Les derniers avis (20765 avis)

Couverture de la série Saint Hubert (Le Grand Cerf Blanc)
Saint Hubert (Le Grand Cerf Blanc)

Première chose : ayant lu la version originale, je regrette la couverture et le titre de cet album. En effet, ce récit retrace toute la légende de Saint Hubert, dont la rencontre avec le cerf blanc n’est finalement qu’une péripétie. D’un autre côté, il est vrai que mettre un cerf blanc en couverture avait plus de cachet que d’y illustrer un saint d’une autre époque. L'auteur s'est sans doute fait la même réflection que moi, puisque la nouvelle couverture offre un beau compromis entre les deux extrêmes, et que le titre de l'album a été modifié. Deuxième chose : je regrette le côté très chrétien de ce récit. D’accord, le personnage est devenu un saint selon l’église catholique mais je pense que le récit aurait été autrement interpellant si l'auteur s’était attardé sur la dimension humaine du personnage plutôt que sur sa dimension religieuse et miraculeuse. Ceci précisé, le récit est cependant intéressant pour un amateur de légendes locales. La destinée de Saint Hubert a profondément marqué la région que j’habite, le personnage laissant des traces de son passage de Liège à … Saint-Hubert. J’ai donc appris énormément de choses au fil de ces pages. Je trouve donc que retracer toute l’existence de Saint Hubert sans s’arrêter à l’anecdote du cerf est très bien vu de la part de Philippe Glogowski. Graphiquement, l’album est réussi. Et c’est rare pour des productions locales de ce type. Le trait de Philippe Glogowski rappelle celui de l’école réaliste flamande. Il fait montre d’une grande précision, d’une certaine finesse et d’une belle lisibilité. Je reste malheureusement bloqué par la vision trop chrétienne de cette biographie, raison de ma cote sévère. D’autre part, je pense que les lecteurs peu concernés par le personnage et sa région ne trouveront pas non plus d’intérêt à cette lecture. A réserver donc au lecteur dévot et du coin.

30/09/2009 (modifier)
Couverture de la série La Légende de la Gatte d'Or
La Légende de la Gatte d'Or

Le château de Logne, niché au cœur des Ardennes belges et au sud de la province de Liège, est sans doute l’un des plus plaisants à visiter en Belgique. Non qu’il soit grand ou bien conservé (il ne s’agissait que d’un petit donjon, et il fut totalement rasé par Charles Quint qui, vexé de ne pouvoir prendre cette place forte autrement qu’à coups de canons, interdit à quiconque de le reconstruire), mais sa configuration particulière et l’extrême lisibilité de ses ruines le rendent à la fois instructif et distrayant. Grande particularité de ce château : ses grottes. Celles-ci, nichées sous le château, et qui le traversent de part en part via un tortueux boyau, jouent un rôle d’importance dans la légende locale, sujet du présent album : la légende de la gatte d’or. Charmé par ma visite, j’ai acquis cet album, qui présentait l’attrait supplémentaire à mes yeux de proposer un cahier explicatif du site, des fouilles entreprises et des découvertes réalisées. Ce cahier explicatif est malheureusement pour le bédéphile que je suis aussi, la partie la plus intéressante de l’album. La partie bande dessinée, réalisée par une artiste locale (Muriel), ne m’aura, quant à elle, guère convaincu. Le trait est souvent incertain, et, comble de tout, l’histoire maladroitement contée. Je regrette toujours de devoir me montrer aussi sévère avec une œuvre locale réalisée avec sincérité et bonne volonté, mais Muriel manque manifestement de maîtrise technique (tant graphique que scénaristique) pour atteindre le niveau auquel un bédéphile accompli peut s’attendre. Attention, pris séparément, certains dessins sont plaisants au regard, et je n’oserais dire que Muriel est dépourvue de tout talent, bien au contraire. Quoiqu’il en soit, cet album est à réserver aux amateurs de places fortes, et vaut plus pour son dossier archéologique que par l’illustration de la légende. Et, en tous les cas, une visite sur place est préférable à l’achat de cet album.

