Pour tout dire, c’est davantage la signature de De Thuin que celle de Cauvin qui m’a décidé à lire ce récit paru en prépublication dans le spirou magazine.
Sans en attendre grand-chose, cette bd me conforte dans l’idée que Cauvin est un scénariste certes prolifique mais sans réel génie. Sans se forcer, il construit son histoire autour d’un taureau qui n’accepte pas sa condition de mâle reproducteur et qui, de surcroit, est doué de la parole après avoir reçu la foudre. Les dialogues sont sans intérêt avec un phrasé redondant qui en devient énervant (Charles, vous permettez que je vous appelle Charles ?). L’histoire est donc d’une platitude extrême. De plus, l’image que Cauvin donne du "paysan" est en déconnection totale avec la réalité. On se croirait retourné 40 ans en arrière. A se demander s’il s’est documenté avant.
Seul le dessin est digne d’intérêt. Je trouve pourtant regrettable que De Thuin se réduise à illustrer un scénario aussi vide, lui qui est pourtant l’auteur de bds aux contenus riches (Le Roi des bourdons et La Colère dans l'eau). Mais bon, contrairement à ces bds de qualité, celle-ci va se vendre comme des petits pains avec la caution "made by cauvin". Pour moi, ce n’est clairement plus un gage de qualité.
Je ne sais pas trop comment noter cette série. Je me souviens l'avoir beaucoup appréciée "jadis" mais à la relecture récemment, j'ai trouvé que le délire lié au rêve devenait de plus en plus rasant au fil des pages. Je n'ai même pas réussi à venir à bout du tome que j'ai tenté de lire.
Ca saute du coq à l'âne sans arrêt et malgré beaucoup de bonnes idées, j'ai trouvé qu'à la longue ça devenait lassant. Malgré tout, les incursions du rêve dans la réalité et inversement sont toujours bien trouvées.
Une chose que je n'avais pas notée à l'époque, vu que je ne connaissais rien de cet artiste : un bel hommage à Escher en page 34 du tome 3.
Comment un coup de coeur peut-il avoir une note pareille ? Disons le tout de suite, cette série, construite sur la base de diptyques, souffre d’un énorme déséquilibre dans le scénario, très très inégal.
Les deux premiers albums nous offrent une enquête policière de haut vol. Si dans un premier temps on suit les deux enquêteurs sans excitation particulière c’est parce que les auteurs nous emmènent où bon leur semble. On mène l’enquête, on dresse le profil de l’assassin et force est de constater… que je suis un bien faible enquêteur ! Quelle claque pour mon ego ! Merci donc à Seiter de m’avoir fait revivre une sensation que je n’avais plus vécue depuis Usual Suspect. Je me suis vu « obligé » de vite relire les deux albums en question pour comprendre comment, moi le détective de salon, j’avais pu me laisser à ce point trimbaler comme une bleusaille. Pour ces raisons et cette impression très personnelle je qualifie ces deux albums de cultes. La touche indispensable de toute collection qui se respecte ! 5/5 sans hésitation.
La suite de la série n’est pas du tout, mais alors pas du tout du même niveau. La part du fantastique augmente considérablement à l’image de ce qui se passe dans la Croix de Cazenac, ce qui a déjà de quoi en déconcerter plus d’un. Là plus possible de jouer au détective puisque le surnaturel me prive du plaisir ressenti lors deux premiers opus et c’est bien dommage. A mes yeux le charme est rompu car le public visé n’est plus le même ce qui fait considérablement baisser la note (ça me gène même de mettre un petit 2/5, d'où mon coup de coeur paradoxal, mais plus la série s'allongera plus on s'approchera du fatidique et terrifiant 1/5).
La seule constante, encore que, se situe dans le dessin. Celui-ci, ainsi que la colorisation, colle parfaitement à l’ambiance voulue et à l’époque victorienne théâtre de l’aventure. Les traits longilignes étaient un pari risqué qui remporte mon adhésion.
