Ma véritable note est de 2.5/5.
Cité 14 est une série qui fonctionne comme une série télé. Chaque mois vous avez un tome qui sort. Au bout de 12 tomes la saison 1 se termine et la seconde commence etc. Chaque album coûte 1 euro ! Evidemment pour cette somme, vous n'avez pas de papier glacé, de couverture cartonnée, de couleurs chatoyantes ou de grand format, compression des coûts oblige ! Mais vous en avez pour votre argent je peux vous le garantir d'où ma recommandation à l'achat.
Le dessin est assez proche du style comics. Relativement simple il n'est pas désagréable à regarder. Le noir et blanc est plutôt bien utilisé.
Le scénario est particulier. Chaque album met en scène une petite histoire différente avec des recoupements de personnages. Après douze tomes et une première saison achevée, je trouve le concept du scénario toujours flou. Cela part un peu dans tous les sens sans vraiment m'intéresser ou m'interpeller.
Mon 2.5/5 reflète parfaitement mon opinion : un 2 ça serait sous-noter cette série qui sort des sentiers battus avec son concept original mais un 3 serait sur-noter une Bd qui ne m'a tellement parlé... Je suis un peu indifférent à la narration : ça va vite et je ne vois pas où les auteurs veulent en venir.
Si une saison deux devait paraître, cela serait sans moi.
Je suis surpris de lire ici autant de commentaires élogieux. Peut être suis-je passé à côté de quelque chose, mais non vraiment je n’ai pas trouvé cet opus grandiose.
Pour le dessin, rien de nouveau. Pour qui a lu Persepolis vous retrouverez les mêmes codes et ce graphisme en noir et blanc naïf. Il n’y a pas de décor, uniquement des personnages et de très grosses bulles de texte.
Car finalement que nous raconte cette BD ? On se retrouve dans un salon interdit aux hommes où les femmes se racontent entre elles leurs histoires sexuelles. Alors on passe du léger au lourd d’abord en parlant de cette femme que l’on connait puis finalement pour parler de sa propre histoire. Entre les subterfuges pour faire croire à la virginité, aux questionnements sur la chirurgie, en passant par l’utilité d’un homme vous lirez tout ces trucs employés pour paraître dans une société du paraître et de l’idéologique.
Mais sincèrement : qu’apporte le dessin dans cette suite de récits ? Honnêtement j’aurais préféré lire une nouvelle ou un livre plutôt que de lire dans des bulles sans m’intéresser au dessin qui de toutes façons n’apporte rien. On peut éventuellement être intéressé par toutes ces histoires de femmes qui partagent leur condition et un quotidien parfois difficile, mais honnêtement il n’y a pas de révélations particulière, les scénarios sont les même partout, il y a toujours des femmes abusées, des femmes qui se vengent de l’avoir été, celles qui agissent, celles qui pleurent…
Bref un dessin inutile et des histoires pouvant faire les pages des faits divers de nos journaux, honnêtement je ne vois rien d’extraordinaire. Certes c’est joliment narré avec un rythme idoine, mais c’est tout ce que j’ai pu sauver de l’album.
Etrange cette nouvelle série. On est dans une histoire de possession, de malédiction familiale, mais on n'apprend quasiment rien dans ce premier tome qui se lit en moins d'un quart d'heure. Le récit semble fonctionner par paraboles et le lecteur lambda n'y comprendra rien, ou presque. Enfin disons plutôt qu'il en ressortira frustré. Et peut-être énervé, avec l'impression d'avoir lu une histoire qui tire déjà en longueur.
C'est dommage parce que le dessin de Brice Cossu est plus qu'honnête, dans une mouvance à mi-chemin entre l'esquisse et l'encrage parfois, ce qui donne un petit côté vaporeux pas dégueulasse à l'ensemble.
Mais décidément c'est trop peu pour un premier tome.
