Attiré par une sympathique couverture, j’ai plongé dans ce bocal. J’en suis ressorti très déçu. Les gags (en une ou deux cases) sont certes originaux mais peu amusants. Le dessin est prometteur, mais, à y regarder de plus près, encore maladroit. Le chat, notamment, est assez mal dessiné, avec un museau trop allongé.
Le concept même de ce genre d’album est à la frontière de la bande dessinée et du dessin « d’ambiance ». Je ne sais s’il est issu d’un blog mais je vois de plus en plus d’albums de ce genre qui, s’ils renouvellent le concept, n’en respectent plus les règles de base. En effet, peut-on encore parler de bande dessinée lorsqu’il n’y a plus de … bandes dessinées.
Mais si j’ai du mal à considérer cet album comme étant de la bande dessinée (j’ai le même problème avec les albums compilant des dessins de presse, style Kroll ou Le Chat), ce n’est pas pour cette raison que je ne l’apprécie pas. Non, c’est surtout ce sentiment de tourner en rond (logique, me direz-vous, avec pareil concept), cette répétition constante des mêmes idées, ce dessin, prometteur certes, mais encore maladroit et cet humour auquel je n’adhère qu’exceptionnellement qui me font dire : « bof ! »
Elle avait de quoi intriguer cette BD à la couverture étrange, avec ce cadre islandais et cette histoire mettant en scène une néanderthalienne semble-t-il tuée par une arme moderne et russe… Beaucoup d’éléments intrigants, dont le scénariste n’a plus su trop quoi faire passée la première moitié du tome ; justement, à ce moment de ma lecture je me suis demandais ce qui allait bien pouvoir se passer dans les pages restantes… Et finalement, ça se délite en grande partie dans cette seconde moitié.
On laisse tomber les éléments un peu fantastiques pour révéler une intrigue de bas étage, un pot-aux-roses sans envergure, une conclusion fort décevante. Seul le dessin de Mike Hawthorne sauve un peu l’ensemble, bien qu’il manque un peu de recherche et de solidité sur les visages.
Dommage.
Battaglia est un personnage important des fumetti italiens. Après avoir eu une première vie dans un groupe de vampires marginaux dans la série Dark Side (vite disparue), il vit bien d’autres aventures, avant de se retrouver dans les trois récits (et les trois époques) regroupés dans cet album.
Pour ma part j’ai été moyennement convaincu par ces aventures, la plupart se résumant à des gunfights, des suçons dans le cou et des coïts par-derrière sur des tables. Une vision bien latine de la guerre, de l’amour et de la faim en somme. Ce qui vaut le coup d’œil, en revanche, c’est le dessin de Massimiliano Leonardo, alias Leomacs, fortement inspiré par les comics de super-héros. On retrouve de nombreuses caractéristiques dans les poses, le découpage, les cadrages, les mâchoires carrées du héros. Son look se comicise d’ailleurs de plus en plus au fil des pages, en même temps que l’encrage gagne en fermeté et en netteté. L’aspect graphique est bien complété par une magnifique couverture en trichromie, alors que l’album est réalisé en noir et blanc.
Un bel objet, qui sonne malheureusement un peu creux du fait de sa platitude narrative.
C'est le second album de Serge Tisseron que je lis et visiblement toutes ses oeuvres sont très similaires. De par sa carrière de psychiatre et psychanalyste et parce qu'il est amateur de BD, il a produit plusieurs romans psychanalysant la BD et inversement plusieurs BDs traitant avec humour le sujet de la psychanalyse. Nous sommes ici dans le second cas, avec une série de gags en une ou deux planches mettant en scène des malades ou des thérapeutes dans des dialogues ou des situations particulières.
Le dessin est médiocre. C'est du style comic strip pas terrible, presque amateur. Le trait sait se faire rond et épuré, ce qui rend la lecture claire et facile, mais le choix des couleurs n'y arrange rien.
On sent une véritable sincérité dans l'oeuvre de l'auteur qui aime visiblement tant son métier que la BD et cherche à faire partager cet amour au lecteur.
Le principal souci, c'est que ce n'est pas drôle. Les gags tombent complètement à plat. Ils sont basiques et souvent poussifs. Il m'est même régulièrement arrivé de me demander au moment de la chute où était le comique de la scène.
