plus prenante. Reste le dessin de Manini, qui restitue parfaitement l'atmosphère de violence de cet univers mafieux. Un bémol, j'avais quelquefois du mal à reconnaitre tel ou tel personnage d'une page à l'autre.
Le phalanstère du bout du monde
Disons le clairement tout de suite, j'ai bien hésité à mettre 1/5. Car à part le dessin, il n'y a pas grand chose à garder dans cet album... Le trait est maitrisé, le héros a une bonne bouille tout a fait sympathique, l'architecture décalée des lieux est superbe et enfin les jeux d'ombres et de lumières que nous offre le noir et blanc sont une réussite. Mais alors c'est quoi cette histoire ? Enfin si on peut parler d'histoire. Le pauvre Jean déambule dans cet endroit perdu, sans but et sans cohérence. Pas d'intrigue pour captiver l'attention du lecteur et pas non plus d'explication sur les tenants et les aboutissants de ce lieu pourtant si étrange. On a envie de comprendre ce qu'il fait là, qu'est ce que c'est que ce pensionnat, mais on ne le saura jamais. La narration abuse un peu de la voie off, ce qui rend la lecture encore un peu plus fastidieuse. Bref le phalanstère au bout du monde c'est beau, mais c'est ennuyeux.