Sans sa place parmi le top nouveautés du site, je n’aurais jamais eu la motivation de lire « Baal » car je n’aime pas vraiment le coup de patte de Ludovic Lambour. Mais, la curiosité m’a emporté en pensant passer un bon moment de lecture… je fus très déçu !
A vrai dire, j’ai trouvé assez fascinante la première moitié du livre lorsque l’auteur nous présente une sorte d’enquête menée par un homme prénommé Eric. Ça se passe à la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, ce dernier vient d’apprendre qu’il est le tuteur du fils (âgé de 10 ans) de sa sœur qui vient de mourir. Mais cet enfant va disparaître de son orphelinat quelques jours après leur rencontre, Eric entreprend donc de le retrouver…
En parallèle, Matt, un militaire américain qui a été engagé en Irak va essayer de « vendre » un objet qu’il a volé à Bagdad afin de démarrer une vie normale avec sa fiancée. Cependant, la transition va mal se passer…
Ces deux êtres qui n’ont rien de commun entre eux vont ensuite se rencontrer : cette deuxième moitié de la bd m’est apparue très décevante !
Oui vraiment, je n’ai pas du tout apprécié le dénouement car il m’est apparu très guignolesque ! La première moitié de l’album présageait un récit d’enquête policière, la suite plongera cette histoire dans l’ésotérisme et une scène – attention ! SPOILER ! - encore plus ridicule que celle d’ « Indiana Jones et le temple maudit » (pourtant, j’aime bien ce film !) ! C’est ce final qui m’a complètement gâché la lecture de « Baal » ! Dommage car Eric et Matt me sont apparus comme des personnages assez attachants, le récit se passant en Irak est –à mon avis- très réaliste et j’ai eu l’impression d’être au cœur de l’action. Quant aux recherches d’Eric pour retrouver son neveu, l’intrigue est accrocheuse et me donnait l’envie de connaître le fin mot de cette histoire.
Je ne m’étalerai pas sur le dessin de Ludovic Lambour car je n’aime pas sa façon de mettre des sortes d’ « hachures » sur le visage de ses personnages. De plus, les décors me sont apparus trop souvent vides (ils sont comblés la plupart du temps par une couleur…) même si leurs présences n’auraient pas apporté grand’chose à son histoire.
Il est vraiment dommage que j’ai détesté le dénouement de ce récit car la première moitié du livre qui présente les deux principaux protagonistes m’est apparu captivante.
Ce début qui partait sur une enquête policière mélangé avec du thriller va ensuite plonger de plus en plus vers l’ésotérisme, genre que je n’affectionne pas.
Finalement, cette bd est une grosse déception pour moi !
Un dessin assez joli mais sans que l'on s'extasie non plus et les deux ou trois planches de Civiello que l'on trouve éparpillées dans les tomes m'ont passablement énervée, je me suis dit qu'il aurait pu faire toute la série, non ?
Le scénario quant à lui est trop axé sur l'action et n'a absolument rien d'exceptionnel ; des querelles de loups-garous, des gens qui se transforment en loups-garous ou qui au pire qui servent de nourriture aux loups-garous, et voilà. C'est assez ennuyeux et les personnages ne sont absolument pas attachants, ce qui peut leur arriver n'a finalement aucune importance. Même le dessin qui est assez agréable à regarder ne rattrape pas le manque d'idées, d'ailleurs je n'ai pas eu le courage de lire le dernier tome, les trois premiers m'ayant suffi.
A réserver aux fans absolus de loups-garous.
Les histoires où les mathématiques viennent résoudre tous les problèmes je n'accroche pas et ce genre de scénario a déjà été traité. Je n'ai peut-être pas l'esprit assez scientifique pour apprécier cette bd, mais le tout m'a paru exagéré et fort improbable. Même si c'est une fiction je ne suis pas réellement entrée dans l'histoire. Cela dit le scénario est bien mené avec pas mal d'action et aucun ralentissement, c'est la raison pour laquelle je veux bien lui accorder deux étoiles. Par contre je ferai l'impasse sur le deuxième cycle.
D'autant plus que le dessin a tout pour me déplaire, je le trouve trop peu travaillé voire grossier et les couleurs informatisées ne sont vraiment pas belles à mon goût.
Mon avis sur Vagabond tiendra dans ces quelques mots : à réserver aux mordus d'arts martiaux.