Tant et si bien que je me suis tellement rapidement ennuyé à la lecture de cet album que je me suis très vite mis à le feuilleter davantage qu'à le lire.
Même si j'avais détesté Shadow Lady, la critique de ThePatrick m'a donné envie de lire ce recueil de nouvelles. Comme vous pouvez le constater avec ma note, je n'ai pas beaucoup aimé ce recueil. Hormis la troisième histoire que j'ai trouvée un peu touchante et qui m'a fait rire quelques fois, je me suis un peu ennuyé.
Il y a des bonnes idées, mais elles sont noyées dans des bastons totalement sans intérêt et très bourrin. De plus, je n'aime pas du tout les plans fesses/culottes que l'auteur semble bien aimer dessiner. Il doit y en avoir au moins dix par histoire ! C'est sensé être excitant, mais cela a sur moi l'effet contraire. Je préfère les choses excitantes qui sont un peu plus subtiles et/ou romantiques. Pour finir, je n'aime pas le style de dessin, mais j'ai déjà vu pire donc ça passe.
Il y a avait de l'originalité dans l'air avec notre bonne chère planète occupée par des diablotins aux pouvoirs magiques. L'héroïne, une jeune adolescente un peu volage au prénom de Bethany, a des parents à la limite extrémistes religieux ce qui n'est pas facile lorsqu'on désobéit pour traîner avec ses amis. Le thème de la fin du monde est repris mais on se rend compte que c'est archi galvanisé malgré le mélange avec la fantasy.
Pourtant, c'est une production qui semblait totalement différente de ce que j'ai l'habitude de lire dans cette collection "angle comics". Il y a un véritable souci pour jouer sur l'ambiance à l'aide des couleurs et d'un graphisme travaillé.
Cependant, l'héroïne m'a vite tapé sur les nerfs et ses aventures sont semblent-il assez classiques dans le genre. Il aurait fallu également changer en profondeur les personnages pour les rendre plus crédibles.
Je ne gardais pas un bon souvenir de cette BD.
Quand je suis tombé dessus à la bibliothèque, je me suis dit qu'il fallait réessayer plus de 10 ans après.
En fait, ma première impression était la bonne. Je trouve vide le scénario de "Pyrénée" et j'ai surtout l'impression qu'il ne mène nulle part.
Même le dessin est décevant, il est granuleux, peu soigné.
Certes la BD se lit facilement mais l'intérêt est minime.
J'adore Loisel mais je ne vois pas ce qui pourrait justifier l'achat de ce one shot.
Merde alors, me voilà bien déçu !
L’univers punk et trash a de quoi me plaire… Je dirais plutôt que la cause de ma déception provient d’un récit complètement décousu, sans aucun semblant de cohérence. Tout n’est qu’une succession de saynettes dans un univers typé Mad Max, agrémenté par moment d’un humour corrosif. Le graphisme en noir et blanc est bon, bien que par moment brouillon.
Pourtant, je ne suis pas si difficile et n’exige certainement pas un récit classique dans ses thèmes et dans sa construction mais là, vraiment, j’y arrive pas. Par contre, je peux comprendre l’aspect décalé et accrocheur de cette série, dans sa parution originale underground de la fin des années 80 en Angleterre.
Me concernant, je n’ai lu que le premier volume des éditions Ankama de février 2010. Et bien que la qualité éditoriale soit au rendez-vous, je ne poursuivrai pas la lecture de cette série.
Ah oui, j’oubliais, je lui trouve parfois pas mal de ressemblance avec Spider Jerusalem, héros tout aussi décalé de Transmetropolitan.
Vous voilà prévenu ; je pense que si le contexte socio-culturel anglais de la fin des années 80 vous intéresse, ou vous « parle », alors foncez. Pour les autres, lisez par curiosité avant d’éventuellement acheter…
Il est vraiment très difficile de juger ce premier tome des « Survivants du silence » ! Parce que la lecture finie, je ne vois pas trop où l’auteur veut en venir !
En gros, le scénario est basé sur deux personnages, un homme et une femme, qui se baladent apparemment sans but dans un monde virtuel proche du nôtre (on dirait l’Arizona) mais inhabité tout en essayant de ne pas se faire « avoir » par un méchant. Pour cela, ils sont aidés par l’ « éclaireur », un être supérieur… et puis, c’est tout… voilà, je vous ai tout dit de ce premier tome !
