Je suis franchement déçu par cette série. J'aime bien le coté fantastique des histoires et aussi voir comment Trillo revisite des mythes comme Excalibur et Frankenstein. Malheureusement, la série est clairement destinée à un public enfantin. Je me demande d'ailleurs pourquoi ma bibliothèque l’a mise dans les bandes dessinées pour adulte.
Les péripéties se règlent facilement et on devine facilement comment ça va se terminer. Surtout pour le premier tome. Si après 20 pages vous n'avez pas découvert la vérité, c'est que vous n'êtes pas très perspicace. De plus, le héros est franchement sans intérêt. Il faut dire que je n'ai jamais aimé les gamins détective plus intelligent que les adultes.
Un premier tome qui ne m'a guère enthousiasmé, avec un scénario exploité approximativement et un dessin qui ne me convainc pas du tout... Quelques planches sont assez belles, mais le dessin gagnerait en clarté, ce serait du tout bon.
Cette histoire n'est malheureusement pas très entrainante. Et puis une énième série d'héroïc-fantasy-ésotérique n'a pas le don de me surprendre. J'ai même l'impression d'avoir déjà lu ce genre de récit. Il faut savoir apporter un souffle réellement nouveau dans ce genre, sinon on retombe sur du commun et à la longue ça devient franchement barbant de lire les mêmes intrigues à deux ou trois choses près.
Cette lecture ne m'a pas marqué (je suis sûr que dans 6 mois je ne me souviendrai plus de l'intrigue) et donc la suite se fera sans moi. A moins d'un revirement total au niveau du dessin et du scénario, je ne pense vraiment pas m'intéresser à ces Missi Dominici (à chaque fois j'ai l'impression que l'ex-joueur de rugby va apparaitre et marquer un essai de fou, cf. France-Nouvelle Zélande coupe du monde 1999). Christophe Missi Dominici ça a de la gueule non ?
J'avais envie au départ de mettre trois étoiles car l'idée de ce récit un peu fantastique était intéressante. Cependant, cette idée n'a pas été exploitée correctement jusqu'au bout. Quand cette histoire se termine, on se fait la réflexion suivante : "Tout cela pour ça ? Non, c'est pas possible !".
La montgolfière fait partie des ratages que l'on peut rencontrer en bande dessinée. La faute à un scénario qui souhaite donner dans le mystère sans jamais apporter la moindre réponse. C'est clair qu'on ne peut pas être convaincu par une telle démarche versant dans la facilité la plus absolue.
La traversée onirique d'Azur Daffodil m'a paru bien étrange. Cette étrangeté résulte du fait que le lecteur semble baladé dans un monde où le rêve et la réalité s'entremêlent. A la fin, il y a une véritable confusion et on ne sait plus très bien où l'on est. D'ailleurs, cette bd commence par ces quelques mots: "... et dans le rêve de la femme qui rêvait, le rêvé s'éveilla." Que c'est profond !
Le thème serait intéressant mais s'il avait été traité différemment. Même le dessin ne colle pas à ce type d'histoire. C'est un mauvais choix. On ne rentre pas dans cette atmosphère onirique. On passera alors son chemin.
Cet album est composé d'histoires courtes indépendantes qui partagent une thématique commune, l'amour aigre-doux.
Lucie Durbiano met en scène des amourettes entre personnages variés et originaux. Qu'il s'agisse d'amants homosexuels durant la Renaissance, d'une jeune fille charmée par son futur beau-frère au Texas, du Chaperon rouge amoureuse de son loup, d'Alice courant après son lapin blanc ou encore d'un escargot amoureux d'une statue, le thème de l'amour impossible et tellement romantique est abordé sous des abords inattendus.
Malheureusement, passé cette originalité, les histoires tombent à plat. Les acteurs manquent de charisme. Leurs comportements de midinettes romantiques et immatures sont parfois pénibles. Leurs histoires attisent un peu la curiosité au départ puis s'achèvent dans une grande indifférence. L'ensemble parait vain, inutile. Et ce n'est pas le dessin très basique qui réussira à rehausser le niveau d'ensemble.
