Bon, ben là, pour le coup, j’ai dû passer à côté.
En effet, et malgré sa belle qualité graphique, j’ai trouvé ce diptyque très quelconque. L’émotion ne m’a jamais étreint. L’aspect historique me semble très passe-partout (un pays d’Amérique du Sud ou centrale, un dictateur, de pauvres opprimés et un fils de riche qui vient se mêler aux pauvres en guise de héros. Que du déjà-vu à mes yeux). Le parcours initiatique, tout comme l’histoire d’amour me semblent peu crédibles. La fin est inutilement à rallonge.
En fait, seule la partie centrale du récit, et l’aspect artistique du travail du héros m’aura un peu accroché.
Reste finalement le dessin, de très bonne facture. Mais lorsque je n’accroche pas du tout à une histoire, le dessin est insuffisant à sauver mon appréciation d’ensemble.
Bof, donc…
La couverture et les couleurs m'attiraient vers cet album, mais son intrigue se révèle vraiment trop bateau et trop cliché. J'ai eu l'impression de lire une banale histoire parue à la chaine dans Mickey Parade ou quelques publications jeunesse, une histoire déjà vue et sans surprise.
Un parc d'attraction un peu mystérieux, un sorcier louche qui s'y intègre du jour au lendemain et semble hypnotiser les grands, deux enfants dont un vagabond sorti d'on ne sait où qui trouvent ça louche et vont enquêter tout seul de leur côté, l'un se fait mettre en cage, l'autre trouve un adulte gentil mais incompris qui va l'aider, et hop-là-boum en quelques péripéties cousues de fil blanc les gentils sauvent la situation, les adultes retrouvent la mémoire et le méchant est bien puni pour sa cupidité. J'ai l'impression d'avoir déjà vue et lue chacune de ces scènes des centaines de fois.
Les personnages ne sont guère attachants. Le dessin est très moyen, tout juste rehaussé par des couleurs qui sont quant à elles de bon niveau. Le scénario s'adresse presque uniquement aux enfants, trop superficiel et naïf pour un lectorat plus âgé. Mais ces mêmes enfants ont probablement déjà vu bien souvent ce même scénario en dessin animé à la télé ou ailleurs. Cela manque vraiment trop d'originalité et de personnalité pour être intéressant.
J'ai lu La Double inconstance de Marivaux il y a bien longtemps. Mais je me souviens d'une pièce qui se voulait divertissante par son ton, son sujet (la méprise sur l'identité de celui qu'on aime), et qui me saoulait déjà pas mal par sa naïveté. Alors bien sûr, ce fut écrit en 1723, et les pièces de théâtre de cette époque ne sortaient pas trop du lot...
L'adaptation d'Yvan Pommaux est tout de même assez scolaire. Il y a rajouté un décor contemporain, c'est à dire une répétition de cette même pièce par une troupe de comédiens adolescents, mais il n'y a guère de véritable mise en scène, tellement les cadrages sont stricts et immobiles, les jeux de scène relativement limités (parfois un comédien se jette au cou d'un autre, mais c'est ce qui bouge le plus). Une approche trop scolaire donc, qui ne plaira pas forcément aux adolescents auxquels cet album est destiné.
Les bd, je les feuillète rapidement avant de décider ou non de me les procurer, histoire d'avoir une idée rapide du scénar, du dessin, de l'ambiance, des personnages...
Celle-ci n'a pas dérogée à la règle, j'ai eu le temps de me rendre compte du dessin sympa, d'une certaine ambiance policière m'avait-il semblé, de personnages intéressants, et surtout du traitement original d'une histoire d'enlèvement d'enfant.
J'aurais dû approfondir ma prélecture... Quelle ne fut pas ma déception arrivé à la page fatidique du congélateur !! (les avis précédents en parlent suffisamment sans que j'ai besoin de m'étendre dessus).
Que l'auteur décide de surfer sur cette histoire sordide m'a tout simplement pratiquement donné envie de stopper net ma lecture, et m'a gâché le plaisir que je ressentais jusque là.
J'aimerais savoir comment il justifie ce choix... Que les scénaristes s'inspirent de l'actualité, pas de soucis, mais ce cas est pour moi trop précis et glauque.
Bref déçu, et oui, quelque peu choqué donc.
Ah oui "Cédric", avant j'aimais bien.
Je commence par les dessins. Je n’aime pas vraiment le trait de Laudec . Il est maîtrisé certes, mais il ne m’attire pas. Je trouve que ces personnages font un peu Franquin , en plus formatés et plus brouillon (c’est des personnages gros nez ). De plus, les couleurs sont plates et sans aucune originalité.