30/09/2009 (modifier)
Couverture de la série Spabello
Spabello

Editée lors des Euro Race de 1995 organisées par l’intercommunale du circuit de Spa-Francorchamps, cette bande dessinée avait pour but … je ne sais pas trop quoi, finalement … En fait, je croyais tomber sur un album qui allait nous présenter les différentes formules présentes lors de ce week-end. Il faut savoir que les Spa Euro Race sont, depuis un bon paquet d’années maintenant, un ensemble de courses organisées durant un week-end entier et qui donnent la part belle aux formules de promotion et de tous horizons (F2, GT, coupe Clio, Mégane, Yaris, Punto, Cox, de Belgique, d’Allemagne, d’Italie ou de France, et bien d’autres formules encore, en fonction des années), un programme riche et varié qui pouvait, il est vrai, servir de support à une bd dans la lignée d’un « Michel Vaillant » (qui, quoiqu’on en dise, demeure la référence en matière de bd illustrant le monde de la compétition automobile). Je pensais également que les auteurs profiteraient de l’album pour nous détailler le circuit (que je connais par cœur), afin de mieux guider les spectateurs vers des emplacements parfois plus éloignés mais plus spectaculaires. J’espérais même qu’ils en profiteraient pour nous décrire la région dans un rapide survol. Malheureusement, l’album se contente de nous conter les débuts d’un jeune pilote (Spabello) doué et travailleur … et (souci de réalisme) dont les parents ne semblent pas craindre les fins de mois. Le gamin commence par participer à quelques courses en kart (sur le petit circuit situé le long de son grand frère, et qui ressemble à n’importe quel circuit de karting), pour ensuite disputer deux manches en coupe Clio sur l’anneau ardennais. On n’échappe pas non plus à la sempiternelle histoire d’amour, avec la petite copine qui ne peut s’empêcher d’allumer le grand rival en s’offrant comme enjeu pour un souper aux chandelles. Ce genre d’histoire, déjà trop souvent archi-exploitée, n’apporte vraiment rien dans le cas présent. Au terme de ma lecture, j’ai donc le sentiment que cet album n’a atteint aucun de ses objectifs. Il ne détaille pas les différentes compétitions présentes, ne présente pas le circuit, ni la région et propose une histoire fade aux séquences de courses automobiles très réduites. Je ne peux pas dire que j’ai détesté, non, le dessin est acceptable et très ressemblant dès qu’il s’agit d’illustrer un lieu ou un personnage existant. J’ai même apprécié le clin d’œil à Michel Vaillant fait via les illustrations en blanc sur fond bleu de l’intérieur de couverture, mais je n’ai vraiment trouvé aucun intérêt au contenu même de cet album. Anodin.

30/09/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Vermetto Sigh
Vermetto Sigh

Cette BD est un recueil de strips au dessin minimaliste. Ces strips ont aujourd'hui plus de 40 ans !!!! Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Trondheim pour la forme mais pour le fond c'est clairement moins intéressant. Les strips sont inégaux et l'humour tombe souvent à plat. Le personnage principal est un ver, son environnement et ses rencontres sont toujours les mêmes. C'est difficile de juger un dessin minimaliste, je lui reprocherai surtout la trop petite taille des cases. (Quelles tailles avaient-elles initialement ?). Les sujets abordés sont gentillets et universels. Ils manquent de piquant. Je les trouve trop classiques et ouverts. Je m'attendais à mieux de la part de l'auteur de Squeak the mouse. Certes on perçoit une part d'absurde sans la puissance des futures productions.

29/09/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Rashômon
Rashômon

Rashomon est composé de deux histoires écrites par un célèbre auteur japonais né en 1892 et mort par suicide en 1927 à 35 ans seulement. Un film avait été réalisé en 1951 et avait obtenu un Oscar à Hollywood et un Lion d'or à Venise. J'ai trouvé le train du dessin assez agréable malgré quelques hachures. J'ai pu constater que l'auteur jouait beaucoup sur la nuance entre le noir et le blanc. Au niveau de l'histoire, je ne suis pas parvenu à apprécier à sa juste valeur le conte en question. Les thèmes m'ont paru très embrouillés entre l'illusion de la réalité ou le mensonge et la vérité. Je ne sais pas si c'est la construction elle-même du récit qui fait que je ne me suis pas trop intéressé. J'étais très vite lassé par cet onirisme qui semble explorer l'âme humaine empêtrée dans ses paradoxes et ses contradictions.

