Dès la première page j'ai su que je n'allais pas accrocher. Dialogues artificiels, dessins à consonance commerciale. Par la suite j'ai relevé un manque évident de charisme des personnages qui manquent également de psychologie. L'auteur joue clairement sur les stéréotypes et n'essaie pas d'insuffler une quelconque originalité à ses personnages. L'équipe se compose de personnalités diverses inspirées par les séries américaines du moment, comme 24, Les Experts & Cie.
L'histoire quant à elle tient plutôt la route. C'est sans grande surprise, pas passionnant mais ça suffit pour un public pas trop exigeant. Une histoire d'espionnage classique.
Pour résumer c'est un mix de Tom Clancy avec Les Experts... mais raté.
J'ai trouvé cette histoire bien fade bien qu'elle s'inscrive dans un univers post-apocalyptique intéressant. On se croirait au début dans un western un peu glauque. Puis, cela évolue vers la science-fiction façon Mad Max. Ce passage est assez déroutant pour le lecteur.
C'est dommage car le thème du train isolé sur des rails a déjà été exploité par bien des bds. Je pense au Rails ou encore Le Transperceneige que j'ai lu récemment. Aussi, j'ai un sentiment de déjà vu. En comparaison de ces lectures ferroviaires, c'est bien en-dessous.
Je n'ai pas trop aimé également la fin de l'histoire car on ne connaîtra jamais la réponse au mystère principal soulevé dans la dernière partie. Ce n'est pas du jeu !
Humpf... Trop gamin pour moi, cette série.
L'idée aurait pu être bonne : il s'agit de mettre en scène un groupe de jeunes dotés de super-pouvoirs qui vont pénétrer à l'intérieur de récits littéraires célèbres à la recherche d'adversaires à capturer.
De même, le dessin aurait pu mettre tout cela en valeur. Il est en effet très soigné et maîtrisé pour les décors, les costumes et les objets. Les personnages sont dynamiques, les cadrages sympathiques. Je n'aime cependant pas du tout les visages qui sont trop clichés, trop simples et me rappellent des visages de fanzines abreuvés de mangas et de comics.
De la même manière, même si les couleurs sont bien travaillées et d'un aspect très pro, je suis réticent à leur froideur informatique.
Tout cela fait trop lisse, trop formaté, trop déjà vu.
Mais le vrai souci, à mes yeux, c'est la teneur du récit et la façon dont les choses sont racontées. On est vraiment au niveau d'un Winx Club, voire d'un Scooby-Doo. Un groupe de jeunes héros à peine sortis de l'adolescence aux réactions souvent incohérentes et dotés soudainement de super-pouvoirs trop cools, de l'action, une narration sur-vitaminée mais sans substance, des péripéties bateaux, des personnages sans aucune profondeur et quelques combats bourrins. C'est mal raconté, on n'y croit pas une seconde, pas moyen de rentrer dans le récit. Tout parait tellement cliché, tellement artificiel, j'ai eu peine à croire qu'il ne s'agissait pas d'une parodie par moment, au souci près que ce n'est pas drôle.
Le public visé est peut-être strictement pré-adolescent ? Mais même pour eux, hormis pour la qualité graphique de l'objet, j'aurais du mal à leur conseiller la lecture tant c'est insipide et convenu.
Très belle couverture, deux avis enthousiastes au moins sur l'histoire, deux bonnes raison de se laisser tenter et puis au final, bof.
J'hésite entre crier au génie ou me dire "heureusement que le ridicule ne tue pas". Le génie pour un scénario qui sort de la classique quête initiatique teintée de religion en y ajoutant un peu de fantastique, des croyances païennes et un duo de personnages principaux qui cachent bien des mystères. Le ridicule pour l'épisode "pseudo lycanthropie" (pas très joli, confus et assez risible il faut l'avouer) ou encore la planche "minimum syndical fan-service" lorsque l'un des personnages se tape une créature de rêve entre deux portes dans une rue sombre...
