Cette sombre histoire de magouille familiale qui va devenir de plus en plus alambiquée n'a pas suscité chez moi une réelle passion de lecture. Le graphisme était pourtant correct. J'aime cet encrage épais et ce trait réaliste.
Les intrigues se multiplient et on se perd progressivement. Il faut dire qu'on part d'un polar rural pour se plonger par la suite dans de l'espionnage industriel et revenir à un pétage de plomb. De nombreuses questions resteront d'ailleurs sans réponse.
Le scénario n'a pas su capter mon attention d'autant que la conclusion est fort décevante. Je déteste les histoires qui se terminent en queue de poisson et qui laisse le lecteur sur sa faim. Bon, j'avoue que je n'avais de toute façon plus d'appétit.
Cette série m’a ennuyé.
Pourtant, moult bons ingrédients y sont repris : la période de la guerre d’indépendance pas trop utilisée en BD, une bande qui « résiste encore et toujours à l’envahisseur » et qui va mettre une sacrée pagaille, des personnages bien typés, de la drôlerie et de l’action. Surtout que, ne se contentant pas d’une confrontation générale entre patriotes et anglais, les auteurs font également intervenir de « méchants » indiens, des hors-la-loi de tout acabit qui –du stade d’individus recherchés- passent à celui de chasseur de primes.
Alors quoi ?… c’est plutôt le côté dessin qui, petit à petit, m’a fait « zapper » les pages incriminées lors de la lecture de l’hebdo.
Je ne suis pas quelqu’un de radical MAIS : le style semi-réaliste, ça passe ou ça casse. Et ici, ben, le trait ne m’a pas attiré. C’est net, lisible, MAIS j’ai ressenti comme une caricature d’un dessin comique ET, en même temps, comme celui d’un trait réaliste et/ou académique.
Je ne sais vraiment pas expliquer ; un vrai blocage visuel quand la page s’ouvrait sur Rogers.
Je précise quand même que cette BD est d’origine italienne et que la « texture » de la mise en page, de la mise en scène des cases est différente de la BD franco-belge comme on la connaît.
Attention, je n’écris pas que cette série est mauvaise ; elle ne m’a simplement pas plu.
Tout d'abord, mon avis porte sur Jérôme et l'arbre.
C'est une bd qui est originale, sensible, pleine de métaphores, poétique... Mais bon, passé ces qualités, je me suis mortellement ennuyé à la lecture : c'est lent, sans rythme, un peu sans queue ni tête, pas super bien dessiné. Je n'ai pas pu terminer la lecture. Et en plus je n'aime pas les animaux qui causent, les enfants qui tiennent des propos d'adultes, et autres finesses scénaristiques visant à donner un peu de lustre à une histoire qui n'en est pas une.
C'est pas la pire bd d'humour que j'ai pu lire, loin de là! C'est même assez sympa et quelquefois drôle. Il y a des personnages farfelus et des situations très cocasses. Bref, une lecture rapide et agréable. Le découpage paraît dynamique et les personnages sont expressifs. Pour autant, au sortir, il ne reste pas grand chose....
Même si vous n’avez pas le sourire aux lèvres, le rictus est souvent présent. L’exercice devient plus difficile si on entreprend une lecture plus approfondie. En terme de gags, les chutes sont souvent les mêmes.
Fort heureusement, le scénariste Fred Duval est passé à autre chose pour nous faire susciter d'autres émotions plus fortes.
William Panama va rejoindre la longue liste des séries sans âme. Même le dessin est tout juste moyen avec ce manque flagrant de perspective dans les décors et dans les personnages.
Le scénario ne décolle jamais réellement. Il y a tant de scènes contemplatives et tant de clichés accumulés... Vacuité et incohérence sont les maîtres mots de cette bd.
Je pense qu'il manque réellement l'essentiel à cette bd à savoir la maîtrise d'un scénario crédible. Le personnage central William Panama qui est un détective désoeuvré manque singulièrement de charisme ou de quelque chose qui ferait qu'on a vraiment envie de le suivre dans ses aventures scabreuses. Le coup des visions finit par achever le lecteur.
On ne peut pas parler d'album potable, loin de là. Une lecture cependant facile pour ceux qui ne sont pas exigeants sur bien des aspects.