Paru en 1997, la Flemme est le deuxième album, après "Jingle sex", que Jim réalise sous la double casquette de scénariste et de dessinateur. Quand il collabore avec Fredman, son credo est de - gentiment - tourner en dérision les petites imperfections de ses contemporains (Tous les défauts des mecs par exemple). Mais seul aux manettes, son intention est plus simple: prendre un sujet quelconque, et l'user jusqu'à l'os.
Jim ayant bien compris qu'un tel exercice pouvait s'avérer confus dans le cadre traditionnel "une page, un gag", il adopte alors une autre démarche, plus pointue: développer de courtes saynettes où un jeune couple, qui n'a apparemment rien de spécial si ce n'est qu'il est composé de glandeurs convaincus, confronte sa "philosophie" de vie aux "durs" tracas du quotidien...
Ce couple, c'est Mickey et Lisa. J'ai suivi avec un œil un peu attendri leurs mésaventures, non pas qu'ils soient spécialement attachants, mais ils seront en fait les "têtes d'affiche" d'une série de six albums dont la Flemme n'est que le premier. Force de l'habitude aidant, on s'attache aux personnages.
Mais est-il besoin de préciser que ce premier opus est loin d'être le meilleur? Si la méthode est bonne, elle ne fait pour l'instant pas suffisamment ses preuves: mis à part quelques situations bien vues, qui me parlent vraiment (en particulier celles où Mickey est confronté à son "winner" de cousin), ça reste dans l'ensemble assez poussif et bateau.
Quant au dessin, Jim ne déroge pas à son style "bubble-gum": souple, quasi-élastique, flashy... Malgré sa simplicité, il a vrai cachet. Même chose pour les dialogues, qui sonnent "vrais". Oserais-je dire que Jim est le "Tarantino" de la BD d'humour de supermarché?
En définitive, si la lecture n'est pas déplaisante, je ne conseille l'achat qu'aux amateurs. Les curieux se tourneront plutôt vers d'autres BD plus récentes où l'auteur met en scène Mickey et Lisa: "la thune" ou encore "le Bébé...". Là c'est du tout bon.
2,5/5
C'est une bd jeunesse et je l'ai lue dans cet esprit sans espérer y trouver une quelconque satisfaction en tant qu'adulte, mais je la trouve vraiment trop légère, même pour des enfants. Concernant le scénario je ne peux pas en dire beaucoup puisque je l'ai lue à sa sortie et qu'il ne m'en reste presque pas de souvenirs. J'avais juste aimé la première histoire assez originale, mais elle est trop courte et son univers n'a pas le temps d'être développé, elle aurait pu faire une histoire complète, dommage. Quant aux autres elles ne sont pas vraiment accrocheuses, elle m'ont un peu ennuyée et je ne peux en dire plus vu que je ne m'en souviens plus vraiment.
Graphiquement c'est très joli, j'ai surtout apprécié Montero et Morinière, mais nettement moins celui de Chouin. Finalement, une seule histoire valable sur tout un tome, même avec un beau graphisme, c'est peu... trop peu, finalement peut-être que les petits sauront mieux l'apprécier.
J’ai un avis très mitigé sur « Jusepe en Amérique » : autant son contenu historique m’a intéressé, autant son traitement aussi bien au niveau du scénario que du dessin ne m’est pas apparu irréprochable.
« Jusepe en Amérique » nous raconte l’expédition espagnole menée par Don Pedro de Mendoza, premier gouverneur du Rio de la Plata, en 1535 pour conquérir l’Amérique du Sud, fonder Buenos Aires et ramener l’or de la Cité des Césars. Malgré la présence d’un millier de colons espagnols, cette opération va vite tourner à l’échec... C’est ce récit que nous présentent le duo Carlos Trillo (au scénario) et Pablo Tunica (au dessin).
En plus des protagonistes qui ont vraiment existé, les auteurs ont introduit dans cette bd un personnage fictif sous les traits d’un nain : Jusepe. Cet être va être le témoin principal de la déchéance de Don Pedro de Mendoza et la colonie espagnole.