Globalement, les thèmes me plaisaient, la confrontation à venir entre les divers clans attisait ma curiosité mais les deux épisodes que j'évoque ci-dessus ont eu le don de rompre net le charme.
Graphiquement, j'aime beaucoup les couleurs, les paysages et l'architecture en général, je suis plus réservée sur la morphologie des personnages qui est parfois hasardeuse et sur la composition des planches qui manque sérieusement d'audace.
J'ai eu une très grosse impression de déjà-vu en lisant le premier tome de cette nouvelle série de la collection Secrets du Vatican. En fait, le scénario mélange deux thématiques archi-usées : d'une part le coup classique du secret millénaire caché par le Vatican qui ne doit surtout pas être dévoilé à la face du monde, et d'autre part une profileuse du FBI qui utilise ses pouvoirs mediumniques pour pourchasser les serial-killers. Quand le Da Vinci Code rencontre les séries télé Profiler ou Medium, en définitive, avec comme touche additionnelle pour rehausser la sauce une secte satanique qui étend son influence et ses démons de par le monde, menaçant de faire s'écrouler si ce n'est la civilisation au moins l'église chrétienne.
Le récit est sans surprise. La narration est décousue et peu agréable à la lecture. Le dessin est techniquement bon mais alourdi par un encrage que je trouve trop noir et trop imprécis et par une abondance de traits notamment sur les visages.
Tout cela m'apparait tellement cliché que je n'ai guère envie d'en savoir plus. La suite se fera probablement sans moi.
J’ai emprunté « L’Héritage d’Emilie » à un ami ayant été conquis par le dessin de Florence Magnin dans « L’Autre Monde ».
Du point de vue graphique donc, c’est toujours très joli. Le style Magnin est là. C’est coloré, détaillé et le découpage est efficace. Je suis tout de même moins emballé que par les dessins de « L'Autre Monde ». Je trouve le tout plus figé et les couleurs moins réussies, plus flash. Cela reste tout de même excellent.
Les personnages m’ont ennuyé. Je ne me suis pas attaché à eux. Emilie m’agace par son attitude indépendante et je sais tout. Les autres personnages sont transparents.
Le scénario part bien dans le premier tome. On se dirige alors vers une aventure fantastique tout à fait alléchante mêlant légendes et contes celtiques. Par la suite, comme cela a déjà été dit, les styles se mélangent et pas toujours adroitement. De plus, je pense qu’un rythme plus intense et deux tomes auraient été suffisants pour faire de « L’Héritage d’Emilie » une bonne bande dessinée. Seulement voilà, il y a cinq tomes et une narration trop lente.
Après « L'Autre Monde » que j’ai adoré, j’en attendais peut-être trop… Une bonne bande dessinée est un savant mélange de bons dessins et d’un scénario solide. Quand l’un fait défaut, la magie a du mal à prendre…
Je ne recommande donc pas l’achat.
Presque un an jour pour jour après Carlos Gardel, la voix de l’Argentine, Futuropolis édite une BD consacrée à une autre personnalité d’Amérique latine qui est devenue un grand nom de la musique, le jazz en particulier. Les deux se sont même croisés à une époque…
Comme pour la biographie de Gardel, celle-ci m’a laissé relativement froid. L’Argentine me gonfle pas mal, et même si au final une moitié seulement de l’histoire s’y passe, c’est –je crois- le milieu musical qui ne m’intéresse pas plus que ça. Pourtant l’histoire d’Oscar Aleman est loin d’être comme un long fleuve tranquille, il a connu bien des déboires, entre l’abandon par sa famille désespérée alors qu’il était tout gamin à son apprentissage à la fois fortuit et besogneux de la guitare… Aleman, roi invisible du jazz, a croisé et laissé une marque indélébile sur des artistes de son époque : Joséphine Baker, Duke Ellington, Django Reinhardt ou encore Louis Armstrong. Mais ce qui est dommage, c’est que Gani Jakupi ne s’attache pas véritablement à la création d’Oscar, autant qu’à ses rencontres marquantes. Son histoire avant le succès –et non la gloire- est rapidement évoquée, et je trouve ça un peu dommage. Jakupi a un style graphique très particulier, avec ce trait gras qui semble grossièrement coloré, dont je ne suis pas vraiment amateur, mais qui a le mérite de poser des ambiances très différenciées.