Le premier reproche que je ferai à cette série réside dans la lenteur de son scénario, trois tomes de remplissage, alors que le tout aurait pu tenir en un, voire deux tomes au maximum. Le postulat de départ est plutôt intéressant avec tous ces laissés-pour-compte qui deviennent invisibles, dans une société qui par ailleurs n'en a que faire. Mais du coup c'est aussi trop moraliste et je n'aime pas ça. Les personnages ne sont pas attachants et m'ont laissé plutôt indifférente, alors ce qui peut leur arriver… J'ai lu, ou plutôt survoler, le dernier tome en poussant des soupirs de lassitude.
Le dessin est assez beau et le ton des couleurs aussi, mais le tout est gâché - à mon goût - par une colorisation trop informatisée, ce qui donne une impression de froideur et d'artificialité, et amenuise la crédibilité du récit. Cette lecture n'est pas pour moi, tout simplement, mais elle ne manque pas de qualités pour ceux qui savent les apprécier.
Ca y'est, après 14 tomes, nous voici arrivés au bout des aventures de Wismerhill. C'est pas trop tôt ! Alors, est-ce que ça valait le coup d'attendre ? Est-ce que ça vaut le coup de commencer cette série ? Faisons fi du suspense, à mon avis la réponse est (hélas) non aux deux questions.
Et pourtant je me suis intéressé à la BD grâce à cette série (entre autres). J'ai vraiment beaucoup aimé le début. Certes, l'univers héroïc-fantasy n'était pas très original mais en tout cas il était réussi : des dragons, des elfes, des magiciens, le tout dans une ambiance glauque et sur fond d'intrigues de pouvoir qui dépassaient le héros. Les dessins de Ledroit étaient très sympas et les scènes de batailles épiques. Bref, ça fonctionnait, j'ai suivi les aventures des différents protagonistes avec intérêt.
Et puis vint le premier drame : changement de dessinateur. Après un temps d'adaptation, on s'y fait et au final on arrive à passer outre.
Malheureusement, les problèmes de scénario allaient m'achever. Que le héros soit un parfait crétin que l'on peut embrigader dans son camp avec un tour à la Garcimore passe encore. Qu'il soit priapique et pris de frénésie sexuelle toutes les dix pages, bon, après tout on a deux mains, et une seule peut suffire à tenir la BD, il faut bien occuper la deuxième. Cette surabondance de scènes de cul atteint le comble du ridicule dans le dernier tome. Wismerhill finit par se taper l'oracle (sic). J'ai eu l'impression que les auteurs s'étaient rendus compte qu'ils avaient oublié de remplir leur quota de paires de seins et qu'ils ont cherché quelqu'un que le héros pourrait bais... euh satisfaire. C'est tombé sur la schtroumpfette qui n'attendait que ça. Gourmande va !
Non, finalement le pire est arrivé à partir du tome 7. Wismerhill a attrapé le syndrome de Dragon Ball Z. Et ça pour moi, c'est rédhibitoire (contrairement aux apparences ce n'est pas un gros mot). Le méchant étant très puissant, le héros se doit de l'être aussi, alors il commence à amasser les pouvoirs comme d'autres enfilent les perles. Et ça prend du temps (5 tomes au moins). C'est TRES long ! A la fin, ils sont tellement puissants les loustics qu'ils s'envoient la lune dans la gueule et qu'ils ressuscitent les morts par paquets de douze (le treizième est offert).
Pour achever cette lente dégringolade de la série, on termine avec une fin ridicule : un déménagement géant de toute une planète. Les déménageurs bretons sont battus ! Mais attention, seuls les gentils pourront passer. 14 tomes pour en arriver là. Je m'attendais presque à ce que Charles Ingalls arrive avec sa famille.
Pour résumer, je ne regrette pas d'avoir la série, je relis avec plaisir les premiers tomes. Mais quelle dégringolade après le tome 7 ! 7 tomes pour finir dans le fossé, c'est l'accident le plus lent et le plus dramatique auquel on puisse assister. On a largement le temps de voir le mur arriver et on ne peut rien faire. Quel dommage parce que je l'aimais cette BD !
On ne peut retirer à ce Bruce Paley, dont les souvenirs sont mis en images par sa compagne, une expérience et une jeunesse emblématiques d'une certaine époque. Son parcours est assez classique : jeune hippie pacifiste, il deviendra junkie avant d'être le déjà vieux radoteur qu'il est désormais.