Et bien, non, moi je n'ai pas aimé cette adaptation de Bordage.
Est-ce du au fait que je connaissais l'œuvre originale ? Surement, en partie du moins.
Car si les raccourcis inhérents à toute adaptation sont inévitables, là, j'avoue que faut suivre pour rester à la page... et j'ai l'avantage de connaître l'histoire pour ce qui me concerne. Je n'ose imaginer le lecteur qui débarque...
Côté dessin, bah j'adhère pas non plus au trait de Philippe Ogaki. Ca sent le croisement génétique entre du pseudo "Travis-like" et le manga, mais sans la fluidité, la force et l'énergie que devrait imposer ce genre de cocktail... Et les imperfections de certaines planches n'arrangent pas les choses. Heureusement, les découpages et compositions de certaines planches rehaussent le tout.
Bref, une adaptation de plus qui n'est pas du tout à la hauteur de la magnifique trilogie originelle, et qui d'ailleurs, pour en avoir discuté avec lui, n'a pas convaincu Bordage non plus (malgré ce que pourrait laisser croire le texte d'intro du premier tome... Promotion oblige...). Dommage.
Bah mince alors, j’en ai pensé exactement la même chose que iannick, limite mot pour mot.
Effectivement, d’emblé, je conseillerai cette série à ceux qui ont aimé l’inventivité des autres récentes séries de la collection conquistador ; La Licorne ou autre Hauteville House. On y retrouve les couleurs de l’un, l’ambiance de l’autre et surtout la volonté de modeler l’histoire à sa convenance pour nous pondre une aventure qui est inévitablement originale. En fait, je pense qu’à la base, le nom de la collection se rapportait aux personnages et que maintenant, il correspond plus à ces auteurs qui explorent de toutes nouvelles toiles de fonds pour leurs intrigues. Pardon, je m’égare.
Donc, oui, une situation loufoque qui donne envie ; Napoléon a gagné Waterloo, donc Sherlock Holmes est français et s’appelle Duroc (dos de couverture, désolé).Une colorisation très intéressante qui met en valeur un dessin encore hésitant concernant les visages, des décors qui en jettent. Par contre, l’histoire ne casse pas 3 pattes à un canard, pour le moment, mais ce n’est qu’un tome 1. Pour finir sur une note plus positive, j’ai vraiment adoré les dialogues et le vocabulaire usité.
La fin donne envie de voir la suite et je pense que ça pourra devenir intéressant dans les tomes à venir, un gros 3 étoiles qui je l’espère sera réhaussé à la sortie du tome 2.
MAJ
La fin m'a vraiment déçue. Comme soulignée par d'autres, c'est poussif pour un final moyen. Et pourtant, il y avait de l'idée. Mais ajoutez à ça, un dessin qui s'est légèrement dégradé pour le dernier tome et vous obtenez la première déception chez Gloris.
Ouvrier endurci par la guerre, les tranchées, le bagne, etc. Louis découvre à son retour de Cayenne un monde profondément changé dont les bouleversements en cours, politiques notamment, dessinent peu à peu les bases de ce XX sc. qui s’ouvre à lui.
Eternel insoumis aux convictions anarchistes l’originalité du personnage tient avant tout dans ce trait de caractère qui le situe aux antipodes d’un Tintin délationniste (je sais c’est gratuit mais pas entièrement faux). A cela s’ajoute le fait que Louis Ferchot est, comme son surnom le laisse à penser, le prototype même du « chat noir », celui avec qui il ne faut pas trop traîner sous peine de se voir accusé de meurtres ou de se retrouver rossé de coups pour avoir exprimer une idée proportionnellement inverse à la taille de son interlocuteur. Oui mais voilà Louis est un dur à cuire, un peu trop même…
Si ce « gaucho » au grand cœur, clairement guignard, m’est d’abord apparu comme un atout pour le moins original il s’est vite transformé en une caricature un peu redondante au fil des albums. Le personnage de Louis, éternel opposant et tête de mule, manque ainsi à mes yeux de profondeur. D’ailleurs au final heureusement que Louis a la guigne car il ne provoque pas réellement l’aventure. Les évènements lui tombent dessus et bon an mal an il s’en sort. L’époque choisie, celle-là même qui devait assurer une trame solide passe donc au second plan. L’enthousiasme des premiers albums a ainsi cédé le pas à une monotonie, non pas source d’ennui, mais qui fait que j’ai du mal à retenir quelque chose des derniers opus de la série. Pour ne rien arranger le dessin, loin d’être mauvais, « ne casse pas trois pattes à canard » avec quelques approximations et un trait classique, voir un peu vieillot.