Bref, un roi invisible qui aurait mérité un hommage plus appuyé, peut-être en deux tomes…
Cette histoire d'amour qui finit mal comme un zeste de citron ne m'a pas trop séduit. Je pense que la qualité narrative est au rendez-vous. Cependant, j'ai eu l'impression de lire un long monologue s'apparentant à une oeuvre littéraire plutôt que de ressentir cela en image et donc sur le support de la bande dessinée.
Par ailleurs, les histoires de drogue et de déchéance humaine ne m'intéressent pas des masses. C'est un milieu trop glauque pour susciter mon intérêt. C'est comme ça. Je fais un blocage...
Le monologue qui va durer tout de même 64 pages semble totalement déconnecté des images où on a droit à une expérimentation graphique digne des visions lorsque l'on est shooté. J'ai entrevu vaguement que le couple s'était refugié dans un hôtel où il casse la tuyauterie du lavabo. Les pompiers interviennent ainsi que le directeur de l'hôtel qui apparait comme un vampire. On ne se remet jamais en question. C'est toujours la faute des autres.
Non, j'ai pas été touché par ce récit au point de ne pas savoir aujourd'hui où il voulait en venir. J'ai compris qu'il y avait comme une déformation de la réalité. Cependant, cette torture morale ne fait pas de bien même pour le lecteur qui réussirait à déchiffrer le message voulu par l'auteur.
Les portraits de jeunesse de plusieurs lycéens nippons se trouvent ainsi dévoilés dans River's Edge. Sept personnages, tous différents, qui tombent dans des excès, des dépendances ou des systèmes dans lesquels ils deviennent des prisonniers et dans lequel les adultes apparaissent bien absents... Bref, on a droit à une autopsie d'une jeunesse décadente.
Le point de départ de ce qui va rapprocher trois lycéens ayant chacun leur problème est la découverte d'un squelette sur les berges d'un fleuve. L'endroit désolé devient alors le théâtre d'amours, de confidence et de désillusions.
Cette ballade mélancolique ne m'a pas trop emballé, non pas que les sentiments d'adolescents à la dérive ne me passionnent pas. Non, c'est parfois trop cru, à la limite de la décence. Un regard bien sombre et glauque sur une jeunesse en détresse ou plutôt en mal de repères.
J'ai eu bien du mal à comprendre l'objectif de cette bande dessinée. Elle survole plein de thèmes différents, comme autant d'histoires entamées et oubliées aussi vite, si bien qu'en tant que lecteur j'ai rapidement été perdu, ne comprenant pas à quel fil narratif m'accrocher.
On dirait que l'auteure a cherché à rendre un hommage à la ville de Barcelone, à l'Espagne, et en même temps à nous placer les aventures sentimentales complexes d'une femme, mais aussi le récit d'un ancien ami devenu transsexuelle, et encore plein d'autres choses parmi lesquels je me suis égaré et dont j'ai oublié la moitié. Les références à l'histoire et à la culture espagnole et catalane sont si nombreuses qu'on croirait un guide touristique par moment. Ca pourrait être intéressant si elles n'étaient pas mal amenées et brisant un rythme déjà bien difficile à cerner.
Le dessin, pour sa part, n'est pas laid, si l'on excepte des décors assez géométriques et trop lisses, mais ses couleurs très froides ne collent pas du tout avec le décor ensoleillé de Barcelone.
Je n'ai vraiment pas su entrer dans ce récit et son histoire m'a complètement échappé, jusqu'à n'en garder qu'un souvenir très vague alors que je l'ai lue il y a moins d'une demi-journée.