Sans doute handicapé par son ton impersonnel (le narrateur ne se livre que très rarement et en reste à la surface des événements) et par un dessin laid, sans consistance ni caractère, le récit ne décolle pas vraiment par rapport à la multitude de récits qui existent sur cette période.
Toutes ces planches manquent à mon goût d'envergure ou de minutie, ce qui produit un livre purement anecdotique.
Certaines anecdotes sont toutefois intéressantes, d'un point de vue documentaire, sociologique ou historique, que se soit sur les méthodes pour échapper à la conscription pour le Vietnam, les lieux pour drogués à New York ou Johnny Thunders.
Dommage que Bruce Paley n'explore pas davantage son ressenti, comme dans l'histoire où il expose sa culpabilité d'avoir été lâche devant un employeur (épisode "Vous feriez quoi ?"), dommage aussi que Carol Swain en reste à un dessin mollement illustratif qui la plupart du temps est dispensable.
Sans que cette BD soit foncièrement mauvaise, le fond n'est pas dénué d'intérêt.
Dommage que la partie graphique soit aussi faible.
Cela doit expliquer pourquoi je ne suis jamais réellement rentré dans le récit.
Du coup je n'ai rien retenu de cette lecture !
Je crois que c'est la première fois que je suis réellement déçu par une BD Futuropolis.
Il s'agit peut-être d'une affaire de goût.
Je me demande si la BD est adaptée aux messages que voulait transmettre Johanna tant ils sont virtuels et personnels.
Le premier et dernier tome, par faute d'abandon, met en place l'histoire et n'offre pas un récit complet. Cela répond donc au déconseille de l'achat.
Le scénario est assez cohérent et l'univers mis en place m'a globalement plu.
J'aurai même lu la suite...
Le dessin m'a paru un ton en dessous. Les cadrages sont parfois hasardeux et la colorisation inappropriée : du coup certaines cases étaient à la limite lisible.
A oublier.
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Le Vieux Ferrand
Cette sombre histoire de magouille familiale qui va devenir de plus en plus alambiquée n'a pas suscité chez moi une réelle passion de lecture. Le graphisme était pourtant correct. J'aime cet encrage épais et ce trait réaliste. Les intrigues se multiplient et on se perd progressivement. Il faut dire qu'on part d'un polar rural pour se plonger par la suite dans de l'espionnage industriel et revenir à un pétage de plomb. De nombreuses questions resteront d'ailleurs sans réponse. Le scénario n'a pas su capter mon attention d'autant que la conclusion est fort décevante. Je déteste les histoires qui se terminent en queue de poisson et qui laisse le lecteur sur sa faim. Bon, j'avoue que je n'avais de toute façon plus d'appétit.
Capitaine Rogers
Cette série m’a ennuyé. Pourtant, moult bons ingrédients y sont repris : la période de la guerre d’indépendance pas trop utilisée en BD, une bande qui « résiste encore et toujours à l’envahisseur » et qui va mettre une sacrée pagaille, des personnages bien typés, de la drôlerie et de l’action. Surtout que, ne se contentant pas d’une confrontation générale entre patriotes et anglais, les auteurs font également intervenir de « méchants » indiens, des hors-la-loi de tout acabit qui –du stade d’individus recherchés- passent à celui de chasseur de primes. Alors quoi ?… c’est plutôt le côté dessin qui, petit à petit, m’a fait « zapper » les pages incriminées lors de la lecture de l’hebdo. Je ne suis pas quelqu’un de radical MAIS : le style semi-réaliste, ça passe ou ça casse. Et ici, ben, le trait ne m’a pas attiré. C’est net, lisible, MAIS j’ai ressenti comme une caricature d’un dessin comique ET, en même temps, comme celui d’un trait réaliste et/ou académique. Je ne sais vraiment pas expliquer ; un vrai blocage visuel quand la page s’ouvrait sur Rogers. Je précise quand même que cette BD est d’origine italienne et que la « texture » de la mise en page, de la mise en scène des cases est différente de la BD franco-belge comme on la connaît. Attention, je n’écris pas que cette série est mauvaise ; elle ne m’a simplement pas plu.