Mon sentiment général est donc très largement mitigé. Si je comprends tout à fait les avis plus élogieux qui m’ont précédé j’ai un peu l’impression d’avoir été trompé sur la marchandise, ou plus exactement que les auteurs ont sous-exploité un potentiel prometteur. L’intérêt de la série que je situais dans le caractère anarchiste du personnage principal perd en effet trop vite de sa puissance alors même que l’époque choisie fournissait un combustible quasi-inépuisable. A vrai dire j’ai même l’impression que ce personnage pourrait traverser les époques, le reste n’étant que matière, ce qui est regrettable au regard des attentes nées de mes premières impressions. En bref : à lire si votre bibliothèque en est pourvue, pour l’achat peut-être vaut-il mieux y avoir jeté un coup d’œil…
Un sublime dessin pour une superbe histoire, que demander de plus ? Qu'on nous l'offre peut-être ? Andreae fait partie de mes dessinateurs préférés, j'étais déjà tombée sous le charme de Terre mécanique et je récidive avec La Confrérie du crabe, dont le graphisme est peut-être encore meilleur. Des couleurs directes divinement belles, des décors grandioses très réussis et des personnages aux visages différents et originaux.
En règle générale je n'aime pas les sujets qui utilisent des enfants (ou adultes) en nous servant leurs pires malheurs, mais la direction fantastique très prononcée que prend le scénario au tome 2 m'a fait accrocher à cette bd, et ce avec beaucoup de plaisir. On y trouve des vampires, des loups-garous, un clin d'œil à Frankenstein, un monde des morts qui m'a un peu rappelé Requiem, Chevalier Vampire mais en moins sanguinaire. Que du bon les amis, que du bon…
Les enfants ont tendance à avoir un langage un peu trop adulte, je me suis consolée sachant que justement les enfants malades sont plus précoces que les autres. Il y a pas mal d'humour, surtout dans le tome deux. Une scène se passe dans le noir total et s'étale sur une planche entière avec juste des dialogues et le découpage des cases, c'est vraiment cocasse on a même l'impression d'y être.
Autant le premier tome m'avait laissé assez indifférente, n'y voyant qu'une sorte de voyeurisme envers ces gamins, autant ce deuxième opus m'a tout de suite plu ; le ton est plus jovial et l'histoire nous propose d'autres personnages intéressants et ne se cantonne pas à nos petits protagonistes.
Tome 3
Le premier tome ne m’avait pas emballée, le second m’avait ravie et ce dernier m’a complètement déçue. Tout d’abord parce que je m’attendais à cette fin en espérant d’être surprise et que Gallié nous propose autre chose, un contre-pied absolu par exemple, lâchant le monde du cancer en tant que maladie pour aller vers quelque chose de vraiment surprenant. Hélas, on est bien dans le rêve d’un gamin qui est sur une table d’opération, c’est banal, excessivement banal. De plus on n’échappe pas au sempiternel phrasé : c’est en toi que tu trouveras la force de t’en sortir ! Je déteste ce genre de discours.
Par ailleurs, tous les monstres, vampires et autres loups-garous ont disparu, je me demande bien ce qu’ils sont finalement venu faire dans cette histoire, on aurait pu allègrement passer du premier au troisième tome et sauter le second, qui au vu le final a du mal à s’intégrer dans le récit. A mes yeux c’est juste du remplissage, certes du très beau remplissage, puisque le visuel est magnifique. Et encore que ce dernier tome est presque un poil en-dessous, il y a moins de détails et les couleurs parfois sont aussi un peu moins travaillées.