Sans que ce soit mauvais, je dirais de cet album qu'il est sitôt lu sitôt oublié.
Après les histoires de Guerre de Garth Ennis, une autre histoire de guerre...
L'histoire de Karl Kaufman, un jeune pilote sympathique et candide, qui arrive de nulle part en France à bord de son Spad flambant neuf et va très vite participer à de nombreuses péripéties aériennes.
Au fil de l'aventure, Karl sera de moins en moins naïf et va découvrir pas mal de choses, le bordel, les morpions, la mort des copains, la violence des combats...
Le scénario est juste correct, sans génie, sans surprise, il met logiquement l'accent sur certains points noirs que l'on est susceptible de trouver en temps de guerre. L'absurdité des combats, les intolérables conditions dans lesquelles de jeunes garçons se trouvaient à bord de machines volantes expérimentales, le mépris des officiers envers les soldats...
Un peu moins de cynisme que d'habitude de la part de l'auteur, le ton semble trop rarement acerbe, l'ensemble est un peu mou.
Les dialogues eux sont al dente et même si c'est une constante chez Ennis, c'est toujours agréable, certaines séquences se voient heureusement rehaussées par un humour bienvenu.
Du côté des dessins c'est plutôt une bonne surprise, un aspect très crayonné que l'on voit rarement dans les bandes Marvel.
Les fans d'engins volants seront ravis de voir de nombreuses illustrations mettant à l'honneur biplans et triplans dessinés avec grand soin. Il y a des Spads, des Albatros etc. (vive le petit lexique en fin de volume pour les néophytes).
Sans souffrir de gros défauts, cette histoire est néanmoins loin d'atteindre des sommets, c'est sympatoche mais quand on pense qu'Ennis est capable d'écrire des trucs comme The Boys...
JJJ
Je n'arrive pas à intégrer le style de Neil Gaiman. J'entrevois de belles possibilités mais je n'accroche pas. Pourtant la narration est très fluide et j'aime bien le découpage de ces cases toujours astucieux et presque révolutionnaire. Les couleurs un peu bleutées ont également mon adhésion. C'est beau visuellement.
Je crois que c'est l'histoire de ce petit garçon en visite chez l'ostéopathe d'Al Capone après que son père lui ait foulé le bras. Bref, je n'ai pas trop compris où l'auteur voulait en venir. C'est totalement flou dans mon esprit. C'est dommage car j'aurais voulu comprendre cette intrigue un peu étrange.
Je suis absolument d'accord avec Messire l'Inconnu. C'est vraiment le genre de série où les auteurs semblent avoir porté plus d'attention au dessin qu'au scénario. Oui, le dessin de Frank Pé est superbe et il dessine très bien les animaux, mais mon dieu qu'il ne se passe rien de vraiment intéressant ! Enfin, peut-être qu'à la fin il se passe quelque chose parce que le tome 2 m'est tombé des mains !
Les personnages sont inintéressants au possible et rien dans le scénario ne m'a captivé. Il y a même des moments franchement chiants comme le début du tome 1. L'histoire avance très lentement et je ne vois pas du tout ce que les auteurs veulent faire. Si le dessin n'était pas excellent, j'aurais mis une seule étoile.
Le prologue du premier tome m'avait assez agréablement mis en bouche avec une description sympathique du monde féérique et de ses habitants et par la présentation de croquis plutôt jolis. Malheureusement, j'ai été déçu par la suite et ça ne s'est pas arrangé jusqu'à la fin du second tome.