L’idée d’introduire un homme qui n’a pas existé n’est pas nouvelle puisque le scénariste Jean Dufaux l’a fait avec sa série Murena avec –à mon avis- succès, ce n’est donc pas une mauvaise idée de la part de Carlos Trillo.
Cependant, j’ai relevé un gros défaut dans cette bd : je n’ai pas apprécié le traitement graphique de cet album, non pas parce qu’il est mauvais (bien au contraire !) mais parce que je ne le trouve pas approprié à ce scénario. Par exemple, les séquences où Jusepe décrit les horreurs vécues par ses compatriotes ne m’ont pas ému car le coup de patte de Pablo Tunica –à mon avis- s’assimile trop à un dessin humoristique (En plus, ses scènes ne me sont pas parues si horribles que ça étant donné le sentiment d’indifférence qui semble habiter le personnage de Jusepe devant ces faits épouvantables).
Alors peut-être que les auteurs ont voulu montrer le quotidien des personnes à cette époque avec son lot de drames… Peut-être les gens à cette période étaient-ils habitués au pire, tellement même qu’ils avaient beaucoup de détachement face aux horreurs journalières, d’où ce choix graphique. En tout cas, je trouve tout de même regrettable que ces séquences dures ne soient pas retranscrites d’une manière plus détaillée et plus dure encore qu’elles ne le sont dans cette bd.
Je comprends que le traitement graphique de « Jusepe en Amérique » puisse contenter des bédéphiles. Pour ma part, je ne l’ai pas apprécié car je ne le trouve pas approprié à cette histoire. C’est dommage car –je le répète- l’aspect historique de cet album me fascinait fortement.
Déconcerté....
C'est ainsi que je sors de ma lecture de Fragile, un condensé pourtant plutôt original de morts vivants dotés d'une âme et d'un esprit "écho des savanes" mais dont le traitement assez glacial m'a laissé de marbre.
On reprend les rênes d'un univers dorénavant classique d'apocalypse d'où les morts reviennent à la vie et prennent goût à la chair de leurs semblables encore vivants.
Sauf que pour cette fois, les morts gardent pleinement conscience de ce qu'ils étaient, pensent et parlent comme de leur vivant.
Ce qui aurait pu faire la force de cette oeuvre de par cette petite astuce en constitue à mon grand désarroi sa principale faiblesse car après tout, à l'exception de leur décrépitude physique, rien ne change ou ne varie véritablement. Certes, les zombies regrettent pour la plupart d'entre eux leur condition d'origine mais dans le fond rien ne change réellement.
Du coup je n'ai pas trop accroché à l'histoire d'amour entre Lynn et son héros transi, héros qui passe assez rapidement au second plan au profit des destructeurs, ces zombies dont la mission est de tuer les zombies !
Du coup on perd pas mal nos repères, en rajoutant une troisième "héroïne" dont les objectifs sont soit grossiers soit mal définis et en n'étant guère aidés par un découpage des plus particuliers par moment, passant d'une ellipse temporelle à une autre sans autre logique.
Et pourtant tout n'est pas mauvais, à commencer par un dessin des plus chouettes rehaussé par de belles couleurs appropriées (mais l'édition noir et blanc est également des plus convaincantes pour l'avoir feuilletée).
Après, pour peu qu'on adhère à l'histoire, l'histoire d'amour s'efface au profit de scènes d'action assez dantesques dans la dernière partie et d'un général zombie des plus originaux. La fin est malgré tout trop rapidement amenée mais a le mérite d'en amener une définitive. Malgré tout beaucoup de points ou de pistes lancées restent en suspens mais en définitive Fragile, titre bien plus convaincant que Loving Dead, reste une assez bonne surprise même si ça ne correspond pas du tout à ce que j'en attendais et qu'il manque une bonne once de sensibilité au récit pour rendre l'histoire d'amour inoubliable, ce qui est loin d'être le cas.
