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Ray

Note: 4/5
(4/5 pour 2 avis)

Les aventures d'une jeune chirurgienne, aux yeux "rayon X", à la recherche de son passé, et en lutte contre une organisation maffieuse, dont les secrets se révéleront cependant fort surprenants...


Akita Shoten Médecine Seinen

Ray n'a pas eu d'enfance : élevée dans un centre, parmi d'autres enfants sans nom, elle n'était destinée qu'à être une banque d'organes, pour richissimes clients d'une organisation maffieuse. Mais Ray a pu s'échapper, après qu'on lui eut ôté les yeux, pour les revendre, et que le docteur Black Jack (hommage à Tezuka) lui eut greffé deux nouveaux yeux, dotés d'une propriété étonnante et fort pratique : ils captent dans les rayons X. Devenue chirurgienne pour suivre le modèle de son sauveur, Ray enquête sur la sinistre organisation qui lui a volé ses yeux. Mais par où commencer pour retrouver son passé, lorsque votre propre nom ne signifie rien de plus que "zéro" (rei en japonais) ? Nom que l'on s'est donné en additionnant les chiffres tatoués sur votre dos ? Aidé d'un petit génie sous bulle, d'un autre au corps composite, d'une infirmière gironde, et d'un directeur de clinique assez spécial... Ray finira, au bout du chemin, par découvrir une vérité des plus surprenantes.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 2004
Statut histoire Série terminée 7 tomes parus
Couverture de la série Ray
Les notes (2)
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12/06/2007 | Katz
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Par fonch001
Note: 3/5

Un petit seinen sympa mais sans plus. Graphiquement, ce manga a le mérite d'avoir une identité visuelle propre. Même si ce n'est pas un graphisme extraordinairement beau (notamment parce qu'il est un peu trop dépouillé et les visages assez peu expressifs), c'est agréable à parcourir. Du coté de l'histoire c'est assez moyen. On ressent vraiment trop que la trame est construite au fur et à mesure, cela manque carrément d'unité dans le premier tome et par la suite, si cela s'améliore, de nombreuses explications aux mystères posés restent trop artificielles et manquent de crédibilité. D'ailleurs l'aspect médical de cette œuvre (l'héroïne est un médecin qui passe son temps à opérer pour sauver des vies) est traité avec la même approximation. On ressent parfois l'effort de documentation de l'auteur et parfois on trouve les actes médicaux ou les maux des patients "grand-guignolesques" (comme les parasites qui contrôlent la volonté de leurs hôtes -- c'est des Goa'uld ?-- ou encore les pouvoirs paranormaux de certains personnages). En revanche l'intrigue globale est correctement ficelée et les personnages principaux attachants. La fin est un peu convenue mais ne laisse pas de gout d'inachevé... Ce qui n'était pas gagné d'avance ! Bref un petit Seinen (7 tomes) honnête, sans plus.

12/06/2008 (modifier)
Par Katz
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Un univers sombre, magnifiquement servi par le trait d’Akihito Yoshitimi, qui met tout en autant, et d’abord, en valeur ceux de son personnage éponyme : Ray. A priori, cependant, cette insistance à faire de sa superbe héroïne une véritable pin-up dans des dessins de rabats, peut laisser penser que tout l’intérêt de la série réside dans la charismatique et svelte Ray, qui hésite longuement entre beauté distante, femme fatale, et femme-enfant. Et rarement, en effet, il m’aura été donné à voir une telle bombe sexuelle, osons le mot, dans tous les mangas et les BD que j’ai pu lire. Un sentiment qui naît aussi de ce que Ray n’est pas une potiche, mais le véritable moteur dramatique de la série. Néanmoins, et de fait, les premiers tomes laissent l’impression que les scénarios ne sont là que pour servir la très charmante Ray, et permettre à son auteur de nous exhiber ses charmes peu farouches, bien que la belle ne se livre à qui veut, et en fait à personne. L’histoire qui se trame autour du passé de Ray, cette sorte de clinique où elle fut élevée avec d’autres enfants afin de servir de banque d’organes, cette histoire donc ne semble qu’un lien assez lâche entre diverses saynètes mettant en scène les talents de Ray, dans des intrigues évoluant entre un fantastique typiquement nippon, ou une science-fiction assez light. L’intérêt des courses-poursuites qui opposent Ray aux très peu crédibles « méchants » gardiens de cette clinique de l’horreur, ainsi que les retrouvailles avec d’anciens camarades évadés, n’apparaît en effet guère à celui ou celle qui se laisserait porter par le rythme lent des premiers tomes. Se peut-il qu’Akihito Yoshitimi n’ait point su d’emblée où il allait ? Ou musardait-il, en mangaka soucieux de faire fructifier son travail, dans une exposition un peu laborieuse de son intrigue principale ? Toujours est-il que celle-ci ne démarre véritablement qu’au tome 4. Les lecteurs patients auront alors la joie de se retrouver face à une intrigue riche, complexe, dense, et dont la force et la puissance tragique compensent largement l’humour et la grivoiserie habituels au shonen. C’est le seul bémol, avec le démarrage poussif, qu’on puisse relever. Sans cela, la série eut largement pu prétendre se hisser au pinacle des œuvres de S.F., tous médias confondus. La force et l’intensité dramatique de l’intrigue expliquent aussi sans doute pourquoi cette grivoiserie se transforme, dans le tome 6, en érotisme, non pas du porno, ni de la bête exposition, ou de bêtes réflexions, mais un véritable érotisme, parfaitement intégré à une intrigue alors sombre et tragique, aux relents de désespoir. Une totale réussite. À ce titre, si tant est que ce genre de catégorie veuille encore dire quelque chose, Ray n’est plus un shonen, mais bien un seinen. Et la série s’achève, dans le tome 7, par un véritable feu d’artifice S.F., dans un habile mélange de thèmes certes largement vus et revus ailleurs, mais dont l’imbrication et la tonalité quasi poétique forment une histoire finalement originale, qui m’a totalement convaincu. Et si la série, surtout vers sa fin, est un peu trop sombre à mon goût (sans être ni gore, ni glauque), il n’empêche que je ne puis que m’incliner, en tant que lecteur de S.F. un poil exigeant, envers le brio et la maîtrise d’Akihito Yoshitomi. Avis aux amateurs.

12/06/2007 (modifier)