Jérôme d'Alphagraph
Tout d'abord, mon avis porte sur Jérôme et l'arbre. C'est une bd qui est originale, sensible, pleine de métaphores, poétique... Mais bon, passé ces qualités, je me suis mortellement ennuyé à la lecture : c'est lent, sans rythme, un peu sans queue ni tête, pas super bien dessiné. Je n'ai pas pu terminer la lecture. Et en plus je n'aime pas les animaux qui causent, les enfants qui tiennent des propos d'adultes, et autres finesses scénaristiques visant à donner un peu de lustre à une histoire qui n'en est pas une.
Lieutenant Mac Fly
C'est pas la pire bd d'humour que j'ai pu lire, loin de là! C'est même assez sympa et quelquefois drôle. Il y a des personnages farfelus et des situations très cocasses. Bref, une lecture rapide et agréable. Le découpage paraît dynamique et les personnages sont expressifs. Pour autant, au sortir, il ne reste pas grand chose.... Même si vous n’avez pas le sourire aux lèvres, le rictus est souvent présent. L’exercice devient plus difficile si on entreprend une lecture plus approfondie. En terme de gags, les chutes sont souvent les mêmes. Fort heureusement, le scénariste Fred Duval est passé à autre chose pour nous faire susciter d'autres émotions plus fortes.
William Panama
William Panama va rejoindre la longue liste des séries sans âme. Même le dessin est tout juste moyen avec ce manque flagrant de perspective dans les décors et dans les personnages. Le scénario ne décolle jamais réellement. Il y a tant de scènes contemplatives et tant de clichés accumulés... Vacuité et incohérence sont les maîtres mots de cette bd. Je pense qu'il manque réellement l'essentiel à cette bd à savoir la maîtrise d'un scénario crédible. Le personnage central William Panama qui est un détective désoeuvré manque singulièrement de charisme ou de quelque chose qui ferait qu'on a vraiment envie de le suivre dans ses aventures scabreuses. Le coup des visions finit par achever le lecteur. On ne peut pas parler d'album potable, loin de là. Une lecture cependant facile pour ceux qui ne sont pas exigeants sur bien des aspects.
Midnight Nation
Le premier reproche que je ferai à cette série réside dans la lenteur de son scénario, trois tomes de remplissage, alors que le tout aurait pu tenir en un, voire deux tomes au maximum. Le postulat de départ est plutôt intéressant avec tous ces laissés-pour-compte qui deviennent invisibles, dans une société qui par ailleurs n'en a que faire. Mais du coup c'est aussi trop moraliste et je n'aime pas ça. Les personnages ne sont pas attachants et m'ont laissé plutôt indifférente, alors ce qui peut leur arriver… J'ai lu, ou plutôt survoler, le dernier tome en poussant des soupirs de lassitude. Le dessin est assez beau et le ton des couleurs aussi, mais le tout est gâché - à mon goût - par une colorisation trop informatisée, ce qui donne une impression de froideur et d'artificialité, et amenuise la crédibilité du récit. Cette lecture n'est pas pour moi, tout simplement, mais elle ne manque pas de qualités pour ceux qui savent les apprécier.
