Après la lecture des 2 premiers tomes.
Une grande déception, je n'ai pas l'impression d'avoir lu la même BD que les autres posteurs.
Le scénario part d'un concept original, la vie d'une jeune mortelle dans une population d'immortels.
Le début du premier tome est étrange car l'on ne comprend pas ce qu'il se passe et l'on cherche le rapport avec le titre de la série ce que j'ai trouvé intriguant mais sans finalité.
Ensuite l'ensemble devient plus contenu et linéaire.
Mais surtout, il y a ce dessin affreux pour devenir hideux après une quinzaine de pages dans le tome 2. Désolé mais je ne m'y fais pas...
Et que dire des couleurs : elles me donnent l'impression d'avoir été faites sous LSD.
Je mets un 2/5 pour le scénario qui est correct.
Drôle de sensation pour ce one shot.
Ce conte a un petit côté Peter Pan mais il reste décousu dans son déroulement.
A titre personnel je pense que le style de dessin ne correspond pas au récit. Je ne l'ai pas apprécié par ailleurs. Guibert nous a offert de biens meilleures productions.
Le scénario est original et fait la part belle à l'imaginaire, sauf qu'il ne tranche pas assez sur ce point. Il aurait fallu pencher plus vers cet imaginaire ou rester un peu plus "sur terre" pour apporter une meilleure approche.
La lecture n'a pas été déplaisante mais ce projet ne m'a pas paru correctement exploité.
Les personnages sont pourtant intéressants.
La couverture est assez affreuse, ce qui a longtemps repoussé l'emprunt de cette BD.
Ce premier cycle est une grosse déception en ce qui me concerne… Franchement, je ne m’attendais pas à aviser de la sorte cette série. Je ne m’aventurerai dès lors pas à l’achat du second cycle, déjà jugé par certains moins bon que le premier.
Personnellement, je n’ai pas accroché au scénario, que j’ai trouvé confus. Était-ce ma lecture qui manquait d’attention ? Je ne pense pas ; du moins pas totalement. L’histoire débutait bien avec le premier tome, mais j’ai vraiment eu du mal à saisir certains passages du second volume. De même, je n’ai pas apprécié la direction que prenait le récit (Qui a le poignard ? Papa, t’es mort ou t’es pas mort ? Mais qu’est-ce que les copains indiens racontent pour des trucs qui ne veulent rien dire ?…).
Pour être clair, la sauce n’a pas pris et, dans le même genre de récit, j’ai préféré Mille Visages ou même Sha, série du même genre.
Les dessins… Faut-il encore les commenter ? Magnifiques tout simplement… C’est pour cela que j’évite d’attribuer à la présente série la note la plus basse.
Achat conseillé ? Non, pas en ce qui me concerne. Désolé pour les fans.
Ces "Tranches de vie" ne m'ont pas du tout fait rire. Pourtant, j'ai lu l'album qui regroupe les meilleures histoires de la série ! Si c'est le cas, je n'ose pas imaginer celles qui sont moins bonnes tellement j'ai trouvé "les meilleures" très mauvaises.
En fait, pour être honnête, je ne pense pas que la série soit mauvaise. C'est juste que cela représente une époque que je n'ai pas connue et donc je ne peux pas comprendre la satire que fait Lauzier sur différents aspects de cette époque (les chinois maoïstes, les communes de hippies). De plus, la plupart des récits portent sur des thèmes de la France post-mai 68 et comme je suis québécois je pense qu’il est normal que je ne comprenne pas où Lauzier veut en venir avec ses histoires. Un français qui regarde le film "Elvis Gratton" aura la même sensation.
J’étais très enthousiaste à l’idée de lire cette série ; le graphisme avait l’air plus que potable, le scénariste est renommé et tout ce qui touche aux croisades et aux templiers m’a toujours fasciné.
Le dessin est à la hauteur de mes attentes, des visages, des proportions et des décors soignés. On ne peut que souligner l’excellent travail de Xavier. Les couleurs de Chagnaud manquent peut-être d’audace ; les scènes dans le désert, c’est jaune et bleu pour le ciel, un très beau jaune, un très beau bleu mais ça manque de nuances.
A noter une petite originalité pour la double page centrale de chaque album qu’il faudra déplier pour découvrir une quadruple page ! Du coup, ça risque de présenter une sacrée contrainte pour les tomes à venir.