PS : après relecture de l'oeuvre qui m'avait quand même laissé perplexe, j'opte davantage pour un 2/5 car même si les intentions sont aussi louables que la qualité du dessin, le scénario du début s'efface au fur et à mesure pour une histoire qui ne laissera aucune trace dans les mémoires de l'amateur d'histoires d'amour ou de zombies !
Après la lecture des 3 tomes.
Voilà ce que j'appelle une œuvre de jeunesse.
Je n'ai eu aucun mal à lire cette série mais je n'en retiens rien.
L'histoire est bourrée de clichés et a un problème de rythme. Il y a des accélérations dans l'histoire laissant comme des trous dans la trame du scénario.
La fin est expédiée comme si il avait fallu abréger.
Le dessin est bon mais fade à cause de son classicisme. Les couleurs sont correctes dans l'ensemble mais il y a quelques planches sur lesquelles elles sont franchement ratées.
Je n'ai pas vraiment d'argument qui pourrait pousser à lire cette série...
Cette courte bande dessinée complète la visite d’un Musée des Papillons situé dans la province de Liège. Son intérêt est tout relatif tant son propos est puéril.
Tout au plus permettra-t-elle au jeune lecteur de se remémorer certains principes de base sur le monde des papillons, mais, avec seulement huit planches d’une histoire romancée, ces principes ne peuvent qu’être survolés.
Reste l’agréable graphisme de Derus. Son trait est, certes, assez amateur et peu sûr mais dégage une certaine poésie. Sa colorisation lumineuse aurait, à l’occasion, mérité un plus grand soin, mais je la trouve d’une qualité tout à fait acceptable.
Trop enfantin, trop amateur et trop superficiel, je trouve finalement cet album tout à fait dispensable, et je déconseille son achat (mais pas la visite du musée).
Décidément, le duo Warnauts-Raives a vraiment du mal à me convaincre. Après La Contorsionniste et L'envers des rêves, voici un troisième album qui ne m’emballe que très moyennement.
Son point fort ? Son dessin. Les couleurs de Raives sont chaudes et envoûtantes, son trait réaliste est élégant, la plastique de ses personnages féminins est fort séduisante et malgré l’aspect figé de ses personnages, les qualités de l’artiste suffisent à capter mon attention.
Le scénario, par contre est... vide. Les personnages semblent indifférents aux événements qu’ils vivent, comme résignés. Cette situation engendre chez moi l’ennui. L’enquête policière, prétexte à cet album, est d’une platitude infinie. Extrêmement prévisible et linéaire, elle n’engendre, elle aussi, que l’ennui.
Quant aux histoires d'amour du personnage central, elles n'ont à mes yeux pas d'autre intérêt que celui de dévoiler quelques beaux corps féminins, ce qui est largement insuffisant lorsque l'émotion n'est pas au rendez-vous.
L’analyse des derniers moments d’une colonie au seuil de son indépendance est finalement l’aspect scénaristique que j’aurai préféré. Malheureusement, cette analyse est trop superficielle et manque également d’émotion. Si Warnauts le mentionne, son scénario ne parvient pas à faire comprendre à quel point les colons étaient attachés à cette terre, qui était devenue la leur, et à ses habitants avec qui ils entretenaient des rapports plus qu’ambigus.
J’ai vraiment apprécié que tous les colons ne soient pas montrés comme des racistes primaires. Cette vision nuancée me paraît très réaliste. Malheureusement, si la vision d’ensemble me semble réaliste, chaque personnage pris individuellement est proche de la caricature. Un peu plus d’ambiguïté dans la psychologie des personnages aurait été bienvenue.
Finalement, malgré toute la sincérité des auteurs, et leur connaissance du sujet, je ne retiens pas grand-chose de cette lecture sinon un sentiment d’ennui que l’élégant dessin de Raives ne parvient pas à dissiper.
