Le train des oubliés est encore une de ces histoires facilement oubliables ayant un intérêt tout à fait quelconque. C’est dommage de la part des auteurs de ne pas faire preuve d’une plus grande originalité. Ce qui m’a le plus frappé, c’est de découvrir la réaction du père apprenant la mort accidentelle de son fils au fin fond d’une mine désaffectée.
Déjà, je ne crois pas qu’un adolescent irait faire un feu de camp avec ses copains au milieu des obus de la Première Guerre Mondiale au fond d’une mine. Quelle idée stupide quand même ! Ah bon ? C’est possible d’être aussi futile ? Bon, admettons !
Et puis, ce père ne semble éprouver aucun sentiment ne serait-ce de tristesse par rapport au décès de son enfant alors qu’il était en mission de travail au large du Maroc. Non, tout est prétexte à suivre une de ses éternelles enquêtes pour voir si l’accident aurait pu être évité. On veut des coupables et on veut qu’ils payent ! Je déteste mille fois cette attitude qu’on rencontre souvent. Je vais plus loin en affirmant qu’il y a un total manque de crédibilité voire un manque évident de psychologie des personnages. On veut de l’action pure ! On ne s’embarrasse pas de savoir ce que pensent les protagonistes. Tout ça pour quoi ? Pour taper sur l’attitude d’une entreprise durant la Seconde Guerre Mondiale ayant collaboré avec l’ennemi. Ce scénario pourrait être directement inspiré d’un excellent film d’Henri Verneuil des années 80 qui s’intitulait Mille Milliards de dollars avec le défunt acteur Patrick Dewaere.
Cet ouvrage se laisse lire facilement pour un public peu exigeant. Cela ne sera pas mon cas une fois de plus.
Le découpage et la chronologie « désynchronisée » de cette série sont particulièrement intéressants : on suit la vie de 2 personnages qui vont se « compléter ».
En attendant cette rencontre, la vie de ces deux personnages nous est contée sur un laps de temps sans cohérence « calendaire » distincte, l’auteur prend un instant T et tourne autour de cette date : un peu avant, un peu après, quelques minutes après, plusieurs semaines avant, etc.
C’est cela qui m’a séduit. Nous passons d’un moment à un autre à la vitesse grand V sans pour autant nous perdre dans les différentes heures, jours, semaines, mois, où se déroule cette histoire. Le temps est mélangé mais compréhensible.
Malheureusement je n’aime pas du tout le dessin, tout me rebute, c'est trop flou, des personnages déformés, et quand la suite sortira, je ne l’achèterai probablement pas… en cause ce dessin, cela ne m’empêchera pas de la lire cependant.
Quant au scénario, et bien pour le moment il est intéressant mais je reste sur ma faim, d’accord cette série et très bien construite, très intelligemment faite mais finalement l’aventure n’avance pas très vite…
(10/20)
Ce 1er tome d'Antarès est plutôt décevant pour l'intrigue qui présente d'abord une équipe de 3 personnes dont la présence sur la planète en tant que découvreurs n'est pas crédible en tenant compte des 2 autres séries (la Terre n'a jamais envoyé 3 hurluberlus en éclaireurs, ça ne tient pas debout !).
Seule la désintégration verdâtre dont on peut peut-être attribuer l'origine à "la chose métallique" qui a piqué la fille du trio d'éclaireurs est intéressante pour la suite... Et puis la prédominance religieuse sur Terre encore (comme sur Aldébaran, mais là-bas vu le contexte c'était crédible) crée une certaine gêne en regard du niveau supposé des terriens. Par contre les bêbêtes rencontrées sont toujours au top ! La flore aussi, de même que les couleurs en général.
Certains crient au génie. Je cherche toujours.
