Grimmy est un véritable comic strip humoristique qui souffre de la comparaison avec son homologue Garfield. Même genre d'humour un peu caustique mettant en scène chat, chien et maître.
Il y a tout de même une légère différence : Grimmy est un gros bull terrier jaune. Il fait copain avec Attila, un chat violet peureux. Bref, encore un héros qui allonge la liste de ces animaux domestiques si insupportables mais tellement adorables.
L'achat en bd n'est absolument pas indispensable d'autant que les cases se lisent facilement chaque semaine sur un grand magazine de programme TV.
C'est plus ou moins amusant. En effet, certains gags tombent à plat et ont véritablement un effet désarmant.
Par ailleurs, c'est typiquement américain c'est à dire ancré dans une réalité sociale différente. Or, de nombreuses références culturelles ne passent pas à la traduction outre-Atlantique.
Bref, on ne peut pas tout apprécier à sa juste portée ce qui crée un sentiment de frustration bien légitime.
Il n'y a pas grand chose à dire de cette bd, les deux premiers tomes sont une reprise voire presque un copié-collé du Seigneur des Anneaux. Le troisième - auquel je me suis arrêtée - est d'inspiration biblique, où l'on retrouve le prêchi-prêcha des apôtres ou de Jésus-Christ je ne sais plus très bien et peu importe, car c'est en total décalage avec les deux premiers opus. Pour l'originalité on repassera… D'ailleurs si au début j'ai bien aimé me retrouver dans cet univers à la Tolkien, j'ai très vite été lassée par tant de pompage éhonté.
Le dessin bien que entièrement informatisé est assez joli, avec de belles couleurs vives, mais ça ne sauve en rien cette série qui est à oublier au plus vite.
Le premier tome valait 4 étoiles, par la suite chaque tome perd une demi-étoile pour finir à cette petite note de 2,5. Cette série n'aurait compté que deux tomes elle aurait été superbe, mais les deux tomes en trop la rallongent tellement qu'on finit par s'en désintéresser. On nous ressasse sans arrêt les rites du dieu Tajikarao et les coutumes des villageois qui le vénèrent, ç'en est presque pesant. C'est bien dommage car le dernier tome est de loin le plus beau, mais déjà bien rassasiée j'ai fini l'histoire avec un certain désintéressement.
Les personnages sont trop naïfs, gentils et plein de bonnes intentions. Les méchants eux, sont de vrais méchants sans scrupules, voleurs, menteurs, tueurs… ça donne froid dans le dos ! L'un des gentils est le fils d'un des méchants ! Et un méchant bascule dans le camp des gentils ! Quelle aventure ! C'est quand même un peu cul-cul.
Pour finir, que dire de la représentation phallique du dieu Tajikarao… je ne suis pas inspirée là, mais Cassidy lui, en parle très bien dans son avis...
Je m'en vais rejoindre le concert des 2 étoiles qui semblent faire l'unanimité sur cette série. Un mot revient : c'est dommage de n'avoir pas su mener une histoire qui avait l'air très captivante dans son premier tome. Cela arrive quand les auteurs sont avares d'explications.
Il est vrai que je n'avais guère trop aimé Les Lumieres de l'Amalou du même scénariste. A force de multiplier les pistes, on se perd. C'était déjà ce que je reprochais dans cette dernière oeuvre.
On nous dit que cette oeuvre se place entre Jules Verne et Tolkien avec ce mélange subtil d'aventure et de fantastique. Je crois que je vais m'étouffer ! Sans blague ! Je vais marcher sur la tête !
On aura surtout droit à un dénouement décevant. On pourra passer aisément son chemin à moins de le vouloir vraiment...
Cette ligne claire ne va pas très bien avec ce genre d'histoire qui oscille entre légèreté et sujet plus grave. C'est plutôt curieux de retrouver ce style graphique naïf dans la maison Delcourt qui nous a habitué à un concept de bd plus moderne. Je ne critique pas le dessin semi-réaliste au trait rond car il m'a plutôt bien plu. C'est presque un dessin pour de la bd humoristique. Bref, il y a un décalage énorme qu'on ne peut s'empêcher de ressentir.
En fait, je n'ai pas éprouvé l'attachement nécessaire à suivre les aventures de ce jeune homme fonctionnaire issu d'une famille plutôt bourgeoise. Un vrai bobo pour une bd tendance accaparant les sujets dans l'air du temps: lutte contre la pollution, respect de l'environnement et des cultures, lutte contre le racisme...