En fait, c’est le scénario qui m’a beaucoup déçu. Comme je le disais, je suis un passionné des croisades et l’introduction de Dufaux, à ce propos, est très intéressante. Mais on s’éloigne très tôt de ce sujet pour plonger dans le folklore et les légendes de la région. Le mélange ésotérique / fantasy moyen-orientale est un peu dur à avaler. Ca reste intriguant mais les évènements évoluent peu rapidement et l’ennuie nous gagne. Le tome 2 est sur ce point plus intense, on commence à rentrer dans le réel sujet et à glaner quelques informations sur les personnages principaux. Je ne sais pas à quoi c’est dû mais ces deux tomes m’ont paru globalement vides.
Le second volume est donc un peu plus encourageant, mais je reste très déçu.
Oui, bon, voilà... un héritage vous tombe sur les bras : extra ! Sauf que la famille déchante vite quand les souvenirs somptueux du père s'effacent promptement confronté à la triste réalité. La dite maison n'est qu'un ruine...
Malheureusement, Prado manque son coup en voulant faire de cet épisode familial une farce dont chacun pourrait se rire. Les péripéties sont grossières et convenues, et on finit vite par s'ennuyer...
Pour ce qui est du dessin, rien de très remarquable non plus, Prado usant d'un style réaliste assez grossier. De plus je trouve le découpage lourd, ce qui est d'autant plus accentué par un détourage en noir des cases...
Bref, un héritage que je vous conseille de refuser...
Il m’arrive encore de me replonger avec un vrai bonheur dans de vieux Astérix, Blueberry, Alix et autres Barbe-Rouge d’il y a plus de vingt ans.
Ce n’est pas le cas avec cette série.
Smith et Wesson ?.. une bonne série humoristique assez débridée, parfois décapante, qui parodie les westerns du grand écran. Et c’est vrai que la mise en scène de deux mauvais bougres qui deviennent sympathiques à force d’être victimes de leur connerie a de quoi réjouir.
Smith et Wesson ?... ce sont un peu les Laurel et Hardy du vieil Ouest. Cette transposition est pourtant soignée : les personnages secondaires sont intéressants, les décors ne manquent pas, les gags sont bien pensés et « tombent » au bon moment. MAIS : j’ai ressenti le tout comme un peu « benêt » et, sincèrement, j’avais difficile de terminer un tome… ou à la « va-vite ».
Pourtant les personnages sont bien campés, les couleurs –même si basiques- n’ont rien à envier à la colorisation d’un Lucky Luke, on retrouve parfois les situations –ici dessinées- de certains moments des westerns réalistes. Mais, bon, il y a des séries auxquelles on accroche directement, d’autres pas. C’est le cas ici.
Quand même pas trop nouveau, cette série : elle débute dans l’hebdo « Pif Gadget » en 1983. Son attrait d’alors ?… des gags courts ou des récits complets de quelques pages. Tranchand la poursuivra jusqu’en 1990.
Qu’en dire ?… Corteggiani-Tranchand comme équipe, c’est quand même pas n’importe qui. Mais le cocktail scénarios/dessin a-t-il fait l’objet d’un ingrédient indéfinissable qui –pour moi- lui a donné un petit goût qui ne me convenait pas ?… C’est possible.
Bien pensé, bien scénarisé, bien dessiné mais…. Bof…
Chroniques ordinaires, d’un homme ordinaire dans un pays moins ordinaire… Tel aurait pu être le titre de ce one-shot exposé fièrement au rayon coup de cœur de certaines « librairies militantes ». Influencé par cette étiquette j’entamai le récit avec une certaine curiosité…
Le postulat de base est simple puisque l’auteur, Guy Delisle, nous raconte sa propre histoire, celle qu’il a vécu au cours d’un voyage en Birmanie. Il nous brode le portrait de ce pays vu par un occidental retrouvé là presque par hasard. Il y élève son petit Louis tandis que sa femme, Médecin Sans Frontière, mène une mission de quatorze mois auprès des populations locales. Une trame simple qui avait de quoi séduire. L’autobiographie est en effet une forme en vogue qui, dans certains cas, a de quoi fournir des scénarios surprenants à l’image d’un Persepolis passionnant du début à la fin ou d’un Gen d'Hiroshima qui marque les esprits et « prend aux tripes ». Oui mais voilà tout, le monde n’a pas eu la vie de Marjane Satrapi ou de Nakazawa, et tant mieux.