Je n’ai manifestement pas les connaissances littéraires et autres requises pour apprécier cet album à sa juste valeur. Je n’y vois donc pas d’allusions subtiles ou d’hommages à des œuvres connues. Je vois juste un type qui recherche un certain Lou disparu en lui laissant sa DS. C’est très vaporeux comme récit. Il se termine en plus de manière très particulière et pour le moins brutale. Bref, la fin m’a échappé. Le reste aussi. Une deuxième lecture devrait lever un coin du voile mais je n’en ai pas le courage. La composition des planches ne facilite pas non plus l’appréhension et la compréhension du récit. Certes, c’est du Bézian, mais en un peu plus fouillis que d’ordinaire. La seule audace est à trouver dans le découpage avec la présence de cases vides bordées de rouge pour simuler un blanc. Ce procéder permet de créer un rythme inédit. Mais c'est un peu vain . . .
Si vous n’avez pas encore lu cet album, je n’ai qu’un conseil à vous donner : Ne touchez à rien.
Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, cette série n'est pas une adaptation du livre de Daniel Defoe, mais plutôt une série de gags sur Robinson Crusoë et son ami Vendredi. La plupart des gags tournent autour du fait que Robinson est un gars un peu débile et que lui et Vendredi ne se comprennent pas (ce qui amène des quiproquos pas drôles).
Je n'ai pas ri une seule fois. Même pas un petit sourire. L'humour de l'auteur m'a laissé de glace. Pourtant, ce n'est pas très mauvais. C'est juste que ça ne me fait pas rire et que dans plusieurs gags j'ai vu la fin d'avance.. En revanche, ça va peut-être plaire aux enfants (après tout, lorsque j'étais petit, je trouvais que toutes les séries à gags du journal de Spirou étaient drôles).
Après la lecture des deux tomes.
Le scénario de cette série est riche en thèmes mais pauvre au final.
Trillo mélange un peu tout dans cette histoire mais l'on n'en retient pas grand chose si ce n'est un sentiment mitigé.
Il y a un goût de déjà vu. Cette BD aurait pu être idéale pour la jeunesse s’il n'y avait pas autant de seins nus hors propos. Ceci me fait penser que ce scénario est immature. C'est dommage car dans le fond il y avait de bonnes idées.
Le parallélisme réalité/rêve est mal exploité.
Le dessin est assez banal dans le trait et les couleurs. Il est passe partout.
Au final on a une BD qui se lit très facilement mais avec laquelle il ne faut pas en attendre trop.
Bon, clairement, il est probable que si vous ne faites pas partie du cercle très restreint des gens qui jouent un guerrier humain chauve à World of Warcraft depuis plusieurs années, cette BD vous laissera perplexe.
Mais, si c'est votre cas (c'est le mien), alors il se peut que vous trouviez grand plaisir à lire ce "Waow" de bonne facture, plutôt bien dessiné pour un produit dérivé de Wow, qui rivalisent de laideur en général, bien que les couleurs soient très, très moches (alors que celles du jeu sont très, très jolies, allez comprendre).
L'humour est inégal, dans l'ensemble c'est assez moyen, assez lassant, mais il y a de temps en temps une petite perle qui remonte le niveau et rend l'ensemble bien sympathique. On sent que c'est une BD faite par des passionnés, et non un produit purement commercial.
Pas de quoi sauter au plafond, mais cette BD est loin d'être nulle (alors que bon, on aurait pu croire quoi :) )
Amusant, donc.
J'ai acheté cette bd, donc il a bien fallu je la lise et après l'échec de Mish Mash c'est aussi le cas ici.
Waldo's bar, est d'un très beau noir et blanc mais en dehors de ça je n'ai absolument pas apprécié sa lecture. Toutes ces courtes histoires tombent à plat ou ne tombent pas du tout n'ayant pas de fin ; ou alors elles ont une chute totalement incompréhensible qui part dans l'absurde le plus total. Pourtant il y a quelques bonnes idées mais qui ne sont pas développées, elle sont juste jetées sur le papier, à nous de nous dépêtrer avec. Globalement je n'ai pas trouvé d'intérêt à la plupart d'entre elles.