Je pense que beaucoup de lecteur pourront sans doute s'identifier dans le parcours de Julien qui éprouve de la difficulté à devenir adulte. Cela n'a pas été mon cas d'autant que le récit se voulait d'emblée très introspectif.
Nous rencontrons également des personnages très caricaturaux. Les situations qui en découlent ne sont guère plausibles d'autant que le scénariste utilise trop de grosses ficelles. Cette série évolue au fil des tomes se cherchant toujours une ligne de conduite.
Ainsi dans le 3ème tome, on va partir sur une touche fantastique à travers la rencontre d'un vieux chaman que fait Julien. On remarquera également que notre héros va devenir de plus en plus passif. C'est vrai qu'on voyage beaucoup avec Julien. Est-ce seulement une raison suffisante ? Avant, il y avait "Tintin".
La lecture demeure agréable mais sitôt refermé, il ne reste pas grand chose d'évocateur.
Ce recueil de huit petites histoires se passant à des époques différentes et mettant en scène des enfants m'a laissé un peu perplexe. La brièveté de ces récits ne concourt pas à rendre véritablement intéressant cette lecture.
Il aurait fallu exploiter un peu plus les idées. Je n'ai pas eu le temps de ressentir véritablement de l'émotion malgré parfois des sujets durs portant sur l'horreur de la guerre. Je n'aime peut-être pas les histoires trop courtes ou trop simples.
J'apprends que cet auteur est décédé bien jeune. C'est toujours triste pour le monde de la bande dessinée. Il y avait du talent incontestablement dans le trait graphique ainsi que dans la lisibilité de sa narration.
La couverture de ce roman graphique nous donne un léger aperçu de la scène. Nous avons un écolier qui frappe sa prof de math devant les yeux ébahis de ses camarades dans une classe. Pathétique sera la lecture de ce récit. Il est vrai que je souhaitais en savoir un peu plus après une telle couverture accrocheuse.
Augustin est un lycée mal dans sa peau qui n'aura de cesse de fuir et de s'inventer des choses. Le scénario est presque inexistant. On suit un bout de chemin dans les moindres détails de cet Augustin qui n'a visiblement aucun respect pour son professeur.
Bref, il est à l'antipode de ce que je souhaiterais inculquer à mon enfant: faire face aux difficultés et se responsabiliser. Je ne donne aucune leçon à quiconque. Je dis simplement que je ne peux apprécier une telle vision des choses d'autant que l'auteur semble être compatissant avec son héros.
A noter également que ce récit semble tout à fait inachevé. On a tout de même droit à un épilogue sur lequel on reste totalement dubitatif.
Que cette série est bien fade au regard des 7 vies de l'épervier. Encore une série dérivée qui devait exploiter le filon. D'autres diront qu'il s'agit avant tout pour l'auteur de constituer une véritable fresque du XVIIème siècle.
Par ailleurs, la série n'est pas du tout homogène puisque le début de cette série a été écrit avant la fin des 7 vies de l'épervier. Il faudrait d'abord lire la série mère mais seulement du tome 1 au 6. Puis revenir sur le 8ème tome de Masquerouge où Ariane va devenir progressivement ce fameux justicier masqué. On complétera ensuite par les 3 premiers tomes qui étaient publié en 1978 dans Pif Gadget et qui constitue des minis récits vantant les mérites de ce héros de cape et d'épée. On terminera enfin par le dernier tome des 7 vies de l'épervier. Quelle aventure !
Cette lecture ne m'a rien apporté de plus. Même pas du plaisir ce qui constituerait un minimum! C'est encore pire que Coeur brûlé. La naïveté du propos m'aura totalement achevé avec cet aspect « donneur de leçon ». Il faut dire qu'à l'origine, Masquerouge a été crée pour plaire à un public jeune. Bref, le scénario est aussi léger que les plumes d'un épervier pour me séduire.
Les exploits de cette aventurière masquée sous le règne de louis XIII me laisseront de glace. Et puis, nous avons déjà eu droit à un Robin des Bois ou un Zorro masqué.
Cette curieuse histoire commence comme un récit de guerre pour se transformer en voyage fantastique à travers le temps. Cette bd me fait penser au Monde de Narmia avec cette porte dans l'armoire qui est le passage sur un autre monde. Le point commun étant la dureté de l'époque marqué par la guerre. Bref, pour échapper à un triste quotidien, on fuit vers un autre rêve....