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Cité 14 - Saison 1
Ma véritable note est de 2.5/5. Cité 14 est une série qui fonctionne comme une série télé. Chaque mois vous avez un tome qui sort. Au bout de 12 tomes la saison 1 se termine et la seconde commence etc. Chaque album coûte 1 euro ! Evidemment pour cette somme, vous n'avez pas de papier glacé, de couverture cartonnée, de couleurs chatoyantes ou de grand format, compression des coûts oblige ! Mais vous en avez pour votre argent je peux vous le garantir d'où ma recommandation à l'achat. Le dessin est assez proche du style comics. Relativement simple il n'est pas désagréable à regarder. Le noir et blanc est plutôt bien utilisé. Le scénario est particulier. Chaque album met en scène une petite histoire différente avec des recoupements de personnages. Après douze tomes et une première saison achevée, je trouve le concept du scénario toujours flou. Cela part un peu dans tous les sens sans vraiment m'intéresser ou m'interpeller. Mon 2.5/5 reflète parfaitement mon opinion : un 2 ça serait sous-noter cette série qui sort des sentiers battus avec son concept original mais un 3 serait sur-noter une Bd qui ne m'a tellement parlé... Je suis un peu indifférent à la narration : ça va vite et je ne vois pas où les auteurs veulent en venir. Si une saison deux devait paraître, cela serait sans moi.
Broderies
Je suis surpris de lire ici autant de commentaires élogieux. Peut être suis-je passé à côté de quelque chose, mais non vraiment je n’ai pas trouvé cet opus grandiose. Pour le dessin, rien de nouveau. Pour qui a lu Persepolis vous retrouverez les mêmes codes et ce graphisme en noir et blanc naïf. Il n’y a pas de décor, uniquement des personnages et de très grosses bulles de texte. Car finalement que nous raconte cette BD ? On se retrouve dans un salon interdit aux hommes où les femmes se racontent entre elles leurs histoires sexuelles. Alors on passe du léger au lourd d’abord en parlant de cette femme que l’on connait puis finalement pour parler de sa propre histoire. Entre les subterfuges pour faire croire à la virginité, aux questionnements sur la chirurgie, en passant par l’utilité d’un homme vous lirez tout ces trucs employés pour paraître dans une société du paraître et de l’idéologique. Mais sincèrement : qu’apporte le dessin dans cette suite de récits ? Honnêtement j’aurais préféré lire une nouvelle ou un livre plutôt que de lire dans des bulles sans m’intéresser au dessin qui de toutes façons n’apporte rien. On peut éventuellement être intéressé par toutes ces histoires de femmes qui partagent leur condition et un quotidien parfois difficile, mais honnêtement il n’y a pas de révélations particulière, les scénarios sont les même partout, il y a toujours des femmes abusées, des femmes qui se vengent de l’avoir été, celles qui agissent, celles qui pleurent… Bref un dessin inutile et des histoires pouvant faire les pages des faits divers de nos journaux, honnêtement je ne vois rien d’extraordinaire. Certes c’est joliment narré avec un rythme idoine, mais c’est tout ce que j’ai pu sauver de l’album.
Les Cauchemars de Terram
Etrange cette nouvelle série. On est dans une histoire de possession, de malédiction familiale, mais on n'apprend quasiment rien dans ce premier tome qui se lit en moins d'un quart d'heure. Le récit semble fonctionner par paraboles et le lecteur lambda n'y comprendra rien, ou presque. Enfin disons plutôt qu'il en ressortira frustré. Et peut-être énervé, avec l'impression d'avoir lu une histoire qui tire déjà en longueur. C'est dommage parce que le dessin de Brice Cossu est plus qu'honnête, dans une mouvance à mi-chemin entre l'esquisse et l'encrage parfois, ce qui donne un petit côté vaporeux pas dégueulasse à l'ensemble. Mais décidément c'est trop peu pour un premier tome.