Dans le cas présent Delisle nous offre sa vision très personnelle d’un pays totalitaire par de petits épisodes qui se succèdent sans suivre de véritable fil rouge. Et c’est là que le bât blesse… Me rapprochant d’un avis précédent, j’aime qu’une BD me force à rester éveillé en me disant le soir « ah non je ne peux pas dormir là, je ne peux pas lâcher l’histoire comme ça », au risque bien entendu de me donner l’allure d’un lapin myxomatosé quand arrive l’heure précoce d’aller travailler (mauditS réveilS). En ce sens la multitude de nouvelles qui composent l’ouvrage aurait à mes yeux trouvé un impact plus grand en sortant par épisodes décalés dans le temps. J’entends par exemple une histoire hebdomadaire insérée dans les pages BD de Télérama (bon d’accord… Télé Z). Il en ressort un manque de consistance dans le récit. Si certaines scènes quasi-ubuesques m’ont fait sourire et ont retenu mon attention sur la situation (imagée) d’un pays totalitaire dont on parle finalement peu, nombreuses sont celles à m’avoir traversé l’esprit sans plus d’impact sur ma mémoire. J’ai même par moments eu l’impression que Delisle nous donne un récit de voyage, certes moins ennuyeux que les diapositives de vacances de votre grand-tante, mais dont on a du mal à saisir l’intérêt. Dur de s’y plonger si on ne connaît ni l’auteur, ni MSF, ni la Birmanie.
Vous l’aurez compris j’ai eu beaucoup de mal avec cette BD qui est pourtant loin d’être dénuée d’intérêt puisqu’elle a au moins le mérite de nous rappeler que la Birmanie existe (ce qui à proprement parler n’est pas totalement vrai…). En outre les saynettes prises individuellement peuvent séduire, certaines sont d’ailleurs assez drôles, notamment celles illustrant les vicissitudes de MSF. En revanche, l’ouvrage pris dans son ensemble peut paraître un peu long, voire répétitif : Birmans, MSF, famille, Birmans, MSF, famille, etc. Et comme les notes émises sont là pour donner notre avis personnel je ne mets qu’un tout petit 1/5 sans crier au scandale à la lecture d’avis plus élogieux auxquels je n’adhère pas mais que je respecte. Je regrette presque déjà cette note compte tenu de son impact sur la moyenne générale, allez je mets 2/5…
Je suis confuse, j'avais adoré Tout seul et La Bête, et là rien, il ne s'est rien passé. J'ai fini cette bd uniquement parce qu'elle se lit vite, n'étant pas très bavarde. Chabouté dans son scénario traite les crimes de façon accélérée et s'attarde trop sur les personnages de Zoé et de l'idiot, pour lesquels je n'ai ressenti qu'une profonde indifférence, alors comment s'intéresser à leur histoire ?
La pauvre Zoé qui n'a pas eu beaucoup de chance dans la vie et qui subit tous ses malheurs avec patience, est typiquement le genre de personnage larmoyant qui ne m'émeut pas ; ni celui de l'idiot non plus, qui louche sur la culotte de Zoé... mais qui est gentil-gentil... pfff... et pour lequel évidemment Zoé éprouve de la compassion…pfff encore… Ma déception a été d'autant plus grande que même la fin ne m'a pas surprise. Je n'ai pas retrouvé le charme d'un Tout seul ni l'humour de La Bête… où les campagnards sont irrésistiblement drôles, alors qu'ici ils sont juste bourrins et méchants.
Ce qui ne réconcilie pas non plus : son prix élevé et les dix petites minutes de lecture.
Mouais, bon, passé le primaire et sa vision de la vie à travers Max et Lili, vous entrez au collège et passez à "Tendre Banlieue"... La vie continue quoi... mais quel ennui !
Un dessin très réaliste sur la vie de jeune en banlieue... Pas de personnage principal tout au long de cette série dont les tomes se lisent indépendamment, mais des tranches de vies un brin moralisatrices... Bref, j'ai du passer l'âge de ce genre de BD pour ce qui est des scénarios développés, et le dessin très classique et statique de Tito me laisse de marbre.
Bref, un gros bof pour cette série.