C'est censé être de l'humour noir mais un ce n'est absolument pas drôle - je n'ai même pas esquissé un sourire, - et pour ce qui est du noir on repassera, c'est vraiment pas méchant et plutôt gentillet. Ça relève presque intégralement de l'absurde et avec ce genre il faut adhérer à la pensée de l'auteur et personnellement je n'y suis pas sensible. Il y a bien deux ou trois histoires que j'ai trouvées meilleures, mais sans êtres exceptionnelles non plus ; quant aux autres elles sont purement soporifiques et sans intérêt.
Niveau dessin on trouve de tout, du très travaillé au fait à la va-vite, son noir et blanc a toujours un bon rendu. J'aime bien le style de Blutch quel que soit celui qu'il adopte, même si évidemment je préfère tout de même le plus travaillé. Dommage que je n'accroche pas à ses scénarios.
Mon sentiment de lecture a été très mitigé après coup. J'ai éprouvé un peu de curiosité à découvrir l'histoire de ce célèbre gorille unique au monde de par sa couleur blanche. Cela commence en Afrique en 1967 pour se terminer dans le zoo de Barcelone en 2003. L'idée était très bonne ...
L'auteur fait une espèce d'auto-biographie d'un nouveau genre pour donner sa version du roi blanc. C'est trop sporadique par moment voire totalement destructuré. Les histoires s'enchaînent pêle-mêle dans un désordre de bon aloi. C'est dommage car un traitement différent aurait pu donner quelquechose de nettement mieux.
Cette vision de fusion entre l'animal et l'auteur est trop artificiel pour être crédible. La narration n'arrange malheureusement rien à l'affaire. Une oeuvre qui nous dit ce que la fascination peut apporter de pire ou d'ennuyeux. Oui, c'est dommage !
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Le Train des Oubliés
Le train des oubliés est encore une de ces histoires facilement oubliables ayant un intérêt tout à fait quelconque. C’est dommage de la part des auteurs de ne pas faire preuve d’une plus grande originalité. Ce qui m’a le plus frappé, c’est de découvrir la réaction du père apprenant la mort accidentelle de son fils au fin fond d’une mine désaffectée. Déjà, je ne crois pas qu’un adolescent irait faire un feu de camp avec ses copains au milieu des obus de la Première Guerre Mondiale au fond d’une mine. Quelle idée stupide quand même ! Ah bon ? C’est possible d’être aussi futile ? Bon, admettons ! Et puis, ce père ne semble éprouver aucun sentiment ne serait-ce de tristesse par rapport au décès de son enfant alors qu’il était en mission de travail au large du Maroc. Non, tout est prétexte à suivre une de ses éternelles enquêtes pour voir si l’accident aurait pu être évité. On veut des coupables et on veut qu’ils payent ! Je déteste mille fois cette attitude qu’on rencontre souvent. Je vais plus loin en affirmant qu’il y a un total manque de crédibilité voire un manque évident de psychologie des personnages. On veut de l’action pure ! On ne s’embarrasse pas de savoir ce que pensent les protagonistes. Tout ça pour quoi ? Pour taper sur l’attitude d’une entreprise durant la Seconde Guerre Mondiale ayant collaboré avec l’ennemi. Ce scénario pourrait être directement inspiré d’un excellent film d’Henri Verneuil des années 80 qui s’intitulait Mille Milliards de dollars avec le défunt acteur Patrick Dewaere. Cet ouvrage se laisse lire facilement pour un public peu exigeant. Cela ne sera pas mon cas une fois de plus.