Haaaa... Berserk... Beurk...
On entend partout du bien de cette série. Alors j'ai fini par les lire en les empruntant. J'ai lu tout ce qui est sorti, et si certains passages sont "anthologiques", la plus grande partie de l'œuvre reste totalement anecdotique : l'histoire n'a que très peu évolué depuis le début (soit plus de 25 tomes et plus de 15 ans), notamment à cause d'un flashback de plusieurs tomes en tout début d'œuvre qui n'apporte pas grand chose, et d'historiettes sans grand intérêt par la suite. On a au final une histoire à la lenteur extrême, uniquement basée sur des affrontements horribles.
Concernant le dessin, je n'adhère pas non plus : beaucoup trop surchargé, beaucoup trop sombre, et de gros problèmes de proportions. Par contre, l'auteur dessine très bien les membres arrachés, c'est un fait...
Si je devais résumer Berserk en quelques mots, je dirais juste "violence et sexe", soit tout ce qui a donné il y a de nombreuses années une mauvaise image au manga. Tout n'est que fureur, combats sanglants et scènes de sexe (même s'il y en a vraiment moins sur la fin, c'est vrai).
Bref, j'ai tout lu, parce que je n'ai pas payé, que je les avais sous la main facilement, et que ça a occupé un temps mon temps libre, mais jamais je ne pourrai conseiller cette lecture.
Tant qu'à choisir un manga d'action se situant dans un monde post-apocalyptique, Je vous conseille Gunnm. Akira est une grosse déception pour moi.
Graphiquement, le style est agréable mais massacré par une colorisation "à l'américaine", à savoir saturée de cyan et d'orange blafards. Le talent du mangaka est incontestable, il faudra que j'essaye de me procurer d'autres œuvres de cet auteur. Je n'ai pas eu le loisir de feuilleter la version N&B, mais je peux sans peine croire les autres posteurs qui vous conseillent vivement de privilégier la version N&B.
Mais c'est avant tout l'histoire qui m'a déçu. Malgré l'action incessante, le scénario est déroulé de façon trop lente à mon gout, ce manga aurait pu tenir sur 5 tomes sans rien perdre de son intrigue, il me semble. Quand au final, il m'a paru tout simplement absurde, bâclé et sans intérêt. La plupart des questions que l'on se pose restent sans réponse et la finalité de l'ensemble m'échappe totalement : quel est le message de l'auteur ?
Une lecture poussive donc qui ne m'a rien apporté et une œuvre que je ne relirais jamais.
Édouard Tolweck est détestable ; il est odieux, raciste, vulgaire et méchant, et c'est certainement ce qu'a voulu l'auteur, mais c'est aussi un risque qu'il prend en nous servant comme personnage principal un homme qui n'inspire qu'indifférence et mépris et pour lequel on n'a aucune compassion ; il pourrait se faire débiter en rondelles que l'on n'éprouverait aucune pitié. En comparaison, Albert Laforge - assassin de son fils et de sa femme - dans Mémoires d'un incapable lui est "attachant", et pourtant les meurtres qu'il a commis sont abominables.
Je n'ai réellement aimé que deux choses dans cette histoire, les trois dernières pages - excellentes - et le passage avec Joséphine l'éléphante. De plus, je n'ai pas retrouvé l'humour qu'il y a dans La Bête, où les clichés sur les gendarmes et les campagnards sont vraiment drôles ; ici, ceux sur les fonctionnaires ne le sont absolument pas. Deux étoiles, alors que ça n'en valait qu'une, justement pour la fin et le personnage qui s'y rattache, qui lui au contraire est vraiment touchant ; il nous donne un petit pincement au cœur et une grande satisfaction.