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Je suis morte
Après la lecture des 2 premiers tomes. Une grande déception, je n'ai pas l'impression d'avoir lu la même BD que les autres posteurs. Le scénario part d'un concept original, la vie d'une jeune mortelle dans une population d'immortels. Le début du premier tome est étrange car l'on ne comprend pas ce qu'il se passe et l'on cherche le rapport avec le titre de la série ce que j'ai trouvé intriguant mais sans finalité. Ensuite l'ensemble devient plus contenu et linéaire. Mais surtout, il y a ce dessin affreux pour devenir hideux après une quinzaine de pages dans le tome 2. Désolé mais je ne m'y fais pas... Et que dire des couleurs : elles me donnent l'impression d'avoir été faites sous LSD. Je mets un 2/5 pour le scénario qui est correct.
Le Capitaine Ecarlate
Drôle de sensation pour ce one shot. Ce conte a un petit côté Peter Pan mais il reste décousu dans son déroulement. A titre personnel je pense que le style de dessin ne correspond pas au récit. Je ne l'ai pas apprécié par ailleurs. Guibert nous a offert de biens meilleures productions. Le scénario est original et fait la part belle à l'imaginaire, sauf qu'il ne tranche pas assez sur ce point. Il aurait fallu pencher plus vers cet imaginaire ou rester un peu plus "sur terre" pour apporter une meilleure approche. La lecture n'a pas été déplaisante mais ce projet ne m'a pas paru correctement exploité. Les personnages sont pourtant intéressants. La couverture est assez affreuse, ce qui a longtemps repoussé l'emprunt de cette BD.
Xoco
Ce premier cycle est une grosse déception en ce qui me concerne… Franchement, je ne m’attendais pas à aviser de la sorte cette série. Je ne m’aventurerai dès lors pas à l’achat du second cycle, déjà jugé par certains moins bon que le premier. Personnellement, je n’ai pas accroché au scénario, que j’ai trouvé confus. Était-ce ma lecture qui manquait d’attention ? Je ne pense pas ; du moins pas totalement. L’histoire débutait bien avec le premier tome, mais j’ai vraiment eu du mal à saisir certains passages du second volume. De même, je n’ai pas apprécié la direction que prenait le récit (Qui a le poignard ? Papa, t’es mort ou t’es pas mort ? Mais qu’est-ce que les copains indiens racontent pour des trucs qui ne veulent rien dire ?…). Pour être clair, la sauce n’a pas pris et, dans le même genre de récit, j’ai préféré Mille Visages ou même Sha, série du même genre. Les dessins… Faut-il encore les commenter ? Magnifiques tout simplement… C’est pour cela que j’évite d’attribuer à la présente série la note la plus basse. Achat conseillé ? Non, pas en ce qui me concerne. Désolé pour les fans.
Tranches de vie
Ces "Tranches de vie" ne m'ont pas du tout fait rire. Pourtant, j'ai lu l'album qui regroupe les meilleures histoires de la série ! Si c'est le cas, je n'ose pas imaginer celles qui sont moins bonnes tellement j'ai trouvé "les meilleures" très mauvaises. En fait, pour être honnête, je ne pense pas que la série soit mauvaise. C'est juste que cela représente une époque que je n'ai pas connue et donc je ne peux pas comprendre la satire que fait Lauzier sur différents aspects de cette époque (les chinois maoïstes, les communes de hippies). De plus, la plupart des récits portent sur des thèmes de la France post-mai 68 et comme je suis québécois je pense qu’il est normal que je ne comprenne pas où Lauzier veut en venir avec ses histoires. Un français qui regarde le film "Elvis Gratton" aura la même sensation.
