Personnellement j'adore le dessin de Stan&Vince, donc rien que pour le dessin, je l'ai lu... Même si le thème de départ du scénario est sympa, l'histoire, elle, ne vaut pas le coup...
Donc à prendre pour ceux qui aiment les dessins de Stan&Vince sinon laissez de coté...
Un one-shot de près de 300 pages de l'ancienne collection Manga de Casterman, paradoxalement paru également chez DC Comics, cet album de 1995 suit donc le format asiatique en terme de nombres de pages, et est réalisé entièrement en noir et blanc. D'ailleurs pour parler du dessin, il n'est pas franchement génial, il y a un abus de trames pour pallier l'absence de couleurs peut-être, je ne connais pas précédemment le dessinateur Staton, et il semble d'après sa bibliographie par ailleurs sur le net que cet album fut le premier et le dernier.
Côté histoire, cela commence pas trop mal malgré un pitch en 4ème de couverture qui fait pas spécialement envie. On est dans un proche futur, le crime est omniprésent à New-York, la mafia règne sur la ville. En gros c'est la guerre des gangs, et un homme affilié à un des derniers "Dons" qui tombe en désuétude, et d'autre part son frère du clergé mais plus ou moins flic s'affrontent.
Bref il y a d'autres personnages dans la galerie, c'est parfois un peu confus, et j'avoue que le dessin n'aide pas à s'intéresser Finalement ça ne m'a pas botté plus que ça et un 2ème parcours rapide de l'album me laisse tiède.
Pourquoi pas mais dispensable.
Je suis peut-être un peut sévère avec cette BD mais la notation est purement objective.
Je trouve le récit trop romancé, la vie sur la Jeanne d'Arc est tout sauf une partie de plaisir pour un matelot. En effet, ces campagnes sont surtout faites pour que les élèves officiers en profitent au maximum.
Le dessinateur semble avoir été sur la Jeanne d'Arc pour une immersion mais il semble être passé à côté de choses simples comme un major avec des insignes de capitaine....
Cette BD est avant tout basée sur les escales des campagnes de la Jeanne d'Arc et du coup des distractions des marins : sexe et alcool.
Il y a quand même une sortie plus intellectuelle sur les traces de Rimbaud.
J'ai l'impression d'avoir lu plusieurs petits récits mettant en avant le héros mais mal situés dans les contextes.
Les personnages secondaires sont rarement approfondis et c'est bien dommage car certains m'intriguaient.
Le dessin ne m'a pas plu, trop haché et les couleurs basiques mais bien moins belles que dans les productions "Poisson Pilote". Par contre la couverture est belle avec ces vagues dessinant une femme.
Note finale : 2,5/5
J'ai acheté cette BD sur les conseils pressants d'un ami.
J'ai adoré le début et l'idée principale de cette BD. Seulement, je suis globalement assez déçu de cet opus. Pour tout dire, j'ai un peu parcouru la fin avec difficulté et ennui...
Le début est effectivement très réussi et emprunt de plusieurs références qui sont bienvenues (sans en dévoiler plus...). De plus, on est assez impatient de voir comment les évènements vont évoluer.
Mais voilà, je ne sais pas si l'idée s'est essoufflée d'elle même ou si elle était trop mince pour être assez exploitée, mais le récit devient un peu brouillon et la fin est assez dissonante du reste de la BD. De plus, les histoires d'amour et de tension paraissent un peu forcées et pas assez sincères pour me convaincre.
Le dessin ne m'a pas particulièrement gêné, mais je ne suis pas extrémiste sur ce sujet, donc je comprends qu'il puisse quelque peu dérouter.
En bref, une bonne idée, mais qui tombe un peu comme un soufflé.
Très racoleuse, en effet, peut-être pas autant qu’une production de Froideval mais presque ; du sang et du sexe. Avec le trait réaliste de l’auteur, c’est peut-être encore plus choquant.
Le premier cycle est pas mal et mériterait 3 étoiles. On découvre les coutumes et le monde des vikings en suivant les pas d’un jeune moinillon se faisant passer pour le prince Lief. Pas charismatique pour un sou, le héros est surtout un peu con-con, aime bien le côté sexe bestiale des vikings mais pas leur côté sanguinaire et n’est surtout pas du tout crédible pour donner le change.
Le second est sûrement beaucoup plus ridicule et vaut 1 toute petite étoile avec son prince à la limite de la trisomie et sa valkyrie lubrique qui ne jure que par son marteau de Thor. Et j’allais oublier le truc vraiment gonflant et qui baisse considérablement la note : "l’accent nordique écrit" que donne l’auteur à la plupart des personnages. Autrement dit, un mot sur deux n’est pas correctement orthographié est c’est super lourd.