Tout comme Rody et Kael je me suis arrêtée au tome 7 et c'est bien suffisant, au-delà je risquerais de faire seppuku. C'est lent, mais que c'est lent ! L'histoire n'avance pas tellement elle est encombrée de combats et bien que le dessin soit magnifique, c'est pour regarder quoi ? Je vous laisse deviner ? Des combats d'arts martiaux bien sûr ! Le tome 6 est un combat du début à la fin ! De plus le côté un peu niais des personnages m'a aussi franchement énervée, j'ai dit un peu ? Je reprends, le côté carrément niais des personnages m'a royalement gavé, là c'est mieux.
Au risque de me répéter, si vous n'aimez pas les combats de sabre passez votre chemin, sinon cette série est pour vous, profitez-en bien.
Je m'attendais à un récit vraiment original et ce n'est pas vraiment le cas. Il n'y a que le premier tome qui sorte vraiment du lot et le contraste entre celui-ci et les suivants est tellement marqué que la déception est d'autant plus grande. Tout d'abord dans sa narration séduisante et percutante mais qui devient totalement banale et perd tout son charme dans les autres tomes.
Les personnages sont d'une banalité exaspérante, on les a déjà rencontrés maintes fois, si ce n'est dans la vie réelle c'est dans les autres bd, livres ou films, et leurs petits problèmes existentiels sont inintéressants au possible. Le pire c'est que l'histoire s'enlise sur ceux-ci et on veut absolument nous conter leurs petits soucis par le menu au détriment de la trame principale de l'histoire.
Le dessin n'est pas ce que je préfère mais il est correct et finalement s'accorde bien avec cette histoire on ne peut plus conventionnelle, mais ce n'est que mon avis…
Ce one shot aurait pu faire partie de la série "Mort London" mais il peut se lire indépendamment même si de nombreuses références y sont faites.
Le récit a de forts accents lovecraftiens mais il m'a paru fade et j'ai eu l'impression que l'histoire était survolée afin de ne pas s'embourber.
Le dessin sans être désagréable, ne m'a vraiment convaincu : le trait n'est pas sûr et la colorisation est souvent grossière certainement pour donner un certain effet mais l'effet escompté n'est pas au rendez vous.
Je ne vais pas épiloguer sur cette BD, elle conviendra certainement aux fans du genre mais peu aux autres lecteurs.
A emprunter éventuellement.
A l'image du dessin le scénario m'a paru très fouillis et un peu lourd, un grand capharnaüm d'idées lancées en vrac, avec comme fil conducteur les personnages eux-mêmes. Il y du potentiel dans cette bd je veux bien le reconnaître, mais il ne m'a pas réellement touchée.
Pour commencer je suis la plupart du temps réfractaire à toute conversation qui touche à la religion et ici on nous gratifie de passages de lecture de la bible... un vrai supplice ! De plus le discours un peu pédagogique sur la façon de lire et d'appréhender les livres est assez soporifique, ce discours s'adresse à qui ? A des enfants ? D'autres sujets viennent se greffer comme la toute-puissance de la télévision, la persécution, la manipulation, etc. il y a quelques réflexions intéressantes.
Ajouté à cela l'histoire de Vi et de Ian, entre déviance sexuelle et abus moral, je n'ai pas bien saisi le rapport avec le reste de l'œuvre. Pourtant en général j'apprécie les lectures un peu décalées, mais celle-ci s'est avérée trop longue et m'a finalement fait perdre l'intérêt que j'en avais au début.
La version noir et blanc que j'ai lue n'est pas mal, avec un graphisme simple et riche en détails, mais trop peu contrasté ce qui donne une impression de trop-plein. Il est dommage que cette série n'ait pas été colorisée entièrement, cela aurait rendu la lecture plus agréable.
Le graphisme de ce manhwa me plait beaucoup. Il me fait penser au style de l'auteur chinois Nie Jun (My street) dont j'apprécie énormément la personnalité et l'originalité du dessin. On retrouve un trait et un univers assez similaire, mélange de réalisme et de détails délirants, véhicules, bâtiments ou petits personnages et animaux au second plan. Les compositions sont variées et la maîtrise technique est vraiment au rendez-vous. Seul regret, les passages d'actions qui sont assez fouillis et nettement moins réussis à mon goût.
Pour le graphisme, ce manhwa vaut vraiment le coup d'oeil.
Pour le scénario, par contre, non.
Le récit est une suite de combats à la violence omniprésente et purement gratuite. Les personnages sont pour une moitié des débiles, pour l'autre moitié des poseurs à l'allure "cool et ténébreuse". Ajouté à ces deux défauts qui auraient suffi à me rebuter, il faut aussi compter sur une petite dose de scatologie.