Le graphisme est très fortement inspiré de Loisel. D'ailleurs toute la série regorge de références à Loisel et à La Quête de l'Oiseau du Temps, jusqu'à un personnage dans le tome 2 qui agit exactement comme le poseur d'énigmes Fol de Dol, la magie en moins, mais aussi un autre qui s'appelle Döl et qui est un Fol... Hommage voulu ? Si oui, il n'est pas terrible à mes yeux. Car le graphisme n'est pas à la hauteur de son influence. Les personnages sont assez basiques quoique relativement plaisants. La moue permanente du jeune garçon du tome 1 m'a par contre très vite agacé. Les décors quant à eux sont souvent réduits à un ou deux éléments essentiels et le reste plus ou moins vides. De fait, les planches manquent vraiment de substance à mon goût.
La colorisation du premier tome est en outre médiocre, le choix des couleurs brisant toute ambiance éventuelle. Cela va mieux dans le second tome mais je ne suis pas tellement convaincu pour autant.
Quant à l'histoire, elle parait trop survolée.
Chaque tome forme une histoire à peu près complète. Une suite semblait prévue puisque le second tome se termine par un "fin de l'épisode" mais on peut se contenter de ce qui est paru.
Le premier album semble se dérouler à toute vitesse. On n'a pas le temps de s'accrocher aux personnages, les intrigues n'ont aucune profondeur, les évènements se suivent sans qu'on se sente impliqué et tout est bouleversé en quelques pages. La fin est abrupte alors qu'on pouvait espérer suivre plus longtemps les personnages pour en apprendre un peu plus sur eux et leurs relations.
Le second tome se passe 20 ans après et met en scène d'autres personnages qui ont pour but de sauver les premiers. Mais l'intrigue manque tout autant d'impact, les acteurs défilent sans qu'on s'y intéresse, les péripéties se suivent et se déroulent très rapidement avec des conclusions brutales pour certaines.
Tout se passe trop vite, sans ambiance, sans accrocher le lecteur. On n'y croit pas et on n'est pas transporté. Drôle de lecture.
La jolie couverture et ce titre énigmatique cache le début d’une série axée sur la dualité d’un héros entre des mondes parallèles.
Le dessin est agréable. Sans être révolutionnaires les traits sont fins et fluides. Le monde réel est crédible, tout comme ce monde virtuel aux multiples architectures et costumes. Les détails du monde virtuel sont plus riches que ceux du réel qui parait bien fade en comparaison. La couleur informatisée ne fait pas fausse. Dessin sympa
Le scénario est, pour ce premier tome, répétitif. L’album nous raconte l’histoire d’un homme qui est entre deux réalités dans lesquelles il alterne et dans lesquelles il ne se souvient pas de ce qui s’est passé pendant qu’il était dans l’autre. Systématiquement c’est un drame, puisqu’il commet des actes dans un des mondes alors qu’il est dans l’autre, qu’il va découvrir lorsqu’il y retournera. Si jusqu’à la moitié du récit cette alternance était sympathique, le non renouvellement du genre et le fait que notre héros n’évolue pas deviennent ennuyeuses. En effet non seulement il n’évolue pas et commet bourdes sur bourdes, mais en plus il commet des actions déroutantes comme en venir à tuer quelqu’un qu’il ne connait même pas… De fait le scénario devient de moins en moins crédible au fur et à mesure de l’avancée du récit. Le fil conducteur se situe dans sa présence dans les deux mondes et celle d’une femme qui le rejette (et dans ce monde-ci après ce qu’il lui fait elle n’a pas tort !)
Au final, cela fait une déception puisque les successions ne nous ont rien appris, que notre héros est toujours aussi paumé, mais que dans les faits et dans les deux vies il se retrouve être un vil personnage violent, profiteur, infidèle... Peut être malgré lui mais là, les situations s’accumulent avec la patte évidente du scénariste. L’ensemble est un peu lourd, dommage car la première moitié m’avait plu, mais on s’est enlisé ensuite dans un scénario répétitif trop haché et manquant de naturel.
