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Ray+ (Ray)

Note: 1.67/5
(1.67/5 pour 3 avis)

Dans le jeu vidéo, on appellerait ça un add-on : un objet qui n’est ni réellement une suite, ni une préquelle, mais (dans le cas de Ray+) un mélange des deux, plus quelques histoires sans rapport avec Ray. Bref, une sorte d’extension de niveaux, avec bonus.


Akita Shoten Seinen

Ray+ ce sont cinq histoires supplémentaires mettant en scène Ray : sa rencontre avec Kenji, comment Black Jack lui a implanté une vue « rayon X », et trois autres histoires d’un intérêt variable. Enfin, le titre se complète par une aventure de Black Jack, l’étrange médecin imaginé par Tezuka, mais mise en scène ici par Akihito Yoshitomi. In fine, on découvre aussi le prototype de Gate Runner, une nouvelle série d’Akihito Yoshitomi. Par prototype, il faut entendre une sorte d’épisode test, puisque selon les explications du mangaka, les personnages ont été modifiés entre le prototype et la série proprement dite.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 23 Août 2007
Statut histoire Histoires courtes (Aussi appelé : Ray Other Side) 1 tome paru
Couverture de la série Ray+
Les notes (3)
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10/02/2008 | Katz
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Par fonch001
Note: 2/5

Ce "hors-série" de Ray n'a pas un grand intéret. Pour ceux qui ne connaissent pas Ray, il n'y a aucun intérêt à lire se H-S... Ce serait comme lire "le petit roy" sans avoir lu La Nef des fous. Pour les autres, on trouvera quelques chapitres (100 pages) qui auraient pu être intégrés à Ray. C'est bien dans l'esprit de la série originale et se laisse lire sans rien lui apporter de plus au niveau de sa compréhension. Pour le reste du manga, 2 histoires sans aucun rapport avec Ray font office de bouche-trou. Absolument inutiles, ces 2 histoires sont, qui plus est, assez navrantes. Totalement dispensable pour tous donc.

10/07/2008 (modifier)

Je ne connaissais pas Ray, mais ses critiques plutôt correctes et l'adoration que je voue à Black Jack m'ont fait franchir le pas avec ce one shot. J'ai été très très très déçu : aucun charisme de l'héroïne, malgré un passé plutôt chargé et des motivations compréhensibles. Le rapport avec le célèbre chirurgien est des plus artificiels (oui, il l'a opéré... et ???????) et il ne ressort à mes yeux vraiment rien d'intéressant de leur rencontre. Black Jack a peut-être servi de modèle au scénariste de Ray et Ray+, mais l'oeuvre qui a résulté de cet hommage est des plus dispensables. Quant au dessin qui paraît plutôt raffiné sur les couvertures, il est au final très classique, et même guère maîtrisé sur certaines planches. La série Ray est-elle meilleure ? Peut-être... mais je ne le saurai jamais : ce Ray+ ne donne pas du tout envie d'en savoir plus sur les aventures de cette jeune fille.

11/02/2008 (MAJ le 11/02/2008) (modifier)
Par Katz
Note: 2/5

Initialement, je me suis demandé si Ray+ devait avoir « l’honneur » d’une entrée propre, ou être intégré comme tome bonus de la série principale, tant ce titre ressemble plus à une opération marketing pour fan transis qu’à un objet réellement indépendant et pertinent. D’un autre côté, sur son site l’éditeur Asuka traite Ray+ comme un titre à part, et réflexion faite on pourrait lire Ray+ sans nécessairement connaître la série principale. C’est d’ailleurs à se demander si ce ne serait pas préférable, tant l’intérêt pour celui qui la connaît semble très relatif. Bref, Ray+, qu’avons-nous donc là ? Tout d’abord cinq nouvelles situées dans l’univers de Ray. Des cinq, seules Kenji et The First présentent un réel intérêt pour qui a lu (et apprécié) la série principale. De fait, je ne peux guère préjuger l’intérêt que de telles histoires représenteront pour qui lirait Ray+ avant Ray. Mais, honnêtement, de tels cas risquent d’être fort rares. Car qui, sachant que la série Ray existe, chercherait à lire d’abord un titre dénommé Ray+ ? Kenji introduit donc un personnage clé, et fort attachant, de l’univers Ray, exposant en fait la rencontre entre les deux. Quant à The First, elle remonte à l’enfance de Ray, enfant dont les yeux furent vendus à des trafiquants d’organes, lesquels yeux furent remplacés par des yeux « rayon X » par le docteur Black Jack (ne criez pas à l’éventuel spoiler, ce fait est exposé d’entrée de jeu dans la série Ray). Quant à la nouvelle White Room, si on peut la lire sans connaître la série principale, on manquerait alors de quelques clés de lecture. Enfin, Nurse et Challenger sont si anecdotiques que j’avais totalement oublié leur existence, avant que de me replonger dans Ray+ pour effectuer cette critique. On pourra donc parler (si l’on veut être gentil) de délassement dans l’univers Ray. Les nouvelles concernant Ray ayant été épuisées, il convenait donc de remplir ce titre avec d’autres travaux de Yoshitomi, afin d’étoffer son épaisseur, pratique il est vrai assez courante dans le monde du manga. Nous avons donc droit à une nouvelle très simplement dénommée Black Jack. Sa présence se justifie néanmoins par le fait que, dès la série principale, il est fait mention de Black Jack comme le docteur qui « rendit » sa vue à Ray. On peut donc considérer cette nouvelle comme un hommage de Yoshitomi à un des pères fondateurs du manga moderne : Osamu Tezuka. Il est fort possible que les connaisseurs de la série originale Black Jack trouveront cet hommage purement anecdotique. Pour ma part, ne connaissant pas la série de Tezuka, Black Jack est finalement la nouvelle qui m’a paru la plus pertinente et la plus intéressante de cet ensemble disparate. Le titre n’étant cependant pas assez épais pour s’achever sur Black Jack (ce qui eut mieux valu), l’éditeur nous gratifie donc aimablement d’un « prototype » d’une série inédite par nos cieux : Gate Runner. Celle-ci louche franchement du côté de l’autre série de Yoshitomi : Eat-Man. Et l’ennui, pour qui connaît Eat-Man (ce qui est mon cas), est que Gate Runner apparaît non seulement dépourvue d’originalité (de facto), mais aussi de la faconde et de l’intensité qui se dégagent des épisodes d’Eat-Man. En sus qu’aucun des personnages masculins ne parvient à égaler le charisme d’un Bolt Crank, héros de Eat-Man. En conclusion, si ce titre s’était achevé sur Black Jack, il eut mérité trois étoiles. S’il n’avait contenu que des nouvelles du niveau de Kenji et Black Jack, il eut reçu quatre étoiles, un conseil d’achat (et peut-être un coup de cœur). Mais en l’état, il n’en mérite malheureusement que deux.

10/02/2008 (modifier)