Alors, oui, je l’ai fait exprès de spoiler histoire de vous montrer que cet album est vraiment sans intérêt et frustrant quand on voit qu’il faut dépenser 13 euros pour une telle bd ! J’espère bien que le deuxième tome qui clôt cette série nous apprendra davantage parce que, malgré tout, j’ai tout de même envie de connaître le mot de la fin !
Je ne vous ai parlé des deux principaux personnages (il n’y en a que 4 en tout !) ? Ben, là, on a un homme qui aime la femme mais elle ne doit pas le chérir pour une raison obscure, et on a la femme qui aimerait bien s’accoupler avec l’homme mais lui ne doit pas coucher avec elle pour une raison obscure… alors, va savoir Charles !
Graphiquement, les lecteurs retrouveront le style réaliste de l’auteur, Jean-Michel Ponzio, vu dans Le Complexe du chimpanzé : c’est réussi mais je ne suis pas fan de son coup de crayon mais ce style, aidé par une mise en couleurs sobre, colle bien à l’atmosphère étrange de son récit.
En conclusion, ce premier tome des « Survivants du silence » m’a énormément frustré, je n’ai rien appris de plus à la fin de l’album qu’à son début. Bref, difficile de dire si cette série est une réussite ou non… du moins pas avant la sortie du prochain tome qui la clôturera.
Si ‘Bloody Mary’ n’est certes pas un des chefs d’œuvre de l’histoire de la bande dessinée, cet album n’en demeure pas moins distrayant. Le dessin est correct. Le scénario satisfaisant, quoique le récit soit peut-être trop court et la chute quelque peu précipitée.
J’ai passé un moment de lecture satisfaisant, même si je dois bien avouer que j’oublierai sans doute assez vite ce récit.
Bref, à ne conseiller donc qu’à ceux qui n’ont pas des attentes démesurées…
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Le Fond du bocal
Attiré par une sympathique couverture, j’ai plongé dans ce bocal. J’en suis ressorti très déçu. Les gags (en une ou deux cases) sont certes originaux mais peu amusants. Le dessin est prometteur, mais, à y regarder de plus près, encore maladroit. Le chat, notamment, est assez mal dessiné, avec un museau trop allongé. Le concept même de ce genre d’album est à la frontière de la bande dessinée et du dessin « d’ambiance ». Je ne sais s’il est issu d’un blog mais je vois de plus en plus d’albums de ce genre qui, s’ils renouvellent le concept, n’en respectent plus les règles de base. En effet, peut-on encore parler de bande dessinée lorsqu’il n’y a plus de … bandes dessinées. Mais si j’ai du mal à considérer cet album comme étant de la bande dessinée (j’ai le même problème avec les albums compilant des dessins de presse, style Kroll ou Le Chat), ce n’est pas pour cette raison que je ne l’apprécie pas. Non, c’est surtout ce sentiment de tourner en rond (logique, me direz-vous, avec pareil concept), cette répétition constante des mêmes idées, ce dessin, prometteur certes, mais encore maladroit et cet humour auquel je n’adhère qu’exceptionnellement qui me font dire : « bof ! »
Umbra
Elle avait de quoi intriguer cette BD à la couverture étrange, avec ce cadre islandais et cette histoire mettant en scène une néanderthalienne semble-t-il tuée par une arme moderne et russe… Beaucoup d’éléments intrigants, dont le scénariste n’a plus su trop quoi faire passée la première moitié du tome ; justement, à ce moment de ma lecture je me suis demandais ce qui allait bien pouvoir se passer dans les pages restantes… Et finalement, ça se délite en grande partie dans cette seconde moitié. On laisse tomber les éléments un peu fantastiques pour révéler une intrigue de bas étage, un pot-aux-roses sans envergure, une conclusion fort décevante. Seul le dessin de Mike Hawthorne sauve un peu l’ensemble, bien qu’il manque un peu de recherche et de solidité sur les visages. Dommage.