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Egide
Dès la première page j'ai su que je n'allais pas accrocher. Dialogues artificiels, dessins à consonance commerciale. Par la suite j'ai relevé un manque évident de charisme des personnages qui manquent également de psychologie. L'auteur joue clairement sur les stéréotypes et n'essaie pas d'insuffler une quelconque originalité à ses personnages. L'équipe se compose de personnalités diverses inspirées par les séries américaines du moment, comme 24, Les Experts & Cie. L'histoire quant à elle tient plutôt la route. C'est sans grande surprise, pas passionnant mais ça suffit pour un public pas trop exigeant. Une histoire d'espionnage classique. Pour résumer c'est un mix de Tom Clancy avec Les Experts... mais raté.
Noces de chien
J'ai trouvé cette histoire bien fade bien qu'elle s'inscrive dans un univers post-apocalyptique intéressant. On se croirait au début dans un western un peu glauque. Puis, cela évolue vers la science-fiction façon Mad Max. Ce passage est assez déroutant pour le lecteur. C'est dommage car le thème du train isolé sur des rails a déjà été exploité par bien des bds. Je pense au Rails ou encore Le Transperceneige que j'ai lu récemment. Aussi, j'ai un sentiment de déjà vu. En comparaison de ces lectures ferroviaires, c'est bien en-dessous. Je n'ai pas trop aimé également la fin de l'histoire car on ne connaîtra jamais la réponse au mystère principal soulevé dans la dernière partie. Ce n'est pas du jeu !
Explorers
Humpf... Trop gamin pour moi, cette série. L'idée aurait pu être bonne : il s'agit de mettre en scène un groupe de jeunes dotés de super-pouvoirs qui vont pénétrer à l'intérieur de récits littéraires célèbres à la recherche d'adversaires à capturer. De même, le dessin aurait pu mettre tout cela en valeur. Il est en effet très soigné et maîtrisé pour les décors, les costumes et les objets. Les personnages sont dynamiques, les cadrages sympathiques. Je n'aime cependant pas du tout les visages qui sont trop clichés, trop simples et me rappellent des visages de fanzines abreuvés de mangas et de comics. De la même manière, même si les couleurs sont bien travaillées et d'un aspect très pro, je suis réticent à leur froideur informatique. Tout cela fait trop lisse, trop formaté, trop déjà vu. Mais le vrai souci, à mes yeux, c'est la teneur du récit et la façon dont les choses sont racontées. On est vraiment au niveau d'un Winx Club, voire d'un Scooby-Doo. Un groupe de jeunes héros à peine sortis de l'adolescence aux réactions souvent incohérentes et dotés soudainement de super-pouvoirs trop cools, de l'action, une narration sur-vitaminée mais sans substance, des péripéties bateaux, des personnages sans aucune profondeur et quelques combats bourrins. C'est mal raconté, on n'y croit pas une seconde, pas moyen de rentrer dans le récit. Tout parait tellement cliché, tellement artificiel, j'ai eu peine à croire qu'il ne s'agissait pas d'une parodie par moment, au souci près que ce n'est pas drôle. Le public visé est peut-être strictement pré-adolescent ? Mais même pour eux, hormis pour la qualité graphique de l'objet, j'aurais du mal à leur conseiller la lecture tant c'est insipide et convenu.
Missi Dominici
Très belle couverture, deux avis enthousiastes au moins sur l'histoire, deux bonnes raison de se laisser tenter et puis au final, bof. J'hésite entre crier au génie ou me dire "heureusement que le ridicule ne tue pas". Le génie pour un scénario qui sort de la classique quête initiatique teintée de religion en y ajoutant un peu de fantastique, des croyances païennes et un duo de personnages principaux qui cachent bien des mystères. Le ridicule pour l'épisode "pseudo lycanthropie" (pas très joli, confus et assez risible il faut l'avouer) ou encore la planche "minimum syndical fan-service" lorsque l'un des personnages se tape une créature de rêve entre deux portes dans une rue sombre... Globalement, les thèmes me plaisaient, la confrontation à venir entre les divers clans attisait ma curiosité mais les deux épisodes que j'évoque ci-dessus ont eu le don de rompre net le charme. Graphiquement, j'aime beaucoup les couleurs, les paysages et l'architecture en général, je suis plus réservée sur la morphologie des personnages qui est parfois hasardeuse et sur la composition des planches qui manque sérieusement d'audace.