L'histoire est longue à se mettre en place, mais y aura-t-il finalement une histoire ? N'allons-nous pas tout simplement suivre des personnages sans charisme qui passent leur temps à se battre, à s'insulter, à se défier et à mourir dans des gerbes de sang ?
Ca ne m'intéresse pas.
Je me suis fortement ennuyée en lisant cette histoire, histoire que l'on connaît déjà par ailleurs. Vue et re-vue ? Avec les "re-re-re" on pourrait remplir quelques pages. Et cette fin ? Tellement prévisible.
J'ai lu quelques autres critiques et presque tout le monde s'accorde à dire que le scénario est plutôt banal et sans réelle surprise, mais presque tous mettent de bonnes notes… J'estime pour ma part que même si le récit est bien mené, sans temps morts, etc. etc. ce n'est pas suffisant pour lui accorder ces quelques étoiles supplémentaires, car mon ennui a été le plus fort et il m'a fait dire à la fin de la série : "pfff… c'est quoi ce truc, encore un pompage !", certes sans être exigeants ça se laisse lire.
Enfin, pour faire une comparaison avec par exemple La Bête de Chabouté, qui n'est pas exceptionnel non plus dans son scénario, mais dont l'humour et la façon de mener l'histoire lui donnent un charme et un attrait particulier, dont "Comptine d'Halloween" est malheureusement dépourvue.
Le dessin est plutôt bon, même si les couleurs sont un peu trop informatisées, à mon goût.
Difficile de comprendre la raison ayant poussé à éditer ce manga en France...
Il raconte la vie monotone d'une chatte devenue servante (?). Cette dernière est naïve et soumise. Elle passe sa vie à travailler, à s'interroger sur la complexité de la famille pour laquelle elle travaille et à culpabiliser parce qu'elle ne s'estime pas assez soumise ni travailleuse. Une caricature de la vision à l'ancienne des femmes par les japonais : soumises et soucieuses d'être aussi soumises que possible.
Le dessin est très épuré, offrant deux cases sans saveur par page. La technique est médiocre car certains visages sont vraiment moches.
Et il ne se passe quasiment rien... C'est ennuyeux au possible...
Ce manga n'a rien de mauvais ou haïssable, mais quel intérêt à part peut-être découvrir une forme de l'état d'esprit de certains japonais ?
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Baal
Sans sa place parmi le top nouveautés du site, je n’aurais jamais eu la motivation de lire « Baal » car je n’aime pas vraiment le coup de patte de Ludovic Lambour. Mais, la curiosité m’a emporté en pensant passer un bon moment de lecture… je fus très déçu ! A vrai dire, j’ai trouvé assez fascinante la première moitié du livre lorsque l’auteur nous présente une sorte d’enquête menée par un homme prénommé Eric. Ça se passe à la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, ce dernier vient d’apprendre qu’il est le tuteur du fils (âgé de 10 ans) de sa sœur qui vient de mourir. Mais cet enfant va disparaître de son orphelinat quelques jours après leur rencontre, Eric entreprend donc de le retrouver… En parallèle, Matt, un militaire américain qui a été engagé en Irak va essayer de « vendre » un objet qu’il a volé à Bagdad afin de démarrer une vie normale avec sa fiancée. Cependant, la transition va mal se passer… Ces deux êtres qui n’ont rien de commun entre eux vont ensuite se rencontrer : cette deuxième moitié de la bd m’est apparue très décevante ! Oui vraiment, je n’ai pas du tout apprécié le dénouement car il m’est apparu très guignolesque ! La première moitié de l’album présageait un récit d’enquête policière, la suite plongera cette histoire dans l’ésotérisme et une scène – attention ! SPOILER ! - encore plus ridicule que celle d’ « Indiana Jones et le temple maudit » (pourtant, j’aime bien ce film !) ! C’est ce final qui m’a complètement gâché la lecture de « Baal » ! Dommage car Eric et Matt me sont apparus comme des personnages assez attachants, le récit se passant en Irak est –à mon avis- très réaliste et j’ai eu l’impression d’être au cœur de l’action. Quant aux recherches d’Eric pour retrouver son neveu, l’intrigue est accrocheuse et me donnait l’envie de connaître le fin mot de cette histoire. Je ne m’étalerai pas sur le dessin de Ludovic Lambour car je n’aime pas sa façon de mettre des sortes d’ « hachures » sur le visage de ses personnages. De plus, les décors me sont apparus trop souvent vides (ils sont comblés la plupart du temps par une couleur…) même si leurs présences n’auraient pas apporté grand’chose à son histoire. Il est vraiment dommage que j’ai détesté le dénouement de ce récit car la première moitié du livre qui présente les deux principaux protagonistes m’est apparu captivante. Ce début qui partait sur une enquête policière mélangé avec du thriller va ensuite plonger de plus en plus vers l’ésotérisme, genre que je n’affectionne pas. Finalement, cette bd est une grosse déception pour moi !