Chroniques de la lune noire
Ca y'est, après 14 tomes, nous voici arrivés au bout des aventures de Wismerhill. C'est pas trop tôt ! Alors, est-ce que ça valait le coup d'attendre ? Est-ce que ça vaut le coup de commencer cette série ? Faisons fi du suspense, à mon avis la réponse est (hélas) non aux deux questions. Et pourtant je me suis intéressé à la BD grâce à cette série (entre autres). J'ai vraiment beaucoup aimé le début. Certes, l'univers héroïc-fantasy n'était pas très original mais en tout cas il était réussi : des dragons, des elfes, des magiciens, le tout dans une ambiance glauque et sur fond d'intrigues de pouvoir qui dépassaient le héros. Les dessins de Ledroit étaient très sympas et les scènes de batailles épiques. Bref, ça fonctionnait, j'ai suivi les aventures des différents protagonistes avec intérêt. Et puis vint le premier drame : changement de dessinateur. Après un temps d'adaptation, on s'y fait et au final on arrive à passer outre. Malheureusement, les problèmes de scénario allaient m'achever. Que le héros soit un parfait crétin que l'on peut embrigader dans son camp avec un tour à la Garcimore passe encore. Qu'il soit priapique et pris de frénésie sexuelle toutes les dix pages, bon, après tout on a deux mains, et une seule peut suffire à tenir la BD, il faut bien occuper la deuxième. Cette surabondance de scènes de cul atteint le comble du ridicule dans le dernier tome. Wismerhill finit par se taper l'oracle (sic). J'ai eu l'impression que les auteurs s'étaient rendus compte qu'ils avaient oublié de remplir leur quota de paires de seins et qu'ils ont cherché quelqu'un que le héros pourrait bais... euh satisfaire. C'est tombé sur la schtroumpfette qui n'attendait que ça. Gourmande va ! Non, finalement le pire est arrivé à partir du tome 7. Wismerhill a attrapé le syndrome de Dragon Ball Z. Et ça pour moi, c'est rédhibitoire (contrairement aux apparences ce n'est pas un gros mot). Le méchant étant très puissant, le héros se doit de l'être aussi, alors il commence à amasser les pouvoirs comme d'autres enfilent les perles. Et ça prend du temps (5 tomes au moins). C'est TRES long ! A la fin, ils sont tellement puissants les loustics qu'ils s'envoient la lune dans la gueule et qu'ils ressuscitent les morts par paquets de douze (le treizième est offert). Pour achever cette lente dégringolade de la série, on termine avec une fin ridicule : un déménagement géant de toute une planète. Les déménageurs bretons sont battus ! Mais attention, seuls les gentils pourront passer. 14 tomes pour en arriver là. Je m'attendais presque à ce que Charles Ingalls arrive avec sa famille. Pour résumer, je ne regrette pas d'avoir la série, je relis avec plaisir les premiers tomes. Mais quelle dégringolade après le tome 7 ! 7 tomes pour finir dans le fossé, c'est l'accident le plus lent et le plus dramatique auquel on puisse assister. On a largement le temps de voir le mur arriver et on ne peut rien faire. Quel dommage parce que je l'aimais cette BD !
Rock'n'roll life
On ne peut retirer à ce Bruce Paley, dont les souvenirs sont mis en images par sa compagne, une expérience et une jeunesse emblématiques d'une certaine époque. Son parcours est assez classique : jeune hippie pacifiste, il deviendra junkie avant d'être le déjà vieux radoteur qu'il est désormais. Sans doute handicapé par son ton impersonnel (le narrateur ne se livre que très rarement et en reste à la surface des événements) et par un dessin laid, sans consistance ni caractère, le récit ne décolle pas vraiment par rapport à la multitude de récits qui existent sur cette période. Toutes ces planches manquent à mon goût d'envergure ou de minutie, ce qui produit un livre purement anecdotique. Certaines anecdotes sont toutefois intéressantes, d'un point de vue documentaire, sociologique ou historique, que se soit sur les méthodes pour échapper à la conscription pour le Vietnam, les lieux pour drogués à New York ou Johnny Thunders. Dommage que Bruce Paley n'explore pas davantage son ressenti, comme dans l'histoire où il expose sa culpabilité d'avoir été lâche devant un employeur (épisode "Vous feriez quoi ?"), dommage aussi que Carol Swain en reste à un dessin mollement illustratif qui la plupart du temps est dispensable.
Nos âmes sauvages
Sans que cette BD soit foncièrement mauvaise, le fond n'est pas dénué d'intérêt. Dommage que la partie graphique soit aussi faible. Cela doit expliquer pourquoi je ne suis jamais réellement rentré dans le récit. Du coup je n'ai rien retenu de cette lecture ! Je crois que c'est la première fois que je suis réellement déçu par une BD Futuropolis. Il s'agit peut-être d'une affaire de goût. Je me demande si la BD est adaptée aux messages que voulait transmettre Johanna tant ils sont virtuels et personnels.
Strange Girl
Le premier et dernier tome, par faute d'abandon, met en place l'histoire et n'offre pas un récit complet. Cela répond donc au déconseille de l'achat. Le scénario est assez cohérent et l'univers mis en place m'a globalement plu. J'aurai même lu la suite... Le dessin m'a paru un ton en dessous. Les cadrages sont parfois hasardeux et la colorisation inappropriée : du coup certaines cases étaient à la limite lisible. A oublier.