L'Evangile selon Satan
J'ai eu une très grosse impression de déjà-vu en lisant le premier tome de cette nouvelle série de la collection Secrets du Vatican. En fait, le scénario mélange deux thématiques archi-usées : d'une part le coup classique du secret millénaire caché par le Vatican qui ne doit surtout pas être dévoilé à la face du monde, et d'autre part une profileuse du FBI qui utilise ses pouvoirs mediumniques pour pourchasser les serial-killers. Quand le Da Vinci Code rencontre les séries télé Profiler ou Medium, en définitive, avec comme touche additionnelle pour rehausser la sauce une secte satanique qui étend son influence et ses démons de par le monde, menaçant de faire s'écrouler si ce n'est la civilisation au moins l'église chrétienne. Le récit est sans surprise. La narration est décousue et peu agréable à la lecture. Le dessin est techniquement bon mais alourdi par un encrage que je trouve trop noir et trop imprécis et par une abondance de traits notamment sur les visages. Tout cela m'apparait tellement cliché que je n'ai guère envie d'en savoir plus. La suite se fera probablement sans moi.
L'héritage d'Emilie
J’ai emprunté « L’Héritage d’Emilie » à un ami ayant été conquis par le dessin de Florence Magnin dans « L’Autre Monde ». Du point de vue graphique donc, c’est toujours très joli. Le style Magnin est là. C’est coloré, détaillé et le découpage est efficace. Je suis tout de même moins emballé que par les dessins de « L'Autre Monde ». Je trouve le tout plus figé et les couleurs moins réussies, plus flash. Cela reste tout de même excellent. Les personnages m’ont ennuyé. Je ne me suis pas attaché à eux. Emilie m’agace par son attitude indépendante et je sais tout. Les autres personnages sont transparents. Le scénario part bien dans le premier tome. On se dirige alors vers une aventure fantastique tout à fait alléchante mêlant légendes et contes celtiques. Par la suite, comme cela a déjà été dit, les styles se mélangent et pas toujours adroitement. De plus, je pense qu’un rythme plus intense et deux tomes auraient été suffisants pour faire de « L’Héritage d’Emilie » une bonne bande dessinée. Seulement voilà, il y a cinq tomes et une narration trop lente. Après « L'Autre Monde » que j’ai adoré, j’en attendais peut-être trop… Une bonne bande dessinée est un savant mélange de bons dessins et d’un scénario solide. Quand l’un fait défaut, la magie a du mal à prendre… Je ne recommande donc pas l’achat.