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Coup de foudre
Pour tout dire, c’est davantage la signature de De Thuin que celle de Cauvin qui m’a décidé à lire ce récit paru en prépublication dans le spirou magazine. Sans en attendre grand-chose, cette bd me conforte dans l’idée que Cauvin est un scénariste certes prolifique mais sans réel génie. Sans se forcer, il construit son histoire autour d’un taureau qui n’accepte pas sa condition de mâle reproducteur et qui, de surcroit, est doué de la parole après avoir reçu la foudre. Les dialogues sont sans intérêt avec un phrasé redondant qui en devient énervant (Charles, vous permettez que je vous appelle Charles ?). L’histoire est donc d’une platitude extrême. De plus, l’image que Cauvin donne du "paysan" est en déconnection totale avec la réalité. On se croirait retourné 40 ans en arrière. A se demander s’il s’est documenté avant. Seul le dessin est digne d’intérêt. Je trouve pourtant regrettable que De Thuin se réduise à illustrer un scénario aussi vide, lui qui est pourtant l’auteur de bds aux contenus riches (Le Roi des bourdons et La Colère dans l'eau). Mais bon, contrairement à ces bds de qualité, celle-ci va se vendre comme des petits pains avec la caution "made by cauvin". Pour moi, ce n’est clairement plus un gage de qualité.
Nic
Je ne sais pas trop comment noter cette série. Je me souviens l'avoir beaucoup appréciée "jadis" mais à la relecture récemment, j'ai trouvé que le délire lié au rêve devenait de plus en plus rasant au fil des pages. Je n'ai même pas réussi à venir à bout du tome que j'ai tenté de lire. Ca saute du coq à l'âne sans arrêt et malgré beaucoup de bonnes idées, j'ai trouvé qu'à la longue ça devenait lassant. Malgré tout, les incursions du rêve dans la réalité et inversement sont toujours bien trouvées. Une chose que je n'avais pas notée à l'époque, vu que je ne connaissais rien de cet artiste : un bel hommage à Escher en page 34 du tome 3.
Fog
Comment un coup de coeur peut-il avoir une note pareille ? Disons le tout de suite, cette série, construite sur la base de diptyques, souffre d’un énorme déséquilibre dans le scénario, très très inégal. Les deux premiers albums nous offrent une enquête policière de haut vol. Si dans un premier temps on suit les deux enquêteurs sans excitation particulière c’est parce que les auteurs nous emmènent où bon leur semble. On mène l’enquête, on dresse le profil de l’assassin et force est de constater… que je suis un bien faible enquêteur ! Quelle claque pour mon ego ! Merci donc à Seiter de m’avoir fait revivre une sensation que je n’avais plus vécue depuis Usual Suspect. Je me suis vu « obligé » de vite relire les deux albums en question pour comprendre comment, moi le détective de salon, j’avais pu me laisser à ce point trimbaler comme une bleusaille. Pour ces raisons et cette impression très personnelle je qualifie ces deux albums de cultes. La touche indispensable de toute collection qui se respecte ! 5/5 sans hésitation. La suite de la série n’est pas du tout, mais alors pas du tout du même niveau. La part du fantastique augmente considérablement à l’image de ce qui se passe dans la Croix de Cazenac, ce qui a déjà de quoi en déconcerter plus d’un. Là plus possible de jouer au détective puisque le surnaturel me prive du plaisir ressenti lors deux premiers opus et c’est bien dommage. A mes yeux le charme est rompu car le public visé n’est plus le même ce qui fait considérablement baisser la note (ça me gène même de mettre un petit 2/5, d'où mon coup de coeur paradoxal, mais plus la série s'allongera plus on s'approchera du fatidique et terrifiant 1/5). La seule constante, encore que, se situe dans le dessin. Celui-ci, ainsi que la colorisation, colle parfaitement à l’ambiance voulue et à l’époque victorienne théâtre de l’aventure. Les traits longilignes étaient un pari risqué qui remporte mon adhésion.