Ensuite, c’est bien simple, les personnages dans "Cédric" m’énervent. Avant je trouvais ça drôle, mais depuis, j’ai lu combien de BD qui m’ont fait 10 fois plus rire ?
De plus, 24 tomes de gags avec des thèmes se renouvelant peu, c’est lassant, répétitifs et les gags sont déjà vus. Alors, oui je relis souvent quelques albums, et ça se lit facilement, mais c’est tout, ils ne me tirent aucune émotion.
Cette BD plaît et plaira au plus jeunes, mais passé 12 ans, c’est vraiment plus dur de rire aux gags.
Et ça ne vaut pas, ni Titeuf, ni Le Petit Spirou, ni Kid Paddle.
Cette BD n'est pas à mettre entre toutes les mains. Son dessin fait très jeune et dynamique, ses héroïnes sont des adolescentes, mais Soleil réserve cette série aux adultes. Certes elle comporte pas mal de cul mais rien de porno et ce n'est pas ça qui motive, à mes yeux, cette restriction. Cela vient surtout de l'état d'esprit malsain des protagonistes.
Calista et Anna sont de vraies putes, bien qu'elles n'en fassent pas officiellement leur métier. Calista sort vaguement avec un type dont elle se fout histoire de squatter son appartement tandis qu'elle couche en secret avec d'autres dont elle se fout tout autant. Et Anna est prête à séduire le père de la famille chez qui elle fait du baby-sitting pour le faire divorcer, prendre la place de sa femme et vivre la vie de bourgeoise qui lui fait envie. "Un bon moyen de gagner 20 ans de vie sociale d'un coup" !
L'immoralité et le matérialisme putride semblent être la ligne de vie de ces deux filles mais aussi de nombre des adolescents de ce récit. Les adultes ne sont pas tellement mieux lotis puisque le père de famille est bien rapide à céder à la tentation (après Petites éclipses, Jim semble décidément apprécier les récits d'adultère).
En ce sens, le scénario de cette série dégage une odeur assez nauséabonde mais suffisamment crédible pour être acceptée avec tout le ressenti que cela implique. Mais j'espère sincèrement qu'une telle histoire ne serve jamais de modèle à une véritable adolescente qui pourrait venir à la lire et à être fascinée par cette vision faussée du monde et de la vie.
Malgré quelques facilités et un peu de stéréotypes, le récit est assez intriguant. On se demande où les conneries de ces filles vont les amener. Le dessin est agréable. Ses personnages courts sur pattes ont une certaine personnalité malgré leur aspect un peu changeant et pas toujours reconnaissables. Bref, cela se lit bien si l'on ne fait pas de rejet brutal du côté malsain et finalement dangereusement immature des héroïnes.
Un peu comme « Le Chat » de Philippe Geluck, je ne vois pas trop ce que viennent faire ces strips ou gags en une seule planche dans des albums de plusieurs dizaines de pages ! Au fait, cette série, c’est « Le Fond du bocal ».
Je trouve que ce genre de bd est parfaitement représentative des histoires (très courtes) qu’une fois qu’on les a découvertes, on ne refeuillette plus jamais les albums ! Certes, les gags ou plutôt jeux de mots sont la plupart du temps bien trouvés et sont assez marrants (surtout quand on les lit pour cette première fois) mais six tomes sont parus à ce jour et le lecteur aura –à mon avis- la forte impression que l’auteur ne se renouvelle pas !
Je ne me permets pas de juger le coup de patte de Nicolas Poupon car je n’ai jamais aimé le dessin « humoristique ».
Les strips du «Fond du bocal » sont –à mon avis- adaptés aux magazines ou aux journaux mais pas pour une bd de plusieurs pages. Pour moi, ce n’est pas vraiment de la bande dessinée ! Quant aux gags, je les ai trouvés bien trouvés, parfois marrants mais inégaux et répétitifs. « Le Fond du bocal » est exactement le genre de série dont je ne relirai jamais.
Bref, ce type de « bd » n’est vraiment pas ma « tasse de thé » !...
Quand on commence la lecture, on se dit que l'on va lire quelque chose de bien. On pénètre dans un monde moyenâgeux sur fond de rivalité entre les différentes corporations de métiers. Bref, les idées foisonnent et sont plutôt intéressantes, du moins au début...