La Main du singe
Le découpage et la chronologie « désynchronisée » de cette série sont particulièrement intéressants : on suit la vie de 2 personnages qui vont se « compléter ». En attendant cette rencontre, la vie de ces deux personnages nous est contée sur un laps de temps sans cohérence « calendaire » distincte, l’auteur prend un instant T et tourne autour de cette date : un peu avant, un peu après, quelques minutes après, plusieurs semaines avant, etc. C’est cela qui m’a séduit. Nous passons d’un moment à un autre à la vitesse grand V sans pour autant nous perdre dans les différentes heures, jours, semaines, mois, où se déroule cette histoire. Le temps est mélangé mais compréhensible. Malheureusement je n’aime pas du tout le dessin, tout me rebute, c'est trop flou, des personnages déformés, et quand la suite sortira, je ne l’achèterai probablement pas… en cause ce dessin, cela ne m’empêchera pas de la lire cependant. Quant au scénario, et bien pour le moment il est intéressant mais je reste sur ma faim, d’accord cette série et très bien construite, très intelligemment faite mais finalement l’aventure n’avance pas très vite… (10/20)
Antarès
Ce 1er tome d'Antarès est plutôt décevant pour l'intrigue qui présente d'abord une équipe de 3 personnes dont la présence sur la planète en tant que découvreurs n'est pas crédible en tenant compte des 2 autres séries (la Terre n'a jamais envoyé 3 hurluberlus en éclaireurs, ça ne tient pas debout !). Seule la désintégration verdâtre dont on peut peut-être attribuer l'origine à "la chose métallique" qui a piqué la fille du trio d'éclaireurs est intéressante pour la suite... Et puis la prédominance religieuse sur Terre encore (comme sur Aldébaran, mais là-bas vu le contexte c'était crédible) crée une certaine gêne en regard du niveau supposé des terriens. Par contre les bêbêtes rencontrées sont toujours au top ! La flore aussi, de même que les couleurs en général.
Chien Rouge Chien Noir
Certains crient au génie. Je cherche toujours. Je n’ai manifestement pas les connaissances littéraires et autres requises pour apprécier cet album à sa juste valeur. Je n’y vois donc pas d’allusions subtiles ou d’hommages à des œuvres connues. Je vois juste un type qui recherche un certain Lou disparu en lui laissant sa DS. C’est très vaporeux comme récit. Il se termine en plus de manière très particulière et pour le moins brutale. Bref, la fin m’a échappé. Le reste aussi. Une deuxième lecture devrait lever un coin du voile mais je n’en ai pas le courage. La composition des planches ne facilite pas non plus l’appréhension et la compréhension du récit. Certes, c’est du Bézian, mais en un peu plus fouillis que d’ordinaire. La seule audace est à trouver dans le découpage avec la présence de cases vides bordées de rouge pour simuler un blanc. Ce procéder permet de créer un rythme inédit. Mais c'est un peu vain . . . Si vous n’avez pas encore lu cet album, je n’ai qu’un conseil à vous donner : Ne touchez à rien.
Robinson (Jak)
Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, cette série n'est pas une adaptation du livre de Daniel Defoe, mais plutôt une série de gags sur Robinson Crusoë et son ami Vendredi. La plupart des gags tournent autour du fait que Robinson est un gars un peu débile et que lui et Vendredi ne se comprennent pas (ce qui amène des quiproquos pas drôles). Je n'ai pas ri une seule fois. Même pas un petit sourire. L'humour de l'auteur m'a laissé de glace. Pourtant, ce n'est pas très mauvais. C'est juste que ça ne me fait pas rire et que dans plusieurs gags j'ai vu la fin d'avance.. En revanche, ça va peut-être plaire aux enfants (après tout, lorsque j'étais petit, je trouvais que toutes les séries à gags du journal de Spirou étaient drôles).