Quand au dessin, il est très classique et bon, les couleurs m’ont paru ternes par rapport à ce que j’ai déjà pu voir de l’auteur.
J'ai lu avec plaisir ce premier tome de "Lulu, femme nue" de Davodeau, grâce à sa maitrise de la narration et des dialogues... ça coulait tout seul, c'était agréable, plaisant, on sent que Davodeau aime ses personnages.
Mais une fois l'album refermé, en repensant à ce que je venais de lire, j'ai trouvé quand même les personnages simplistes, manichéens et les ressorts de l'intrigue facile. Un personnage le dit lui-même : on se croirait par moments dans un mauvais roman photo...
Prenons Lulu, par exemple : c'est une femme qui n'a pas travaillé depuis 15 ans, élevé 3 enfants, sans jamais vraiment sortir de chez elle... il me semble qu'il y a déjà largement matière à expliquer son geste (se barrer un jour sans raison apparente). Alors pourquoi la flanquer d'un mari forcément grossier, abruti et alcoolique ? C'est forcer le trait, refuser la nuance !
Idem pour le gars qu'elle rencontre sur la plage. Bon, OK, il sort de prison, mais bon franchement il est tellement gentil, prévenant, compréhensif. Et ses frères sont tellement drôles, compatissants, plein de fantaisie...
Et, forcément, la fille de Lulu comprend parfaitement son geste et approuve.
Bref, Lulu part de chez elle, mais elle ne se retrouve jamais en danger (pour le moment en tous cas). Elle ne rencontre que des braves gars, il fait toujours beau, tout n'est que luxe calme et volupté, enfin presque.
(le moment du retour à la réalité, quand son copain doit se mettre au travail, est bien vu en revanche).
Tout est très simple et gentillet dans ce monde que Davodeau nous dépeint... Pour une BD qui se veut une étude psychologique, j'ai trouvé qu'elle manquait franchement de nuances.
Loki c'est avant tout un très beau comics au graphisme grandiose et réaliste, malgré des couleurs directes souvent froides et trop pâles. Quant au scénario il est un peu trop contemplatif et introspectif, tout tourne autour de Loki, de son mal-être vis-à-vis du rejet des autres et de son envie d'être reconnu et respecté de tous. Le lettrage qui est dans un style proche du gothique n'est pas toujours très clair, même s'il s'accorde bien avec l'image ; la narration quelque peu grandiloquente est aussi en accord avec le récit.
Une histoire qui plaira certainement aux passionnés de mythologie.
Alors pour commencer cet avis je suis embêté pour la note. J'aurais plutôt mis un 2,5 sur 5. Ma raison : je trouve ce titre moyen. Pour résumer, au cinéma on appellerait ça un film de serie B. Pour incarner le rôle de Fierce, je verrais Wesley Snipes (pour la couleur de peau) sinon on met un Van Damme ou un Steven Seagal et c'est pareil.
Côté scénario, rien de folichon ni de réelle nouveauté. Une intrigue banale avec au final peu de rebondissements. Pas de surprises. Côté dessin, je trouve ça agréable à lire mais c'est pas du grand art. A vrai dire les traits des persos sont grossiers et à titre perso j'aime moyen, mais bon c'est entraînant et ça se laisse lire d'une traite.
Le gros point positif, c'est le décor de la Jamaïque. Je trouve que ça aurait pu être creusé davantage mais c'est assez dépaysant au final.
Le gros point négatif, c'est la traduction. Oh la la la les expressions employées à répétition m'on fait sourire mais m'ont vite irrité au final.
Pour finir, je ne conseille pas cet achat, mais si vous pouvez vous le faire prêter ou le trouver en bibliothèque, tentez l'expérience.
Pour commencer je parlerai du scénario. Des idées sympas mais mal développées. Les personnages ne sont pas traités en profondeur non plus. Les sentiments des protagonistes sont passés aux oubliettes et la narration se concentre exclusivement sur les actions des persos. On a l'impression que l'apprentissage du héros se fait en une nuit alors que j'imagine qu'il lui faudrait des semaines. Bref, vous l'aurez compris un traitement scénaristique qui ne me convient pas.
Côté dessin maintenant. La couverture est tout simplement superbe. C'est bien souvent ce qui se démarque dans les étagères des magasins. Le traitement graphique est de bonne qualité mais personnellement je me suis vite lassé au bout de quelques pages. Au final, ce fut une déception. Dommage car encore une fois le synopsis de départ est plutôt bon.