Les Guerriers du Silence
Et bien, non, moi je n'ai pas aimé cette adaptation de Bordage. Est-ce du au fait que je connaissais l'œuvre originale ? Surement, en partie du moins. Car si les raccourcis inhérents à toute adaptation sont inévitables, là, j'avoue que faut suivre pour rester à la page... et j'ai l'avantage de connaître l'histoire pour ce qui me concerne. Je n'ose imaginer le lecteur qui débarque... Côté dessin, bah j'adhère pas non plus au trait de Philippe Ogaki. Ca sent le croisement génétique entre du pseudo "Travis-like" et le manga, mais sans la fluidité, la force et l'énergie que devrait imposer ce genre de cocktail... Et les imperfections de certaines planches n'arrangent pas les choses. Heureusement, les découpages et compositions de certaines planches rehaussent le tout. Bref, une adaptation de plus qui n'est pas du tout à la hauteur de la magnifique trilogie originelle, et qui d'ailleurs, pour en avoir discuté avec lui, n'a pas convaincu Bordage non plus (malgré ce que pourrait laisser croire le texte d'intro du premier tome... Promotion oblige...). Dommage.
Waterloo 1911
Bah mince alors, j’en ai pensé exactement la même chose que iannick, limite mot pour mot. Effectivement, d’emblé, je conseillerai cette série à ceux qui ont aimé l’inventivité des autres récentes séries de la collection conquistador ; La Licorne ou autre Hauteville House. On y retrouve les couleurs de l’un, l’ambiance de l’autre et surtout la volonté de modeler l’histoire à sa convenance pour nous pondre une aventure qui est inévitablement originale. En fait, je pense qu’à la base, le nom de la collection se rapportait aux personnages et que maintenant, il correspond plus à ces auteurs qui explorent de toutes nouvelles toiles de fonds pour leurs intrigues. Pardon, je m’égare. Donc, oui, une situation loufoque qui donne envie ; Napoléon a gagné Waterloo, donc Sherlock Holmes est français et s’appelle Duroc (dos de couverture, désolé).Une colorisation très intéressante qui met en valeur un dessin encore hésitant concernant les visages, des décors qui en jettent. Par contre, l’histoire ne casse pas 3 pattes à un canard, pour le moment, mais ce n’est qu’un tome 1. Pour finir sur une note plus positive, j’ai vraiment adoré les dialogues et le vocabulaire usité. La fin donne envie de voir la suite et je pense que ça pourra devenir intéressant dans les tomes à venir, un gros 3 étoiles qui je l’espère sera réhaussé à la sortie du tome 2. MAJ La fin m'a vraiment déçue. Comme soulignée par d'autres, c'est poussif pour un final moyen. Et pourtant, il y avait de l'idée. Mais ajoutez à ça, un dessin qui s'est légèrement dégradé pour le dernier tome et vous obtenez la première déception chez Gloris.