Lecture et achat paraissent inutiles pour l’instant. (le dessin du monde imaginaire me donne tout de même envie de lire la suite si j’en ai l’occasion)
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Zachary Holmes
Je suis franchement déçu par cette série. J'aime bien le coté fantastique des histoires et aussi voir comment Trillo revisite des mythes comme Excalibur et Frankenstein. Malheureusement, la série est clairement destinée à un public enfantin. Je me demande d'ailleurs pourquoi ma bibliothèque l’a mise dans les bandes dessinées pour adulte. Les péripéties se règlent facilement et on devine facilement comment ça va se terminer. Surtout pour le premier tome. Si après 20 pages vous n'avez pas découvert la vérité, c'est que vous n'êtes pas très perspicace. De plus, le héros est franchement sans intérêt. Il faut dire que je n'ai jamais aimé les gamins détective plus intelligent que les adultes.
Missi Dominici
Un premier tome qui ne m'a guère enthousiasmé, avec un scénario exploité approximativement et un dessin qui ne me convainc pas du tout... Quelques planches sont assez belles, mais le dessin gagnerait en clarté, ce serait du tout bon. Cette histoire n'est malheureusement pas très entrainante. Et puis une énième série d'héroïc-fantasy-ésotérique n'a pas le don de me surprendre. J'ai même l'impression d'avoir déjà lu ce genre de récit. Il faut savoir apporter un souffle réellement nouveau dans ce genre, sinon on retombe sur du commun et à la longue ça devient franchement barbant de lire les mêmes intrigues à deux ou trois choses près. Cette lecture ne m'a pas marqué (je suis sûr que dans 6 mois je ne me souviendrai plus de l'intrigue) et donc la suite se fera sans moi. A moins d'un revirement total au niveau du dessin et du scénario, je ne pense vraiment pas m'intéresser à ces Missi Dominici (à chaque fois j'ai l'impression que l'ex-joueur de rugby va apparaitre et marquer un essai de fou, cf. France-Nouvelle Zélande coupe du monde 1999). Christophe Missi Dominici ça a de la gueule non ?
La Montgolfière
J'avais envie au départ de mettre trois étoiles car l'idée de ce récit un peu fantastique était intéressante. Cependant, cette idée n'a pas été exploitée correctement jusqu'au bout. Quand cette histoire se termine, on se fait la réflexion suivante : "Tout cela pour ça ? Non, c'est pas possible !". La montgolfière fait partie des ratages que l'on peut rencontrer en bande dessinée. La faute à un scénario qui souhaite donner dans le mystère sans jamais apporter la moindre réponse. C'est clair qu'on ne peut pas être convaincu par une telle démarche versant dans la facilité la plus absolue.
Rêver Eve (La Traversée onirique d'Azur Daffodil)
La traversée onirique d'Azur Daffodil m'a paru bien étrange. Cette étrangeté résulte du fait que le lecteur semble baladé dans un monde où le rêve et la réalité s'entremêlent. A la fin, il y a une véritable confusion et on ne sait plus très bien où l'on est. D'ailleurs, cette bd commence par ces quelques mots: "... et dans le rêve de la femme qui rêvait, le rêvé s'éveilla." Que c'est profond ! Le thème serait intéressant mais s'il avait été traité différemment. Même le dessin ne colle pas à ce type d'histoire. C'est un mauvais choix. On ne rentre pas dans cette atmosphère onirique. On passera alors son chemin.
Le Rouge vous va si bien
Cet album est composé d'histoires courtes indépendantes qui partagent une thématique commune, l'amour aigre-doux. Lucie Durbiano met en scène des amourettes entre personnages variés et originaux. Qu'il s'agisse d'amants homosexuels durant la Renaissance, d'une jeune fille charmée par son futur beau-frère au Texas, du Chaperon rouge amoureuse de son loup, d'Alice courant après son lapin blanc ou encore d'un escargot amoureux d'une statue, le thème de l'amour impossible et tellement romantique est abordé sous des abords inattendus. Malheureusement, passé cette originalité, les histoires tombent à plat. Les acteurs manquent de charisme. Leurs comportements de midinettes romantiques et immatures sont parfois pénibles. Leurs histoires attisent un peu la curiosité au départ puis s'achèvent dans une grande indifférence. L'ensemble parait vain, inutile. Et ce n'est pas le dessin très basique qui réussira à rehausser le niveau d'ensemble. Sans que ce soit mauvais, je dirais de cet album qu'il est sitôt lu sitôt oublié.