29/09/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Encore un exemple où la vie est comme ça
Encore un exemple où la vie est comme ça

Le titre m'avait attiré car je voulais voir l'exemple choisi par l'auteur. Nous avons une succession d'images totalement muettes. On dirait presque des esquisses de dessin où la couleur est totalement absente. Bref, c'est dénudé de presque tout. L'absurde gagne vite le pas dans ce flot d'image. C'est presque comme une sorte d'expérimentation artistique où on doit ressentir une émotion. On est à la limite entre l'exposition de croquis et la bande dessinée. Le lecteur sera-t-il emporté dans une rêverie fragile dont le charme opère avec évidence ? Je ne sais pas... à moins qu'on apprécie le poisson qui sort délicieusement de la bouche d'une femme. Je ne sais pas : cela doit être une parabole sur la relation homme-femme qu'un psychanalyste pourrait à la rigueur expliquer. Moi je capitule devant tant de douceur ! ;)

29/09/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Mary Godwin
Mary Godwin

C'est un manga sans intérêt. C'est une histoire romancée du moment où Marie Godwin a écrit son célèbre roman. Les personnages crées (?) pour les besoins du scénario sont sans intérêt et surtout les deux hommes qui aiment Godwin et qui nous donnent les moments les plus ennuyants du tome 1 (je n'ai pas lu la suite et je n'ai pas du tout envie de la lire). Il y a aussi un mystérieux serviteur, mais j'en ai rien à foutre de son secret et de sa vraie identité. Parallèlement, on a droit au récit de Frankenstein qui est fidèle au roman. C'est d'ailleurs ça le problème. Comme j'ai lu le roman, je sais ce qu'il va arriver donc je n'ai rien trouvé de passionnant dans ces scènes. Je préfère lorsqu'un auteur adapte une histoire à sa manière (par exemple La Légende de Songoku de Tezuka). Le dessin est moche et sans personnalité. C'est typiquement le style que je n'aime pas retrouver dans les mangas.

29/09/2009 (modifier)
Par JJJ
Note: 2/5
Couverture de la série Ouragan
Ouragan

Ouragan est un titre trompeur en l'occurrence car d'ouragan ici il n'est point question. Il s'agit d'un prétexte pour isoler, pendant une nuit, cinq personnes dans un hôtel. Toutes ces personnes sont là plus ou moins par hasard, certaines ont entre elles des liens que l'on ne soupçonne pas. Le sujet laisse à penser que l'on est parti pour se délecter d'une lecture s'apparentant à une bonne vieille partie de Cluedo, il n'en est rien, il s'agit juste d'un huis clos fade et creux. L'intrigue linéaire est très vite percée à jour, les personnages se révèlent caricaturaux et inexpressifs au possible. La tension ne s'amorce jamais, l'ennui s'installe très vite. Les dialogues sont affligeants et semblent parfois carrément décalés par rapport à l'histoire. Le scénario se déroule mollement jusque dans son final bidon. Les dessins ne parviennent pas à insuffler de vie dans cette œuvre. Le trait de Baldazzini est appréciable, une ligne à la fois claire et épaisse, toute en élégance. Dommage que le style qu'il donne aux personnages soit si lisse, personne ne s'en sort avec une vraie gueule, les pus mal lotis (comme le dénommé Eye Cup et ses éternelles lunettes en plastoc) sont carrément ridicules. L'ensemble graphique manque cruellement de personnalité. Ouragan est une œuvre fade, dommage qu'elle soit sans suspense, sans rebondissement et sans surprise. Des éléments juste indispensable pour qu'un thriller soit réussi. Bof. JJJ