Louis la Guigne
Ouvrier endurci par la guerre, les tranchées, le bagne, etc. Louis découvre à son retour de Cayenne un monde profondément changé dont les bouleversements en cours, politiques notamment, dessinent peu à peu les bases de ce XX sc. qui s’ouvre à lui. Eternel insoumis aux convictions anarchistes l’originalité du personnage tient avant tout dans ce trait de caractère qui le situe aux antipodes d’un Tintin délationniste (je sais c’est gratuit mais pas entièrement faux). A cela s’ajoute le fait que Louis Ferchot est, comme son surnom le laisse à penser, le prototype même du « chat noir », celui avec qui il ne faut pas trop traîner sous peine de se voir accusé de meurtres ou de se retrouver rossé de coups pour avoir exprimer une idée proportionnellement inverse à la taille de son interlocuteur. Oui mais voilà Louis est un dur à cuire, un peu trop même… Si ce « gaucho » au grand cœur, clairement guignard, m’est d’abord apparu comme un atout pour le moins original il s’est vite transformé en une caricature un peu redondante au fil des albums. Le personnage de Louis, éternel opposant et tête de mule, manque ainsi à mes yeux de profondeur. D’ailleurs au final heureusement que Louis a la guigne car il ne provoque pas réellement l’aventure. Les évènements lui tombent dessus et bon an mal an il s’en sort. L’époque choisie, celle-là même qui devait assurer une trame solide passe donc au second plan. L’enthousiasme des premiers albums a ainsi cédé le pas à une monotonie, non pas source d’ennui, mais qui fait que j’ai du mal à retenir quelque chose des derniers opus de la série. Pour ne rien arranger le dessin, loin d’être mauvais, « ne casse pas trois pattes à canard » avec quelques approximations et un trait classique, voir un peu vieillot. Mon sentiment général est donc très largement mitigé. Si je comprends tout à fait les avis plus élogieux qui m’ont précédé j’ai un peu l’impression d’avoir été trompé sur la marchandise, ou plus exactement que les auteurs ont sous-exploité un potentiel prometteur. L’intérêt de la série que je situais dans le caractère anarchiste du personnage principal perd en effet trop vite de sa puissance alors même que l’époque choisie fournissait un combustible quasi-inépuisable. A vrai dire j’ai même l’impression que ce personnage pourrait traverser les époques, le reste n’étant que matière, ce qui est regrettable au regard des attentes nées de mes premières impressions. En bref : à lire si votre bibliothèque en est pourvue, pour l’achat peut-être vaut-il mieux y avoir jeté un coup d’œil…
La Confrérie du crabe
Un sublime dessin pour une superbe histoire, que demander de plus ? Qu'on nous l'offre peut-être ? Andreae fait partie de mes dessinateurs préférés, j'étais déjà tombée sous le charme de Terre mécanique et je récidive avec La Confrérie du crabe, dont le graphisme est peut-être encore meilleur. Des couleurs directes divinement belles, des décors grandioses très réussis et des personnages aux visages différents et originaux. En règle générale je n'aime pas les sujets qui utilisent des enfants (ou adultes) en nous servant leurs pires malheurs, mais la direction fantastique très prononcée que prend le scénario au tome 2 m'a fait accrocher à cette bd, et ce avec beaucoup de plaisir. On y trouve des vampires, des loups-garous, un clin d'œil à Frankenstein, un monde des morts qui m'a un peu rappelé Requiem, Chevalier Vampire mais en moins sanguinaire. Que du bon les amis, que du bon… Les enfants ont tendance à avoir un langage un peu trop adulte, je me suis consolée sachant que justement les enfants malades sont plus précoces que les autres. Il y a pas mal d'humour, surtout dans le tome deux. Une scène se passe dans le noir total et s'étale sur une planche entière avec juste des dialogues et le découpage des cases, c'est vraiment cocasse on a même l'impression d'y être. Autant le premier tome m'avait laissé assez indifférente, n'y voyant qu'une sorte de voyeurisme envers ces gamins, autant ce deuxième opus m'a tout de suite plu ; le ton est plus jovial et l'histoire nous propose d'autres personnages intéressants et ne se cantonne pas à nos petits protagonistes. Tome 3 Le premier tome ne m’avait pas emballée, le second m’avait ravie et ce dernier m’a complètement déçue. Tout d’abord parce que je m’attendais à cette fin en espérant d’être surprise et que Gallié nous propose autre chose, un contre-pied absolu par exemple, lâchant le monde du cancer en tant que maladie pour aller vers quelque chose de vraiment surprenant. Hélas, on est bien dans le rêve d’un gamin qui est sur une table d’opération, c’est banal, excessivement banal. De plus on n’échappe pas au sempiternel phrasé : c’est en toi que tu trouveras la force de t’en sortir ! Je déteste ce genre de discours. Par ailleurs, tous les monstres, vampires et autres loups-garous ont disparu, je me demande bien ce qu’ils sont finalement venu faire dans cette histoire, on aurait pu allègrement passer du premier au troisième tome et sauter le second, qui au vu le final a du mal à s’intégrer dans le récit. A mes yeux c’est juste du remplissage, certes du très beau remplissage, puisque le visuel est magnifique. Et encore que ce dernier tome est presque un poil en-dessous, il y a moins de détails et les couleurs parfois sont aussi un peu moins travaillées.