War is Hell
Après les histoires de Guerre de Garth Ennis, une autre histoire de guerre... L'histoire de Karl Kaufman, un jeune pilote sympathique et candide, qui arrive de nulle part en France à bord de son Spad flambant neuf et va très vite participer à de nombreuses péripéties aériennes. Au fil de l'aventure, Karl sera de moins en moins naïf et va découvrir pas mal de choses, le bordel, les morpions, la mort des copains, la violence des combats... Le scénario est juste correct, sans génie, sans surprise, il met logiquement l'accent sur certains points noirs que l'on est susceptible de trouver en temps de guerre. L'absurdité des combats, les intolérables conditions dans lesquelles de jeunes garçons se trouvaient à bord de machines volantes expérimentales, le mépris des officiers envers les soldats... Un peu moins de cynisme que d'habitude de la part de l'auteur, le ton semble trop rarement acerbe, l'ensemble est un peu mou. Les dialogues eux sont al dente et même si c'est une constante chez Ennis, c'est toujours agréable, certaines séquences se voient heureusement rehaussées par un humour bienvenu. Du côté des dessins c'est plutôt une bonne surprise, un aspect très crayonné que l'on voit rarement dans les bandes Marvel. Les fans d'engins volants seront ravis de voir de nombreuses illustrations mettant à l'honneur biplans et triplans dessinés avec grand soin. Il y a des Spads, des Albatros etc. (vive le petit lexique en fin de volume pour les néophytes). Sans souffrir de gros défauts, cette histoire est néanmoins loin d'atteindre des sommets, c'est sympatoche mais quand on pense qu'Ennis est capable d'écrire des trucs comme The Boys... JJJ
Violent Cases
Je n'arrive pas à intégrer le style de Neil Gaiman. J'entrevois de belles possibilités mais je n'accroche pas. Pourtant la narration est très fluide et j'aime bien le découpage de ces cases toujours astucieux et presque révolutionnaire. Les couleurs un peu bleutées ont également mon adhésion. C'est beau visuellement. Je crois que c'est l'histoire de ce petit garçon en visite chez l'ostéopathe d'Al Capone après que son père lui ait foulé le bras. Bref, je n'ai pas trop compris où l'auteur voulait en venir. C'est totalement flou dans mon esprit. C'est dommage car j'aurais voulu comprendre cette intrigue un peu étrange.
Zoo
Je suis absolument d'accord avec Messire l'Inconnu. C'est vraiment le genre de série où les auteurs semblent avoir porté plus d'attention au dessin qu'au scénario. Oui, le dessin de Frank Pé est superbe et il dessine très bien les animaux, mais mon dieu qu'il ne se passe rien de vraiment intéressant ! Enfin, peut-être qu'à la fin il se passe quelque chose parce que le tome 2 m'est tombé des mains ! Les personnages sont inintéressants au possible et rien dans le scénario ne m'a captivé. Il y a même des moments franchement chiants comme le début du tome 1. L'histoire avance très lentement et je ne vois pas du tout ce que les auteurs veulent faire. Si le dessin n'était pas excellent, j'aurais mis une seule étoile.