Batailles
Battaglia est un personnage important des fumetti italiens. Après avoir eu une première vie dans un groupe de vampires marginaux dans la série Dark Side (vite disparue), il vit bien d’autres aventures, avant de se retrouver dans les trois récits (et les trois époques) regroupés dans cet album. Pour ma part j’ai été moyennement convaincu par ces aventures, la plupart se résumant à des gunfights, des suçons dans le cou et des coïts par-derrière sur des tables. Une vision bien latine de la guerre, de l’amour et de la faim en somme. Ce qui vaut le coup d’œil, en revanche, c’est le dessin de Massimiliano Leonardo, alias Leomacs, fortement inspiré par les comics de super-héros. On retrouve de nombreuses caractéristiques dans les poses, le découpage, les cadrages, les mâchoires carrées du héros. Son look se comicise d’ailleurs de plus en plus au fil des pages, en même temps que l’encrage gagne en fermeté et en netteté. L’aspect graphique est bien complété par une magnifique couverture en trichromie, alors que l’album est réalisé en noir et blanc. Un bel objet, qui sonne malheureusement un peu creux du fait de sa platitude narrative.
Les Oreilles sales
C'est le second album de Serge Tisseron que je lis et visiblement toutes ses oeuvres sont très similaires. De par sa carrière de psychiatre et psychanalyste et parce qu'il est amateur de BD, il a produit plusieurs romans psychanalysant la BD et inversement plusieurs BDs traitant avec humour le sujet de la psychanalyse. Nous sommes ici dans le second cas, avec une série de gags en une ou deux planches mettant en scène des malades ou des thérapeutes dans des dialogues ou des situations particulières. Le dessin est médiocre. C'est du style comic strip pas terrible, presque amateur. Le trait sait se faire rond et épuré, ce qui rend la lecture claire et facile, mais le choix des couleurs n'y arrange rien. On sent une véritable sincérité dans l'oeuvre de l'auteur qui aime visiblement tant son métier que la BD et cherche à faire partager cet amour au lecteur. Le principal souci, c'est que ce n'est pas drôle. Les gags tombent complètement à plat. Ils sont basiques et souvent poussifs. Il m'est même régulièrement arrivé de me demander au moment de la chute où était le comique de la scène. Tant et si bien que je me suis tellement rapidement ennuyé à la lecture de cet album que je me suis très vite mis à le feuilleter davantage qu'à le lire.
Zetman (Nouvelles)
Même si j'avais détesté Shadow Lady, la critique de ThePatrick m'a donné envie de lire ce recueil de nouvelles. Comme vous pouvez le constater avec ma note, je n'ai pas beaucoup aimé ce recueil. Hormis la troisième histoire que j'ai trouvée un peu touchante et qui m'a fait rire quelques fois, je me suis un peu ennuyé. Il y a des bonnes idées, mais elles sont noyées dans des bastons totalement sans intérêt et très bourrin. De plus, je n'aime pas du tout les plans fesses/culottes que l'auteur semble bien aimer dessiner. Il doit y en avoir au moins dix par histoire ! C'est sensé être excitant, mais cela a sur moi l'effet contraire. Je préfère les choses excitantes qui sont un peu plus subtiles et/ou romantiques. Pour finir, je n'aime pas le style de dessin, mais j'ai déjà vu pire donc ça passe.
Strange Girl
Il y a avait de l'originalité dans l'air avec notre bonne chère planète occupée par des diablotins aux pouvoirs magiques. L'héroïne, une jeune adolescente un peu volage au prénom de Bethany, a des parents à la limite extrémistes religieux ce qui n'est pas facile lorsqu'on désobéit pour traîner avec ses amis. Le thème de la fin du monde est repris mais on se rend compte que c'est archi galvanisé malgré le mélange avec la fantasy. Pourtant, c'est une production qui semblait totalement différente de ce que j'ai l'habitude de lire dans cette collection "angle comics". Il y a un véritable souci pour jouer sur l'ambiance à l'aide des couleurs et d'un graphisme travaillé. Cependant, l'héroïne m'a vite tapé sur les nerfs et ses aventures sont semblent-il assez classiques dans le genre. Il aurait fallu également changer en profondeur les personnages pour les rendre plus crédibles.