Puis, on se rend compte que le récit nous entraîne dans une improbable histoire et l'on commence à décrocher petit à petit. Un nez de cochon pour remplacer un joli nez coupé, ce n'était pas forcément la bonne idée pour nous conter une histoire d'amour digne de Roméo et Juliette. C'est le coup de grâce qui jette cette bd de l'autre côté. Si on ajoute un dessin pas trop top, on ne regrettera rien.
Oui, c'est le type de série qui aurait pu me plaire mais les erreurs de parcours qui se sont multipliées ont tout gâché. Déconcertant...
Rimbo, c'est de l'aventure pseudo-poétique bourrée de clichés. Entre le héros qui sa balade avec son saxo pour en jouer dans la moiteur de la nuit et des bars interlopes, ses missions de baroudeurs qui l'amènent à croiser médecin nazi et révolutionnaires africains, et bien sûr les femmes suaves qui lui tombent dans les bras, on n'est pas loin de la caricature. Le second degré était-il sciemment recherché ? Peut-être mais ça ne se voit pas parce que ce n'est pas drôle.
Le dessin est correct mais la narration est assez confuse. Pas toujours facile de suivre un récit qui a tendance à partir un peu dans toutes les directions. A croire qu'il y a de l'improvisation dans le scénario. On y trouve pêle-mêle plein de stéréotypes de l'aventure "adulte" et de l'Afrique, jusqu'à des images qui sont directement tirées de reportages célèbres sur les Noubas soudanais.
Rien de palpitant car on s'y perd dans ces intrigues à rallonge, ces personnages clichés et sans grand intérêt et ces décors artificiels et déjà-vus.
Série humoristique mettant en scène une famille de calamités de la route.
Les gags ne sont pas très originaux et les principaux acteurs sont peu attachants. En fait, ils manquent cruellement de charisme et sont beaucoup trop stéréotypés.
Si je m’étais attardé sur cette série, c’était principalement pour le dessin de Achdé, un ancien « élève » des maîtres du franco-belge made in Spirou (Franquin, Jidéhem, etc …) mais son style, efficace sans atteindre le niveau des susnommés, s’avère insuffisant pour me fidéliser à la série.
J’ai lu trois des six premiers tomes, et je m’arrêterai là …
Un « boffffffffffffffffff » qui, en la circonstance, ressemble vraiment à un long soupir d’ennui.
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Muchacho
Bon, ben là, pour le coup, j’ai dû passer à côté. En effet, et malgré sa belle qualité graphique, j’ai trouvé ce diptyque très quelconque. L’émotion ne m’a jamais étreint. L’aspect historique me semble très passe-partout (un pays d’Amérique du Sud ou centrale, un dictateur, de pauvres opprimés et un fils de riche qui vient se mêler aux pauvres en guise de héros. Que du déjà-vu à mes yeux). Le parcours initiatique, tout comme l’histoire d’amour me semblent peu crédibles. La fin est inutilement à rallonge. En fait, seule la partie centrale du récit, et l’aspect artistique du travail du héros m’aura un peu accroché. Reste finalement le dessin, de très bonne facture. Mais lorsque je n’accroche pas du tout à une histoire, le dessin est insuffisant à sauver mon appréciation d’ensemble. Bof, donc…
Le Parc Fantastique
La couverture et les couleurs m'attiraient vers cet album, mais son intrigue se révèle vraiment trop bateau et trop cliché. J'ai eu l'impression de lire une banale histoire parue à la chaine dans Mickey Parade ou quelques publications jeunesse, une histoire déjà vue et sans surprise. Un parc d'attraction un peu mystérieux, un sorcier louche qui s'y intègre du jour au lendemain et semble hypnotiser les grands, deux enfants dont un vagabond sorti d'on ne sait où qui trouvent ça louche et vont enquêter tout seul de leur côté, l'un se fait mettre en cage, l'autre trouve un adulte gentil mais incompris qui va l'aider, et hop-là-boum en quelques péripéties cousues de fil blanc les gentils sauvent la situation, les adultes retrouvent la mémoire et le méchant est bien puni pour sa cupidité. J'ai l'impression d'avoir déjà vue et lue chacune de ces scènes des centaines de fois. Les personnages ne sont guère attachants. Le dessin est très moyen, tout juste rehaussé par des couleurs qui sont quant à elles de bon niveau. Le scénario s'adresse presque uniquement aux enfants, trop superficiel et naïf pour un lectorat plus âgé. Mais ces mêmes enfants ont probablement déjà vu bien souvent ce même scénario en dessin animé à la télé ou ailleurs. Cela manque vraiment trop d'originalité et de personnalité pour être intéressant.