Le Monde des Nombreux Noms
Après la lecture des deux tomes. Le scénario de cette série est riche en thèmes mais pauvre au final. Trillo mélange un peu tout dans cette histoire mais l'on n'en retient pas grand chose si ce n'est un sentiment mitigé. Il y a un goût de déjà vu. Cette BD aurait pu être idéale pour la jeunesse s’il n'y avait pas autant de seins nus hors propos. Ceci me fait penser que ce scénario est immature. C'est dommage car dans le fond il y avait de bonnes idées. Le parallélisme réalité/rêve est mal exploité. Le dessin est assez banal dans le trait et les couleurs. Il est passe partout. Au final on a une BD qui se lit très facilement mais avec laquelle il ne faut pas en attendre trop.
Waow
Bon, clairement, il est probable que si vous ne faites pas partie du cercle très restreint des gens qui jouent un guerrier humain chauve à World of Warcraft depuis plusieurs années, cette BD vous laissera perplexe. Mais, si c'est votre cas (c'est le mien), alors il se peut que vous trouviez grand plaisir à lire ce "Waow" de bonne facture, plutôt bien dessiné pour un produit dérivé de Wow, qui rivalisent de laideur en général, bien que les couleurs soient très, très moches (alors que celles du jeu sont très, très jolies, allez comprendre). L'humour est inégal, dans l'ensemble c'est assez moyen, assez lassant, mais il y a de temps en temps une petite perle qui remonte le niveau et rend l'ensemble bien sympathique. On sent que c'est une BD faite par des passionnés, et non un produit purement commercial. Pas de quoi sauter au plafond, mais cette BD est loin d'être nulle (alors que bon, on aurait pu croire quoi :) ) Amusant, donc.
Waldo's bar
J'ai acheté cette bd, donc il a bien fallu je la lise et après l'échec de Mish Mash c'est aussi le cas ici. Waldo's bar, est d'un très beau noir et blanc mais en dehors de ça je n'ai absolument pas apprécié sa lecture. Toutes ces courtes histoires tombent à plat ou ne tombent pas du tout n'ayant pas de fin ; ou alors elles ont une chute totalement incompréhensible qui part dans l'absurde le plus total. Pourtant il y a quelques bonnes idées mais qui ne sont pas développées, elle sont juste jetées sur le papier, à nous de nous dépêtrer avec. Globalement je n'ai pas trouvé d'intérêt à la plupart d'entre elles.
Mish Mash
C'est censé être de l'humour noir mais un ce n'est absolument pas drôle - je n'ai même pas esquissé un sourire, - et pour ce qui est du noir on repassera, c'est vraiment pas méchant et plutôt gentillet. Ça relève presque intégralement de l'absurde et avec ce genre il faut adhérer à la pensée de l'auteur et personnellement je n'y suis pas sensible. Il y a bien deux ou trois histoires que j'ai trouvées meilleures, mais sans êtres exceptionnelles non plus ; quant aux autres elles sont purement soporifiques et sans intérêt. Niveau dessin on trouve de tout, du très travaillé au fait à la va-vite, son noir et blanc a toujours un bon rendu. J'aime bien le style de Blutch quel que soit celui qu'il adopte, même si évidemment je préfère tout de même le plus travaillé. Dommage que je n'accroche pas à ses scénarios.
Le Roi blanc
Mon sentiment de lecture a été très mitigé après coup. J'ai éprouvé un peu de curiosité à découvrir l'histoire de ce célèbre gorille unique au monde de par sa couleur blanche. Cela commence en Afrique en 1967 pour se terminer dans le zoo de Barcelone en 2003. L'idée était très bonne ... L'auteur fait une espèce d'auto-biographie d'un nouveau genre pour donner sa version du roi blanc. C'est trop sporadique par moment voire totalement destructuré. Les histoires s'enchaînent pêle-mêle dans un désordre de bon aloi. C'est dommage car un traitement différent aurait pu donner quelquechose de nettement mieux. Cette vision de fusion entre l'animal et l'auteur est trop artificiel pour être crédible. La narration n'arrange malheureusement rien à l'affaire. Une oeuvre qui nous dit ce que la fascination peut apporter de pire ou d'ennuyeux. Oui, c'est dommage !