Le premier tome paraissait assez réussi quoique très puéril. Cependant le second chapitre semble se perdre dans les méandres d'une intrigue parallèle où il est question d'une mystérieuse sorcière.
Sans vouloir trop en dire sur le scénario, notre héros qui a failli laisser sa vie dans une tranchée lors de la première guerre mondiale ne souhaite pas se marier avec sa bien-aimée tant qu'il n'aura pas retrouvé celui qui l'avait secouru. Le pauvre a perdu sa virilité au combat. Cependant, il va vite la retrouver comme par magie dans cet autre monde. Bref, il y a plein de choses qui ne tiennent pas réellement la route !
Et puis, il y a ces citations poétiques qu'on nous balance et qui n'ont pas l'effet escompté. Il est vrai que graphiquement, c'est plutôt réussi. Le dessinateur est celui de Messara dont j'avais pu déjà apprécier le talent.
Par ailleurs, le scénariste Philippe Bonifay est beaucoup plus connu pour sa série «Zoo». Il y avait de bonnes idées pour cette série mais elles ont été exploitées trop maladroitement.
La déception provient surtout du fait que l'histoire se termine en queue de poisson et que le lecteur ne pourra jamais avoir la suite.
Une lecture assez facile sur le coup mais dont il ne reste pas grand chose pour la suite. Ce récit s'inspire de beaucoup de production de science-fiction à commencer par un univers à la Mad Max.
Le scénario n'en demeure pas moins très classique. J'aurais espérer un brin d'inventivité. Les explications sont assez avares également. Les tomes s'enchaînent et ne sont guère homogènes. Le héros, Chronover, se fera même voler la vedette au 4ème tome par un autre personnage qui est devenu son ami. La conclusion se terminera sur une note plutôt dubitative.
Bien sûr, on aura droit à l'éternelle critique sur les manipulations génétiques. C'est guère suffisant pour susciter l'intérêt.
Pourtant, cela avait pourtant bien commencé. Le style graphique était intéressant avec un trait fin, un découpage dynamique et une ambiance au final assez personnelle.
Et puis, j'aime bien les mondes post-apocalyptiques qui réservent souvent des surprises originales. Dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur. Oui, il manque quand même l'essentiel...
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Grimmy
Grimmy est un véritable comic strip humoristique qui souffre de la comparaison avec son homologue Garfield. Même genre d'humour un peu caustique mettant en scène chat, chien et maître. Il y a tout de même une légère différence : Grimmy est un gros bull terrier jaune. Il fait copain avec Attila, un chat violet peureux. Bref, encore un héros qui allonge la liste de ces animaux domestiques si insupportables mais tellement adorables. L'achat en bd n'est absolument pas indispensable d'autant que les cases se lisent facilement chaque semaine sur un grand magazine de programme TV. C'est plus ou moins amusant. En effet, certains gags tombent à plat et ont véritablement un effet désarmant. Par ailleurs, c'est typiquement américain c'est à dire ancré dans une réalité sociale différente. Or, de nombreuses références culturelles ne passent pas à la traduction outre-Atlantique. Bref, on ne peut pas tout apprécier à sa juste portée ce qui crée un sentiment de frustration bien légitime.
Le Seigneur d'Ombre
Il n'y a pas grand chose à dire de cette bd, les deux premiers tomes sont une reprise voire presque un copié-collé du Seigneur des Anneaux. Le troisième - auquel je me suis arrêtée - est d'inspiration biblique, où l'on retrouve le prêchi-prêcha des apôtres ou de Jésus-Christ je ne sais plus très bien et peu importe, car c'est en total décalage avec les deux premiers opus. Pour l'originalité on repassera… D'ailleurs si au début j'ai bien aimé me retrouver dans cet univers à la Tolkien, j'ai très vite été lassée par tant de pompage éhonté. Le dessin bien que entièrement informatisé est assez joli, avec de belles couleurs vives, mais ça ne sauve en rien cette série qui est à oublier au plus vite.