Rue Marivaux
J'ai lu La Double inconstance de Marivaux il y a bien longtemps. Mais je me souviens d'une pièce qui se voulait divertissante par son ton, son sujet (la méprise sur l'identité de celui qu'on aime), et qui me saoulait déjà pas mal par sa naïveté. Alors bien sûr, ce fut écrit en 1723, et les pièces de théâtre de cette époque ne sortaient pas trop du lot... L'adaptation d'Yvan Pommaux est tout de même assez scolaire. Il y a rajouté un décor contemporain, c'est à dire une répétition de cette même pièce par une troupe de comédiens adolescents, mais il n'y a guère de véritable mise en scène, tellement les cadrages sont stricts et immobiles, les jeux de scène relativement limités (parfois un comédien se jette au cou d'un autre, mais c'est ce qui bouge le plus). Une approche trop scolaire donc, qui ne plaira pas forcément aux adolescents auxquels cet album est destiné.
Appoline - Disparue il y a 8 ans
Les bd, je les feuillète rapidement avant de décider ou non de me les procurer, histoire d'avoir une idée rapide du scénar, du dessin, de l'ambiance, des personnages... Celle-ci n'a pas dérogée à la règle, j'ai eu le temps de me rendre compte du dessin sympa, d'une certaine ambiance policière m'avait-il semblé, de personnages intéressants, et surtout du traitement original d'une histoire d'enlèvement d'enfant. J'aurais dû approfondir ma prélecture... Quelle ne fut pas ma déception arrivé à la page fatidique du congélateur !! (les avis précédents en parlent suffisamment sans que j'ai besoin de m'étendre dessus). Que l'auteur décide de surfer sur cette histoire sordide m'a tout simplement pratiquement donné envie de stopper net ma lecture, et m'a gâché le plaisir que je ressentais jusque là. J'aimerais savoir comment il justifie ce choix... Que les scénaristes s'inspirent de l'actualité, pas de soucis, mais ce cas est pour moi trop précis et glauque. Bref déçu, et oui, quelque peu choqué donc.
Cédric
Ah oui "Cédric", avant j'aimais bien. Je commence par les dessins. Je n’aime pas vraiment le trait de Laudec . Il est maîtrisé certes, mais il ne m’attire pas. Je trouve que ces personnages font un peu Franquin , en plus formatés et plus brouillon (c’est des personnages gros nez ). De plus, les couleurs sont plates et sans aucune originalité. Ensuite, c’est bien simple, les personnages dans "Cédric" m’énervent. Avant je trouvais ça drôle, mais depuis, j’ai lu combien de BD qui m’ont fait 10 fois plus rire ? De plus, 24 tomes de gags avec des thèmes se renouvelant peu, c’est lassant, répétitifs et les gags sont déjà vus. Alors, oui je relis souvent quelques albums, et ça se lit facilement, mais c’est tout, ils ne me tirent aucune émotion. Cette BD plaît et plaira au plus jeunes, mais passé 12 ans, c’est vraiment plus dur de rire aux gags. Et ça ne vaut pas, ni Titeuf, ni Le Petit Spirou, ni Kid Paddle.
Le Sourire de la baby sitter
Cette BD n'est pas à mettre entre toutes les mains. Son dessin fait très jeune et dynamique, ses héroïnes sont des adolescentes, mais Soleil réserve cette série aux adultes. Certes elle comporte pas mal de cul mais rien de porno et ce n'est pas ça qui motive, à mes yeux, cette restriction. Cela vient surtout de l'état d'esprit malsain des protagonistes. Calista et Anna sont de vraies putes, bien qu'elles n'en fassent pas officiellement leur métier. Calista sort vaguement avec un type dont elle se fout histoire de squatter son appartement tandis qu'elle couche en secret avec d'autres dont elle se fout tout autant. Et Anna est prête à séduire le père de la famille chez qui elle fait du baby-sitting pour le faire divorcer, prendre la place de sa femme et vivre la vie de bourgeoise qui lui fait envie. "Un bon moyen de gagner 20 ans de vie sociale d'un coup" ! L'immoralité et le matérialisme putride semblent être la ligne de vie de ces deux filles mais aussi de nombre des adolescents de ce récit. Les adultes ne sont pas tellement mieux lotis puisque le père de famille est bien rapide à céder à la tentation (après Petites éclipses, Jim semble décidément apprécier les récits d'adultère). En ce sens, le scénario de cette série dégage une odeur assez nauséabonde mais suffisamment crédible pour être acceptée avec tout le ressenti que cela implique. Mais j'espère sincèrement qu'une telle histoire ne serve jamais de modèle à une véritable adolescente qui pourrait venir à la lire et à être fascinée par cette vision faussée du monde et de la vie. Malgré quelques facilités et un peu de stéréotypes, le récit est assez intriguant. On se demande où les conneries de ces filles vont les amener. Le dessin est agréable. Ses personnages courts sur pattes ont une certaine personnalité malgré leur aspect un peu changeant et pas toujours reconnaissables. Bref, cela se lit bien si l'on ne fait pas de rejet brutal du côté malsain et finalement dangereusement immature des héroïnes.