29/09/2009 (modifier)
Couverture de la série Centurion
Centurion

Etrange production que cet album. Le scénario nous présente quelques bribes de la vie d’un romain en cette fin de domination Romaine. D’abord petit notre héros découvre un lien particulier avec une déesse délaissée pour le christianisme dominant. De complots en complots, les têtes tombent mais ce jeune garçon s’en sort contrairement à sa famille. On le retrouve quelques années plus vieux en centurion, là encore des troubles politiques vont jouer en sa défaveur et son don de se mettre en situation délicate aura lieu. Puis encore un trou, on le retrouve dans une bâtisse isolé, fugitif j’imagine, mais il va être retrouvé. Il s’en sort encore avec l’aide d’un tout jeune garçon un peu naïf et téméraire. Les personnages qui tournent autour de lui disparaissent aussi vite qu’ils sont venus, et lui-même est difficile à saisir avec ces sauts temporels si importants. On participe également à nombre de conspirations, mais aucune n’est aboutie. Enfin lui qui se retrouve à être accusé d’avoir conspiré contre le pape, puis avoir tué le confident du pape, puis agressé un homme important en tant que centurion, puis déserteur, enfin meurtrier en cavale est encore vivant et s’en sort… Pas mal, dommage que l’on ne comprenne pas comment il s’en sort à chaque fois ! Son pouvoir de prescience est également peu exploité. Le dessin est dans les normes, le trait est correct, la colorisation sans surprise mais correcte. L’ensemble manque un peu de personnalité à mon gout, c’est fade. Les décors sont très sommaires voire basiques, à la limite tout cela sonne un peu comme le carton pâte des péplums Italiens des années 70. Au final bof, histoire bof, dessins bof, la lecture et l’achat ne paraissent pas obligatoires.

29/09/2009 (modifier)
Par Pasukare
Note: 2/5
Couverture de la série Biomega
Biomega

Je ne connais pas du tout l'autre série de l'auteur, Blame ! dont il est question dans le résumé, mais j'ai récemment lu Noise et, bien que n'ayant pas du tout accroché à l'histoire, le trait vraiment particulier de cet auteur m'a vraiment interpelée. Le dessin, à la fois très sombre mais très lisible du tome 1, m'a bien plu ici encore et le héros tout de noir vêtu, chevauchant une belle moto, ça m'a trop rappelé le Tonnerre Mécanique de ma jeunesse pour que je puisse opposer la moindre résistance ! Les vues vertigineuses des routes et immeubles sont vraiment impressionnantes et le rendu du mouvement et de la vitesse est très bon. Il faut parfois se concentrer sur certaines scènes de baston pour bien décrypter ce qui se passe, mais dans l'ensemble c'est très lisible, malgré le style très hachuré et torturé. Il y a vraiment peu à lire mais beaucoup à regarder. Côté histoire, on est tout de suite plongé dans le vif du sujet : une expédition martienne a rapporté un virus qui s'est propagé sur Terre, en quelques heures la contamination est mondiale. Des quartiers et des cités entières sont isolées. Certains sont immunisés, les autres se transforment en horribles zombies. Ion Green, jeune fille ayant développé une résistance au virus est l'objet de toutes les convoitises, à la fois par ceux qui veulent récupérer tous les immunisés pour en faire une race supérieure et par ceux, comme notre héros Zoichi Kanoe, qui veulent "juste" les sauver. Le tome 2 nous en apprend un peu plus sur les origines de l'épidémie et des complots latents, mais l'intrigue avance peu, c'est un peu frustrant. Côté dessin, ça devient plus confus, j'ai du mal à distinguer les personnages (en dehors des principaux), difficile dans ce cas de bien suivre les actions des différents clans en présence. Le tome 3 continue sur sa lancée, c'est confus tant au niveau du dessin que de l'histoire, j'ai vraiment du mal à suivre. J'hésite même à continuer, si la série n'était pas terminée en seulement 6 tomes c'est sûr et certain que je m'arrêterais là... Je pense que c'est une série à réserver exclusivement aux fans du style graphique et scénaristique de l'auteur.

26/03/2009 (MAJ le 29/09/2009) (modifier)