Berserk
Haaaa... Berserk... Beurk... On entend partout du bien de cette série. Alors j'ai fini par les lire en les empruntant. J'ai lu tout ce qui est sorti, et si certains passages sont "anthologiques", la plus grande partie de l'œuvre reste totalement anecdotique : l'histoire n'a que très peu évolué depuis le début (soit plus de 25 tomes et plus de 15 ans), notamment à cause d'un flashback de plusieurs tomes en tout début d'œuvre qui n'apporte pas grand chose, et d'historiettes sans grand intérêt par la suite. On a au final une histoire à la lenteur extrême, uniquement basée sur des affrontements horribles. Concernant le dessin, je n'adhère pas non plus : beaucoup trop surchargé, beaucoup trop sombre, et de gros problèmes de proportions. Par contre, l'auteur dessine très bien les membres arrachés, c'est un fait... Si je devais résumer Berserk en quelques mots, je dirais juste "violence et sexe", soit tout ce qui a donné il y a de nombreuses années une mauvaise image au manga. Tout n'est que fureur, combats sanglants et scènes de sexe (même s'il y en a vraiment moins sur la fin, c'est vrai). Bref, j'ai tout lu, parce que je n'ai pas payé, que je les avais sous la main facilement, et que ça a occupé un temps mon temps libre, mais jamais je ne pourrai conseiller cette lecture.
Akira
Tant qu'à choisir un manga d'action se situant dans un monde post-apocalyptique, Je vous conseille Gunnm. Akira est une grosse déception pour moi. Graphiquement, le style est agréable mais massacré par une colorisation "à l'américaine", à savoir saturée de cyan et d'orange blafards. Le talent du mangaka est incontestable, il faudra que j'essaye de me procurer d'autres œuvres de cet auteur. Je n'ai pas eu le loisir de feuilleter la version N&B, mais je peux sans peine croire les autres posteurs qui vous conseillent vivement de privilégier la version N&B. Mais c'est avant tout l'histoire qui m'a déçu. Malgré l'action incessante, le scénario est déroulé de façon trop lente à mon gout, ce manga aurait pu tenir sur 5 tomes sans rien perdre de son intrigue, il me semble. Quand au final, il m'a paru tout simplement absurde, bâclé et sans intérêt. La plupart des questions que l'on se pose restent sans réponse et la finalité de l'ensemble m'échappe totalement : quel est le message de l'auteur ? Une lecture poussive donc qui ne m'a rien apporté et une œuvre que je ne relirais jamais.
Pleine lune
Édouard Tolweck est détestable ; il est odieux, raciste, vulgaire et méchant, et c'est certainement ce qu'a voulu l'auteur, mais c'est aussi un risque qu'il prend en nous servant comme personnage principal un homme qui n'inspire qu'indifférence et mépris et pour lequel on n'a aucune compassion ; il pourrait se faire débiter en rondelles que l'on n'éprouverait aucune pitié. En comparaison, Albert Laforge - assassin de son fils et de sa femme - dans Mémoires d'un incapable lui est "attachant", et pourtant les meurtres qu'il a commis sont abominables. Je n'ai réellement aimé que deux choses dans cette histoire, les trois dernières pages - excellentes - et le passage avec Joséphine l'éléphante. De plus, je n'ai pas retrouvé l'humour qu'il y a dans La Bête, où les clichés sur les gendarmes et les campagnards sont vraiment drôles ; ici, ceux sur les fonctionnaires ne le sont absolument pas. Deux étoiles, alors que ça n'en valait qu'une, justement pour la fin et le personnage qui s'y rattache, qui lui au contraire est vraiment touchant ; il nous donne un petit pincement au cœur et une grande satisfaction.