Tajikarao, l'esprit de mon village
Le premier tome valait 4 étoiles, par la suite chaque tome perd une demi-étoile pour finir à cette petite note de 2,5. Cette série n'aurait compté que deux tomes elle aurait été superbe, mais les deux tomes en trop la rallongent tellement qu'on finit par s'en désintéresser. On nous ressasse sans arrêt les rites du dieu Tajikarao et les coutumes des villageois qui le vénèrent, ç'en est presque pesant. C'est bien dommage car le dernier tome est de loin le plus beau, mais déjà bien rassasiée j'ai fini l'histoire avec un certain désintéressement. Les personnages sont trop naïfs, gentils et plein de bonnes intentions. Les méchants eux, sont de vrais méchants sans scrupules, voleurs, menteurs, tueurs… ça donne froid dans le dos ! L'un des gentils est le fils d'un des méchants ! Et un méchant bascule dans le camp des gentils ! Quelle aventure ! C'est quand même un peu cul-cul. Pour finir, que dire de la représentation phallique du dieu Tajikarao… je ne suis pas inspirée là, mais Cassidy lui, en parle très bien dans son avis...
Le Bateau feu
Je m'en vais rejoindre le concert des 2 étoiles qui semblent faire l'unanimité sur cette série. Un mot revient : c'est dommage de n'avoir pas su mener une histoire qui avait l'air très captivante dans son premier tome. Cela arrive quand les auteurs sont avares d'explications. Il est vrai que je n'avais guère trop aimé Les Lumieres de l'Amalou du même scénariste. A force de multiplier les pistes, on se perd. C'était déjà ce que je reprochais dans cette dernière oeuvre. On nous dit que cette oeuvre se place entre Jules Verne et Tolkien avec ce mélange subtil d'aventure et de fantastique. Je crois que je vais m'étouffer ! Sans blague ! Je vais marcher sur la tête ! On aura surtout droit à un dénouement décevant. On pourra passer aisément son chemin à moins de le vouloir vraiment...
Julien Boisvert
Cette ligne claire ne va pas très bien avec ce genre d'histoire qui oscille entre légèreté et sujet plus grave. C'est plutôt curieux de retrouver ce style graphique naïf dans la maison Delcourt qui nous a habitué à un concept de bd plus moderne. Je ne critique pas le dessin semi-réaliste au trait rond car il m'a plutôt bien plu. C'est presque un dessin pour de la bd humoristique. Bref, il y a un décalage énorme qu'on ne peut s'empêcher de ressentir. En fait, je n'ai pas éprouvé l'attachement nécessaire à suivre les aventures de ce jeune homme fonctionnaire issu d'une famille plutôt bourgeoise. Un vrai bobo pour une bd tendance accaparant les sujets dans l'air du temps: lutte contre la pollution, respect de l'environnement et des cultures, lutte contre le racisme... Je pense que beaucoup de lecteur pourront sans doute s'identifier dans le parcours de Julien qui éprouve de la difficulté à devenir adulte. Cela n'a pas été mon cas d'autant que le récit se voulait d'emblée très introspectif. Nous rencontrons également des personnages très caricaturaux. Les situations qui en découlent ne sont guère plausibles d'autant que le scénariste utilise trop de grosses ficelles. Cette série évolue au fil des tomes se cherchant toujours une ligne de conduite. Ainsi dans le 3ème tome, on va partir sur une touche fantastique à travers la rencontre d'un vieux chaman que fait Julien. On remarquera également que notre héros va devenir de plus en plus passif. C'est vrai qu'on voyage beaucoup avec Julien. Est-ce seulement une raison suffisante ? Avant, il y avait "Tintin". La lecture demeure agréable mais sitôt refermé, il ne reste pas grand chose d'évocateur.
KidS
Ce recueil de huit petites histoires se passant à des époques différentes et mettant en scène des enfants m'a laissé un peu perplexe. La brièveté de ces récits ne concourt pas à rendre véritablement intéressant cette lecture. Il aurait fallu exploiter un peu plus les idées. Je n'ai pas eu le temps de ressentir véritablement de l'émotion malgré parfois des sujets durs portant sur l'horreur de la guerre. Je n'aime peut-être pas les histoires trop courtes ou trop simples. J'apprends que cet auteur est décédé bien jeune. C'est toujours triste pour le monde de la bande dessinée. Il y avait du talent incontestablement dans le trait graphique ainsi que dans la lisibilité de sa narration.
Augustin
La couverture de ce roman graphique nous donne un léger aperçu de la scène. Nous avons un écolier qui frappe sa prof de math devant les yeux ébahis de ses camarades dans une classe. Pathétique sera la lecture de ce récit. Il est vrai que je souhaitais en savoir un peu plus après une telle couverture accrocheuse. Augustin est un lycée mal dans sa peau qui n'aura de cesse de fuir et de s'inventer des choses. Le scénario est presque inexistant. On suit un bout de chemin dans les moindres détails de cet Augustin qui n'a visiblement aucun respect pour son professeur. Bref, il est à l'antipode de ce que je souhaiterais inculquer à mon enfant: faire face aux difficultés et se responsabiliser. Je ne donne aucune leçon à quiconque. Je dis simplement que je ne peux apprécier une telle vision des choses d'autant que l'auteur semble être compatissant avec son héros. A noter également que ce récit semble tout à fait inachevé. On a tout de même droit à un épilogue sur lequel on reste totalement dubitatif.