Garous
Un dessin assez joli mais sans que l'on s'extasie non plus et les deux ou trois planches de Civiello que l'on trouve éparpillées dans les tomes m'ont passablement énervée, je me suis dit qu'il aurait pu faire toute la série, non ? Le scénario quant à lui est trop axé sur l'action et n'a absolument rien d'exceptionnel ; des querelles de loups-garous, des gens qui se transforment en loups-garous ou qui au pire qui servent de nourriture aux loups-garous, et voilà. C'est assez ennuyeux et les personnages ne sont absolument pas attachants, ce qui peut leur arriver n'a finalement aucune importance. Même le dessin qui est assez agréable à regarder ne rattrape pas le manque d'idées, d'ailleurs je n'ai pas eu le courage de lire le dernier tome, les trois premiers m'ayant suffi. A réserver aux fans absolus de loups-garous.
La Métaphore du Papillon
Les histoires où les mathématiques viennent résoudre tous les problèmes je n'accroche pas et ce genre de scénario a déjà été traité. Je n'ai peut-être pas l'esprit assez scientifique pour apprécier cette bd, mais le tout m'a paru exagéré et fort improbable. Même si c'est une fiction je ne suis pas réellement entrée dans l'histoire. Cela dit le scénario est bien mené avec pas mal d'action et aucun ralentissement, c'est la raison pour laquelle je veux bien lui accorder deux étoiles. Par contre je ferai l'impasse sur le deuxième cycle. D'autant plus que le dessin a tout pour me déplaire, je le trouve trop peu travaillé voire grossier et les couleurs informatisées ne sont vraiment pas belles à mon goût.
Vagabond
Mon avis sur Vagabond tiendra dans ces quelques mots : à réserver aux mordus d'arts martiaux. Tout comme Rody et Kael je me suis arrêtée au tome 7 et c'est bien suffisant, au-delà je risquerais de faire seppuku. C'est lent, mais que c'est lent ! L'histoire n'avance pas tellement elle est encombrée de combats et bien que le dessin soit magnifique, c'est pour regarder quoi ? Je vous laisse deviner ? Des combats d'arts martiaux bien sûr ! Le tome 6 est un combat du début à la fin ! De plus le côté un peu niais des personnages m'a aussi franchement énervée, j'ai dit un peu ? Je reprends, le côté carrément niais des personnages m'a royalement gavé, là c'est mieux. Au risque de me répéter, si vous n'aimez pas les combats de sabre passez votre chemin, sinon cette série est pour vous, profitez-en bien.
Enchaînés
Je m'attendais à un récit vraiment original et ce n'est pas vraiment le cas. Il n'y a que le premier tome qui sorte vraiment du lot et le contraste entre celui-ci et les suivants est tellement marqué que la déception est d'autant plus grande. Tout d'abord dans sa narration séduisante et percutante mais qui devient totalement banale et perd tout son charme dans les autres tomes. Les personnages sont d'une banalité exaspérante, on les a déjà rencontrés maintes fois, si ce n'est dans la vie réelle c'est dans les autres bd, livres ou films, et leurs petits problèmes existentiels sont inintéressants au possible. Le pire c'est que l'histoire s'enlise sur ceux-ci et on veut absolument nous conter leurs petits soucis par le menu au détriment de la trame principale de l'histoire. Le dessin n'est pas ce que je préfère mais il est correct et finalement s'accorde bien avec cette histoire on ne peut plus conventionnelle, mais ce n'est que mon avis…
Le Gardien des Ténèbres
Ce one shot aurait pu faire partie de la série "Mort London" mais il peut se lire indépendamment même si de nombreuses références y sont faites. Le récit a de forts accents lovecraftiens mais il m'a paru fade et j'ai eu l'impression que l'histoire était survolée afin de ne pas s'embourber. Le dessin sans être désagréable, ne m'a vraiment convaincu : le trait n'est pas sûr et la colorisation est souvent grossière certainement pour donner un certain effet mais l'effet escompté n'est pas au rendez vous. Je ne vais pas épiloguer sur cette BD, elle conviendra certainement aux fans du genre mais peu aux autres lecteurs. A emprunter éventuellement.