La Flemme
Paru en 1997, la Flemme est le deuxième album, après "Jingle sex", que Jim réalise sous la double casquette de scénariste et de dessinateur. Quand il collabore avec Fredman, son credo est de - gentiment - tourner en dérision les petites imperfections de ses contemporains (Tous les défauts des mecs par exemple). Mais seul aux manettes, son intention est plus simple: prendre un sujet quelconque, et l'user jusqu'à l'os. Jim ayant bien compris qu'un tel exercice pouvait s'avérer confus dans le cadre traditionnel "une page, un gag", il adopte alors une autre démarche, plus pointue: développer de courtes saynettes où un jeune couple, qui n'a apparemment rien de spécial si ce n'est qu'il est composé de glandeurs convaincus, confronte sa "philosophie" de vie aux "durs" tracas du quotidien... Ce couple, c'est Mickey et Lisa. J'ai suivi avec un œil un peu attendri leurs mésaventures, non pas qu'ils soient spécialement attachants, mais ils seront en fait les "têtes d'affiche" d'une série de six albums dont la Flemme n'est que le premier. Force de l'habitude aidant, on s'attache aux personnages. Mais est-il besoin de préciser que ce premier opus est loin d'être le meilleur? Si la méthode est bonne, elle ne fait pour l'instant pas suffisamment ses preuves: mis à part quelques situations bien vues, qui me parlent vraiment (en particulier celles où Mickey est confronté à son "winner" de cousin), ça reste dans l'ensemble assez poussif et bateau. Quant au dessin, Jim ne déroge pas à son style "bubble-gum": souple, quasi-élastique, flashy... Malgré sa simplicité, il a vrai cachet. Même chose pour les dialogues, qui sonnent "vrais". Oserais-je dire que Jim est le "Tarantino" de la BD d'humour de supermarché? En définitive, si la lecture n'est pas déplaisante, je ne conseille l'achat qu'aux amateurs. Les curieux se tourneront plutôt vers d'autres BD plus récentes où l'auteur met en scène Mickey et Lisa: "la thune" ou encore "le Bébé...". Là c'est du tout bon. 2,5/5
Trois (petites) histoires de monstres
C'est une bd jeunesse et je l'ai lue dans cet esprit sans espérer y trouver une quelconque satisfaction en tant qu'adulte, mais je la trouve vraiment trop légère, même pour des enfants. Concernant le scénario je ne peux pas en dire beaucoup puisque je l'ai lue à sa sortie et qu'il ne m'en reste presque pas de souvenirs. J'avais juste aimé la première histoire assez originale, mais elle est trop courte et son univers n'a pas le temps d'être développé, elle aurait pu faire une histoire complète, dommage. Quant aux autres elles ne sont pas vraiment accrocheuses, elle m'ont un peu ennuyée et je ne peux en dire plus vu que je ne m'en souviens plus vraiment. Graphiquement c'est très joli, j'ai surtout apprécié Montero et Morinière, mais nettement moins celui de Chouin. Finalement, une seule histoire valable sur tout un tome, même avec un beau graphisme, c'est peu... trop peu, finalement peut-être que les petits sauront mieux l'apprécier.