J'ai feuilleté dans ma jeunesse le premier tome des Compagnons du Crépuscule et je n'en avais gardé que le souvenir de ces petits être voraces du Bois des Brumes. Je pense malheureusement que j'aurais dû rester sur ces souvenirs-là.
Après avoir découvert tardivement et avec beaucoup de plaisir les premiers tomes du Cycle de Cyann, j'ai décidé de me replonger dans cette aventure fantastico médiévale, à la limite du rêve et de la réalité. Ce fut avec plaisir (un peu) mais aussi avec difficulté (surtout).
J'ai eu du mal à cerner la finalité de cette histoire (même au bout de deux tomes et demi, je ne voyais pas encore clairement de quoi il était vraiment question) et surtout surtout j'ai eu beaucoup de mal à lire ces (très) longs dialogues en espèce de vieux français. C'est parfois très difficile à comprendre, et quand la difficulté survient sur des dialogues "secondaires", c'est inutilement fatiguant. Ceci associé à une intrigue pas toujours limpide, ça donne quand même une oeuvre un peu difficile à lire.
Le dessin quant à lui est très beau, tant pour les personnages que pour les paysages ou l'architecture médiévale, et je trouve qu'il a plutôt bien vieilli, lui, en 25 ans. La ville sous la neige du tome 3 est magnifique.
Le tome 2 est le moins bon des trois pour ce qui est du scenario dans son ensemble, beaucoup trop "space" pour en fin de compte ne pas apporter grand chose à l'intrigue. Au niveau de la lecture c'est le tome 3 qui m'a achevée, très bien au début, mais beaucoup beaucoup trop long, la plupart du temps incompréhensible et pour le coup beaucoup trop ancré dans la réalité. Où donc est passé le fantastique ? Ce fut vraiment laborieux d'arriver au bout, mais je voulais tout de même connaître le fin mot de cette histoire, afin que tous mes efforts ne fussent pas inutiles.
Avec des dialogues et une intrigue plus clairs, cette série aurait sans aucun doute gagné 1 étoile. Et si je ne m'étais fiée qu'à mon impression finale sans tenir compte du bon ressenti que j'avais eu au départ, c'est avec un 1/5 qu'elle aurait fini.
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Godkiller (Now future)
Personnellement j'adore le dessin de Stan&Vince, donc rien que pour le dessin, je l'ai lu... Même si le thème de départ du scénario est sympa, l'histoire, elle, ne vaut pas le coup... Donc à prendre pour ceux qui aiment les dessins de Stan&Vince sinon laissez de coté...
Au nom de la famille
Un one-shot de près de 300 pages de l'ancienne collection Manga de Casterman, paradoxalement paru également chez DC Comics, cet album de 1995 suit donc le format asiatique en terme de nombres de pages, et est réalisé entièrement en noir et blanc. D'ailleurs pour parler du dessin, il n'est pas franchement génial, il y a un abus de trames pour pallier l'absence de couleurs peut-être, je ne connais pas précédemment le dessinateur Staton, et il semble d'après sa bibliographie par ailleurs sur le net que cet album fut le premier et le dernier. Côté histoire, cela commence pas trop mal malgré un pitch en 4ème de couverture qui fait pas spécialement envie. On est dans un proche futur, le crime est omniprésent à New-York, la mafia règne sur la ville. En gros c'est la guerre des gangs, et un homme affilié à un des derniers "Dons" qui tombe en désuétude, et d'autre part son frère du clergé mais plus ou moins flic s'affrontent. Bref il y a d'autres personnages dans la galerie, c'est parfois un peu confus, et j'avoue que le dessin n'aide pas à s'intéresser Finalement ça ne m'a pas botté plus que ça et un 2ème parcours rapide de l'album me laisse tiède. Pourquoi pas mais dispensable.