Masquerouge
Que cette série est bien fade au regard des 7 vies de l'épervier. Encore une série dérivée qui devait exploiter le filon. D'autres diront qu'il s'agit avant tout pour l'auteur de constituer une véritable fresque du XVIIème siècle. Par ailleurs, la série n'est pas du tout homogène puisque le début de cette série a été écrit avant la fin des 7 vies de l'épervier. Il faudrait d'abord lire la série mère mais seulement du tome 1 au 6. Puis revenir sur le 8ème tome de Masquerouge où Ariane va devenir progressivement ce fameux justicier masqué. On complétera ensuite par les 3 premiers tomes qui étaient publié en 1978 dans Pif Gadget et qui constitue des minis récits vantant les mérites de ce héros de cape et d'épée. On terminera enfin par le dernier tome des 7 vies de l'épervier. Quelle aventure ! Cette lecture ne m'a rien apporté de plus. Même pas du plaisir ce qui constituerait un minimum! C'est encore pire que Coeur brûlé. La naïveté du propos m'aura totalement achevé avec cet aspect « donneur de leçon ». Il faut dire qu'à l'origine, Masquerouge a été crée pour plaire à un public jeune. Bref, le scénario est aussi léger que les plumes d'un épervier pour me séduire. Les exploits de cette aventurière masquée sous le règne de louis XIII me laisseront de glace. Et puis, nous avons déjà eu droit à un Robin des Bois ou un Zorro masqué.
Le Passage de la saison morte
Cette curieuse histoire commence comme un récit de guerre pour se transformer en voyage fantastique à travers le temps. Cette bd me fait penser au Monde de Narmia avec cette porte dans l'armoire qui est le passage sur un autre monde. Le point commun étant la dureté de l'époque marqué par la guerre. Bref, pour échapper à un triste quotidien, on fuit vers un autre rêve.... Le premier tome paraissait assez réussi quoique très puéril. Cependant le second chapitre semble se perdre dans les méandres d'une intrigue parallèle où il est question d'une mystérieuse sorcière. Sans vouloir trop en dire sur le scénario, notre héros qui a failli laisser sa vie dans une tranchée lors de la première guerre mondiale ne souhaite pas se marier avec sa bien-aimée tant qu'il n'aura pas retrouvé celui qui l'avait secouru. Le pauvre a perdu sa virilité au combat. Cependant, il va vite la retrouver comme par magie dans cet autre monde. Bref, il y a plein de choses qui ne tiennent pas réellement la route ! Et puis, il y a ces citations poétiques qu'on nous balance et qui n'ont pas l'effet escompté. Il est vrai que graphiquement, c'est plutôt réussi. Le dessinateur est celui de Messara dont j'avais pu déjà apprécier le talent. Par ailleurs, le scénariste Philippe Bonifay est beaucoup plus connu pour sa série «Zoo». Il y avait de bonnes idées pour cette série mais elles ont été exploitées trop maladroitement. La déception provient surtout du fait que l'histoire se termine en queue de poisson et que le lecteur ne pourra jamais avoir la suite.
Septentryon
Une lecture assez facile sur le coup mais dont il ne reste pas grand chose pour la suite. Ce récit s'inspire de beaucoup de production de science-fiction à commencer par un univers à la Mad Max. Le scénario n'en demeure pas moins très classique. J'aurais espérer un brin d'inventivité. Les explications sont assez avares également. Les tomes s'enchaînent et ne sont guère homogènes. Le héros, Chronover, se fera même voler la vedette au 4ème tome par un autre personnage qui est devenu son ami. La conclusion se terminera sur une note plutôt dubitative. Bien sûr, on aura droit à l'éternelle critique sur les manipulations génétiques. C'est guère suffisant pour susciter l'intérêt. Pourtant, cela avait pourtant bien commencé. Le style graphique était intéressant avec un trait fin, un découpage dynamique et une ambiance au final assez personnelle. Et puis, j'aime bien les mondes post-apocalyptiques qui réservent souvent des surprises originales. Dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur. Oui, il manque quand même l'essentiel...