Jusepe en Amérique
J’ai un avis très mitigé sur « Jusepe en Amérique » : autant son contenu historique m’a intéressé, autant son traitement aussi bien au niveau du scénario que du dessin ne m’est pas apparu irréprochable. « Jusepe en Amérique » nous raconte l’expédition espagnole menée par Don Pedro de Mendoza, premier gouverneur du Rio de la Plata, en 1535 pour conquérir l’Amérique du Sud, fonder Buenos Aires et ramener l’or de la Cité des Césars. Malgré la présence d’un millier de colons espagnols, cette opération va vite tourner à l’échec... C’est ce récit que nous présentent le duo Carlos Trillo (au scénario) et Pablo Tunica (au dessin). En plus des protagonistes qui ont vraiment existé, les auteurs ont introduit dans cette bd un personnage fictif sous les traits d’un nain : Jusepe. Cet être va être le témoin principal de la déchéance de Don Pedro de Mendoza et la colonie espagnole. L’idée d’introduire un homme qui n’a pas existé n’est pas nouvelle puisque le scénariste Jean Dufaux l’a fait avec sa série Murena avec –à mon avis- succès, ce n’est donc pas une mauvaise idée de la part de Carlos Trillo. Cependant, j’ai relevé un gros défaut dans cette bd : je n’ai pas apprécié le traitement graphique de cet album, non pas parce qu’il est mauvais (bien au contraire !) mais parce que je ne le trouve pas approprié à ce scénario. Par exemple, les séquences où Jusepe décrit les horreurs vécues par ses compatriotes ne m’ont pas ému car le coup de patte de Pablo Tunica –à mon avis- s’assimile trop à un dessin humoristique (En plus, ses scènes ne me sont pas parues si horribles que ça étant donné le sentiment d’indifférence qui semble habiter le personnage de Jusepe devant ces faits épouvantables). Alors peut-être que les auteurs ont voulu montrer le quotidien des personnes à cette époque avec son lot de drames… Peut-être les gens à cette période étaient-ils habitués au pire, tellement même qu’ils avaient beaucoup de détachement face aux horreurs journalières, d’où ce choix graphique. En tout cas, je trouve tout de même regrettable que ces séquences dures ne soient pas retranscrites d’une manière plus détaillée et plus dure encore qu’elles ne le sont dans cette bd. Je comprends que le traitement graphique de « Jusepe en Amérique » puisse contenter des bédéphiles. Pour ma part, je ne l’ai pas apprécié car je ne le trouve pas approprié à cette histoire. C’est dommage car –je le répète- l’aspect historique de cet album me fascinait fortement.
Loving Dead (Fragile)
Déconcerté.... C'est ainsi que je sors de ma lecture de Fragile, un condensé pourtant plutôt original de morts vivants dotés d'une âme et d'un esprit "écho des savanes" mais dont le traitement assez glacial m'a laissé de marbre. On reprend les rênes d'un univers dorénavant classique d'apocalypse d'où les morts reviennent à la vie et prennent goût à la chair de leurs semblables encore vivants. Sauf que pour cette fois, les morts gardent pleinement conscience de ce qu'ils étaient, pensent et parlent comme de leur vivant. Ce qui aurait pu faire la force de cette oeuvre de par cette petite astuce en constitue à mon grand désarroi sa principale faiblesse car après tout, à l'exception de leur décrépitude physique, rien ne change ou ne varie véritablement. Certes, les zombies regrettent pour la plupart d'entre eux leur condition d'origine mais dans le fond rien ne change réellement. Du coup je n'ai pas trop accroché à l'histoire d'amour entre Lynn et son héros transi, héros qui passe assez rapidement au second plan au profit des destructeurs, ces zombies dont la mission est de tuer les zombies ! Du coup on perd pas mal nos repères, en rajoutant une troisième "héroïne" dont les objectifs sont soit grossiers soit mal définis et en n'étant guère aidés par un découpage des plus particuliers par moment, passant d'une ellipse temporelle à une autre sans autre logique. Et pourtant tout n'est pas mauvais, à commencer par un dessin des plus chouettes rehaussé par de belles couleurs appropriées (mais l'édition noir et blanc est également des plus convaincantes pour l'avoir feuilletée). Après, pour peu qu'on adhère à l'histoire, l'histoire d'amour s'efface au profit de scènes d'action assez dantesques dans la dernière partie et d'un général zombie des plus originaux. La fin est malgré tout trop rapidement amenée mais a le mérite d'en amener une définitive. Malgré tout beaucoup de points ou de pistes lancées restent en suspens mais en définitive Fragile, titre bien plus convaincant que Loving Dead, reste une assez bonne surprise même si ça ne correspond pas du tout à ce que j'en attendais et qu'il manque une bonne once de sensibilité au récit pour rendre l'histoire d'amour inoubliable, ce qui est loin d'être le cas. PS : après relecture de l'oeuvre qui m'avait quand même laissé perplexe, j'opte davantage pour un 2/5 car même si les intentions sont aussi louables que la qualité du dessin, le scénario du début s'efface au fur et à mesure pour une histoire qui ne laissera aucune trace dans les mémoires de l'amateur d'histoires d'amour ou de zombies !