Croisade
J’étais très enthousiaste à l’idée de lire cette série ; le graphisme avait l’air plus que potable, le scénariste est renommé et tout ce qui touche aux croisades et aux templiers m’a toujours fasciné. Le dessin est à la hauteur de mes attentes, des visages, des proportions et des décors soignés. On ne peut que souligner l’excellent travail de Xavier. Les couleurs de Chagnaud manquent peut-être d’audace ; les scènes dans le désert, c’est jaune et bleu pour le ciel, un très beau jaune, un très beau bleu mais ça manque de nuances. A noter une petite originalité pour la double page centrale de chaque album qu’il faudra déplier pour découvrir une quadruple page ! Du coup, ça risque de présenter une sacrée contrainte pour les tomes à venir. En fait, c’est le scénario qui m’a beaucoup déçu. Comme je le disais, je suis un passionné des croisades et l’introduction de Dufaux, à ce propos, est très intéressante. Mais on s’éloigne très tôt de ce sujet pour plonger dans le folklore et les légendes de la région. Le mélange ésotérique / fantasy moyen-orientale est un peu dur à avaler. Ca reste intriguant mais les évènements évoluent peu rapidement et l’ennuie nous gagne. Le tome 2 est sur ce point plus intense, on commence à rentrer dans le réel sujet et à glaner quelques informations sur les personnages principaux. Je ne sais pas à quoi c’est dû mais ces deux tomes m’ont paru globalement vides. Le second volume est donc un peu plus encourageant, mais je reste très déçu.
La Demeure des Gomez
Oui, bon, voilà... un héritage vous tombe sur les bras : extra ! Sauf que la famille déchante vite quand les souvenirs somptueux du père s'effacent promptement confronté à la triste réalité. La dite maison n'est qu'un ruine... Malheureusement, Prado manque son coup en voulant faire de cet épisode familial une farce dont chacun pourrait se rire. Les péripéties sont grossières et convenues, et on finit vite par s'ennuyer... Pour ce qui est du dessin, rien de très remarquable non plus, Prado usant d'un style réaliste assez grossier. De plus je trouve le découpage lourd, ce qui est d'autant plus accentué par un détourage en noir des cases... Bref, un héritage que je vous conseille de refuser...
Smith et Wesson
Il m’arrive encore de me replonger avec un vrai bonheur dans de vieux Astérix, Blueberry, Alix et autres Barbe-Rouge d’il y a plus de vingt ans. Ce n’est pas le cas avec cette série. Smith et Wesson ?.. une bonne série humoristique assez débridée, parfois décapante, qui parodie les westerns du grand écran. Et c’est vrai que la mise en scène de deux mauvais bougres qui deviennent sympathiques à force d’être victimes de leur connerie a de quoi réjouir. Smith et Wesson ?... ce sont un peu les Laurel et Hardy du vieil Ouest. Cette transposition est pourtant soignée : les personnages secondaires sont intéressants, les décors ne manquent pas, les gags sont bien pensés et « tombent » au bon moment. MAIS : j’ai ressenti le tout comme un peu « benêt » et, sincèrement, j’avais difficile de terminer un tome… ou à la « va-vite ». Pourtant les personnages sont bien campés, les couleurs –même si basiques- n’ont rien à envier à la colorisation d’un Lucky Luke, on retrouve parfois les situations –ici dessinées- de certains moments des westerns réalistes. Mais, bon, il y a des séries auxquelles on accroche directement, d’autres pas. C’est le cas ici. Quand même pas trop nouveau, cette série : elle débute dans l’hebdo « Pif Gadget » en 1983. Son attrait d’alors ?… des gags courts ou des récits complets de quelques pages. Tranchand la poursuivra jusqu’en 1990. Qu’en dire ?… Corteggiani-Tranchand comme équipe, c’est quand même pas n’importe qui. Mais le cocktail scénarios/dessin a-t-il fait l’objet d’un ingrédient indéfinissable qui –pour moi- lui a donné un petit goût qui ne me convenait pas ?… C’est possible. Bien pensé, bien scénarisé, bien dessiné mais…. Bof…
Chroniques Birmanes