R97 - Les Hommes à terre
Je suis peut-être un peut sévère avec cette BD mais la notation est purement objective. Je trouve le récit trop romancé, la vie sur la Jeanne d'Arc est tout sauf une partie de plaisir pour un matelot. En effet, ces campagnes sont surtout faites pour que les élèves officiers en profitent au maximum. Le dessinateur semble avoir été sur la Jeanne d'Arc pour une immersion mais il semble être passé à côté de choses simples comme un major avec des insignes de capitaine.... Cette BD est avant tout basée sur les escales des campagnes de la Jeanne d'Arc et du coup des distractions des marins : sexe et alcool. Il y a quand même une sortie plus intellectuelle sur les traces de Rimbaud. J'ai l'impression d'avoir lu plusieurs petits récits mettant en avant le héros mais mal situés dans les contextes. Les personnages secondaires sont rarement approfondis et c'est bien dommage car certains m'intriguaient. Le dessin ne m'a pas plu, trop haché et les couleurs basiques mais bien moins belles que dans les productions "Poisson Pilote". Par contre la couverture est belle avec ces vagues dessinant une femme. Note finale : 2,5/5
Période Glaciaire
J'ai acheté cette BD sur les conseils pressants d'un ami. J'ai adoré le début et l'idée principale de cette BD. Seulement, je suis globalement assez déçu de cet opus. Pour tout dire, j'ai un peu parcouru la fin avec difficulté et ennui... Le début est effectivement très réussi et emprunt de plusieurs références qui sont bienvenues (sans en dévoiler plus...). De plus, on est assez impatient de voir comment les évènements vont évoluer. Mais voilà, je ne sais pas si l'idée s'est essoufflée d'elle même ou si elle était trop mince pour être assez exploitée, mais le récit devient un peu brouillon et la fin est assez dissonante du reste de la BD. De plus, les histoires d'amour et de tension paraissent un peu forcées et pas assez sincères pour me convaincre. Le dessin ne m'a pas particulièrement gêné, mais je ne suis pas extrémiste sur ce sujet, donc je comprends qu'il puisse quelque peu dérouter. En bref, une bonne idée, mais qui tombe un peu comme un soufflé.
Chroniques Barbares
Très racoleuse, en effet, peut-être pas autant qu’une production de Froideval mais presque ; du sang et du sexe. Avec le trait réaliste de l’auteur, c’est peut-être encore plus choquant. Le premier cycle est pas mal et mériterait 3 étoiles. On découvre les coutumes et le monde des vikings en suivant les pas d’un jeune moinillon se faisant passer pour le prince Lief. Pas charismatique pour un sou, le héros est surtout un peu con-con, aime bien le côté sexe bestiale des vikings mais pas leur côté sanguinaire et n’est surtout pas du tout crédible pour donner le change. Le second est sûrement beaucoup plus ridicule et vaut 1 toute petite étoile avec son prince à la limite de la trisomie et sa valkyrie lubrique qui ne jure que par son marteau de Thor. Et j’allais oublier le truc vraiment gonflant et qui baisse considérablement la note : "l’accent nordique écrit" que donne l’auteur à la plupart des personnages. Autrement dit, un mot sur deux n’est pas correctement orthographié est c’est super lourd. Quand au dessin, il est très classique et bon, les couleurs m’ont paru ternes par rapport à ce que j’ai déjà pu voir de l’auteur.
Lulu Femme Nue
J'ai lu avec plaisir ce premier tome de "Lulu, femme nue" de Davodeau, grâce à sa maitrise de la narration et des dialogues... ça coulait tout seul, c'était agréable, plaisant, on sent que Davodeau aime ses personnages. Mais une fois l'album refermé, en repensant à ce que je venais de lire, j'ai trouvé quand même les personnages simplistes, manichéens et les ressorts de l'intrigue facile. Un personnage le dit lui-même : on se croirait par moments dans un mauvais roman photo... Prenons Lulu, par exemple : c'est une femme qui n'a pas travaillé depuis 15 ans, élevé 3 enfants, sans jamais vraiment sortir de chez elle... il me semble qu'il y a déjà largement matière à expliquer son geste (se barrer un jour sans raison apparente). Alors pourquoi la flanquer d'un mari forcément grossier, abruti et alcoolique ? C'est forcer le trait, refuser la nuance ! Idem pour le gars qu'elle rencontre sur la plage. Bon, OK, il sort de prison, mais bon franchement il est tellement gentil, prévenant, compréhensif. Et ses frères sont tellement drôles, compatissants, plein de fantaisie... Et, forcément, la fille de Lulu comprend parfaitement son geste et approuve. Bref, Lulu part de chez elle, mais elle ne se retrouve jamais en danger (pour le moment en tous cas). Elle ne rencontre que des braves gars, il fait toujours beau, tout n'est que luxe calme et volupté, enfin presque. (le moment du retour à la réalité, quand son copain doit se mettre au travail, est bien vu en revanche). Tout est très simple et gentillet dans ce monde que Davodeau nous dépeint... Pour une BD qui se veut une étude psychologique, j'ai trouvé qu'elle manquait franchement de nuances.