Kerioth
Après la lecture des 3 tomes. Voilà ce que j'appelle une œuvre de jeunesse. Je n'ai eu aucun mal à lire cette série mais je n'en retiens rien. L'histoire est bourrée de clichés et a un problème de rythme. Il y a des accélérations dans l'histoire laissant comme des trous dans la trame du scénario. La fin est expédiée comme si il avait fallu abréger. Le dessin est bon mais fade à cause de son classicisme. Les couleurs sont correctes dans l'ensemble mais il y a quelques planches sur lesquelles elles sont franchement ratées. Je n'ai pas vraiment d'argument qui pourrait pousser à lire cette série...
Le Monde merveilleux des Papillons
Cette courte bande dessinée complète la visite d’un Musée des Papillons situé dans la province de Liège. Son intérêt est tout relatif tant son propos est puéril. Tout au plus permettra-t-elle au jeune lecteur de se remémorer certains principes de base sur le monde des papillons, mais, avec seulement huit planches d’une histoire romancée, ces principes ne peuvent qu’être survolés. Reste l’agréable graphisme de Derus. Son trait est, certes, assez amateur et peu sûr mais dégage une certaine poésie. Sa colorisation lumineuse aurait, à l’occasion, mérité un plus grand soin, mais je la trouve d’une qualité tout à fait acceptable. Trop enfantin, trop amateur et trop superficiel, je trouve finalement cet album tout à fait dispensable, et je déconseille son achat (mais pas la visite du musée).
Fleurs d'ébène
Décidément, le duo Warnauts-Raives a vraiment du mal à me convaincre. Après La Contorsionniste et L'envers des rêves, voici un troisième album qui ne m’emballe que très moyennement. Son point fort ? Son dessin. Les couleurs de Raives sont chaudes et envoûtantes, son trait réaliste est élégant, la plastique de ses personnages féminins est fort séduisante et malgré l’aspect figé de ses personnages, les qualités de l’artiste suffisent à capter mon attention. Le scénario, par contre est... vide. Les personnages semblent indifférents aux événements qu’ils vivent, comme résignés. Cette situation engendre chez moi l’ennui. L’enquête policière, prétexte à cet album, est d’une platitude infinie. Extrêmement prévisible et linéaire, elle n’engendre, elle aussi, que l’ennui. Quant aux histoires d'amour du personnage central, elles n'ont à mes yeux pas d'autre intérêt que celui de dévoiler quelques beaux corps féminins, ce qui est largement insuffisant lorsque l'émotion n'est pas au rendez-vous. L’analyse des derniers moments d’une colonie au seuil de son indépendance est finalement l’aspect scénaristique que j’aurai préféré. Malheureusement, cette analyse est trop superficielle et manque également d’émotion. Si Warnauts le mentionne, son scénario ne parvient pas à faire comprendre à quel point les colons étaient attachés à cette terre, qui était devenue la leur, et à ses habitants avec qui ils entretenaient des rapports plus qu’ambigus. J’ai vraiment apprécié que tous les colons ne soient pas montrés comme des racistes primaires. Cette vision nuancée me paraît très réaliste. Malheureusement, si la vision d’ensemble me semble réaliste, chaque personnage pris individuellement est proche de la caricature. Un peu plus d’ambiguïté dans la psychologie des personnages aurait été bienvenue. Finalement, malgré toute la sincérité des auteurs, et leur connaissance du sujet, je ne retiens pas grand-chose de cette lecture sinon un sentiment d’ennui que l’élégant dessin de Raives ne parvient pas à dissiper.