Fol
Le prologue du premier tome m'avait assez agréablement mis en bouche avec une description sympathique du monde féérique et de ses habitants et par la présentation de croquis plutôt jolis. Malheureusement, j'ai été déçu par la suite et ça ne s'est pas arrangé jusqu'à la fin du second tome. Le graphisme est très fortement inspiré de Loisel. D'ailleurs toute la série regorge de références à Loisel et à La Quête de l'Oiseau du Temps, jusqu'à un personnage dans le tome 2 qui agit exactement comme le poseur d'énigmes Fol de Dol, la magie en moins, mais aussi un autre qui s'appelle Döl et qui est un Fol... Hommage voulu ? Si oui, il n'est pas terrible à mes yeux. Car le graphisme n'est pas à la hauteur de son influence. Les personnages sont assez basiques quoique relativement plaisants. La moue permanente du jeune garçon du tome 1 m'a par contre très vite agacé. Les décors quant à eux sont souvent réduits à un ou deux éléments essentiels et le reste plus ou moins vides. De fait, les planches manquent vraiment de substance à mon goût. La colorisation du premier tome est en outre médiocre, le choix des couleurs brisant toute ambiance éventuelle. Cela va mieux dans le second tome mais je ne suis pas tellement convaincu pour autant. Quant à l'histoire, elle parait trop survolée. Chaque tome forme une histoire à peu près complète. Une suite semblait prévue puisque le second tome se termine par un "fin de l'épisode" mais on peut se contenter de ce qui est paru. Le premier album semble se dérouler à toute vitesse. On n'a pas le temps de s'accrocher aux personnages, les intrigues n'ont aucune profondeur, les évènements se suivent sans qu'on se sente impliqué et tout est bouleversé en quelques pages. La fin est abrupte alors qu'on pouvait espérer suivre plus longtemps les personnages pour en apprendre un peu plus sur eux et leurs relations. Le second tome se passe 20 ans après et met en scène d'autres personnages qui ont pour but de sauver les premiers. Mais l'intrigue manque tout autant d'impact, les acteurs défilent sans qu'on s'y intéresse, les péripéties se suivent et se déroulent très rapidement avec des conclusions brutales pour certaines. Tout se passe trop vite, sans ambiance, sans accrocher le lecteur. On n'y croit pas et on n'est pas transporté. Drôle de lecture.
Inversion
La jolie couverture et ce titre énigmatique cache le début d’une série axée sur la dualité d’un héros entre des mondes parallèles. Le dessin est agréable. Sans être révolutionnaires les traits sont fins et fluides. Le monde réel est crédible, tout comme ce monde virtuel aux multiples architectures et costumes. Les détails du monde virtuel sont plus riches que ceux du réel qui parait bien fade en comparaison. La couleur informatisée ne fait pas fausse. Dessin sympa Le scénario est, pour ce premier tome, répétitif. L’album nous raconte l’histoire d’un homme qui est entre deux réalités dans lesquelles il alterne et dans lesquelles il ne se souvient pas de ce qui s’est passé pendant qu’il était dans l’autre. Systématiquement c’est un drame, puisqu’il commet des actes dans un des mondes alors qu’il est dans l’autre, qu’il va découvrir lorsqu’il y retournera. Si jusqu’à la moitié du récit cette alternance était sympathique, le non renouvellement du genre et le fait que notre héros n’évolue pas deviennent ennuyeuses. En effet non seulement il n’évolue pas et commet bourdes sur bourdes, mais en plus il commet des actions déroutantes comme en venir à tuer quelqu’un qu’il ne connait même pas… De fait le scénario devient de moins en moins crédible au fur et à mesure de l’avancée du récit. Le fil conducteur se situe dans sa présence dans les deux mondes et celle d’une femme qui le rejette (et dans ce monde-ci après ce qu’il lui fait elle n’a pas tort !) Au final, cela fait une déception puisque les successions ne nous ont rien appris, que notre héros est toujours aussi paumé, mais que dans les faits et dans les deux vies il se retrouve être un vil personnage violent, profiteur, infidèle... Peut être malgré lui mais là, les situations s’accumulent avec la patte évidente du scénariste. L’ensemble est un peu lourd, dommage car la première moitié m’avait plu, mais on s’est enlisé ensuite dans un scénario répétitif trop haché et manquant de naturel. Lecture et achat paraissent inutiles pour l’instant. (le dessin du monde imaginaire me donne tout de même envie de lire la suite si j’en ai l’occasion)