Pyrénée
Je ne gardais pas un bon souvenir de cette BD. Quand je suis tombé dessus à la bibliothèque, je me suis dit qu'il fallait réessayer plus de 10 ans après. En fait, ma première impression était la bonne. Je trouve vide le scénario de "Pyrénée" et j'ai surtout l'impression qu'il ne mène nulle part. Même le dessin est décevant, il est granuleux, peu soigné. Certes la BD se lit facilement mais l'intérêt est minime. J'adore Loisel mais je ne vois pas ce qui pourrait justifier l'achat de ce one shot.
Tank Girl
Merde alors, me voilà bien déçu ! L’univers punk et trash a de quoi me plaire… Je dirais plutôt que la cause de ma déception provient d’un récit complètement décousu, sans aucun semblant de cohérence. Tout n’est qu’une succession de saynettes dans un univers typé Mad Max, agrémenté par moment d’un humour corrosif. Le graphisme en noir et blanc est bon, bien que par moment brouillon. Pourtant, je ne suis pas si difficile et n’exige certainement pas un récit classique dans ses thèmes et dans sa construction mais là, vraiment, j’y arrive pas. Par contre, je peux comprendre l’aspect décalé et accrocheur de cette série, dans sa parution originale underground de la fin des années 80 en Angleterre. Me concernant, je n’ai lu que le premier volume des éditions Ankama de février 2010. Et bien que la qualité éditoriale soit au rendez-vous, je ne poursuivrai pas la lecture de cette série. Ah oui, j’oubliais, je lui trouve parfois pas mal de ressemblance avec Spider Jerusalem, héros tout aussi décalé de Transmetropolitan. Vous voilà prévenu ; je pense que si le contexte socio-culturel anglais de la fin des années 80 vous intéresse, ou vous « parle », alors foncez. Pour les autres, lisez par curiosité avant d’éventuellement acheter…
Les Survivants du Silence
Il est vraiment très difficile de juger ce premier tome des « Survivants du silence » ! Parce que la lecture finie, je ne vois pas trop où l’auteur veut en venir ! En gros, le scénario est basé sur deux personnages, un homme et une femme, qui se baladent apparemment sans but dans un monde virtuel proche du nôtre (on dirait l’Arizona) mais inhabité tout en essayant de ne pas se faire « avoir » par un méchant. Pour cela, ils sont aidés par l’ « éclaireur », un être supérieur… et puis, c’est tout… voilà, je vous ai tout dit de ce premier tome ! Alors, oui, je l’ai fait exprès de spoiler histoire de vous montrer que cet album est vraiment sans intérêt et frustrant quand on voit qu’il faut dépenser 13 euros pour une telle bd ! J’espère bien que le deuxième tome qui clôt cette série nous apprendra davantage parce que, malgré tout, j’ai tout de même envie de connaître le mot de la fin ! Je ne vous ai parlé des deux principaux personnages (il n’y en a que 4 en tout !) ? Ben, là, on a un homme qui aime la femme mais elle ne doit pas le chérir pour une raison obscure, et on a la femme qui aimerait bien s’accoupler avec l’homme mais lui ne doit pas coucher avec elle pour une raison obscure… alors, va savoir Charles ! Graphiquement, les lecteurs retrouveront le style réaliste de l’auteur, Jean-Michel Ponzio, vu dans Le Complexe du chimpanzé : c’est réussi mais je ne suis pas fan de son coup de crayon mais ce style, aidé par une mise en couleurs sobre, colle bien à l’atmosphère étrange de son récit. En conclusion, ce premier tome des « Survivants du silence » m’a énormément frustré, je n’ai rien appris de plus à la fin de l’album qu’à son début. Bref, difficile de dire si cette série est une réussite ou non… du moins pas avant la sortie du prochain tome qui la clôturera.
Bloody Mary
Si ‘Bloody Mary’ n’est certes pas un des chefs d’œuvre de l’histoire de la bande dessinée, cet album n’en demeure pas moins distrayant. Le dessin est correct. Le scénario satisfaisant, quoique le récit soit peut-être trop court et la chute quelque peu précipitée. J’ai passé un moment de lecture satisfaisant, même si je dois bien avouer que j’oublierai sans doute assez vite ce récit. Bref, à ne conseiller donc qu’à ceux qui n’ont pas des attentes démesurées…