Le Fond du bocal
Un peu comme « Le Chat » de Philippe Geluck, je ne vois pas trop ce que viennent faire ces strips ou gags en une seule planche dans des albums de plusieurs dizaines de pages ! Au fait, cette série, c’est « Le Fond du bocal ». Je trouve que ce genre de bd est parfaitement représentative des histoires (très courtes) qu’une fois qu’on les a découvertes, on ne refeuillette plus jamais les albums ! Certes, les gags ou plutôt jeux de mots sont la plupart du temps bien trouvés et sont assez marrants (surtout quand on les lit pour cette première fois) mais six tomes sont parus à ce jour et le lecteur aura –à mon avis- la forte impression que l’auteur ne se renouvelle pas ! Je ne me permets pas de juger le coup de patte de Nicolas Poupon car je n’ai jamais aimé le dessin « humoristique ». Les strips du «Fond du bocal » sont –à mon avis- adaptés aux magazines ou aux journaux mais pas pour une bd de plusieurs pages. Pour moi, ce n’est pas vraiment de la bande dessinée ! Quant aux gags, je les ai trouvés bien trouvés, parfois marrants mais inégaux et répétitifs. « Le Fond du bocal » est exactement le genre de série dont je ne relirai jamais. Bref, ce type de « bd » n’est vraiment pas ma « tasse de thé » !...
Sulis et Demi-Lune
Quand on commence la lecture, on se dit que l'on va lire quelque chose de bien. On pénètre dans un monde moyenâgeux sur fond de rivalité entre les différentes corporations de métiers. Bref, les idées foisonnent et sont plutôt intéressantes, du moins au début... Puis, on se rend compte que le récit nous entraîne dans une improbable histoire et l'on commence à décrocher petit à petit. Un nez de cochon pour remplacer un joli nez coupé, ce n'était pas forcément la bonne idée pour nous conter une histoire d'amour digne de Roméo et Juliette. C'est le coup de grâce qui jette cette bd de l'autre côté. Si on ajoute un dessin pas trop top, on ne regrettera rien. Oui, c'est le type de série qui aurait pu me plaire mais les erreurs de parcours qui se sont multipliées ont tout gâché. Déconcertant...
Rimbo
Rimbo, c'est de l'aventure pseudo-poétique bourrée de clichés. Entre le héros qui sa balade avec son saxo pour en jouer dans la moiteur de la nuit et des bars interlopes, ses missions de baroudeurs qui l'amènent à croiser médecin nazi et révolutionnaires africains, et bien sûr les femmes suaves qui lui tombent dans les bras, on n'est pas loin de la caricature. Le second degré était-il sciemment recherché ? Peut-être mais ça ne se voit pas parce que ce n'est pas drôle. Le dessin est correct mais la narration est assez confuse. Pas toujours facile de suivre un récit qui a tendance à partir un peu dans toutes les directions. A croire qu'il y a de l'improvisation dans le scénario. On y trouve pêle-mêle plein de stéréotypes de l'aventure "adulte" et de l'Afrique, jusqu'à des images qui sont directement tirées de reportages célèbres sur les Noubas soudanais. Rien de palpitant car on s'y perd dans ces intrigues à rallonge, ces personnages clichés et sans grand intérêt et ces décors artificiels et déjà-vus.
Les Damnés de la Route
Série humoristique mettant en scène une famille de calamités de la route. Les gags ne sont pas très originaux et les principaux acteurs sont peu attachants. En fait, ils manquent cruellement de charisme et sont beaucoup trop stéréotypés. Si je m’étais attardé sur cette série, c’était principalement pour le dessin de Achdé, un ancien « élève » des maîtres du franco-belge made in Spirou (Franquin, Jidéhem, etc …) mais son style, efficace sans atteindre le niveau des susnommés, s’avère insuffisant pour me fidéliser à la série. J’ai lu trois des six premiers tomes, et je m’arrêterai là … Un « boffffffffffffffffff » qui, en la circonstance, ressemble vraiment à un long soupir d’ennui.