La Table de Vénus
A l'image du dessin le scénario m'a paru très fouillis et un peu lourd, un grand capharnaüm d'idées lancées en vrac, avec comme fil conducteur les personnages eux-mêmes. Il y du potentiel dans cette bd je veux bien le reconnaître, mais il ne m'a pas réellement touchée. Pour commencer je suis la plupart du temps réfractaire à toute conversation qui touche à la religion et ici on nous gratifie de passages de lecture de la bible... un vrai supplice ! De plus le discours un peu pédagogique sur la façon de lire et d'appréhender les livres est assez soporifique, ce discours s'adresse à qui ? A des enfants ? D'autres sujets viennent se greffer comme la toute-puissance de la télévision, la persécution, la manipulation, etc. il y a quelques réflexions intéressantes. Ajouté à cela l'histoire de Vi et de Ian, entre déviance sexuelle et abus moral, je n'ai pas bien saisi le rapport avec le reste de l'œuvre. Pourtant en général j'apprécie les lectures un peu décalées, mais celle-ci s'est avérée trop longue et m'a finalement fait perdre l'intérêt que j'en avais au début. La version noir et blanc que j'ai lue n'est pas mal, avec un graphisme simple et riche en détails, mais trop peu contrasté ce qui donne une impression de trop-plein. Il est dommage que cette série n'ait pas été colorisée entièrement, cela aurait rendu la lecture plus agréable.
La Secte
Le graphisme de ce manhwa me plait beaucoup. Il me fait penser au style de l'auteur chinois Nie Jun (My street) dont j'apprécie énormément la personnalité et l'originalité du dessin. On retrouve un trait et un univers assez similaire, mélange de réalisme et de détails délirants, véhicules, bâtiments ou petits personnages et animaux au second plan. Les compositions sont variées et la maîtrise technique est vraiment au rendez-vous. Seul regret, les passages d'actions qui sont assez fouillis et nettement moins réussis à mon goût. Pour le graphisme, ce manhwa vaut vraiment le coup d'oeil. Pour le scénario, par contre, non. Le récit est une suite de combats à la violence omniprésente et purement gratuite. Les personnages sont pour une moitié des débiles, pour l'autre moitié des poseurs à l'allure "cool et ténébreuse". Ajouté à ces deux défauts qui auraient suffi à me rebuter, il faut aussi compter sur une petite dose de scatologie. L'histoire est longue à se mettre en place, mais y aura-t-il finalement une histoire ? N'allons-nous pas tout simplement suivre des personnages sans charisme qui passent leur temps à se battre, à s'insulter, à se défier et à mourir dans des gerbes de sang ? Ca ne m'intéresse pas.
Comptine d'Halloween
Je me suis fortement ennuyée en lisant cette histoire, histoire que l'on connaît déjà par ailleurs. Vue et re-vue ? Avec les "re-re-re" on pourrait remplir quelques pages. Et cette fin ? Tellement prévisible. J'ai lu quelques autres critiques et presque tout le monde s'accorde à dire que le scénario est plutôt banal et sans réelle surprise, mais presque tous mettent de bonnes notes… J'estime pour ma part que même si le récit est bien mené, sans temps morts, etc. etc. ce n'est pas suffisant pour lui accorder ces quelques étoiles supplémentaires, car mon ennui a été le plus fort et il m'a fait dire à la fin de la série : "pfff… c'est quoi ce truc, encore un pompage !", certes sans être exigeants ça se laisse lire. Enfin, pour faire une comparaison avec par exemple La Bête de Chabouté, qui n'est pas exceptionnel non plus dans son scénario, mais dont l'humour et la façon de mener l'histoire lui donnent un charme et un attrait particulier, dont "Comptine d'Halloween" est malheureusement dépourvue. Le dessin est plutôt bon, même si les couleurs sont un peu trop informatisées, à mon goût.
Nekomura-san
Difficile de comprendre la raison ayant poussé à éditer ce manga en France... Il raconte la vie monotone d'une chatte devenue servante (?). Cette dernière est naïve et soumise. Elle passe sa vie à travailler, à s'interroger sur la complexité de la famille pour laquelle elle travaille et à culpabiliser parce qu'elle ne s'estime pas assez soumise ni travailleuse. Une caricature de la vision à l'ancienne des femmes par les japonais : soumises et soucieuses d'être aussi soumises que possible. Le dessin est très épuré, offrant deux cases sans saveur par page. La technique est médiocre car certains visages sont vraiment moches. Et il ne se passe quasiment rien... C'est ennuyeux au possible... Ce manga n'a rien de mauvais ou haïssable, mais quel intérêt à part peut-être découvrir une forme de l'état d'esprit de certains japonais ?