Le Roi invisible
Presque un an jour pour jour après Carlos Gardel, la voix de l’Argentine, Futuropolis édite une BD consacrée à une autre personnalité d’Amérique latine qui est devenue un grand nom de la musique, le jazz en particulier. Les deux se sont même croisés à une époque… Comme pour la biographie de Gardel, celle-ci m’a laissé relativement froid. L’Argentine me gonfle pas mal, et même si au final une moitié seulement de l’histoire s’y passe, c’est –je crois- le milieu musical qui ne m’intéresse pas plus que ça. Pourtant l’histoire d’Oscar Aleman est loin d’être comme un long fleuve tranquille, il a connu bien des déboires, entre l’abandon par sa famille désespérée alors qu’il était tout gamin à son apprentissage à la fois fortuit et besogneux de la guitare… Aleman, roi invisible du jazz, a croisé et laissé une marque indélébile sur des artistes de son époque : Joséphine Baker, Duke Ellington, Django Reinhardt ou encore Louis Armstrong. Mais ce qui est dommage, c’est que Gani Jakupi ne s’attache pas véritablement à la création d’Oscar, autant qu’à ses rencontres marquantes. Son histoire avant le succès –et non la gloire- est rapidement évoquée, et je trouve ça un peu dommage. Jakupi a un style graphique très particulier, avec ce trait gras qui semble grossièrement coloré, dont je ne suis pas vraiment amateur, mais qui a le mérite de poser des ambiances très différenciées. Bref, un roi invisible qui aurait mérité un hommage plus appuyé, peut-être en deux tomes…
Zeste
Cette histoire d'amour qui finit mal comme un zeste de citron ne m'a pas trop séduit. Je pense que la qualité narrative est au rendez-vous. Cependant, j'ai eu l'impression de lire un long monologue s'apparentant à une oeuvre littéraire plutôt que de ressentir cela en image et donc sur le support de la bande dessinée. Par ailleurs, les histoires de drogue et de déchéance humaine ne m'intéressent pas des masses. C'est un milieu trop glauque pour susciter mon intérêt. C'est comme ça. Je fais un blocage... Le monologue qui va durer tout de même 64 pages semble totalement déconnecté des images où on a droit à une expérimentation graphique digne des visions lorsque l'on est shooté. J'ai entrevu vaguement que le couple s'était refugié dans un hôtel où il casse la tuyauterie du lavabo. Les pompiers interviennent ainsi que le directeur de l'hôtel qui apparait comme un vampire. On ne se remet jamais en question. C'est toujours la faute des autres. Non, j'ai pas été touché par ce récit au point de ne pas savoir aujourd'hui où il voulait en venir. J'ai compris qu'il y avait comme une déformation de la réalité. Cependant, cette torture morale ne fait pas de bien même pour le lecteur qui réussirait à déchiffrer le message voulu par l'auteur.
River's Edge
Les portraits de jeunesse de plusieurs lycéens nippons se trouvent ainsi dévoilés dans River's Edge. Sept personnages, tous différents, qui tombent dans des excès, des dépendances ou des systèmes dans lesquels ils deviennent des prisonniers et dans lequel les adultes apparaissent bien absents... Bref, on a droit à une autopsie d'une jeunesse décadente. Le point de départ de ce qui va rapprocher trois lycéens ayant chacun leur problème est la découverte d'un squelette sur les berges d'un fleuve. L'endroit désolé devient alors le théâtre d'amours, de confidence et de désillusions. Cette ballade mélancolique ne m'a pas trop emballé, non pas que les sentiments d'adolescents à la dérive ne me passionnent pas. Non, c'est parfois trop cru, à la limite de la décence. Un regard bien sombre et glauque sur une jeunesse en détresse ou plutôt en mal de repères.
Barcelonight
J'ai eu bien du mal à comprendre l'objectif de cette bande dessinée. Elle survole plein de thèmes différents, comme autant d'histoires entamées et oubliées aussi vite, si bien qu'en tant que lecteur j'ai rapidement été perdu, ne comprenant pas à quel fil narratif m'accrocher. On dirait que l'auteure a cherché à rendre un hommage à la ville de Barcelone, à l'Espagne, et en même temps à nous placer les aventures sentimentales complexes d'une femme, mais aussi le récit d'un ancien ami devenu transsexuelle, et encore plein d'autres choses parmi lesquels je me suis égaré et dont j'ai oublié la moitié. Les références à l'histoire et à la culture espagnole et catalane sont si nombreuses qu'on croirait un guide touristique par moment. Ca pourrait être intéressant si elles n'étaient pas mal amenées et brisant un rythme déjà bien difficile à cerner. Le dessin, pour sa part, n'est pas laid, si l'on excepte des décors assez géométriques et trop lisses, mais ses couleurs très froides ne collent pas du tout avec le décor ensoleillé de Barcelone. Je n'ai vraiment pas su entrer dans ce récit et son histoire m'a complètement échappé, jusqu'à n'en garder qu'un souvenir très vague alors que je l'ai lue il y a moins d'une demi-journée.