Chroniques ordinaires, d’un homme ordinaire dans un pays moins ordinaire… Tel aurait pu être le titre de ce one-shot exposé fièrement au rayon coup de cœur de certaines « librairies militantes ». Influencé par cette étiquette j’entamai le récit avec une certaine curiosité… Le postulat de base est simple puisque l’auteur, Guy Delisle, nous raconte sa propre histoire, celle qu’il a vécu au cours d’un voyage en Birmanie. Il nous brode le portrait de ce pays vu par un occidental retrouvé là presque par hasard. Il y élève son petit Louis tandis que sa femme, Médecin Sans Frontière, mène une mission de quatorze mois auprès des populations locales. Une trame simple qui avait de quoi séduire. L’autobiographie est en effet une forme en vogue qui, dans certains cas, a de quoi fournir des scénarios surprenants à l’image d’un Persepolis passionnant du début à la fin ou d’un Gen d'Hiroshima qui marque les esprits et « prend aux tripes ». Oui mais voilà tout, le monde n’a pas eu la vie de Marjane Satrapi ou de Nakazawa, et tant mieux. Dans le cas présent Delisle nous offre sa vision très personnelle d’un pays totalitaire par de petits épisodes qui se succèdent sans suivre de véritable fil rouge. Et c’est là que le bât blesse… Me rapprochant d’un avis précédent, j’aime qu’une BD me force à rester éveillé en me disant le soir « ah non je ne peux pas dormir là, je ne peux pas lâcher l’histoire comme ça », au risque bien entendu de me donner l’allure d’un lapin myxomatosé quand arrive l’heure précoce d’aller travailler (mauditS réveilS). En ce sens la multitude de nouvelles qui composent l’ouvrage aurait à mes yeux trouvé un impact plus grand en sortant par épisodes décalés dans le temps. J’entends par exemple une histoire hebdomadaire insérée dans les pages BD de Télérama (bon d’accord… Télé Z). Il en ressort un manque de consistance dans le récit. Si certaines scènes quasi-ubuesques m’ont fait sourire et ont retenu mon attention sur la situation (imagée) d’un pays totalitaire dont on parle finalement peu, nombreuses sont celles à m’avoir traversé l’esprit sans plus d’impact sur ma mémoire. J’ai même par moments eu l’impression que Delisle nous donne un récit de voyage, certes moins ennuyeux que les diapositives de vacances de votre grand-tante, mais dont on a du mal à saisir l’intérêt. Dur de s’y plonger si on ne connaît ni l’auteur, ni MSF, ni la Birmanie. Vous l’aurez compris j’ai eu beaucoup de mal avec cette BD qui est pourtant loin d’être dénuée d’intérêt puisqu’elle a au moins le mérite de nous rappeler que la Birmanie existe (ce qui à proprement parler n’est pas totalement vrai…). En outre les saynettes prises individuellement peuvent séduire, certaines sont d’ailleurs assez drôles, notamment celles illustrant les vicissitudes de MSF. En revanche, l’ouvrage pris dans son ensemble peut paraître un peu long, voire répétitif : Birmans, MSF, famille, Birmans, MSF, famille, etc. Et comme les notes émises sont là pour donner notre avis personnel je ne mets qu’un tout petit 1/5 sans crier au scandale à la lecture d’avis plus élogieux auxquels je n’adhère pas mais que je respecte. Je regrette presque déjà cette note compte tenu de son impact sur la moyenne générale, allez je mets 2/5…
Zoé
Je suis confuse, j'avais adoré Tout seul et La Bête, et là rien, il ne s'est rien passé. J'ai fini cette bd uniquement parce qu'elle se lit vite, n'étant pas très bavarde. Chabouté dans son scénario traite les crimes de façon accélérée et s'attarde trop sur les personnages de Zoé et de l'idiot, pour lesquels je n'ai ressenti qu'une profonde indifférence, alors comment s'intéresser à leur histoire ? La pauvre Zoé qui n'a pas eu beaucoup de chance dans la vie et qui subit tous ses malheurs avec patience, est typiquement le genre de personnage larmoyant qui ne m'émeut pas ; ni celui de l'idiot non plus, qui louche sur la culotte de Zoé... mais qui est gentil-gentil... pfff... et pour lequel évidemment Zoé éprouve de la compassion…pfff encore… Ma déception a été d'autant plus grande que même la fin ne m'a pas surprise. Je n'ai pas retrouvé le charme d'un Tout seul ni l'humour de La Bête… où les campagnards sont irrésistiblement drôles, alors qu'ici ils sont juste bourrins et méchants. Ce qui ne réconcilie pas non plus : son prix élevé et les dix petites minutes de lecture.
Tendre banlieue
Mouais, bon, passé le primaire et sa vision de la vie à travers Max et Lili, vous entrez au collège et passez à "Tendre Banlieue"... La vie continue quoi... mais quel ennui ! Un dessin très réaliste sur la vie de jeune en banlieue... Pas de personnage principal tout au long de cette série dont les tomes se lisent indépendamment, mais des tranches de vies un brin moralisatrices... Bref, j'ai du passer l'âge de ce genre de BD pour ce qui est des scénarios développés, et le dessin très classique et statique de Tito me laisse de marbre. Bref, un gros bof pour cette série.