Thor - Loki
Loki c'est avant tout un très beau comics au graphisme grandiose et réaliste, malgré des couleurs directes souvent froides et trop pâles. Quant au scénario il est un peu trop contemplatif et introspectif, tout tourne autour de Loki, de son mal-être vis-à-vis du rejet des autres et de son envie d'être reconnu et respecté de tous. Le lettrage qui est dans un style proche du gothique n'est pas toujours très clair, même s'il s'accorde bien avec l'image ; la narration quelque peu grandiloquente est aussi en accord avec le récit. Une histoire qui plaira certainement aux passionnés de mythologie.
Fierce
Alors pour commencer cet avis je suis embêté pour la note. J'aurais plutôt mis un 2,5 sur 5. Ma raison : je trouve ce titre moyen. Pour résumer, au cinéma on appellerait ça un film de serie B. Pour incarner le rôle de Fierce, je verrais Wesley Snipes (pour la couleur de peau) sinon on met un Van Damme ou un Steven Seagal et c'est pareil. Côté scénario, rien de folichon ni de réelle nouveauté. Une intrigue banale avec au final peu de rebondissements. Pas de surprises. Côté dessin, je trouve ça agréable à lire mais c'est pas du grand art. A vrai dire les traits des persos sont grossiers et à titre perso j'aime moyen, mais bon c'est entraînant et ça se laisse lire d'une traite. Le gros point positif, c'est le décor de la Jamaïque. Je trouve que ça aurait pu être creusé davantage mais c'est assez dépaysant au final. Le gros point négatif, c'est la traduction. Oh la la la les expressions employées à répétition m'on fait sourire mais m'ont vite irrité au final. Pour finir, je ne conseille pas cet achat, mais si vous pouvez vous le faire prêter ou le trouver en bibliothèque, tentez l'expérience.
Le Soleil des loups
Pour commencer je parlerai du scénario. Des idées sympas mais mal développées. Les personnages ne sont pas traités en profondeur non plus. Les sentiments des protagonistes sont passés aux oubliettes et la narration se concentre exclusivement sur les actions des persos. On a l'impression que l'apprentissage du héros se fait en une nuit alors que j'imagine qu'il lui faudrait des semaines. Bref, vous l'aurez compris un traitement scénaristique qui ne me convient pas. Côté dessin maintenant. La couverture est tout simplement superbe. C'est bien souvent ce qui se démarque dans les étagères des magasins. Le traitement graphique est de bonne qualité mais personnellement je me suis vite lassé au bout de quelques pages. Au final, ce fut une déception. Dommage car encore une fois le synopsis de départ est plutôt bon.
Les Compagnons du Crépuscule
J'ai feuilleté dans ma jeunesse le premier tome des Compagnons du Crépuscule et je n'en avais gardé que le souvenir de ces petits être voraces du Bois des Brumes. Je pense malheureusement que j'aurais dû rester sur ces souvenirs-là. Après avoir découvert tardivement et avec beaucoup de plaisir les premiers tomes du Cycle de Cyann, j'ai décidé de me replonger dans cette aventure fantastico médiévale, à la limite du rêve et de la réalité. Ce fut avec plaisir (un peu) mais aussi avec difficulté (surtout). J'ai eu du mal à cerner la finalité de cette histoire (même au bout de deux tomes et demi, je ne voyais pas encore clairement de quoi il était vraiment question) et surtout surtout j'ai eu beaucoup de mal à lire ces (très) longs dialogues en espèce de vieux français. C'est parfois très difficile à comprendre, et quand la difficulté survient sur des dialogues "secondaires", c'est inutilement fatiguant. Ceci associé à une intrigue pas toujours limpide, ça donne quand même une oeuvre un peu difficile à lire. Le dessin quant à lui est très beau, tant pour les personnages que pour les paysages ou l'architecture médiévale, et je trouve qu'il a plutôt bien vieilli, lui, en 25 ans. La ville sous la neige du tome 3 est magnifique. Le tome 2 est le moins bon des trois pour ce qui est du scenario dans son ensemble, beaucoup trop "space" pour en fin de compte ne pas apporter grand chose à l'intrigue. Au niveau de la lecture c'est le tome 3 qui m'a achevée, très bien au début, mais beaucoup beaucoup trop long, la plupart du temps incompréhensible et pour le coup beaucoup trop ancré dans la réalité. Où donc est passé le fantastique ? Ce fut vraiment laborieux d'arriver au bout, mais je voulais tout de même connaître le fin mot de cette histoire, afin que tous mes efforts ne fussent pas inutiles. Avec des dialogues et une intrigue plus clairs, cette série aurait sans aucun doute gagné 1 étoile. Et si je ne m'étais fiée qu'à mon impression finale sans tenir compte du bon ressenti que j'avais eu au départ, c'est avec un 1/5 qu'elle aurait fini.